Ah, les vacances (chapitre 2) : En danger

Dans le chapitre précédent…

C’est le début de l’été et les touristes arrivent sur leur lieu de vacances. Il fait beau et chaud.

Elle savait parfaitement que c’était une mauvaise idée. Et pourtant, elle était en train de le faire. Pourquoi ? Elle ne savait pas exactement. Elle se souvenait juste qu’on l’avait poussée à le faire, et que c’était une idée idiote. Et maintenant, elle était dans la mer, à s’agiter comme une furie et à crier.

Elle avait rencontré ses amies de plages une heure auparavant. Elle n’était pas stupide, et elle avait bien compris que mettre en place un plan foireux dont le brainstorming n’avait duré que cinq minutes et avait été accompagné de gloussements, surtout venant d’une bande de filles qui ne savaient visiblement pas que la mer pouvait être un redoutable ennemi en dépit du fait qu’elle avait l’air calme était forcément voué à l’échec.

Quand ses « amies » lui avaient montré le beau nageur-sauveteur, elle s’était laissée convaincre, mais plus parce qu’elle s’ennuyait que parce qu’elle était réellement intéressée. Les filles lui avaient dit que « ça marchait toujours ». Mais à présent, elle se disait que c’était stupide, parce que si ça se trouvait, il allait la sauver elle, et pas quelqu’un qui était réellement en train de se noyer. Elle allait peut-être causer la mort de quelqu’un d’autre, à vouloir séduire le nageur sauveteur qui selon les filles ressemblait à Apollon. (elle n’était pas du tout de cet avis, soit dit en passant)

Quand les filles l’avaient encouragée à le faire, elle s’était dit que faire semblant d’être en train de se noyer était une idée assez amusante. Mais comment avait-elle pu penser ça ne serait-ce qu’une seconde ?! C’était parfaitement idiot, comme façon de penser ! Et ça mettait en danger la vie du nageur sauveteur autant que la sienne.

Ils l’avaient vue. Elle savait nager, et elle n’avait aucun problème pour se maintenir la tête hors de l’eau, mais elle fit semblant de couler un peu. Elle avait commencé, autant terminer. C’était pathétique, hein ? Elle vit une silhouette quitter une des chaises sur la plage, et un des nageurs sauveteurs courut vers la mer. Elle ne put pas voir s’il s’agissait de celui pour lequel elle et ses « amies » avaient imaginé ce plan. Elle était trop loin. Elle sentit un poisson lui frôler la cheville, comme s’il lui reprochait ce qu’elle était en train de faire. Elle se sentait un peu coupable, et elle aurait bien aimé être tranquillement sur sa serviette, et pas dans la mer, à attendre qu’un nageur sauveteur vienne la chercher alors qu’elle n’avait même pas besoin de lui. Elle aurait été en train de faire des mots mêlés, son jeu préféré à faire en vacances. Elle aurait été en train de profiter du beau temps, du paysage paradisiaque. Mais non, apparemment, elle n’avait pas su rester sur la plage, il avait fallu qu’elle aille provoquer des catastrophes.

Le nageur sauveteur, elle ne voyait toujours pas qui c’était car la personne était en train de nager, allait bientôt arriver à sa hauteur.

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Chapitre 3

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2 commentaires sur “Ah, les vacances (chapitre 2) : En danger

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