Juste un Halloween de plus chapitre 6

Même les plus aguerris dans le domaine semblèrent stupéfaits. Marguerite hurla, enfouissant sa tête dans le coussin. Iris se demanda brièvement si le coussin allait survivre. Elle aussi avait sursauté violemment. Elle ne s’était évidemment pas attendue à ce que quelqu’un réponde. Mais soudain, Astrid se mit à rire, révélant qu’elle avait frappé ces coups pour effrayer tout le monde. Marguerite la fusilla du regard, ne trouvant pas la blague drôle du tout. Iris avait elle aussi sursauté. Elle parvenait à supporter les films d’horreur car elle arrivait à se dire que ce n’était pas vrai, mais si le contenu des films d’horreur se passait aussi dans la vraie vie, elle n’allait pas adorer. Les autres se mirent à rire aussi, soulagés. Mais soudain, alors que l’atmosphère s’était à nouveau détendue, les lumières clignotèrent. 

Elle sursauta à nouveau. Elle avait cru que le surnaturel resterait en dehors de cette soirée, mais apparemment, elle avait sous-estimé sa malchance. Elle vit du coin de l’œil qu’Iris était à côté d’elle, l’air inquiet et agité. La pièce, auparavant chaleureuse, devint vite un endroit qui mit Maggie très mal à l’aise. Les lumières n’avaient de cesse de clignoter, ce qui rendait l’atmosphère du salon particulièrement lugubre. Astrid n’avait pas bougé, elle avait l’air stupéfaite. Et qui ne le serait pas. Cette fois-ci, ce n’était pas elle qui faisait des bruitages. C’était à priori une véritable manifestation surnaturelle. Maggie n’aimait vraiment pas cette situation. Au moment où elle allait demander aux autres si c’était vraiment ce qu’elle croyait, à savoir un fantôme, le salon fut plongé dans le noir. Maggie entendit un cri perçant. Elle n’y voyait plus rien. Elle entendait Sophie crier et Astrid bougonner parce qu’elle avait fait tomber son portable quelque part et que sans lui elle n’y voyait rien. Dominique cherchait à sortir de la pièce, mais il était difficile de se repérer dans le noir, alors elle l’entendit se cogner à plusieurs reprises. 

Où était passée Iris ? Elle n’entendait rien de son côté. Était-elle partie ? Maggie hurla lorsque quelque chose lui effleura le bras. Elle paniqua. Le fantôme était là ! Mais une voix lui dit de se calmer. Ce n’était qu’Iris qui tentait de comprendre où elle était. Astrid finit par retrouver son portable en trébuchant dessus. Heureusement,elle atterrit sur le canapé. Elle alluma l’application lampe en disant qu’elle espérait qu’il lui resterait de la batterie après ça. Elle éclaira les alentours. Puis elle alla voir les interrupteurs. Apparemment, les plombs avaient sauté. Elle déclara qu’elle s’en occupait, partant avec la lumière et laissant ainsi les autres dans le noir complet. Pendant son absence, une porte claqua, faisant sursauter Maggie pour la énième fois. Iris sursauta aussi. Elle cria. Soudain, la lumière se ralluma. Tout le monde fut ébloui, étant momentanément aveuglé.

Lorsqu’elle put à nouveau voir, Maggie hurla : une personne au visage monstrueux se tenait juste devant elle. Mais lorsqu’elle voulut le dire aux autres pour qu’ils fuient, elle constata qu’ils n’étaient plus là. Même Iris qui avait été en train de lui tenir le bras quand la lumière était revenue. Tiens, mais elle sentait encore quelqu’un lui tenir le bras ! Si ce n’était pas Iris, alors qui…? Se tournant, elle sentit son sang se figer dans ses veines. Un frisson d’horreur la parcourut. Elle était nez à nez avec une personne aux yeux étrangement rouges et à la peau très pâle. Elle hurla, se dégageant d’un mouvement paniqué et tombant au sol en voulant fuir. Elle les vit se rapprocher.…

Elle se réveilla en sursaut, se cognant presque la tête dans celle d’Iris qui était penchée sur sur elle. Maggie se redressa sur le canapé. Regardant autour d’elle, elle vit que tout le monde dormait, sauf Iris et elle bien sûr. La télévision était coupée et il devait être au moins une heure du matin. Iris lui dit que visiblement, elle avait eu un cauchemar à cause de tous les films qu’ils avaient regardé. 

Maggie se rappela alors qu’elle avait parlé à Iris, et qu’elles s’étaient mises d’accord sur le fait que leur petite rivalité n’avait ni queue ni tête. Elles avaient donc fait la paix au milieu du deuxième film, juste avant que Maggie ne s’endorme. Donc Maggie avait rêvé. Tant mieux ! Elle se recoucha, mais un objet venait d’attirer son regard. Elle se releva sur son séant. Là, sur la table, se tenait la planche d’Astrid, celle qu’elle avait utilisée dans son rêve. Mais était-ce vraiment un rêve ? 

