Apogée

Sa carrière était à son apogée. Tout allait bien. Vraiment, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La vie lui souriait. Tout était lancé. Enfin. Il avait longtemps espéré devenir célèbre. Et puis une de ses chansons était soudain devenue plus célèbre que les autres, le propulsant au rang de star, parmi les plus grands. Ses fans l’adoraient, ses chansons avaient du succès. Il était invité à toutes les soirées huppées. Il connaissait toutes les personnalités qui avaient la côte en ce moment. Il recevait constamment des cadeaux, des lettres, des mails de fans. Mais alors, qu’est-ce qui n’allait pas ? A première vue, rien. Mais il se sentait mal, d’une certaine manière. Il ne savait pas vraiment ce qui le chagrinait, mais cela le souciait suffisamment pour que ses proches commencent à le remarquer.

L’apogée d’une carrière était normalement ce que tout artiste souhaitait. Mais lui ne ressentait pas cela, maintenant qu’il en était arrivé là. Est-ce que tout était devenu trop facile ? Trop doré ? Est-ce qu’il s’ennuyait, après l’avoir souhaité pendant longtemps ? Est-ce qu’il ne voulait finalement plus de cette vie ? Etait-il arrivé au sommet de sa carrière, une place enviée de beaucoup d’artistes, seulement pour se dire que finalement ce n’était pas pour lui ? Au fond, c’était peut-être une lassitude qui lui était tombée dessus. Le temps d’en arriver là, il avait pris un peu d’âge, et les horaires fous de la vie d’un artiste devenaient un peu difficiles à gérer. Sans cesse en déplacement, perdu entre les décalages horaires, toujours en train de dormir dans un coin du bus, il avait peut-être perdu le fil.

Et donc, à l’apogée de sa carrière, il décida de faire une pause pour réfléchir, se recentrer sur lui-même, décider ce qu’il voulait vraiment. Car personne d’autre que lui ne pouvait savoir cela.

Vous cherchez de la lecture ?

Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

« Un Noël pour tous » est une fiction de 6 chapitres qui se suivent sur le thème de Noël. extrait Extrait : « – Lotin ! Regarde ! J’ai trouvé quelque chose dans la neige ! Le frère jumeau de la petite fille qui venait de crier se précipita dans la direction de sa sœur. Il était très curieux de … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

Nouvelle fiction : L’éveil !

L’éveil est une fiction en 6 chapitres qui se suivent. Elle est écrite entièrement à la 2e personne du pluriel. Extrait : Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. […] Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. […] Mais où cela va-t-il … Lire la suite Nouvelle fiction : L’éveil !

Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

« Juste un Halloween de plus » est une histoire comportant 6 chapitres qui se suivent sur le thème d’Halloween (elle ne fait pas peur) . Ils s’échelonneront sur la semaine qui précède Halloween, jusqu’au soir du 31. Extrait : « Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

Miracle

Miracle. Généralement, quand on entendait ce mot, on s’attendait à quelque chose de positif, quelque chose de merveilleux, d’inespéré. C’était un peu comme le beau temps après la pluie, un véritable arc-en-ciel dans une vie. C’était une bonne chose, et surtout, c’était rare. Suffisamment rare pour qu’on ne puisse pas s’en lasser. Cela n’arrivait qu’une fois dans une vie, et parfois cela n’arrivait pas du tout. On espérait donc un miracle. C’était difficile à obtenir, un miracle. C’était aléatoire. C’était précieux. C’était le summum. Un grand bonheur. Peu de gens en avaient vu, et encore moins de persones avaient personnellement vécu un miracle. Dans l’esprit des gens, un miracle était donc merveilleusement positif.

Mais tout le monde ne pensait pas comme ça. Assise sur un banc, elle venait encore de vivre un « miracle ». Elle en vivait généralement plusieurs fois par jour, et elle n’était pas ravie de vivre ça. Pourquoi ? Pourquoi en avait-elle vécu tant alors que c’était censé être très rare ? Était-elle plus chanceuse que les autres ?

