(Le destin, ce puzzle) Chapitre 26 : Zénith

Daisy arriva avec sa tablette dans le salon, toute excitée. Elle arriva dans le salon où se trouvaient Mina et Paula, qui étaient avachies sur le canapé, n’ayant plus aucune énergie après avoir passé des heures en cours. L’arrivée de Daisy ne les fit donc pas réagir du tout. Ne se démontant pas, Daisy sautilla sur place, des étoiles plein les yeux. Elle s’écria qu’une chanteuse géniale, absolument fa-bu-leuse était en train de faire un live sur internet ! 

Toujours aucune réaction. Daisy sauta sur le canapé, se plaçant entre les deux filles. Elle alluma sa tablette, montant le son au maximum. Elle leur expliqua que la chanteuse était au sommet de sa carrière, et qu’elle rejouait toutes ses chansons les plus connues pour l’occasion. Elle était dans la musique depuis dix ans aujourd’hui ! Mina ne tourna même pas la tête pour regarder le live. Elle était trop fatiguée pour entendre Daisy parler aussi énergiquement. Paula laissa tomber sa tête sur l’épaule de Daisy, regardant l’écran avec elle. 

Au bout d’un moment, Daisy tourna la tête vers Mina qui n’avait rien dit depuis le début et ne s’était pas rapprochée non plus, ne montrant aucun intérêt pour la chanteuse préférée de Daisy. Cette dernière s’était endormie contre l’accoudoir du canapé. Daisy se tourna alors vers Paula. Son amie ne dormait pas, mais elle peinait à garder les yeux ouverts. Elle décida de la soulager, éteignant la tablette pour qu’elle ne se sente pas obligée de regarder, lui disant qu’elle pouvait dormir, si elle voulait. Elle leur montrerait la rediffusion du live le lendemain si elles voulaient le voir. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 25 : Yo-Yo

Etre réveillée par un bruit étrange venant du salon et un « Zut ! » chuchoté n’était vraiment pas la meilleure façon de se lever du bon pied un samedi matin. Surtout à sept heures du matin. Sept heures du matin ! Qui se levait si tôt ? Daisy, apparemment, et elle ne faisait aucun effort pour ne pas déranger ses colocataires qui auraient bien aimé dormir un peu plus. Pour une fois qu’elles n’avaient pas à se lever tôt à cause des cours, leur grasse matinée était interrompue par Daisy. Paula se traîna hors du lit, un peu énervée mais encore très endormie. Qu’avait-elle encore fait ? 

Daisy était une étudiante en art et musique, mais ce qui était artistique ne semblait pas avoir d’impact sur sa vie quotidienne. Depuis qu’elles la connaissaient, Daisy avait déjà cassé beaucoup de choses dans l’appartement, et cela incluait des tableaux et/ou vases. Avait-elle quelque chose contre les objets artistiques ? C’était un peu surprenant, de la part d’une personne qui les étudiait, non ? Mais peut-être en avait-elle assez, de les étudier, ces objets. 

Paula émergea de sa chambre, trouvant une Daisy qui avait un air coupable dans le salon. Elle tenait un yoyo dans sa main et un cadre gisait sur le sol. Le verre de ce dernier était en piteux état. Heureusement qu’elles n’achetaient pas de véritables tableaux pour décorer leur appartement. En tout cas, Paula put deviner ce qui était arrivé au pauvre tableau en une demi-seconde. C’était plutôt évident. Daisy avait acheté un yoyo sans leur dire, et elle avait joué avec et fait des dégâts avec. Si elle leur avait dit, les deux autres le lui auraient aussitôt confisqué. Ce qui aurait été une bonne chose pour le tableau dont le verre avait été démoli sauvagement par ledit yoyo. 

