Liste de 5 mots : 18

Argent, Balise, Chercheur, Dauphin, Enchaîné

Il avait l’argent pour le faire, il ne lui manquait que quelques autorisations, et il pourrait poser une balise sur ces animaux pour savoir quelle distance ils étaient capables de parcourir et en combien de temps. Devenir chercheur avait été un rêve, étant gamin. A présent qu’il l’était, il se rendait compte qu’être chercheur n’était pas aussi simple qu’il aurait pu le croire. Il fallait remplir beaucoup de papiers et demander des autorisations à beaucoup de personnes qui n’avaient vraiment aucun rapport avec les animaux qu’il étudiait. Vraiment aucun. (Selon lui, en tout cas)

Il avait toujours rêvé de pouvoir suivre un dauphin à la trace. Mais sans lui faire de mal. Bien au contraire. Il voulait en savoir plus sur eux, et comme il était assez difficile de les suivre en permanence, une balise était un bon moyen de pouvoir se renseigner sans déranger l’espèce. Il savait qu’il y avait des personnes qui faisaient du mal aux animaux pour les étudier, mais il n’était pas comme ça. Voir un animal enchaîné l’attristait profondément. Jamais il ne leur ferait cela. Il cherchait à les aider, pas à les faire souffrir.

The stairs

French version : L’escalier

It was a staircase. A simple staircase. Then why was it so special? Probably because hundreds of people came through here. Many lives had been lived there. A lot of people had just passed by, just for a second, before going to work. In all the time this building had been around, there must have been hundreds. Thousands, maybe. Who can tell? Whole families had probably lived there. The children would come down those stairs every time they went to school, or maybe when they went to meet their friends, to get bread or to shop for their mother. Their little feet probably echoed down the stairwell, filling this dreary, sad place with life, which was in great need of it. For what happened to the stairs when no one was getting upstairs because of them? Well, it’s simple, nobody went up, it was a deserted and totally abandoned place, a bit like it is today. An empty staircase. Empty of sound, empty of the laughter of the children going to meet their little friends in the courtyard at the bottom of the stairs. And these steps, so often cleaned to be dirtied again immediately afterwards when the children went back home, their shoes full of mud because they had played in the muddy puddles. But that was all in the past. 


The children hadn’t been running up the stairs for a long time. The place was empty, terribly empty. This staircase had seen children grow over time. First he had heard the cries of a newborn baby. Then the sound of his mother’s footsteps trying to calm him down before he began to disturb the neighbors.The father who was leaving for work and who at that time still had all his hair. Afterwards, he had seen a toddler venturing near him, intrigued by this strange construction going down composed of different levels. But the parents had prevented the child from coming too close, for fear that he would upset his balance and fall. For he hadn’t been able to walk for a very long time, and he was still twitching a little on his little legs. The stairs had been sad, it would have liked to see the child more closely, this little human being. Later he had felt the little steps of the child on him. He was stable enough on his legs that the parents let him go down the stairs. But he was always accompanied by one of his parents. Because they didn’t want him to hurt himself if he fell. So they would come with him, take him to the bottom of the stairs and leave him with his friends. Then they would go back up and pick him up again after an hour or two. 


Later, the stairs had seen the little boy come down the stairs by himself. He was growing up fast. Every morning he would leave. Probably to school. The stairs had heard his mother talking to her neighbour on the landing about her anxieties about her son’s first day at school. The staircase didn’t know what it was all about, but it must have helped the boy grow up, because he was reaching the banister now. He was going down and up with much more ease. Then time passed so quickly that the staircase hardly saw him grow up. Now he was a handsome young man. He hadn’t been back for years. The staircase had not understood what had happened. Overnight, the boy had stopped climbing the stairs to get to his house. And he had come back years later. He was a man now. And then he moved in in his parents’ apartment, who had died in the meantime. And children had started running up the stairs again. But that was a long time ago. Now the stairs were empty and probably always would be: the building was going to be demolished. The stairs would never again hear the footsteps of the children. Never again. He wouldn’t have a family to watch anymore. 
Never again. It was all over. It was over forever. He’d be demolished. 

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 26 : Zénith

Daisy arriva avec sa tablette dans le salon, toute excitée. Elle arriva dans le salon où se trouvaient Mina et Paula, qui étaient avachies sur le canapé, n’ayant plus aucune énergie après avoir passé des heures en cours. L’arrivée de Daisy ne les fit donc pas réagir du tout. Ne se démontant pas, Daisy sautilla sur place, des étoiles plein les yeux. Elle s’écria qu’une chanteuse géniale, absolument fa-bu-leuse était en train de faire un live sur internet !