Elle poussa un cri en la voyant, et Iris décida de sortir la planche de la pièce pour la rassurer. Elle lui dit qu’ils avaient juste joué avec quelques minutes avant de s’endormir. Mais alors qu’elle allait quitter la pièce, elle se retourna. Et là, derrière elle, Maggie crut voir une vision d’horreur, l’espace d’une seconde. La tête de la personne aux yeux étrangement rouges qui était supposée être restée dans son rêve. Mais elle se demandait de plus en plus s’il s’agissait vraiment d’un rêve. Les éléments de la réalité étaient tellement similaires ! Iris eut toutes les peines du monde à la calmer. Le lendemain, quand elles en parlèrent aux autres, ils assurèrent à Maggie que ce n’était qu’un rêve. Elle avait tout simplement rêvé d’un des films qu’ils venaient de voir. 

(Dites moi ce que vous pensez de cette histoire en commentaires, cela m’aidera à m’améliorer. Et si vous avez raté les autres chapitres, n’hésitez pas à aller les voir ici).

Chapitre 1

Money

French version

Money can’t buy everything. It was something that many people tended to forget.

In a castle located in such a mysterious country that was not written on any map lived a young girl and her parents. Her life was full of gifts, surprises, outings and fun. So her life was a perfect life for many girls her age who had never had the chance to live like that. But, for some reason that would have escaped all the girls who wanted to live like she did, she didn’t find her life perfect. Far from it. She didn’t like her life at all and regularly complained about it in her diary. And her unhappiness could be seen at any time of the day, so no one knew she was unhappy when they went to read it in her diary. It was too obvious. It was obvious.

Her parents showered her with gifts. Every day she had a dozen new things. And of course, this was to make up for the extremely frequent absence of her parents, who were sometimes not even around all year. Of the year! Of course, she would have greatly preferred that her parents were a little more present rather than only seeing them from afar and receiving more and more gifts. Moreover, these gifts didn’t make much sense because, since her parents never saw her, they were buying what they thought was good for a girl her age. But they didn’t really know her, and all the « trendy » things didn’t necessarily suit her.

Anyway, she was tired of her parents never being around and daring to offer her things to make her forgive them. One day, she fled the castle. Of course, since she had never done anything alone in her life and everyone was always passing everything to her, she found it hard to adapt to a life outside her parents’ castle. Fortunately, a maid she already knew from the castle helped her to get used to this new world and to hide from her parents. She soon opened a dressmaker’s shop, because if she was good at anything, it was sewing. No one ever found her and she lived a life where everyone appreciated her for what she had done, not constantly giving her gifts for no reason. Of course, happiness could not be bought.

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°30 (2e édition) Histoire autour d’Halloween

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

30) Ecrire une histoire autour d’Halloween

Lina se leva ce matin-là avec un but : aller au cimetière. Ce n’était pas un but joyeux, a priori, mais elle allait pouvoir aller rendre visite à ses parents, morts dans un accident de voiture, et elle chérissait ces visites. Aujourd’hui, elle y allait à l’occasion d’Halloween. Elle y allait aussi pendant le reste de l’année, mais ce jour-là était spécial. Elle apportait les plus belles fleurs qu’elle pouvait trouver, et elle leur parlait longuement. Elle faisait attention à se rendre au cimetière au moment où il y avait peu de monde, car elle voulait pouvoir leur parler tranquillement.

Elle s’y rendit donc. cette fois-ci, elle avait pris des fleurs violettes, sa couleur préférée. Elle trouva sans encombre la tombe de ses parents, retirant une plante qui avait péri et la remplaçant par le gros pot de fleur violettes acheté pour l’occasion. Elle prit son pliant, redressa le col de son manteau car il faisait froid, et elle s’assit pour leur parler de sa vie, de son travail, des saisons, de tout et de rien. Elle aimait beaucoup venir leur parler, cela lui permettait de réfléchir et de prendre certaines décisions.

Mais ce jour-là ne fut pas comme les autres. Elle était pourtant sûre qu’elle avait été seule en entrant. A cette heure matinale, personne ne venait, en principe. Elle venait d’entendre un bruit de pas sur le gravier. Elle se retourna vivement. Personne. Ce n’était sans doute qu’une autre personne qui venait mettre des fleurs. Elle tâcha d’oublier le bruit, se reconcentrant sur la tombe de ses parents.