Tout simplement parce que pour elle, le mot « miracle » ne signifiait pas ce que la plupart des gens pensaient. Ce n’était pas quelque chose de positif, inattendu et rare. Cela lui arrivait tous les jours, elle se doutait que cela allait se produire, et en plus c’était tout le contraire de quelque chose de positif. C’était même vraiment négatif. En fait, sa version du mot était l’inverse exact de la signification adoptée par le commun des mortels. Un miracle était ( ironiquement) un moment de profonde malchance, comme par exemple le fait qu’elle ait cassé sa cafetière sans faire exprès un jour où elle avait particulièrement besoin de caféine, ou encore un moment où, dans une rue extrêmement large, elle avait réussi à se cogner dans un autre piéton car elle regardait les jolies maisons du quartier. Cette fois-ci, elle avait manqué une marche dans l’escalier pendant sa journée de travail, et elle s’était retrouvée dans les bras de sa chef qui montait justement l’escalier. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais ce ne serait pas drôle, sinon. Elle avait eu une tasse de café brûlant à la main au moment de sa chute et elle l’avait renversée sur la chemise de sa chef au cours de sa chute. Quelle malchance ! Ce jour là, elle avait espéré qu’aucun autre miracle ne lui arrive. Et c’était là qu’elle avait fait tomber ses clefs par la fenêtre du sixième étage….

Espoir

Tous les soirs, elle s’y rendait. Tous les soirs, il lui fallait revenir chez elle. Tous les soirs, elle espérait. Et tous les soirs, c’était la même chose. Elle regardait l’horizon, elle restait là pendant des heures, et il ne se passait jamais rien. Jamais. Alors pourquoi revenait-elle là à chaque fois ? Mystère. Elle-même n’en était plus très sûre. Qu’attendait-elle vraiment ? Que voulait-elle qu’il se passe ? Plus le temps passait, plus elle était perdue. Elle avait tant espéré, et cela n’était pas arrivé. Elle commençait d’ailleurs sérieusement à penser que cela n’arriverait jamais. Elle aurait vraiment aimé qu’un jour, en regardant la mer depuis la plage, elle voie quelque chose d’inhabituel. Quelque chose qui la fasse sourire. Quelque chose qui la fasse courir vers l’eau. Quelque chose qui n’était qu’un rêve. Et les rêves, on finissait toujours par en sortir. Par se réveiller. Son rêve à elle, il l’emprisonnait. Elle revenait chaque jour voir si quelque chose allait arriver par la mer, faisant trembler l’eau et bouleversant sa vie.

Elle avait déjà été bouleversée une première fois, sa vie. Elle n’était pas certaine de pouvoir supporter ce genre de grand bouleversement une nouvelle fois. C’était la raison pour laquelle elle n’était pas sûre qu’elle voulait qu’il se passe quelque chose, en réalité. En plus d’attendre chaque soir, elle allait voir tous les jours si le bateau qui transportait les denrées alimentaires et les lettres n’avait pas du courrier pour elle. Bien sûr, elle aurait pu attendre que l’employé de la mairie fasse sa tournée, mais elle ne voulait pas attendre. Ce soir, elle était encore sur la plage, et elle espérait. Comme toujours. Que cette personne allait revenir. Ou au moins lui envoyer une lettre. Donner signe de vie après son départ de l’île en annonçant un retour rapide. Cette personne était partie il y a 5 ans déjà. Et elle attendait toujours. Sa vie s’était arrêtée à cause de cette personne.

Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

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Nouvelle fiction : L’éveil !

L’éveil est une fiction en 6 chapitres qui se suivent. Elle est écrite entièrement à la 2e personne du pluriel. Extrait : Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. […] Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. […] Mais où cela va-t-il … Lire la suite Nouvelle fiction : L’éveil !

Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

« Juste un Halloween de plus » est une histoire comportant 6 chapitres qui se suivent sur le thème d’Halloween (elle ne fait pas peur) . Ils s’échelonneront sur la semaine qui précède Halloween, jusqu’au soir du 31. Extrait : « Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

Macareux

Ils venaient chaque jour pour l’écouter parler. C’était un vieil homme qui vivait sur la plage. Personne ne savait d’où il venait exactement. Quand on lui demandait, il répondait qu’il venait d’un peu partout, ce qui était une réponse extrêmement vague. Il avait apparemment beaucoup voyagé, et peut-être ne se souvenait-il plus du tout d’où il venait vraiment. Il était âgé et il arrivait que sa mémoire défaille un peu. Mais pour les histoires, elle ne le laissait jamais tomber. Il se rappelait d’énormément de moments qu’il avait pu vivre. Et il les racontait d’une voix posée qui faisait bien entrer dans le récit. Ses histoires étaient toujours cohérentes, et elles fascinaient les habitants du coin qui venaient l’écouter aussi souvent qu’ils le pouvaient, le payant même parfois pour qu’il continue à leur conter son passé.

