(Le destin, ce puzzle) Chapitre 23 : Weekend

Elle était seule pour le weekend. Ses deux colocataires étaient parties passer les deux jours chez leurs parents. Il leur arrivait de le faire au moins une fois par mois. Daisy n’avait pas pu rentrer, cette fois-ci. Elle était donc seule pour le weekend. Ses deux amies n’étaient parties que depuis une journée, et elles lui manquaient déjà. Le silence qui régnait n’était pas normal, dans cet appartement. 

Elle avait cherché à s’occuper l’esprit, mais, n’ayant pas réussi, elle avait commencé à faire ses devoirs pour des cours auxquels elle ne s’était jamais intéressée auparavant. C’était fou, le pouvoir que pouvait avoir l’ennui. Elle avait aussi nettoyé les carreaux, essayé (deux minutes) de faire le puzzle 1 000 pièces de Mina avant d’abandonner, essayé de faire un gâteau, construit des châteaux avec les fiches de révision de Paula avant de se rappeler à qui étaient ces fiches et ce qu’elle risquait en faisant ça, rangé le salon, nettoyé le sol….

Mais tromper l’ennui était compliqué. Surtout pour quelqu’un qui n’arrivait pas à faire une activité pendant plus de cinq minutes. Elle avait donc fini par s’endormir sur le canapé devant un série qu’elle avait déjà vue au moins trente fois. 

Elle n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir et ses deux colocataires entrer. Elle dormait trop profondément. Mina et Paula avaient vu combien leur amie avait été déprimée de les voir partir au début du weekend, et elles avaient décidé de lui faire une surprise et de revenir plus tôt. Elles la trouvèrent donc endormie sur le canapé. La télévision s’était mise en veille. Paula s’agenouilla près de la dormeuse, la secouant doucement. Daisy se réveilla aussitôt. Elle faillit d’ailleurs percuter Mina qui était penchée au dessus d’elle. En les voyant, Daisy sourit. Elle les prit dans ses bras. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais ces deux-là lui avaient beaucoup manqué. Pourtant, pendant les autres weekends, elle n’avait pas ressenti ça ? Oui, mais les autres weekends, elle était rentrée chez ses parents. Elle n’avait pas été seule dans l’appartement. 

Chapitre 24

Premier chapitre

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A new era?

French version : Une nouvelle ère ?

It wasn’t an end. It was the beginning of a story. But what kind of story? Would it be grand, insignificant? He didn’t know. It was far too early to tell. He’d find out later. Much later. When he’d lived through at least one chapter of it. Or maybe we could say he was starting a new chapter in his life. He’d embarked on it without even knowing what he was getting into. It was brave, though a little stupid. Yes, a clever mix of the two. The danger made it risky, the possibility of a new beginning made it positive. Who knew it was so easy to start a new chapter? If he’d known before, he would have done it much sooner. But that was the problem. In making that choice, the future was uncertain. Very uncertain. Mystery could bring excitement, but what it was hiding could also be a great disappointment. 
He played dice with his life, that’s what he did. He was putting himself in the hands of fate. He wanted to start afresh, in a new city, a new country, maybe. It would be a matter of chance. Who was he going to run into? Would it be someone good? He wouldn’t know until he met that person. Would chance do it right? Luck would probably have a lot to do with it. 
He’d really left everything behind. His home, his job, his routine. His family? He wasn’t particularly close to them, so to him, it was like he didn’t have any. He’d go off on his own, with a backpack and a slightly shabby hooded jacket for all his luggage. It was very risky to do that, and he knew it. He wasn’t sure why he was doing it, but he knew he had to do it. 
The sound of a horn violently dragged him from his thoughts. He saw that a car had stopped next to him and that the driver was trying to get his attention. The driver shouted:
– Hey, kid! What are you doing in the middle of the road? You’re causing a traffic jam and I’m going to be late for work! Go play somewhere else and go to school while you’re at it! I hear the bell ringing, hurry up! 
The child, frozen and surprised to have been taken out of his imaginary game so suddenly, ran off to his school, not wanting to be late again. He had already been punished several times for the same reason and was tired of having to copy lines. It wasn’t his fault that his imagination was overflowing! 