Toujours aucune réaction. Daisy sauta sur le canapé, se plaçant entre les deux filles. Elle alluma sa tablette, montant le son au maximum. Elle leur expliqua que la chanteuse était au sommet de sa carrière, et qu’elle rejouait toutes ses chansons les plus connues pour l’occasion. Elle était dans la musique depuis dix ans aujourd’hui ! Mina ne tourna même pas la tête pour regarder le live. Elle était trop fatiguée pour entendre Daisy parler aussi énergiquement. Paula laissa tomber sa tête sur l’épaule de Daisy, regardant l’écran avec elle. 

Au bout d’un moment, Daisy tourna la tête vers Mina qui n’avait rien dit depuis le début et ne s’était pas rapprochée non plus, ne montrant aucun intérêt pour la chanteuse préférée de Daisy. Cette dernière s’était endormie contre l’accoudoir du canapé. Daisy se tourna alors vers Paula. Son amie ne dormait pas, mais elle peinait à garder les yeux ouverts. Elle décida de la soulager, éteignant la tablette pour qu’elle ne se sente pas obligée de regarder, lui disant qu’elle pouvait dormir, si elle voulait. Elle leur montrerait la rediffusion du live le lendemain si elles voulaient le voir. 

Premier chapitre

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En ligne on perd le fil

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 25 : Yo-Yo

Etre réveillée par un bruit étrange venant du salon et un « Zut ! » chuchoté n’était vraiment pas la meilleure façon de se lever du bon pied un samedi matin. Surtout à sept heures du matin. Sept heures du matin ! Qui se levait si tôt ? Daisy, apparemment, et elle ne faisait aucun effort pour ne pas déranger ses colocataires qui auraient bien aimé dormir un peu plus. Pour une fois qu’elles n’avaient pas à se lever tôt à cause des cours, leur grasse matinée était interrompue par Daisy. Paula se traîna hors du lit, un peu énervée mais encore très endormie. Qu’avait-elle encore fait ? 

Daisy était une étudiante en art et musique, mais ce qui était artistique ne semblait pas avoir d’impact sur sa vie quotidienne. Depuis qu’elles la connaissaient, Daisy avait déjà cassé beaucoup de choses dans l’appartement, et cela incluait des tableaux et/ou vases. Avait-elle quelque chose contre les objets artistiques ? C’était un peu surprenant, de la part d’une personne qui les étudiait, non ? Mais peut-être en avait-elle assez, de les étudier, ces objets. 

Paula émergea de sa chambre, trouvant une Daisy qui avait un air coupable dans le salon. Elle tenait un yoyo dans sa main et un cadre gisait sur le sol. Le verre de ce dernier était en piteux état. Heureusement qu’elles n’achetaient pas de véritables tableaux pour décorer leur appartement. En tout cas, Paula put deviner ce qui était arrivé au pauvre tableau en une demi-seconde. C’était plutôt évident. Daisy avait acheté un yoyo sans leur dire, et elle avait joué avec et fait des dégâts avec. Si elle leur avait dit, les deux autres le lui auraient aussitôt confisqué. Ce qui aurait été une bonne chose pour le tableau dont le verre avait été démoli sauvagement par ledit yoyo. 

Mais bon, ce qui était fait était fait, et Paula ne put rien faire d’autre que ramasser les morceaux pendant que Daisy se lamentait. Elle ne voulait pas que quelqu’un marche dessus et se blesse.Lorsqu’elle eut terminé de nettoyer, elle fixa Daisy du regard, sans rien dire. Elle attendait l’explication. Le pourquoi du comment. Comment avait-elle réussi à casser le tableau alors que la logique aurait voulu qu’elle se tienne au milieu de la pièce pour ne rien casser ? Daisy baissa la tête, bredouillant une histoire très semblable à celle que Paula avait imaginé. Mina n’arriva que plusieurs heures plus tard, s’arrêtant net devant l’endroit où le tableau s’était trouvé avant l’incident. Elle haussa un sourcil, mais ne dit rien. Elle avait l’habitude des frasques de Daisy. 

