Trottoir (Série lettres : 20/26)

Sur le trottoir, toutes sortes de personnes se promenaient. Et ce n’étaient pratiquement jamais les mêmes. Ils changeaient aussi selon les heures, les jours ou les saisons. Quand il faisait soleil, beaucoup de gens passaient en souriant, le beau temps a l’avantage de remonter le moral. Quand il pleuvait, d’autant plus quand c’était un lundi matin, tout le monde faisait grise mine et peu de personnes s’aventuraient sur le trottoir.

Quand il neigeait, c’était une toute autre histoire. Le monde devenait blanc, et les passants laissaient des traces avec leurs chaussures en marchant dans la neige. Ceux qui n’étaient pas amusés par le temps passaient très vite, le nez dans leur téléphone, ou bien perdus dans leurs pensées, alors que les enfants prenaient le temps de s’arrêter, de regarder la neige l’air émerveillés, de se lancer des boules de neiges dessus et de courir sur le trottoir. Parfois, ils tombaient sur le trottoir, ayant glissé sur une neige où tout le monde avait marché et qui était devenue une sorte de boue où tout le monde glissait aisément. Les passants pressés glissaient aussi parfois sur la neige fondue. Ils ne trouvaient pas ça drôle, eux. Et ces derniers recevaient parfois des boules de neige de la part des enfants cachés quelque part dans les buissons.

Un trottoir dans une petite ou une grande rue n’était pas le même. Dans une petite rue, il était vide de tout passant à presque tout moment de la journée, sauf quand des riverains l’empruntaient. Dans une grande rue, c’était différent. Près d’une école, par exemple, il était envahi aux heures d’entrée et de sortie. Même chose près des bureaux.

Stress (Série lettres : 19/26)

Stress. Rien que le mot la faisait réagir. Il la faisait stresser, se remémorer tous les moments où elle avait pu stresser. Elle se souvenait de chaque oral, de chaque contrôle, de chaque effondrement émotionnel.

Chaque fois, sa respiration devenait saccadée, un mal de ventre se réveillait, son coeur battait très fort, la panique s’installait. Elle se noyait dans son angoisse, coulant comme une pierre dans son anxiété, ne pouvant pas remonter à la surface une fois qu’elle était trop stressée.

Stress. C’était comme si une montagne avait surgi de la terre et s’était mise entre elle et son esprit. Elle ne pouvait tout simplement plus communiquer avec lui.

Stress. Des sables mouvants auraient fait le même effet qu’un oral, en terme de niveau de stress.

Elle gérait généralement son stress en n’y pensant pas. Elle évitait de penser à l’oral jusqu’à ce qu’elle soit à cinq minutes à peine de l’oral en question.

Stress. Elle avait failli s’évanouir, une fois qu’elle avait laissé le stress monter bien trop haut.

Rugueux (Série lettres : 18/26)

C’était arrivé très brusquement. Il n’aurait pas pu le prévoir. Aucun des deux n’aurait pu le prévoir. C’était à un croisement. Il n’y avait aucune visibilité. Il n’aurait pas pu l’éviter.

Quand il était petit, son premier contact avec la route avait été de toucher l’asphalte du bout de ses doigts. Il était allé le faire directement en la voyant, comme si une force inconnue l’avait poussé à le faire. Il avait donc touché le bitume, avait un peu raclé ses doigts contre et avait aussitôt grimacé : ce n’était pas du tout doux au toucher comme il l’avait initialement cru. Mais alors pas du tout. C’était plutôt dur, désagréable, et surtout bien rugueux.

Il avait demandé à sa mère si ça faisait mal de tomber là dessus. Il savait que dans les parcs de jeu, le sol était fait pour que les enfants ne se fassent pas aussi mal que sur du goudron en tombant si jamais ils chutaient. Sa mère avait répondu que oui, ça faisait mal. Surtout à grande vitesse. Elle lui avait expliqué que parfois, les adultes qui conduisaient les voitures avaient des accidents, il leur arrivait de faire des erreurs. Et parfois, ils se blessaient, surtout ceux qui étaient à moto ou à vélo, car ils étaient moins bien protégés que les automobilistes. Mais les conducteurs de voitures avaient aussi des accidents graves, parfois.