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 22 : Vadrouille

Un jour où elles avaient décidé de se promener, elles partirent en ville pour faire un peu de lèche-vitrines. Elles n’avaient pas assez pour s’acheter ce qu’elles voulaient, alors elles s’organisaient de petites séances comme celle-ci pour aller faire des essayages de temps à autres. Et si elles voyaient quelque chose d’abordable, elles se l’offraient. Mais pas trop souvent, il leur fallait avoir assez pour payer leur loyer. 

Un jour où elles se promenaient dans la rue, donc, elles décidèrent de flâner encore un peu après avoir visité toutes les boutiques du coin. Elles virent une boulangerie et, d’un commun accord, elles allèrentacheter des croissants. En réalité, elles n’y allèrent pas toutes les trois. Mina et Daisy entrèrent dans la boutique pendant que Paula les attendait dehors sur un banc. Elle était épuisée par leur promenade. 

Mais quand elles ressortirent, Paula avait disparu ! Mais où était-elle passé ? Daisy essaya de l’appeler sur son téléphone, seulement elle se rappela que Paula n’avait pas emporté de sac et qu’il était donc dans son sac à elle. Il ne leur servirait pas à la retrouver. Elles cherchèrent leur colocataire dans tout le quartier, sans succès. 

Ce ne fut que quand elles revinrent à la boulangerie qu’elles la virent, assise sur le banc. Avaient-elles eu la berlue ? Peut-être n’avait-elle pas bougé, après tout. Paula s’excusa d’avoir disparu. Elle était allée faire un petit tour en les attendant, et quand elle était revenue, elle ne les avait plus trouvées. N’ayant pas son portable, elle n’avait pas pu les appeler. 

Chapitre 23

Premier chapitre

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 21 : Uniforme

Un jour qu’elles regardaient une série sur un site de vidéos à la demande, elles découvrirent des choses les unes sur les autres. La série en question se déroulait dans une école privée où les élèves devaient porter un uniforme. C’était obligatoire. Daisy et Mina, n’ayant jamais étudié dans une école privée, furent très intéressées par les uniformes. Elles commencèrent d’ailleurs à en discuter, mettant la série en pause pour le moment. Paula, qui n’avait rien dit jusque là, leur révéla qu’elle avait déjà étudié dans une de ces écoles, et qu’il y avait un uniforme scolaire, comme dans la série. Sauf qu’elle précisa que l’uniforme en question était bien moins sophistiqué que celui dans la série. Les uniformes n’étaient pas aussi cool que ce que les deux autres pouvaient penser. Elle leur raconta qu’elle avait été obligée de porter des jupes été comme hiver, et que même avec des collants, cela devenait vite lassant. Une jupe demandait plus de soin en s’asseyant et en se relevant. Il fallait aussi faire attention à ce que les uniformes ne soient pas plissés ou froissés, car si c’était le cas, il y avait des heures de colle à la clef. 

Daisy et Mina, désireuses d’en savoir plus sur l’expérience de Paula dans un de ces internats, la bombardèrent de questions. Elles ne reprirent pas la série ce soir-là. Les filles apprirent ainsi que le collège dans lequel Paula avait étudié était privé et catholique, et donc que les fêtes y étaient célébrées plus que dans les autres écoles et qu’il y avait du catéchisme. Elle leur décrivit les lieux comme étant un ancien monastère, ayant un style assez ancien et du matériel âgé lui aussi. Sinon, à part toutes ces particularités, une école privée ressemblait beaucoup aux autres écoles. Mais Paula déclara que la version de la série était très idéalisée. 

En dépit du fait que Paula leur ait raconté que les écoles privées n’étaient pas comme dans la série, Mina et Daisy allèrent se coucher en rêvant d’uniformes et d’internats. 

Chapitre 22

Premier chapitre

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Cinema

French version : Cinéma

The light’s out. Everything is dark. All you can see is the screen, which, right in the centre of the wall, shines brightly. The night lights on the ceiling were on. Now everything is dark. The room has taken on a different appearance, now that it is no longer lit as it was before. Darkness has invaded the room. But maybe not. Not completely. The screen still provides light, but it wouldn’t be enough to read a book. But anyway, who would want to read a book in a movie theater? Who would be strange enough to read when the movie is about to start? All those people in the theater. They came to see the movie, not to do anything else. It’s like someone going into a library and saying, « No, I came here to watch a movie on my computer. I don’t want to read » when it’s still a place full of books. Or a person might come to the gym and say, « I came here to take a little nap »…


In that case, why move? Why bother coming to this place if it’s not for sport? It’s the same principle with books in cinemas. There would be no point in reading when you’ve paid for a ticket to see a movie. Let’s go back to the theatre. The movie has just started. People are getting a little deeper into their seats. They can find a comfortable position, they know they’re there for at least two hours. So some of them shake a little more in their armchairs before they stop and stare at the glittering screen. The screen is really shiny! You could almost light up a street at night with it! But at the same time, it’s normal that it’s so bright, since it’s so dark, in this room! It could almost be scary.