Une bande de jeunes s’intéressait tout particulièrement à ce vieil homme et à ses histoires. L’un d’entre eux avait demandé au vieillard s’il pouvait les retranscrire pour que d’autres personnes puissent en prendre connaissance si jamais un jour il n’était plus là pour les raconter. Le vieil homme avait accepté. Depuis, le jeune venait lui montrer les histoires retranscrites. Il projetait de les faire publier sous le nom du vieux monsieur.

Un jour, le vieux monsieur leur raconta une histoire un peu particulière. D’ordinaire, ses histoires avaient pour protagonistes des humains, mais cette fois-ci, les héros étaient des animaux. C’était l’histoire d’une amitié entre deux animaux. Un macareux et un dauphin. Cela pouvait arriver, mais c’était quand même assez rare que ces deux animaux deviennent amis. Le vieux commença donc à raconter.

C’était un soir d’été ily a bien longtemps. Un soir d’orage. Le tonnerre grondait et les éclairs s’en donnaient à coeur joie. Le conteur était adolescent, pendant cette histoire. A minuit, il avait réveillé par un coup de tonnerre. Puis il ne s’était pas recouché, ayant trouvé fascinant le spectacle des éclairs dans le ciel. Étant jeune et inconscient, il était alors sorti sous la pluie pour aller voir les éclairs de plus près. S’arrêtant dans son récit, le vieil homme dit au groupe de jeunes de ne pas l’imiter, que c’était très dangereux. Il vallait mieux rester dedans lors d’un orage. Il était donc sorti sous les trombes d’eau. Rien n’aurait pu l’arrêter. Il était parti vers le ponton qui donnait directement sur la mer. Encore aujourd’hui, il ne savait pas bien ce qui l’avait poussé à s’y rendre. La main du destin ? En tout cas, lorsqu’il était arrivé sur le ponton, il avait vu un oiseau tomber dans la mer, probablement épuisé d’avoir dû voler sous la pluie. Il avait sorti ses jumelle de sa poche, celles qui ne le quittaient jamais depuis qu’il les avait reçues pour Noël, et il avait vu quelque chose d’étonnant. L’oiseau ne s’était pas noyé comme il aurait pu le croire. Non, il venait d’être sauvé par un dauphin. Le dauphin était venu le porter jusqu’au ponton. L’adolescent qu’était à ce moment là le conteur avait été ébahi de voir ça. L’oiseau, couché sur le ponton, avait commencé à bouger faiblement. Puis, peu à peu, il avait repris des forces. Le dauphin était toujours là, juste à côté de l’oiseau qui était un jeune macareux. D’ordinaire, ces oiseaux n’avaient aucun problème acec la mer, mais celui-ci avait été épuisé. Ses forces l’avaient abandonné et il aurait été mort sans son sauveur. L’adolescent avait regardé toute la scène d’un peu plus loin. Il avait vu la rencontre qui allait mener à une incroyable amitié entre les deux animaux. Depuis cette nuit, il les avait vus très souvent ensemble. Ims ne s’étaient plus quittés. Il se rappelait même avoir pris une photo. Mais il ne savait pas où elle était. Il était venu chaque jour pour voir si les deux animaux étaient toujours là. Un jour, il ne les avait plus jamais revus. Le lendemain du jour où le vieil homme leur avait raconté cette histoire, les jeunes revinrent sur la plage. Ils cherchèrent le vieil homme. Ils ne le trouvèrent pas. Personne ne le retrouva jamais. Plusieurs années plus tard, le jeunes qui avait retranscrit les histoires fit publier un livre au nom du vieil homme. Il eut beaucoup de succès. Les histoires perdurèrent mais le vieux conteur avait disparu.

Authenticité

L’oeuvre était là. Placée bien au milieu du mur. Jalousement gardée. Bardée de systèmes d’alarmes différents. Quand les visiteurs venaient l’admirer, ils restaient parfois plusieurs heures à la contempler, à la commenter, à prendre des photos ( sans flash, pour ne pas l’abîmer) ou encore à essayer de la dessiner. C’était une très belle oeuvre, qui avait sa place dans ce musée. Elle avait même bien plus que sa place, puisqu’elle était la pièce maîtresse de la collection précieuse des lieux. Elle avait besoin de toute une équipe de guardiens pour empêcher les vols. Personne n’avait encore essayé, mais mieux valait être prudent. Cette équipe de guardiens avait un chef qui coordonnait leurs rondes. Des caméras de surveillance leur permettait aussi de surveiller toit ce qui se produisait dans le secteur de ladite oeuvre. Nuit et jours, ils arpentaient les couloirs adjacents à la salle de l’oeuvre. Certains d’entre eux se plaçaient directement dans la salle pour être au plus près. Non, vraiment, cette oeuvre était certainement celle qui était la mieux surveillée du monde.