Il avait retenu qu’il fallait faire attention en conduisant. Il s’était promis de devenir un bon conducteur et de ne pas se faire mal, de ne pas faire du mal aux autres en les faisant tomber sur la drôle de matière rugueuse.

Alors qu’il tombait, il repensa à cette explication que lui avait donné sa mère, et à la promesse qu’il s’était faite à lui même il y a bien longtemps. Il allait la briser, là, à l’instant même. Il s’excusa mentalement vis à vis de son moi du passé, tombant de son vélo et s’écorchant les genoux sur l’asphalte rugueux.

Voulant se rattraper, il ressentit une vive douleur dans tout son bras quand ce dernier entra violemment en contact avec le sol. Il tapa aussi de la tête contre le bitume, et le monde devint flou. Lorsque son corps cessa de tomber, il avait mal partout, il ne pouvait plus bouger. Il se rendit compte que quelqu’un lui secouait l’épaule en hurlant quelque chose. La voix de la personne s’éloigna encore un peu plus, et il se laissa emporter par l’inconscience, épuisé. Il ferma les yeux.

Quad (Série lettres : 17/26)

Elle l’avait enfin acheté, et elle en était fière ! Elle avait économisé pour ça pendant des mois, et elle ressortait actuellement du garage où elle venait de l’acheter. Son rêve s’était réalisé ! Elle y pensait depuis qu’elle était petite. Elle s’était promis de s’en acheter un, mais cela avait toujours été un souhait futur, quelque chose de très vague, peut-être même quelque chose d’un peu irréalisable au moment où elle l’avait formulé.

Mais aujourd’hui, ce n’était plus un simple rêve. C’était devenu une réalité. Et elle n’en croyait pas ses yeux. Elle avait un quad ! Elle pouvait faire ce qu’elle voulait ! Bon, pas en ville, puisqu’apparemment il fallait une autorisation spéciale pour rouler dans une ville en quad. Mais elle pouvait voyager en quad ! Elle se mit à échafauder des plans de plus en plus irréalisables. Elle avait rapporté le quad chez elle, dans une remorque.

Au bout d’un moment, elle revint à des plans un peu plus réalistes et elle appela sa meilleure amie, lui proposant de faire un road trip pas prévu avec elle. Cette dernière accepta sans hésiter. Elles se connaissaient depuis longtemps et il leur arrivait souvent d’être impulsives. Elles se suivaient l’une l’autre dans leurs idées, et généralement, aucune des deux ne disait à l’autre que son idée était trop bizarre ou folle.

Elles partirent donc quelques heures après. Elles étaient en vacances, elles faisaient ce qu’elles voulaient. Les cheveux au vent, elles partaient à travers le pays, libres comme l’air.

Prince (Série lettres :16/26)

Etre un prince avait plusieurs définitions.

La première : être un fils de roi, quelqu’un ayant un sang noble, pouvoir éventuellement devenir roi. Ce prince-là pouvait être réel ou fictif, réel étant ceux des royaumes des différents pays, fictif étant les princes des histoires que l’on lisait aux enfants pour qu’ils s’endorment le soir. Mais ces deux types de princes n’avaient pas forcément grand rapport l’un avec l’autre, du moins cela dépendant des opinions des gens. Mais le prince fictif n’avait qu’une fonction, celle de sauver la princesse. Et ensuite, il se mariait avec elle et devenait ensuite roi. Le prince réel n’avait pas pour fonction de sauver des princesses ou d’apparaître au bon moment sur son cheval blanc, l’épée à la main. Ou peut-être était-il comme ça par le passé. Au temps des chevaliers. Mais les princes réels actuels n’avaient pas ces fonctions-là. Ils étaient moins des héros que ceux dans les récits. Ils pouvaient l’être, bien sûr, mais ce n’était pas systématique comme c’était le cas dans les histoires, sauvant chaque fois une princesse.

La deuxième : Un prince pouvait être une personne qui excellait dans un domaine, par exemple ce pouvait être un « prince de la mode », ou de bien d’autres choses.