But that can also be a positive point, because you can concentrate better on the film that is projected on the screen if the room is dark. The walls are probably soundproofed or something like that. Otherwise you would hear the sounds of other films as you walk down the corridor of the cinema. But in the end, these corridors, they’re not used for much purpose. That must be why they put up the upcoming films there. You never pay attention, but one of the films on the walls might be the reason why you come back the next time. Because without realizing it, the poster of that film pleased us and got stuck in our heads. And when we see that same poster several months later, we might want to go and see it, or at least we’ll be familiar with it. In the theatre, the film has just started. We’re at the first lines. They’re fun.

Everybody’s laughing. Well, maybe not. Everyone except for the boy sitting in the back pouting. His friends couldn’t go to the movie with him. He’s all alone and he’s determined to stay in his corner, not to laugh with the others.
The film continues. One of the elderly ladies sitting in the front row seems sad, too. She couldn’t take her little dog with her because pets are not allowed. The film makes her laugh, she gets a bit of a kick out of it. She knows she will find her little companion after the session. The woman sitting in the third row on the left tries to relax. She had been working too hard lately and was almost burnt out. Her friends advised her to take care of herself and rest. So she chose this funny, all-audience film. She laughs heartily when she sees a busy worker coming on the screen.


The old bearded man sitting on the right side laughs too. He has taken his grandson to the cinema to show him what it’s like. The little boy is four years old and has never seen a movie on the big screen. The grandfather is proud and happy to show him this. As for the man sitting in the middle of the room, he is staring at the screen with concentration. He loves to go to the cinema and once he is there, he savours the moment. The film goes on and soon it’s over. The last line is given and the end of the film is shown.

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 20 : Tanner

De temps à autre, Daisy, Mina et Paula rentraient ensemble à pieds à l’appartement. Elles ne pouvaient pas toujours le faire à cause de leurs emplois du temps différents, mais elles arrivaient à le faire de temps à autres. Aujourd’hui, elles marchaient donc dans la rue, les unes à côté des autres, souriantes car le soleil était de sortie. Il avait plu toute la journée, et elles avaient la chance de pouvoir rentrer sous le soleil. C’était vraiment un coup de chance. 

A un carrefour, Mina fit soudain un signe à quelqu’un. Les deux autres tournèrent la tête, essayant de voir à qui elle faisait coucou. Elles ne purent voir personne. Mais elles ne regardaient pas au bon endroit. Mina leur expliqua qu’elles venaient de passer près de la boutique de son père. Il était tanneur. Les filles ne connaissaient pas bien la tannerie, et elles n’avaient jamais vu la boutique du père de Mina alors qu’elles étaient passées une bonne centaine de fois dans cette même rue. 

Peut-être ne regardaient-elles pas suffisamment autour d’elles, après tout…Elles rentrèrent à l’appartement, et, pendant le trajet, Mina leur parla de la boutique et de son père. Elle ne leur avait jamais beaucoup parlé de sa famille, même si elle avait tendance à être bavarde. 

Chapitre 21

Premier chapitre

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 19 : Sanglot

Un soir, le soir d’Halloween, elles étaient toutes les trois dans le salon en train de regarder la télévision, lorsqu’elles entendirent quelque chose. Quelque chose qu’elles n’entendaient pas d’habitude. Cela aurait pu être un voisin qui faisait des travaux, mais à cette heure-ci, c’était assez improbables. Mêmes les plus irréductibles étaient soit en train de dormir, soit en train de regarder un film, pas en plein bricolage nocturne. Cela aurait aussi pu être quelqu’un qui avait fait tomber quelque chose par accident, ou bien quelqu’un qui faisait une blague. Paula regarda ses deux colocataires, suspicieuse. Cette dernière théorie était plutôt probable. Elle les connaissait, à force. Elles étaient susceptibles d’avoir monté une blague pour lui faire peur. Ou bien d’avoir monté une blague chacune pour faire peur aux deux autres. En tout cas, ce bruit était peut-être bien une blague, une bonne vieille blague. Honnêtement, Paula préférait se dire que c’était faux plutôt que d’envisager qu’il se passe réellement quelque chose d’anormal, ou plutôt de paranormal. 