Chapitre 26

Premier chapitre

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In his hands

French version : Entre ses mains


That day, he was wandering around the woods aimlessly. It was a habit of his. He loved to do that. He found that nature was best discovered without having a particular plan in mind, without knowing where you were going. The best way to visit a place was to get lost in it, as someone whose name escaped him had said. It was actually much more fun to discover places a bit randomly, going from one surprise to another. 


So he walked in the wilderness and took his time. Such a walk was worth its weight in gold to him. Some others, who obviously didn’t agree with him, often reproached him for disappearing for long periods of time, sometimes from sunrise to sunset. During the day, he wandered around in the wilderness, marvelling at each new find. That’s how he was. He loved nature and would have lived there full time if he had not had to work for a living. For to spend all day walking around wouldn’t have fed him. And then apparently keeping in touch with other humans was better, someone once told him. He still couldn’t remember who that person was. For him, plants were more important than humans. According to him, they were the most tenacious living beings on the planet, since they had managed to stay on earth longer than some species (aka the dinosaurs). 


So that day, he was walking around as usual when he saw it. Something that stood out well on the green of the leaves and the grass. Something that might not have come from nature. To tell the truth, he wasn’t sure. He bent down to examine the object that had caught his attention. But what was it? He’d never seen anything like it before. At least not in nature. Come to think of it, nowhere else but here. Was it something unique in the world? He took it in his hand, a little hesitant. What if it was a new form of bomb or grenade? What if that thing exploded in his face? In any case, for the moment, none of this had happened, which reassured him a lot. He took a closer look at him. 


It was some kind of glass ball or maybe a crystal ball. A rather fragile material, it seemed, in any case. He turned it in his hand. This object looked very familiar to him, but what? He searched for a moment, but couldn’t find it. How amusing! This object vaguely reminded him of a snow globe. Suddenly he almost dropped it, and caught it in extremis. At that moment, the earth beneath his feet shook. Slightly enough, but enough to make him wonder if an earthquake was coming. The ball slipped out of his hands again and he barely saved her again, but not without shaking. The earth shook much more violently this time. As soon as it calmed down, he started to run, still with the ball in his hand. He wanted to go home to see if it was a real earthquake. 


When he got home, he turned on the television. The journalist announced that the earthquake was happening all over the world and that no one among the eminent scientists knew what was causing such chaos. And then it had been so sudden! No one understood. He looked at the ball again. He shook it slightly. A strange idea had formed without his mind, but it was so crazy that he didn’t dare to think about it. The earth shook again as he did so, and his china cabinet fell to the ground in an abominable clatter of dishes and broken windows. Amazed, he felt dizzy. This object was not just an object! It was in fact a living representation of the planet Earth! It didn’t look like Earth, it WAS Earth. And it was him that caused all those tremors all over the world.


The current tremor made him lose his balance, and he let go of the ball. 

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 24 : Xyste (Association sportive)

Tout avait commencé avec un dépliant. Un simple dépliant. Oui, mais pas n’importe lequel. Celui d’une association sportive. Daisy et Paula l’avaient vu sur la table du séjour, mais elles n’y avaient pas prêté attention du tout, très occupées à cause de leurs cours et des devoirs à faire. C’était en fait Mina qui l’avait posé là dans l’espoir de les convaincre de s’inscrire avec elle à ce club. Mais comme elles ne l’avaient jamais remarqué et qu’il traînait sur la table depuis des mois, elle n’avait jamais pu leur en parler. Elle savait que si elle leur en parlait directement, elle allait forcément essuyer un refus catégorique et unanime. Ces deux-là étaient allergiques aux choses nouvelles, encore plus si c’était du sport. 

Elle avait donc monté un plan infaillible (en principe) pour les faire aller à ce club sportif avec elle. Elle le leur avait demandé pour son anniversaire. Lorsque les filles lui avaient demandé ce qu’elle voulait comme cadeau, elle leur avait demandé de l’accompagner à ce xyste, à cette association sportive. Elles avaient évidemment commencé par refuser tout net. C’était dans leur nature, après tout. Mais Mina avait su les culpabiliser. Après tout, c’était quand même tout ce qu’elle leur demandait comme cadeau pour son anniversaire. Aller voir ce club qui lui tenait tant à coeur. Elles acceptèrent au bout d’un moment, réalisant qu’elles n’avaient pas à payer pour un cadeau très cher. 

Le jour j, Mina les mena donc au club. Elles eurent la surprise de constater qu’il s’agissait d’un club de pétanque ! Les deux allergiques au sport furent soulagées de constater que ce n’était pas de la course à pieds. 

Chapitre 25

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