Peut-être existait-il d’autres définitions du mot prince, mais celles-ci suffisaient pour le moment.

Oubli (Série lettres : 15/26)

Je me réveillai. Je ne savais pas où j’étais. Il faisait sombre et j’avais un peu froid. Il y avait une odeur de renfermé. J’étais dans une pièce, mais je ne pouvais pas en distinguer clairement ni les murs ni les meubles à cause de l’obscurité. Mes yeux allaient sans doute s’habituer à la noirceur, alors je décidai d’attendre un peu pour savoir à quoi ressemblait la pièce où je me trouvais.

Je rampai un peu jusqu’à ce que je rencontre une surface dure. Un mur. Je n’étais donc pas au milieu de la pièce ? Je ne me rappelais de rien. Comment étais-je arrivé là ? Quel était mon nom ? Pourquoi avais-je oublié toute ma vie ?

Je me cognai contre le mur car tout en réfléchissant, j’avais continué à avancer sans m’en rendre compte. Je m’endormis à nouveau, épuisé d’avoir fait ce très court trajet entre ma position initiale et le mur.

…Je me réveillai à nouveau. Je n’étais pas au même endroit, visiblement. C’était éclairé, mais tout était flou. J’avais besoin de lunettes, apparemment. Dans le noir, je n’avais pas remarqué que ma vision était mauvaise, mais dans cette pièce éclairée, cela devint vite gênant. Je devinai que j’étais allongé sur un lit, et qu’il s’agissait d’une chambre individuelle, probablement une chambre d’hôpital.

Je ne me rappelais pas plus de mon identité, ni de ce qu’il m’était arrivé. Je me mis à fixer le plafond, du moins ce que j’en voyais tout en réfléchissant. Je me sentais perdu. Je ne savais rien sur moi ni sur ce qu’il s’était passé, et en plus j’étais fortement désorienté par ma mauvaise vision. J’essayai de voir les meubles distinctement, mais mes yeux ne me renvoyaient que des formes floues et surtout informes. Les couleurs y étaient, mais rien n’était net. J’abandonnai, refermant les yeux et me rendormant.

Après ce qui me parut être cinq secondes mais qui fut en fait beaucoup plus long, quelqu’un entra dans la pièce, me réveillant en sursaut. A en juger par son habit blanc (hélas pas très net pour moi), c’était un médecin. Il m’expliqua que j’avais été victime d’un accident de voiture en pleine nuit et que le conducteur avait pris la fuite. Mes lunettes avaient été cassées pendant l’accident. Je m’étais réveillé plusieurs fois, et je m’étais déplacé, on m’avait retrouvé dans une cave où je m’étais réfugié.

Je m’étais cogné la tête, ce qui expliquait l’amnésie. Il ajouta qu’il ne savait pas bien quand mes souvenirs reviendraient. Le cerveau était encore compliqué à comprendre. Mais cela allait revenir. Il faudrait cependant du temps.

Nourrisson (Série lettres : 14/26)

Il regarda autour de lui. Personne à l’horizon. Pas même un animal. Il était vraiment seul. Il regarda une deuxième fois en faisant un tour sur lui-même, pour s’assurer qu’il ne s’était pas trompé. Il s’apprêtait quand même à faire quelque chose de plutôt répréhensible. Du moins là où il était. Il avait mal agi, il le savait, mais c’était l’instinct de survie. Il en avait un, et il n’y pouvait rien.

Il sortit de sa poche l’objet du délit. Une bouteille d’eau tout à fait normale, aux trois quarts remplie. Il l’examina brièvement, puis il se mit à boire goulûment. Il était conscient que s’il se faisait prendre avec, que ce soit par la personne à qui il venait de la voler ou quiconque qui passait par là, il aurait des problèmes. Il allait forcément la perdre, et il ne voulait pas ça. Il en avait vraiment besoin. L’eau était une denrée rare, à présent.