Le chef des guardiens avait l’habitude de faire deux fois plus de rondes que les guardiens placés sous ses ordres. Il était directement responsable de la sécurité de l’oeuvre, après tout. Son devoir était de la protéger. Bon, en réalité, l’oeuvre était bien trop volumineuse pour qu’un vol puisse passer inaperçu. Ce fut sans doute pourquoi personne ne pensa qu’on aurait pu la voler un jour. Ça et l’impressionant système de sécurité semblaient rendre la chose impossible. Ce ne fut qu’un jour, lorsque la toile fut envoyée à l’atelier de restauration que l’on se rendit compte que ce n’était pas la bonne peinture. Quelqu’un avait dû voler la vraie et la remplacer par une excellente copie que l’on avait crue authentique jusqu’ici.

Zombie (Série lettres 3 : 26/26)

Il avait l’habitude de prendre la voiture pour rentrer chez lui après le travail, mais ce soir-là, le soir d’halloween, évidemment, sa voiture était tombée en panne. Il était donc obligé de rentrer à pieds. Il n’aimait pas vraiment se promener seul dans le noir d’ordinaire, mais le fait que ce soit le soir d’halloween n’arrangeait rien. Il aurait vraiment préféré être au chaud et en sécurité dans sa voiture. Car là, à pieds, il ne pouvait pas faire grand chose s’il se passait quelque chose de surnaturel.

En réalité, la seule chose qui allait se produire, c’était qu’il allait attraper un bon rhume. Car il ne faisait vraiment pas chaud, et le manteau qu’il avait pris n’était pas assez épais à son goût, à présent qu’il l’avait testé en conditions réelles. Il marchait donc dans la rue sombre et silencieuse. Heureusement, les réverbères fonctionnaient. Mais à cause d’eux, il n’arrêtait pas de voir des ombres à tous les coins de rue. Ce n’était pas bon pour son rythme cardiaque.

Alors qu’il commençait à se tranquilliser un peu, n’ayant vu personne de déguisé ou de surnaturel dans cette rue, il sursauta violemment en voyant apparaître une silhouette au bout de la rue. C’était un zombie. Il aimait bien les films d’apocalypse, mais que le film se confonde avec la réalité n’était pas dans ses plans. Il se mit à courir comme un dératé dans la direction opposée, ne se préoccupant vraiment pas du fait qu’il s’éloignait de chez lui en le faisant. Il ne vit pas le zombie s’arrêter, l’air étonné, retirer son masque, et continuer dans la rue suivante, sac de bonbons à la main.

Et vous, avez-vous une frayeur d’Halloween à raconter ?

Yacht (Série lettres 3 : 25/26)

Elle se promenait dans le port. D’ordinaire, elle ne jetait qu’un regard distrait vers les bateaux étant pressée de rentrer chez elle, mais ce jour-là, elle avait décidé de les observer. Elle avait du temps devant elle car elle était en vacances. Et contrairement aux autres fois où elle était passée par ici, elle allait les regarder calmement, avec attention. Elle allait marcher normalement, et non pas à petits pas pressés et nerveux comme elle le faisait d’habitude.

Laissant son regard traîner sur les bateaux, elle remarqua bientôt que la plupart étaient des yacht. Et des signes que des personnes habitaient actuellement dessus pouvaient être vus sur certains d’entre eux. C’était les vacances d’été, ce n’était pas anormal que des vacanciers soient là. Elle se mit bientôt à imaginer la vie des personnes sur chacun des bateaux en passant à côté.

Sur le premier, elle pouvait voir une corde à linge. Des vêtements avaient été étendus et séchaient au soleil. A en juger par ce qu’elle voyait, ce devait être une famille ayant au moins deux enfants. Un bébé et un autre enfant un peu plus grand. Elle vit aussi des jouets qui traînaient sur le pont du bateau. Des cris d’enfants qui jouent pouvaient être entendus de l’endroit où elle se trouvait. Peut-être les enfants avaient-il invité des amis pour jouer ?