Elle fut à nouveau dérangée. Cette fois, le bruit venait de plus près. Mais il n’y avait toujours personne. Elle scruta l’allée sans rien voir. Ce bruit la rendait nerveuse. Mais d’où venait-il ? Regardant sa montre, elle se rendit compte qu’elle était là depuis au moins deux heures. Peut-être était-ce vraiment une personne venant porter des fleurs. Qu’est-ce que cela aurait pu être d’autre, de toute manière ? Elle allait se lever, quand elle sentit quelque chose toucher son épaule. Elle hurla, se levant en une seconde et se retournant. Rien. Toujours rien. Haletante, le coeur battant à une vitesse folle, elle regarda autour d’elle. Un silence écrasant régnait sur le cimetière. Elle entendit un autre bruit, et elle replia vite son pliant, fuyant l’allée aussi vite qu’elle pouvait. Elle regagna sa voiture. Avant de monter dedans, elle regarda une dernière fois vers le cimetière. Là, au milieu d’une allée, se tenait une forme sombre. Elle ne chercha pas à savoir de quoi ou qui il s’agissait, elle monta dans sa voiture, démarrant le plus vite qu’elle pouvait et fuyant les lieux. Elle n’avait encore jamais vécu cela, et elle s’en souviendrait.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 5

Les amis de Marguerite prenaient le fait qu’elles soient ennemies très au sérieux. Certains l’ignoraient, d’autres l’attaquaient verbalement dès qu’elle essayait de parler à sa meilleure ennemie. Mais elle pouvait les comprendre : leur relation était très étrange. En tout cas, quand elle avait été invitée chez Marguerite pour la soirée « films d’horreur », tout s’était passé très vite. Astrid l’avait provoquée en disant que c’était sûrement une peureuse, et cela avait tout provoqué. Iris était arrivée un peu en avance à la soirée, et la discussion avec Marguerite avait été très peu fluide, presque forcée. Elles n’avaient pas l’habitude de se parler normalement. 

Les amis de Marguerite étaient ensuite arrivés, et elles n’avaient plus du tout essayé de discuter. Iris s’était retrouvée à côté de Marguerite. Pendant tout le film, elle avait remarqué que cette dernière sursautait régulièrement. Elle n’avait pas l’aird’aimer beaucoup les films d’horreur comme ses amis, ce qui était plutôt surprenant car c’était la seule dans le groupe qu’ils formaient à être dans ce cas. Encore plus bizarre, elle avait accepté de regarder un film d’horreur. 

Volontairement, elle se tenait devant l’écran. Lorsqu’elle s’en rendit compte, Iris éprouva une sorte d’admiration pour sa meilleure ennemie. Marguerite regardait des films qu’elle détestait avec eux juste pour leur faire plaisir. Le tonnerre et les coups frappés à la porte par des enfants demandant des bonbons firent aussi sursauter Marguerite. Iris remarqua alors qu’elle se collait instinctivement à Astrid, une des personnes les plus proches. Oui, une des plus proches, car Iris était là aussi ! Elle se demanda pourquoi Marguerite ne venait pas vers elle . Puis elle se rappela qu’elles étaient ennemies, et que les ennemis ne se réconfortaient pas entre eux, en principe. Peu après, Marguerite s’endormit. Astrid fit signe à Iris de l’aider à mettre Marguerite dans une position plus confortable pour qu’elle n’ait pas mal au dos à son réveil. Lorsque que Marguerite se réveilla, elle paraissait détendue. Mais elle sembla se concentrer sur le film qui avait changé entre temps, et elle se raidit à nouveau, effrayée. Sans réfléchir, Iris lui prit la main pour tenter de l’apaiser. Marguerite ne dût pas voir qu’elle n’était pas une de ses amis, car elle serra sa main fort, toute effrayée qu’elle semblait être. 

Au bout d’un moment, bien que ne voulant pas révéler à Marguerite qu’elle était celle qui lui avait pris la main pour la rassurer, elle finit par lui dire qu’elle lui serrait un peu trop fort la main. Cela eut pour effet immédiat que Marguerite retira sa main. Elle lâcha la main d’Iris comme si elle s’était brûlée. Iris soupira intérieurement, soulagée de ne plus avoir cette pression douloureuse sur sa main. D’un autre côté, elle aurait préféré ne pas dire à Marguerite qu’elle tenait la main de sa meilleure ennemie. Les ennemis n’avaient en principe pas pour habitude de se tenir la main pour se rassurer. Pendant tout le film, elles s’ignorèrent l’une l’autre. Marguerite sursauta encore une bonne demi-douzaine de fois, allant vers Astrid. Iris regretta alors sa décision. Si elle avait souffert en silence, alors Marguerite ne serait pas partie vers Astrid pour mieux la fuir. Cette phrase avait bien plus de sens que ça dans sa tête. La fin du film arriva bientôt. Il était tard, à force. 

Mais la soirée ne faisait que commencer. Astrid sortit une planche qu’elle qualifia de « magique » et qui selon elle servait à entrer en contact avec les esprits. Selon Iris, jouer avec cette planche était donc potentiellement très dangereux. Marguerite sembla être du même avis. Mais les autres parurent enthousiasmés par ce qu’Astrid avait apporté. Iris ne voyait vraiment pas pourquoi. Elle aimait les films d’horreur, ou du moins elle les supportait, mais elle ne ressentait pas le besoin d’entrer en contact avec les esprits. S’installant une nouvelle fois près de Marguerite qui s’était mise un peu en retrait et qui ne participait pas à la séance de contact, elle se dit que la soirée avait toutes les chances de mal tourner. Elle avait comme une mauvaise impression par rapport à la situation. Elle prit un coussin et vit Marguerite l’imiter du coin de l’oeil. Les participants à la séance joignirent les mains. Marguerite n’avait pas l’air particulièrement rassurée. Elle tremblait derrière son coussin, jetant par intermittence de petits regards affolés vers le cercle ainsi formé. 

