Argent (Série lettres : 1/26)

(série de textes à partir de mots dans l’ordre alphabétique pris au hasard)

L’argent ne peut pas tout acheter. C’était quelque chose que beaucoup de personnes avaient tendance à oublier.

Dans un château situé dans un pays si mystérieux qui n’était inscrit sur aucune carte vivait une jeune fille et ses parents. Sa vie n’était que cadeaux, surprises, sorties et amusement. Sa vie était donc une vie parfaite pour beaucoup de filles de son âge qui n’avaient jamais eu la chance de vivre de la sorte. Mais, pour une raison qui aurait échappé à toutes les filles qui auraient voulu vivre pareil qu’elle, elle ne trouvait pas sa vie parfaite. Loin de là. Elle n’aimait pas du tout sa vie et s’en plaignait régulièrement dans son journal intime. Et son mécontentement pouvait être vu à toute heure de la journée, donc personne n’avait su qu’elle était malheureuse en allant le lire dans son journal. Cela se voyait trop. C’était évident.

Ses parents la couvraient de cadeaux. Tous les jours, elle avait une dizaine de nouvelles choses. Et c’était bien sûr pour compenser l’absence extrêmement fréquente de ses parents à qui il arrivait même de ne pas être là de l’année. De l’année ! Evidemment, elle aurait largement préféré que ses parents soient un peu plus présents plutôt que de ne les voir que de loin en loin en recevant toujours plus de cadeaux. De plus, ces cadeaux n’avaient pas grand sens car, ses parents ne la voyant jamais, il achetaient ce qu’ils pensaient être bien pour une fille de son âge. Mais ils ne la connaissaient pas vraiment, et toutes les choses « à la mode » ne lui convenaient pas forcément.

En tout cas, elle en avait assez que ses parents ne soient jamais là et qu’ils osent lui offrir des choses pour qu’elle leur pardonne. Un jour, elle fuit le château. Bien sûr, comme elle n’avait jamais rien fait seule de sa vie et que tout le monde lui passait toujours tout, elle eut bien du mal à s’adapter à une vie en dehors du château de ses parents. Heureusement, une servante qu’elle connaissait déjà du château l’aida à s’habituer à ce nouveau monde et à se cacher de ses parents. Elle ouvrit bientôt une échoppe de couturière, car si elle était douée pour quelque chose, c’était la couture. Personne ne la retrouva jamais et elle vécut une vie ou tout le monde l’appréciait pour ce qu’elle avait fait, ne lui donnant pas constamment des cadeaux sans raison. Le bonheur ne pouvait bien sûr pas s’acheter.

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