La Terre s’était totalement asséchée à cause du réchauffement climatique (selon les scientifiques). Il n’y avait pratiquement plus d’eau sur la planète et tout le monde en cherchait pour pouvoir survivre. Car les êtres humains avaient toujours besoin d’eau, même si le monde avait beaucoup changé. Ils n’avaient malheureusement pas fait comme toutes ces espèces qui avaient évolué à cause d’un facteur particulier à un moment donné.

A peine avait-il commencé à boire qu’il entendit un bruit. Un cri. Il s’interrompit, s’attendant à voir arriver un groupe entier voulant lui prendre sa bouteille d’eau à demi remplie. Mais personne ne vint. Il haussa les épaules. Il avait dû se tromper.

Alors qu’il allait recommencer à boire, le cri se fit de nouveau entendre. Il était plus distinct, cette fois-ci. Il se retourna, fit quelques pas et s’arrêta net, n’en croyant pas ses yeux. Là, dans le sable, tout seul et visiblement en détresse, se trouvait un bébé ! Il avait l’air tout petit, d’ailleurs, ce devait-être un nourrisson. Mais peut-être était-il si mal nourri que sa taille ne reflétait même plus son âge.

Il se demanda quoi faire. Il ne pouvait pas le laisser là, tout seul. Il allait mourir. Il hésitait car il savait déjà à peine se nourrir et s’hydrater, alors avec une personne de plus, qui en plus n’allait pas lui être d’une grande aide… Il décida de le prendre avec lui. Il allait courir jusqu’au refuge le plus proche pour mettre cet enfant à l’abri.

Il le prit donc dans ses bras et le fit boire doucement. Puis il se rendit dans un refuge auquel il arriva plusieurs heures plus tard, épuisé. Il y déposa le bébé, but et mangea un peu, puis il repartit. Il fallait qu’il trouve un nouvel abri pour la nuit suivante, continuant ainsi son voyage.

Militant (Série lettres : 13/26)

Elle avait longtemps cherché comment faire. Comment attirer l’attention des gens, comment la garder, surtout. Car il arrivait que les gens s’y intéressent, mais qu’ils s’en détournent par la suite, car les humains étaient contradictoires. Leurs habitudes de vie n’allaient pas avec leurs envies de faire de bonnes actions pour le futur. Elle avait donc cherché un moment afin de trouver un moyen pour que les gens qui s’intéressaient au sujet restent dans la cause. Que ce ne soit pas seulement un intérêt passager qui pâlissait au fil des mois. Non, au fil des jours ! C’étaient des résolutions jamais mises en pratiques, des promesses en l’air, des mensonges. Elle, elle y croyait vraiment.

Elle avait donc trouvé une idée. Elle ne savait pas si elle allait réellement être efficace, mais elle pouvait toujours essayer. Elle n’avait rien à perdre, tout à gagner. Elle allait faire du théâtre de rue ! Les gens s’arrêteraient, regarderaient le spectacle, filmeraient, partageraient sur les réseaux sociaux, commenteraient, en parleraient, et sa cause allait être vue et entendue, simplement grâce au bouche à oreille du 21ème siècle.

Elle eut soudain beaucoup d’idées ! Elle voulait faire des manifestations, des marches silencieuses avec des pancartes, des grèves….Les idées affluaient. Mais elle voulait d’abord mettre en place son idée de théâtre de plein air. Voyons, de quoi avait-elle besoin ? D’acteurs, de costumes, de décors…Non, pas de décors, la rue s’en chargerait. Les acteurs étaient tout trouvés, elle avait un groupe d’amis qui partageaient son intérêt pour la cause. Ils savaient que le futur était en jeu.

Il faudrait des aides pour les costumes, par contre. Peut-être y aurait-il des bénévoles ? Oh, et pour faire du théâtre de rue, il fallait surtout une histoire. Un script. Elle se chargerait de l’écrire. Tout irait bien. Les passants allaient être intéressés. Peut-être qu’il n’y aurait pas besoin d’une manifestation, en fait.

Lourd (Série lettres : 12/26)

Certains n’étaient pas là. Le bureau était désert. Les fenêtres étaient ouvertes, mais l’effet produit était quasiment inexistant. Il faisait toujours aussi chaud, et personne ne pouvait rien y faire. Les ventilateurs ne faisaient que brasser de l’air chaud, ledit air chaud entrant perpétuellement par cette fenêtre ouverte censée aérer la pièce. La chaleur était écrasante, lourde, même. Ceux qui étaient là ruisselaient comme les chutes du Niagara.