PDV Maggie :

Tout était silencieux. Astrid alluma une bougie. Elle toussa à cause de la fumée qui lui revint dessus. Les doigts de Marguerite se crispèrent sur le coussin. Astrid prononça quelques mots, puis elle posa une question à « l’esprit ». Tout le monde sursauta quand des coups se firent entendre. 

Chapitre 1

Chapitre 6

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°29 (2e édition) Fantastique en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

29) Ecrire du fantastique en 15 mots

Un affreux monstre. Réveil en sursaut. Deux yeux brillants le fixant toujours dans le noir…

Autres essais :

  • Une main sortit de l’écran. La fissure seule lui prouva qu’il n’avait pas tout halluciné.
  • Elle sentit soudain les doigts du mannequin en plastique se refermer sur sa main.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 4

Le premier moment angoissant arriva vite. La plupart de ses invités trouvèrent la scène « excellente », mais Maggie détourna bien vite les yeux, effrayée. Elle détestait ces scènes où tout semblait calme au début, et puis tout d’un coup, quelque chose d’épouvantable apparaissait sur l’écran. C’était des scènes fréquentes, dans les films d’horreur qu’elle avait regardés jusqu’ici. ( enfin « regardés », c’était peut-être un grand mot. Elle s’était souvent caché les yeux pendant plus de la moitié du film. Elle sentit Iris sursauter à côté d’elle. Elle avait visiblement moins tendance à sursauter que Maggie, mais elle aussi était surprise par ces scènes-là. 

Maggie n’osa pas tourner la tête vers son ennemie de toujours. Elle allait probablement se moquer d’elle. Elle serra un peu plus fort son coussin, fermant fort les yeux et se retenant de se boucher les oreilles pour ne pas qu’Iris voie sa peur. C’était ridicule, mais elle avait honte. Était-elle une chochotte ? Ses amis lui avaient toujours dit de se cacher les yeux, que cela leur importait peu, qu’ils n’allaient pas se moquer. Elle l’avait donc fait. 

Mais maintenant qu’Iris était à coté d’elle, elle hésitait à le faire car elle avait peur des moqueries venant de cette dernière. Elle faisait semblant de ne pas être atteinte par les critiques d’Iris, mais en réalité, si elle réfléchissait bien, c’étaient celles qui lui faisaient le plus de mal. Bizarre, non ? 

Elle ravala donc sa peur, essayant de ne pas l’extérioriser. Mais apparemment, ce n’était pas une bonne idée. La scène effrayante suivante la fit se presser à nouveau contre Astrid. Cette dernière la prit dans ses bras, lui caressant les cheveux pour tenter de la calmer. Maggie enfouit son visage dans le creux de l’épaule d’Astrid, ne voulant plus rien voir ni entendre de ce film. A ce moment là, Iris déclara qu’elle voulait aller aux toilettes, se renseignant sur leur emplacement dans la maison. Le film se calma un peu en son absence, et Maggie se détacha peu à peu d’Astrid. 

Elle dût s’endormir, car quand elle se réveilla, le film semblait être terminé et elle avait la tête appuyée sur les genoux de quelqu’un. Qui était-ce ? Ouvrant les yeux, elle constata qu’il s’agissait des genoux d’Astrid. Par contre, ses pieds reposaient sur les genoux d’Iris. Elle se figea. Iris avait accepté qu’elle mette ses pieds là ? Peut-être que le soir d’Halloween était vraiment spécial, après tout. Un nouveau film avait commencé. Elle avait raté la fin du premier. Tant mieux. Le peu qu’elle avait vu ne lui avait pas laissé un souvenir positif. Donc ce n’était vraiment pas une grosse perte. Elle se mit à regarder le nouveau film, n’y comprenant rien car elle l’avait pris en cours de route. Elle comprit en revanche très bien qui était le monstre de cette histoire quand il surgit en gros plan sur l’écran, la faisaient sursauter violemment. Elle attrapa à nouveau son coussin. Elle sentit une main attraper sa main d’une façon rassurante. C’était Astrid. Maggie referma les yeux, trop terrifiée pour encore oser regarder. Elle serra fort la main de la personne qui lui avait pris la main. 