Elle tâcha d’oublier le bruit, faisant comme si elle ne l’avait pas entendu du tout. Les deux autres n’avaient pas réagi du tout, ce devait vraiment être l’une de leurs blagues. Du moins elle espérait. Si ce n’était pas le cas… Elle ne voulait pas le savoir. Le bruit recommença cinq minutes plus tard, faisant sursauter Mina. Cette dernière se tourna vers Daisy qui se défendit aussitôt, déclarant que cette année, elle n’avait fait aucune blague. Ce n’était pas elle. Mina déclara que ce n’était pas elle non plus et les deux filles se tournèrent vers Paula qui nia elle aussi. Elle ne faisait en général pas ce genre de blague. Elles entendirent un autre bruit qui les fit se presser les unes contre les autres. Un sanglot. Puis un autre. Et ce n’était pas rassurant du tout. Elles hurlèrent de concert quand un cri se fit entendre. 

Le lendemain, elles se réveillèrent sur le canapé. Elles n’entendaient plus le sanglot, mais elles s’en rappelaient. Mais peut-être avait-il un rapport avec le film d’horreur qu’elles avaient été en train de regarder ? Peut-être avaient-elles rêvé ?

Chapitre 20

Premier chapitre

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Harmless

French version : Inoffensive

She had put it back in the closet this morning. Then why was it back on the couch? It was really strange. How did it get there? How ?!


She questioned the cook, who said she hadn’t moved it, or even seen it. But she had been in that room several times during the day, and it wasn’t there. 


She accompanied her into the living room, and to her surprise, it was no longer there. The cook told her that she was working too hard, she was going a little crazy, completing too many papers all day long. It was certainly not good for her health. 


She apologized to the cook, since they were the only ones living here, there was no way anyone else could have moved it in the meantime. She looked back through the living room door and was horrified by what she saw. 
The doll was there, sitting on the couch as it had been before the stove arrived, leaning against a cushion. She screamed. The cook came to see what was going on, and found the lady she was working for frozen in terror, motionless in the living room, hiding her eyes from her hands. 


She asked her what was happening to her, and she pointed to the sofa with a trembling hand. But the cook saw nothing special. She told her, and the lady opened her eyes again, amazed to see that the doll had disappeared. She took a deep breath, thanking the cook for coming, and then she went up to her room. 


She seriously wondered if she had gone mad. This doll had belonged to her mother, she usually kept it in a closet in the attic. But there it had been on the couch when no one seemed to have taken it down. How could that happen? 
She’s thinking on her way up the stairs. She was going to eat, sleep, and tomorrow it would get better. It was Halloween night, her brain must have been playing tricks on her. 


When she went into her room, she was so scared, she dropped her purse. There, on the bed, sat the doll. She was turned towards it, smiling out of her cloth mouth. 


She had to lean against the door so she wouldn’t faint. Then she decided to pull herself together. It was only a doll, after all. She grabbed it, went up the stairs to the attic and put it into the first cupboard she saw, angry. She certainly wasn’t going to be afraid of a toy. 


The meal went quietly, and she invited the cook to eat there, as she often did because they were the only inhabitants of the house. 


When it was time for bed, she wanted the cook to come and sleep with her in her room, because this story had really frightened her. She offered her one side of the bed, because her bed was huge. The cook agreed because she could see that she was terrified. 