Mais bon, ce qui était fait était fait, et Paula ne put rien faire d’autre que ramasser les morceaux pendant que Daisy se lamentait. Elle ne voulait pas que quelqu’un marche dessus et se blesse.Lorsqu’elle eut terminé de nettoyer, elle fixa Daisy du regard, sans rien dire. Elle attendait l’explication. Le pourquoi du comment. Comment avait-elle réussi à casser le tableau alors que la logique aurait voulu qu’elle se tienne au milieu de la pièce pour ne rien casser ? Daisy baissa la tête, bredouillant une histoire très semblable à celle que Paula avait imaginé. Mina n’arriva que plusieurs heures plus tard, s’arrêtant net devant l’endroit où le tableau s’était trouvé avant l’incident. Elle haussa un sourcil, mais ne dit rien. Elle avait l’habitude des frasques de Daisy. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 24 : Xyste (Association sportive)

Tout avait commencé avec un dépliant. Un simple dépliant. Oui, mais pas n’importe lequel. Celui d’une association sportive. Daisy et Paula l’avaient vu sur la table du séjour, mais elles n’y avaient pas prêté attention du tout, très occupées à cause de leurs cours et des devoirs à faire. C’était en fait Mina qui l’avait posé là dans l’espoir de les convaincre de s’inscrire avec elle à ce club. Mais comme elles ne l’avaient jamais remarqué et qu’il traînait sur la table depuis des mois, elle n’avait jamais pu leur en parler. Elle savait que si elle leur en parlait directement, elle allait forcément essuyer un refus catégorique et unanime. Ces deux-là étaient allergiques aux choses nouvelles, encore plus si c’était du sport. 

Elle avait donc monté un plan infaillible (en principe) pour les faire aller à ce club sportif avec elle. Elle le leur avait demandé pour son anniversaire. Lorsque les filles lui avaient demandé ce qu’elle voulait comme cadeau, elle leur avait demandé de l’accompagner à ce xyste, à cette association sportive. Elles avaient évidemment commencé par refuser tout net. C’était dans leur nature, après tout. Mais Mina avait su les culpabiliser. Après tout, c’était quand même tout ce qu’elle leur demandait comme cadeau pour son anniversaire. Aller voir ce club qui lui tenait tant à coeur. Elles acceptèrent au bout d’un moment, réalisant qu’elles n’avaient pas à payer pour un cadeau très cher. 

Le jour j, Mina les mena donc au club. Elles eurent la surprise de constater qu’il s’agissait d’un club de pétanque ! Les deux allergiques au sport furent soulagées de constater que ce n’était pas de la course à pieds. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 23 : Weekend

Elle était seule pour le weekend. Ses deux colocataires étaient parties passer les deux jours chez leurs parents. Il leur arrivait de le faire au moins une fois par mois. Daisy n’avait pas pu rentrer, cette fois-ci. Elle était donc seule pour le weekend. Ses deux amies n’étaient parties que depuis une journée, et elles lui manquaient déjà. Le silence qui régnait n’était pas normal, dans cet appartement. 

Elle avait cherché à s’occuper l’esprit, mais, n’ayant pas réussi, elle avait commencé à faire ses devoirs pour des cours auxquels elle ne s’était jamais intéressée auparavant. C’était fou, le pouvoir que pouvait avoir l’ennui. Elle avait aussi nettoyé les carreaux, essayé (deux minutes) de faire le puzzle 1 000 pièces de Mina avant d’abandonner, essayé de faire un gâteau, construit des châteaux avec les fiches de révision de Paula avant de se rappeler à qui étaient ces fiches et ce qu’elle risquait en faisant ça, rangé le salon, nettoyé le sol….

Mais tromper l’ennui était compliqué. Surtout pour quelqu’un qui n’arrivait pas à faire une activité pendant plus de cinq minutes. Elle avait donc fini par s’endormir sur le canapé devant un série qu’elle avait déjà vue au moins trente fois. 

Elle n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir et ses deux colocataires entrer. Elle dormait trop profondément. Mina et Paula avaient vu combien leur amie avait été déprimée de les voir partir au début du weekend, et elles avaient décidé de lui faire une surprise et de revenir plus tôt. Elles la trouvèrent donc endormie sur le canapé. La télévision s’était mise en veille. Paula s’agenouilla près de la dormeuse, la secouant doucement. Daisy se réveilla aussitôt. Elle faillit d’ailleurs percuter Mina qui était penchée au dessus d’elle. En les voyant, Daisy sourit. Elle les prit dans ses bras. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais ces deux-là lui avaient beaucoup manqué. Pourtant, pendant les autres weekends, elle n’avait pas ressenti ça ? Oui, mais les autres weekends, elle était rentrée chez ses parents. Elle n’avait pas été seule dans l’appartement. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 22 : Vadrouille

Un jour où elles avaient décidé de se promener, elles partirent en ville pour faire un peu de lèche-vitrines. Elles n’avaient pas assez pour s’acheter ce qu’elles voulaient, alors elles s’organisaient de petites séances comme celle-ci pour aller faire des essayages de temps à autres. Et si elles voyaient quelque chose d’abordable, elles se l’offraient. Mais pas trop souvent, il leur fallait avoir assez pour payer leur loyer. 