PDV Iris :

Elle était ennemie avec Marguerite. Maggie. Peut importait son prénom. Iris l’appelait toujours Marguerite, de toute manière. Tout le monde l’appelait Maggie, et elle ne voulait pas être comme tout le monde. Elle la détestait donc, et elle se rappelait parfaitement pourquoi : quand elles étaient en primaire, Marguerite avait renversé son yaourt sur la tête d’Iris parce que cette dernière avait dit qu’un très bon ami était stupide. Iris s’en rappelait encore. Le souvenir n’était pas des plus précis, mais le moment l’avait marquée. Elle se souvenait donc de l’origine de leur statut d’ennemies l’une envers l’autre. Bien sûr, elle se rendait bien compte que toute cette histoire était parfaitement idiote, et qu’on ne restait pas ennemis pendant plus de dix ans à cause d’une dispute aussi ridicule Mais ni l’une ni l’autre n’avaient cherché à devenir amies, et donc leur relation était restée comme ça. Elles avaient pris l’habitude d’échanger en étant sarcastiques, de se critiquer l’une l’autre. Mais au fil des années, le sarcasme était devenu une blague entre elles deux, et les critiques n’étaient pas aussi cinglantes qu’avant. Inconsciemment, elles étaient devenues plus proches. Iris le savait, elle avait beau connaitre l’origine de leur relation houleuse, elle ne voyait plus pourquoi elles se déclaraient encore ennemies. 

Chapitre 1

Chapitre 5

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°28 (2e édition) Ecrire une histoire drôle

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

28) Ecrire un sketch ou une histoire drôle

La bataille finale

C’était un matin ensoleillé. Pas un matin où l’on aurait pu croire qu’il allait se passer quelque chose de très sérieux. Ce matin-là, j’allais partir en guerre. J’avais mis mes lunettes de protection, ma combinaison, et j’avais regardé des vidéos de relaxation pour me calmer. J’avais pris mes armes, je m’étais préparée mentalement, et j’y étais allée. Bravement. Quand il fallait y aller… Je m’arrêtai devant le champ de bataille. Il y avait du boulot. Je n’avais pas rangé mon placard depuis beaucoup trop longtemps, il allait falloir s’y mettre.

Je fixai le placard du regard. Le combat de regard ne dura que quelques secondes, car j’étais la seule des deux à avoir des yeux, et en plus j’avais quelque chose d’autre à faire après, donc il fallait vraiment que je commence. Et puis, même si mon désir de faire disparaître ce placard avait été très grand, cela n’avait pas suffi à ce que mon souhait se réalise. Il fallait être à plusieurs, pour que cela fonctionne. Quand j’étais au lycée, avec quelques amis, nous avions réussi à jeter un sort à un prof. A ne pas refaire chez soi, bien sûr. C’est une très mauvaise habitude à prendre. Nous avions souhaité ne pas l’avoir en cours, pour une fois, et il avait attrapé une rage de dents. Si on n’appelle pas ça du talent…

Je m’avançai donc vers le placard, tendant une main tremblante vers la porte. Je la tirai, et aussitôt, je fus attaquée. A couvert ! J’avais apparemment cette terrible habitude qui est celle de lancer des choses dans le placard en espérant que tout va rentrer. Cette méthode nécessite au bout d’un moment, beaucoup de force et de détermination, car bien sûr, la pesanteur fait toujours son oeuvre, quand on ouvre le placard la fois d’après. Je me reçus donc sur la tête tous les objets que j’avais réussi à mettre dedans et qui avaient visiblement été en équilibre contre la porte pendant tout ce temps. C’était un peu comme s’ils se vengeaient sur moi pour leur enfermement dans cet affreux placard.

J’essayai d’en retenir quelques uns, mais dans un placard rangé avec la méthode du fourre-tout, quand le séisme a commencé, rien ne peut l’arrêter. Rien. L’humanité n’est rien face à une avalanche d’objet qui se révoltent, sortant du placard comme un seul homme. Ils me tombèrent donc tous dessus, sans que je puisse me défendre. Je finis par terre, le souffle coupé. Quelle idée d’aller mettre une trottinette, certes en plastique, mais tout de même bien lourde, au milieu des vêtements ! Et cet aspirateur, qui essayait de s’échapper par le bas du placard et qui me tomba ensuite sur le pied…Et aussi cette pile de journaux, qui avaient été maintenus en place par l’aspirateur, et qui prirent soudain vie, plongeant les uns après les autres hors de leur prison…

Je vis aussi sortir mon chat, et j’eus un temps d’arrêt. Que faisait-il là ? Il avait dû rentrer pendant que je me faisais agresser par les vêtements. Lorsque les magasines eurent fini de tomber, formant une flaque colorée sur le sol, ce fut le tour des ballons. Ce n’est jamais une bonne idée de mettre des ballons en haut d’un placard, et je le savais. Un des ballons rebondit sur ma tête en faisant un bruit retentissant. Je m’effondrai sur les magasines et les vêtements, regrettant beaucoup de ne pas avoir enlevé la trottinette avant car je m’assis dessus. Une chose était sûre, s’assoir sur une trottinette n’était pas un bon exemple d’utilisation. Cette « petite » séance de nettoyage m’avait déjà beaucoup appris. Ma chute avait soulevé une épaisse poussière qui se trouvait sur les vêtements. On se serait cru dans un clip vidéo. Je me mis à tousser. Non, dans les clips vidéo, cela avait l’air plus glamour que ça.