They fell asleep side by side, one being more reassured by the presence of the other. Suddenly the cook woke up. She didn’t really know what had brought her out of her sleep, but she heard a scream when she turned to the owner of the house. She realized that it was hers, for she had just seen the lady of the house dead with the doll on her stomach, looking at her with her sewn smile. No one ever saw the lady or the cook again, and the house soon fell into ruins. When someone finally had the courage to go in, he found no trace of the two women, just a doll sitting on the sofa with a tea set next to it…

Other English texts

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 18 : Raccompagner

Un soir où Daisy était en train de cuisiner, ce qui était une occurrence extrêmement rare, aussi rare qu’une super lune, supervisée par Mina, elles entendirent la porte s’ouvrir et Paula dire au revoir à quelqu’un. Immédiatement, Mina laissa Daisy seule dans la cuisine pour aller voir Paula. Le temps que Daisy arrive dans leur petit salon, elles étaient déjà en train de discuter sur le canapé. Apparemment, Mina avait vu un « ami » de Paula la raccompagner jusqu’à l’appartement et elle était en train de se renseigner sur l’ami en question. Etait-ce un ami, ou était-ce un peu plus que ça ? Paula rougit, déclarant que ce n’était qu’un ami, et que ni l’un ni l’autre n’avaient d’intérêt l’un pour l’autre. Ce à quoi Mina répondit que le futur n’était pas tout tracé, qu’on ne savait jamais. 

Daisy n’avait encore rien dit. Paula se tourna vers elle, lui demandant silencieusement de l’aider à se sortir de l’interview improvisée de Mina. Daisy fit mine de ne pas comprendre, et Mina continua à questionner Paula sur son « ami ». Daisy avait quitté la pièce, ayant senti quelque chose brûler dans la cuisine. Quelques minutes plus tard, Paula vint la rejoindre, venant apparemment s’assurer que tout allait bien car l’odeur de brûlé avait gagné les autres pièces de l’appartement. Elle avait aussi utilisé son inquiétude comme un prétexte pour se débarrasser de Mina. Elle répéta qu’elle était seulement amie avec celui qui l’avait raccompagnée et qu’il avait déjà quelqu’un, de toute manière tout en aidant Daisy à nettoyer le four dans lequel leur repas avait brûlé. Elles allaient encore devoir commander une pizza ! 

Chapitre 19

Premier chapitre

Catégorie Le destin ce puzzle

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 17 : Qualificatif

Un jour, en rentrant de ses cours, Daisy trouva ses colocataires assises sur le canapé. Il fallait savoir qu’elles avaient un seul cours en commun, et qu’elles aimaient bien réviser leurs leçons pour ce cours ensemble sur le canapé. Et généralement, cela finissait en rigolade, et elles avaient mystérieusement les meilleures notes du cours. Comment faisaient-elles pour réviser en riant, mais réussir quand même à apprendre quelque chose et avoir une bonne note ? Daisy n’en savait rien, mais pour être honnête, elle aurait bien aimé avoir ce cours elle aussi. Non pas parce qu’elle voulait avoir un cours supplémentaire ou parce qu’elle aimait le français, ça non. Non, c’était plutôt parce qu’elle enviait la relation facile entre Mina et Paula du fait de ce cours. Avoir quelque chose en commun les rapprochait d’une manière qui ne serait jamais possible pour Daisy. Elle n’avait pas grand-chose en commun avec ses colocataires, à part peut-être l’appartement qu’elles occupaient. Rien de vraiment intéressant, en tout cas. Rien qui soit lié aux cours. Elle arrivait à parler facilement à Mina, mais avec Paula, elle avait beaucoup plus de mal. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais en dépit du fait qu’elles soient amies, elles n’étaient pas très proches. Ou du moins, pas aussi proches que Daisy l’aurait voulu. 

Ce jour-là, donc, quand elle rentra de son cours, elle les trouva en train de réviser sur le canapé, comme elles le faisaient d’habitude. Mais cette fois-ci, elles avaient l’air…un peu éteintes. Elle leur demanda ce qui leur arrivait. Elles lui répondirent qu’elles devaient réviser pour un contrôle le lendemain, et que leur sujet était vraiment ridicule. C’était apparemment sur les adjectifs qualificatifs. La prof avait vu que certains de la classe ne les avaient toujours pas compris, et en fac il était temps de comprendre de quoi il s’agissait, et du coup elle leur avait dit qu’elle allait faire une interro là dessus le lendemain. Du coup, les deux jeunes femmes fulminaient. Elles n’avaient pas envie de réviser un cours datant de leurs années d’école.Daisy pouffa de rire. Elle leur tapota l’épaule en leur souhaitant bonne chance, allant siroter son thé juste à côté d’elles, ouvrant un magazine de mode. 

Chapitre 18

Premier chapitre

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