Un jour où elles se promenaient dans la rue, donc, elles décidèrent de flâner encore un peu après avoir visité toutes les boutiques du coin. Elles virent une boulangerie et, d’un commun accord, elles allèrentacheter des croissants. En réalité, elles n’y allèrent pas toutes les trois. Mina et Daisy entrèrent dans la boutique pendant que Paula les attendait dehors sur un banc. Elle était épuisée par leur promenade. 

Mais quand elles ressortirent, Paula avait disparu ! Mais où était-elle passé ? Daisy essaya de l’appeler sur son téléphone, seulement elle se rappela que Paula n’avait pas emporté de sac et qu’il était donc dans son sac à elle. Il ne leur servirait pas à la retrouver. Elles cherchèrent leur colocataire dans tout le quartier, sans succès. 

Ce ne fut que quand elles revinrent à la boulangerie qu’elles la virent, assise sur le banc. Avaient-elles eu la berlue ? Peut-être n’avait-elle pas bougé, après tout. Paula s’excusa d’avoir disparu. Elle était allée faire un petit tour en les attendant, et quand elle était revenue, elle ne les avait plus trouvées. N’ayant pas son portable, elle n’avait pas pu les appeler. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 21 : Uniforme

Un jour qu’elles regardaient une série sur un site de vidéos à la demande, elles découvrirent des choses les unes sur les autres. La série en question se déroulait dans une école privée où les élèves devaient porter un uniforme. C’était obligatoire. Daisy et Mina, n’ayant jamais étudié dans une école privée, furent très intéressées par les uniformes. Elles commencèrent d’ailleurs à en discuter, mettant la série en pause pour le moment. Paula, qui n’avait rien dit jusque là, leur révéla qu’elle avait déjà étudié dans une de ces écoles, et qu’il y avait un uniforme scolaire, comme dans la série. Sauf qu’elle précisa que l’uniforme en question était bien moins sophistiqué que celui dans la série. Les uniformes n’étaient pas aussi cool que ce que les deux autres pouvaient penser. Elle leur raconta qu’elle avait été obligée de porter des jupes été comme hiver, et que même avec des collants, cela devenait vite lassant. Une jupe demandait plus de soin en s’asseyant et en se relevant. Il fallait aussi faire attention à ce que les uniformes ne soient pas plissés ou froissés, car si c’était le cas, il y avait des heures de colle à la clef. 

Daisy et Mina, désireuses d’en savoir plus sur l’expérience de Paula dans un de ces internats, la bombardèrent de questions. Elles ne reprirent pas la série ce soir-là. Les filles apprirent ainsi que le collège dans lequel Paula avait étudié était privé et catholique, et donc que les fêtes y étaient célébrées plus que dans les autres écoles et qu’il y avait du catéchisme. Elle leur décrivit les lieux comme étant un ancien monastère, ayant un style assez ancien et du matériel âgé lui aussi. Sinon, à part toutes ces particularités, une école privée ressemblait beaucoup aux autres écoles. Mais Paula déclara que la version de la série était très idéalisée. 

En dépit du fait que Paula leur ait raconté que les écoles privées n’étaient pas comme dans la série, Mina et Daisy allèrent se coucher en rêvant d’uniformes et d’internats. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 20 : Tanner

De temps à autre, Daisy, Mina et Paula rentraient ensemble à pieds à l’appartement. Elles ne pouvaient pas toujours le faire à cause de leurs emplois du temps différents, mais elles arrivaient à le faire de temps à autres. Aujourd’hui, elles marchaient donc dans la rue, les unes à côté des autres, souriantes car le soleil était de sortie. Il avait plu toute la journée, et elles avaient la chance de pouvoir rentrer sous le soleil. C’était vraiment un coup de chance. 