Ma soeur passa soudain la tête dans la pièce. Elle ne pouvait pas me voir, elle ne voyait que le haut du placard qui était presque vide, à présent. Elle me dit :

  • Eh bien, quelle efficacité ! Je venais voir comment tu te débrouillais, mais je vois que tu es un as en rangement de placards ! Mais où as-tu mis ce qu’il y avait dedans ?

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 3

…Elle dût s’endormir, car elle se réveilla en sursaut lorsqu’une main lui toucha l’épaule. Elle faillit tomber du canapé de surprise. Ouvrant les yeux, elle découvrit une Iris à l’air goguenard penchée sur elle : 

– Salut Marguerite ! Je suis un peu en avance, désolée. Ton père m’a faite entrer. Alors, ces films, tu les as ici ? 

– Iris, ne me fais pas regretter de t’avoir invitée. D’ailleurs, ce n’était pas moi, mais bon… Les autres vont apporter les films. Ils ne devraient plus tarder. 

Elles attendirent les autres en silence. Maggie dût empêcher Iris de manger des chips avant l’heure. Soudain, les lumières s’éteignirent. 

Maggie entendit un cri, réalisant une seconde après que c’était elle qui avait crié. Iris poussa elle aussi un petit cri de surprise. Les lumières finirent par se rallumer, et Astrid apparut, riant aux éclats. Elle était contente de sa blague. Les autres arrivèrent au compte goutte. Bientôt, tout le monde fut là. Astrid, Sophie, Dominique, Iris et Maggie allèrent s’assoir sur le canapé. Comme il y avait une personne de plus que d’habitude, ils étaient un peu plus serrés que d’ordinaire, mais ils avaient quand même suffisamment leurs aises, alors personne ne s’en plaignit. Des verres de jus de fruits furent remplis et les paquets de chips ouverts. Maggie se retrouva entre Astrid et Iris. Ces dernières passèrent les dix premières minutes de la soirée à se chercher des noises, visiblement mécontentes de se voir. Maggie dût taper du poing sur la table (au sens figuré, bien sûr, sinon elle aurait dû racheter la table en verre du salon) , ce qui les fit se calmer pour le reste de la soirée. Ouf ! Sophie alla mettre le premier DVD car personne n’avait vraiment envie de bouger. Maggie prépara son coussin protecteur. Iris le remarqua. Elle lui chuchota : 

– Eh bien alors, on a déjà peur ? Qu’est-ce que ce sera après ! 

Maggie l’ignora. Le film débuta. Ce soir-là, il faisait orage. Quel temps en accord avec le thème de la soirée ! Un éclair illumina le ciel et le tonnerre s’en donna à cœur joie. Maggie ne put s’empêcher de sursauter, se collant inconsciemment à Astrid qui ne réagit pas, toute habituée qu’elle était au comportement de Maggie devant un film d’horreur. Iris, par contre, n’avait jamais vu ça, et elle eut l’air étonné, voire même énervé. Mais cette expression fut très vite remplacée par une expression amusée. Elle n’ajouta pourtant rien, se concentrant sur le film. Pour le moment, il n’y avait rien eu de réellement effrayant. Le film débutait comme les autres films, en exposant au moins un peu le contexte. Selon Maggie, c’était le seul moment un peu tranquille dans les films d’horreur, mais seulement si ledit contexte était vraiment présent. Sinon, c’était l’enfer dès le début. Celui-ci avait un petit moment calme avant le début des hostilités. Tant mieux. 

Maggie n’était pas prête à ce qu’il y ait quelque chose qui fasse peur. Elle était encore un peu fatiguée par les cours, et elle avait un peu peur de ne pas avoir assez de réactivité et d’oublier de se cacher les yeux. Pour se distraire de cette appréhension, elle essaya de comprendre l’histoire du film. À côté d’elle, Astrid mangeait des chips. Le bruit l’aida à se rappeler que le film n’était qu’un film, et qu’elle vivait dans la réalité. La première demi-heure du film passa comme ça, en silence. Mais cela ne pouvait en aucun cas être aussi facile. Alors que Maggie se détendait un peu, des coups à la porte la firent sursauter. Elle détestait tellement ce heurtoir ! Elle fit un bond d’au moins vingt centimètres au dessus du canapé, s’accrochant à Astrid, la personne la plus proche. ( et la moins hostile, car Iris était aussi à côté d’elle) Sophie proposa d’aller ouvrir la porte, demandant à Maggie où elle avait rangé les bonbons. Astrid mit le film en pause pour qu’elle ne rate pas de parties importantes. C’était probablement des personnes faisant du porte à porte. Maggie se détendit à nouveau en réalisant cela. 