Sur le bateau suivant, elle vit uniquement des habits d’adultes. Elle imagina que c’était un couple qui venait passer ses vacances là et qui retrouvait parfois des amis lors de sorties en groupe. Le bateau qu’elle vit ensuite lui fit vraiment penser à une maison. La personne qui y habitait n’était pas un touriste, a priori. C’était un habitué de la mer. Elle le vit d’ailleurs cuisiner sur le pont. Elle lui fit un signe de la main, auquel il répondit avec un sourire.

Et vous, avez-vous déjà vécu sur un bateau ?

Strength

French version

Be strong, her mother told her every day. Be strong and never let anyone tell you it’s impossible. Anything is possible as long as you want it to be. Be strong and fight, my daughter. Everything we’ve gotten, we’ve fought for. Be strong. Don’t let anyone step on your feet. Be strong, you’ll see, it’s important. And everything you think is useless is still an action to move forward in this world.

Yes, going to school when you live so far away is a strength. So be strong and go. Too many children don’t have access to it at all. Going down dangerous paths, arriving only after hours and hours of walking, is their daily life. And they go. They don’t give up. This is their chance and they know it. Be strong, and persevere, like them.

Be strong by protesting like Rosa Parks. Let your voice be heard. Make the world move in a positive direction. Make your life the way you want it to be. You can do it.

Strength is not necessarily physical strength. It can be mental, and in this world it is worth its weight in gold. So be strong and spread your wings when you are ready. There is strength in everyone. You just have to tame it, to coax it. Be strong, said his mother. You will go far.

Be strong. Be strong, and ask for help if you need it. Being strong doesn’t mean being on your own. Asking someone else doesn’t mean failing.

Strength is many things.

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Xboard (Série lettres 3 : 24/26)

Elle n’avait jamais entendu parler de ce sport, le x-board. Tout son entourage lui en avait parlé, mais elle n’avait jamais vu d’articles dessus. Donc elle ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait. Elle avait bien envie d’essayer, mais elle ne comprenait pas ce qu’il fallait faire, concrètement. Elle essaya donc d’écouter un peu plus ce que lui disaient ses amis sur ce nouveau sport.

L’un d’eux déclara que le x-board était maintenant un sport olympique. Une autre conversation lui fit comprendre qu’il fallait tenir sur une planche, un peu comme sur un skateboard ou un snowboard. Puis elle finit par comprendre que le x-board avait à la fois un lien avec le snowboard et le skateboard, et pas seulement parce que le sportif qui en faisait était sur une planche.

Apparemment, c’était un sport sur neige, où le x-boarder était sur un skateboard dont on avait enlevé les roues. Donc c’était plus ou moins du snowboard, mais sans que le x-boarder soit attaché ? Ce sport avait l’air dangereux. Maintenant qu’elle comprenait de quoi il s’agissait, elle n’avait plus très envie d’essayer.

Connaissiez-vous le X-board ? (moi non)

Web radio (Série lettres 3 : 23/26)

Il avait décidé de créer une web radio. Depuis qu’il était arrivé à la fac, il n’avait rien fait de particulier en dehors des cours. Il ne s’était pas inscrit à des associations et n’avait pas non plus fait de sport. Ses parents n’arrêtaient pas de lui dire qu’il serait bon pour lui de créer des liens avec les autres étudiants d’une manière ou d’une autre, et que les associations étaient un très bon moyen de se faire des amis dans un endroit où la plupart des étudiants étaient et resteraient toujours de parfaits inconnus les uns pour les autres.

Le rôle des associations était de rapprocher les étudiants, il devait donc s’y inscrire. Après un an sans association, il se décida enfin à faire quelque chose. Il n’arrivait pas à se rapprocher des étudiants de sa licence, car il n’était pas très liant de nature. Il préférait avoir des amis qui avaient des goûts similaires aux siens, pas des connaissances qui ne se rappelleraient pas de lui l’année suivante.

Il avait donc décidé de créer une web radio, une nouvelle association à son goût. Il monta son stand le jour de la prérentrée, et il attendit de voir qui allait le rejoindre. Ce ne fut pas facile de rassembler des personnes, mais il réussit à trouver des collègues pour sa web radio, et aussi des amis qui restèrent longtemps ses amis.

Et vous, avez-vous fait partie de clubs à la fac ?