Dans la rue, les rares passants qui étaient sous le soleil brûlant se hâtaient pour rejoindre leur maison, pour être enfin au frais. Ils n’étaient sortis que pour quelque chose de vraiment nécessaire. Ils auraient bien aimé rester à l’intérieur, mais cette chose (bien souvent des courses à faire) les avait poussés à aller dehors sous le soleil tapant. A part ces rares personnes qui longeaient les murs, tentant de se mettre à l’ombre, ombre qui se faisait rare elle-aussi, personne d’autre n’était dehors. Les rues étaient désertes. On aurait dit une ville fantôme. La chaleur avait pris le pouvoir.

Tous se terraient chez eux. Dans les caves, partout où il pouvait y avoir au moins un peu de fraîcheur. Les gens se battaient pour une bouteille d’eau ou pour une boisson fraîche (sachant pertinemment qu’il ne fallait pas boire une boisson glacée alors qu’il faisait chaud et qu’on avait soif, sous peine d’avoir un magnifique mal de gorge très prochainement). Chacun avait trouvé une façon plus ou moins ingénieuse de se ventiler, que ce soit avec un ventilateur ou bien avec un journal, un livre, tout ce qui pouvait tomber sous la main et soulager la personne de cette chaleur lourde et perpétuelle.

Dans les magasins, ce que les gens cherchaient, ce n’étaient pas forcément à acheter, mais plutôt la fraîcheur. A vrai dire, ils étaient plus là pour avoir quelques heures d’agréable fraîcheur dans les rayons frais que pour acheter des broccolis.

Bref, toute la ville ruisselait, (plus au sens propre qu’au sens figuré) et personne n’était vraiment à l’abri de la chaleur qui rattrapait tout le monde, parfois même quand on était à l’ombre. Personne ne savait vraiment combien il faisait, mais les 40 °C avaient dû être passés.

Kiwi (Série lettres : 11/26)

Il arriva soudain en criant. Il courait. Visiblement, il avait vu quelque chose qui lui avait fait peur. Il vint se réfugier dans les bras de sa mère en sanglotant. La mère s’efforça de le consoler. A quatre ans, le petit garçon ne connaissait pas encore le monde, et beaucoup de choses lui faisaient encore peur.

Elle attendit qu’il se calme, puis elle lui demanda ce qu’il avait vu. Il mit un peu de temps avant de cesser de pleurer. Puis il expliqua qu’il était tombé nez à nez avec un immense oiseau effrayant. Il était sorti de nul part, épouvantant l’enfant qui avait aussitôt fui. Au moins, il avait l’instinct de survie.

La mère le prit par la main, voulant voir de quel oiseau il s’agissait et pour rassurer son fils. L’animal n’était sûrement pas dangereux. Ils étaient dans un parc animalier où certains des animaux pouvaient aller et venir à leur guise sur les sentiers visiteurs. L’oiseau ne devait donc pas être un danger pour les humains.

Elle finir par entrapercevoir un kiwi, un de ces petits oiseaux timides et pas méchants du tout. Ces oiseaux étaient en général plutôt des noctambules et ils n’étaient vraiment pas connus comme étant des animaux dangereux. Il avait dû faire peur au garçonnet car il avait un aspect étonnant pour qui n’en avait jamais vu.

Elle rassura donc son fils en lui racontant que le kiwi avait eu sûrement plus peur que lui, car l’oiseau était très timide. En plus, de jour, il n’y voyait pas aussi bien que de nuit. Le petit garçon avait dû le surprendre, et il était sorti pour voir l’origine du bruit qui l’avait réveillé.

L’enfant retrouva le sourire, voulant même une peluche de kiwi lorsqu’ils arrivèrent à la boutique du parc protégé. Il déclara que le kiwi était son animal préféré, maintenant. Il avait dédramatisé la première rencontre avec l’oiseau.