Mais il n’était pas bon d’entendre le bruit du heurtoir alors qu’il faisait orage, et en cours de visionnage d’un film sur un manoir hanté. C’était bien trop effrayant. Iris lui proposa le paquet de chips qu’elle tenait dans la main. Ce devait être une façon déguisée de la rassurer. Ou peut-être pas, car Maggie eut soudain la bouche en feu car les chips étaient aux épices. Elle courut boire de l’eau à la cuisine, mais cela n’aida pas vraiment. Astrid lui conseilla de boire du lait. La brûlure se fit alors plus discrète, et Maggie retourna sur le canapé. Elle reprocha à Iris de lui avoir donné des chips épicés, mais cette dernière n’eut pas l’air de réaliser ce qu’était le problème. Maggie inspira un grand coup, se retenant de la gifler. La soirée serait longue. Entre les films d’horreur et Iris, elle n’allait pas survivre ! Sophie revint avec le paquet de bonbons. Elle le fit tourner, n’ayant pas eu le courage de le remettre dans le placard. Astrid remit le film. 

Chapitre 1

Chapitre 4

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°27 (2e édition) Ecrire dans un lieu inhabituel

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

27) Ecrire à l’extérieur de chez soi ou du lieu habituel dans lequel j’écris

(Je me suis installée au grenier, et il y fait assez froid, donc je ne vais pas m’y attarder.)

Elle était dans cette atmosphère étrange propre aux lieux où personne ne vient jamais. L’unique lumière du lieu ne contribuait pas vraiment à rendre la pièce plus accueillante. Les objets, dans le noir, semblaient se transformer en toute sorte de créatures toutes plus affreuses les unes que les autres. Son imagination créative n’avait aucune limite. De jour, c’était une bonne chose, de nuit, les choses prenaient un tournant beaucoup plus inquiétant. Elle ne savait donc pas trop si c’était une qualité ou un défaut. Un peu des deux, selon les circonstances.

Son imagination lui faisait donc dire que les ombres des objets n’étaient pas innocentes du tout, allant se promener sur les murs quand cela leur plaisait. Le silence ambiant était aussi un excellent facteur pour que son imagination s’active. Elle se retourna à plusieurs reprises, s’imaginant avoir entendu un bruit ou un autres, chaque fois pour constater qu’elle était vraiment seule en ces lieux peu rassurants. Elle aurait bien aimé avoir quelqu’un avec elle. Si la personne avec elle était un être humain et ami, c’était bon. Mais si ne pas être seule signifiait être avec des êtres effrayants qu’elle n’avait pas du tout envie de voir, alors elle préférait rester seule. La solitude n’avait encore jamais tué personne, pas vrai ? Par contre, en étant mal accompagné, comme par exemple en étant avec un monstre ou un fantôme, on risquait beaucoup plus de choses.

En plus, dans cet endroit, il y avait peut-être des araignées ? Elle préférait ne pas le savoir. Mais juste au cas où, elle regarda une bonne demi-douzaine de fois autour d’elle. On n’était jamais trop prudent. Elle crut même sentir à plusieurs reprises un insecte se balader sur sa main. Mais il n’y avait rien.

Elle ressortit de cet endroit au bout de longues minutes qui lui parurent interminables. Elle avait réussi ! Elle avait fait le challenge d’Halloween qui consistait à rester pendant un temps donné dans un endroit effrayant ! Elle repartit chez elle, toute contente.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 2

C’était l’heure du premier cours. Iris et Maggie l’avaient en commun, car elles avaient choisi la même troisième langue: l’italien. Pas de chance… Elles avaient grimacé, en découvrant ça. Mais en étant ennemies jurées, il aurait été plutôt difficile pour elles de se concerter là-dessus.

Pendant tout le cours, Maggie ne cessa de se demander pourquoi tout d’un coup Iris venait à la soirée alors qu’elle n’était amie avec aucun des invités. Pourquoi avait-elle accepté ? Parce qu’elle aimait les films d’horreur ? Cela ne pouvait être que pour ça, car elle n’avait encore jamais manifesté l’envie de faire quoi que ce soit en leur compagnie. Peut-être était-ce pour pourrir la soirée de Maggie ? C’était sans doute le plan qu’elle avait en en tête. Mais elle n’y parviendrait pas. De toute manière, la soirée allait déjà être angoissante pour Maggie à cause des films d’horreur, alors la présence d’Iris n’allait pas rendre les choses pires qu’elles ne l’étaient déjà. À part peut-être si elle commençait à se moquer d’elle. 

A moins qu’elle aussi déteste les films d’horreur et qu’elle ait menti pour ne pas perdre la face devant Maggie ? Une voix fit soudain sursauter Maggie. La prof était en train de l’interroger, et elle n’avait rien écouté depuis le début du cours. Elle entendit des rires. Se tournant, elle vit que Iris riait aussi. Elle rougit de honte, baissant la tête et se mettant à prendre furieusement des notes jusqu’à la fin du cours. Lorsque la sonnerie retentit, elle bondit pratiquement hors de la salle pour éviter Iris. Elle n’avait pas d’autre cours en commun avec elle, heureusement. Elle passa donc la journée loin de son ennemie jurée. Par contre, elle avait des cours avec Sophie, Astrid et Dominique. Le fait qu’Iris venait à la soirée ne put pas être débattu car tout le monde avait des devoirs à faire avant la soirée et la classe s’empressa de partir pour ne pas manquer le bus. 

Arrivée chez elle, Maggie expédia ses devoirs avant de s’intéresser au vif du sujet : la soirée Halloween. Elle s’était avancée sur ses devoirs les plus longs pendant la semaine en vue de pouvoir préparer la fête en paix, sans avoir à écrire des pages et des pages pour le cours de français, ou encore à apprendre la leçon d’histoire pour la fois d’après. Il ne lui restait donc que de l’italien à faire, ce qu’elle termina en à peine une demi-heure. Elle se consacra ensuite à la préparation de leurs soirée. Ladite soirée aurait lieu chez elle, cette année. Ils alternaient pour que personne ne se dispute sur ce point. C’était une idée de Sophie qui détestait les disputes. Elle avait souvent de bonnes idées, tout le monde le reconnaissait. 

Celle-ci était tout particulièrement bonne car ils avaient essuyé bien trop de disputes par le passé, il avait fallu trouver une solution pérenne. Et c’était celle-là. Donc cette année, Maggie était l’hôte. Elle avait acheté de quoi nourrir la tribu et de quoi l’abreuver pour la soirée ( que des jus de fruits, étant donné comment leur dernière soirée Halloween s’était finie… ( avec une Sophie qui pleurait toutes les larmes de son corps car elle avait « fait mal au meuble », et Astrid qui avait eu l’idée saugrenue d’empiler les amuse-gueules jusqu’au plafond…Et ce n’était pas les trois-quarts de ce qu’il s’était passé ce soir-là. Non, vraiment, plus jamais. ) Elle avait aussi prévu des couvertures pour se cacher les yeux si besoin (pour elle, puisque personne d’autre n’allait en avoir besoin, apparemment). Les autres devaient amener les films et leur personne. 

Le père de Maggie passa soudain la tête dans le salon : 

– Bouh ! 

Elle sursauta, laissant tomber les couvertures qu’elle était en train de déplacer vers le canapé. Son père déclara : 

– Tu sais Maggie, je ne comprends pas pourquoi vous continuez à organiser cette soirée avec tes amis, étant donné que tu détestes les films d’horreur. Tu sursautes même alors qu’il n’y a rien !Tu es un mystère pour moi.

– Mais enfin Papa, tu sais bien que c’est la tradition de notre petit groupe ! Pour rien au monde je ne manquerais une de ces soirées. Mais c’est vrai que je n’aime pas du tout les films d’horreur. Ah, au fait, on a une invitée en plus : Iris. 

– Iris ? Mais je croyais que tu la détestais ? 

– Elle va venir, je ne saurais pas t’expliquer comment c’est arrivé, mais elle sera là. Elle adore les films d’horreur, apparemment. On va bien voir si c’est vrai. En tout cas, elle n’a pas intérêt à se moquer de moi. 

Son père repartit bientôt de la pièce, déclarant qu’il leur laisserait le champ libre ce soir, il sortait avec des collègues. En sortant, il plaisanta : 

– Je te fais confiance, pas de casse ! 

Maggie lui tira la langue en guise de réponse. Il partit et elle se remit à agencer les coussins et couvertures sur le canapé. Leurs soirées Halloween se déroulaient généralement dessus. Elle se mit bientôt à regarder par la fenêtre en attendant que ce soit l’heure de la soirée. Elle avait encore un peu de temps. Elle se demanda si Iris savait où et quand se tenait la soirée. Elle demanda à Dominique si quelqu’un avait pensé à donner ces informations à l’invitée soudaine, mais elle n’obtint pas de réponse. Avec Dominique, les messages sans réponse étaient courants. La technologie ne lui plaisait pas, alors bon … Maggie retenta sa chance avec Astrid qui lui répondit à la seconde. Apparemment, elle avait renseigné Iris sur ces points-là. Maggie regarda à nouveau par la fenêtre. 

Dehors, elle vit des groupes déguisés passer dans la rue. Les enfants faisaient le porte à porte traditionnel tôt pour ne pas se retrouver à évoluer dans des rues sombres et potentiellement dangereuses pour eux. Maggie n’avait jamais trop aimé cette tradition. Déjà parce qu’elle n’avait encore jamais réussi à se rappeler que pour avoir des bonbons à leur donner, il fallait en avoir acheté d’abord. C’était de la logique pure, et pourtant elle n’arrivait pas à le comprendre, semblait-il. Une autre raison pour laquelle elle n’aimait pas trop cette tradition: le heurtoir à sa porte. 

Déjà que d’ordinaire il la faisait sursauter, alors le soir d’Halloween, c’était largement pire. Ce son était fort et lugubre. Elle ne l’aimait pas. Elle détourna son regard de la fenêtre. Elle aurait pu citer encore beaucoup de raisons pour lesquelles elle n’aimait pas trop le principe du porte à porte le soir d’Halloween, comme par exemple les déguisements parfois un peu trop bien faits, mais elles étaient bien trop nombreuses pour qu’elle puisse vraiment lister toutes ces raisons. Elle retourna vers le canapé, s’asseyant dessus en attendant les autres. 

Chapitre 1

Chapitre 3