A un carrefour, Mina fit soudain un signe à quelqu’un. Les deux autres tournèrent la tête, essayant de voir à qui elle faisait coucou. Elles ne purent voir personne. Mais elles ne regardaient pas au bon endroit. Mina leur expliqua qu’elles venaient de passer près de la boutique de son père. Il était tanneur. Les filles ne connaissaient pas bien la tannerie, et elles n’avaient jamais vu la boutique du père de Mina alors qu’elles étaient passées une bonne centaine de fois dans cette même rue. 

Peut-être ne regardaient-elles pas suffisamment autour d’elles, après tout…Elles rentrèrent à l’appartement, et, pendant le trajet, Mina leur parla de la boutique et de son père. Elle ne leur avait jamais beaucoup parlé de sa famille, même si elle avait tendance à être bavarde. 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 19 : Sanglot

Un soir, le soir d’Halloween, elles étaient toutes les trois dans le salon en train de regarder la télévision, lorsqu’elles entendirent quelque chose. Quelque chose qu’elles n’entendaient pas d’habitude. Cela aurait pu être un voisin qui faisait des travaux, mais à cette heure-ci, c’était assez improbables. Mêmes les plus irréductibles étaient soit en train de dormir, soit en train de regarder un film, pas en plein bricolage nocturne. Cela aurait aussi pu être quelqu’un qui avait fait tomber quelque chose par accident, ou bien quelqu’un qui faisait une blague. Paula regarda ses deux colocataires, suspicieuse. Cette dernière théorie était plutôt probable. Elle les connaissait, à force. Elles étaient susceptibles d’avoir monté une blague pour lui faire peur. Ou bien d’avoir monté une blague chacune pour faire peur aux deux autres. En tout cas, ce bruit était peut-être bien une blague, une bonne vieille blague. Honnêtement, Paula préférait se dire que c’était faux plutôt que d’envisager qu’il se passe réellement quelque chose d’anormal, ou plutôt de paranormal. 

Elle tâcha d’oublier le bruit, faisant comme si elle ne l’avait pas entendu du tout. Les deux autres n’avaient pas réagi du tout, ce devait vraiment être l’une de leurs blagues. Du moins elle espérait. Si ce n’était pas le cas… Elle ne voulait pas le savoir. Le bruit recommença cinq minutes plus tard, faisant sursauter Mina. Cette dernière se tourna vers Daisy qui se défendit aussitôt, déclarant que cette année, elle n’avait fait aucune blague. Ce n’était pas elle. Mina déclara que ce n’était pas elle non plus et les deux filles se tournèrent vers Paula qui nia elle aussi. Elle ne faisait en général pas ce genre de blague. Elles entendirent un autre bruit qui les fit se presser les unes contre les autres. Un sanglot. Puis un autre. Et ce n’était pas rassurant du tout. Elles hurlèrent de concert quand un cri se fit entendre. 

Le lendemain, elles se réveillèrent sur le canapé. Elles n’entendaient plus le sanglot, mais elles s’en rappelaient. Mais peut-être avait-il un rapport avec le film d’horreur qu’elles avaient été en train de regarder ? Peut-être avaient-elles rêvé ?

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 18 : Raccompagner

Un soir où Daisy était en train de cuisiner, ce qui était une occurrence extrêmement rare, aussi rare qu’une super lune, supervisée par Mina, elles entendirent la porte s’ouvrir et Paula dire au revoir à quelqu’un. Immédiatement, Mina laissa Daisy seule dans la cuisine pour aller voir Paula. Le temps que Daisy arrive dans leur petit salon, elles étaient déjà en train de discuter sur le canapé. Apparemment, Mina avait vu un « ami » de Paula la raccompagner jusqu’à l’appartement et elle était en train de se renseigner sur l’ami en question. Etait-ce un ami, ou était-ce un peu plus que ça ? Paula rougit, déclarant que ce n’était qu’un ami, et que ni l’un ni l’autre n’avaient d’intérêt l’un pour l’autre. Ce à quoi Mina répondit que le futur n’était pas tout tracé, qu’on ne savait jamais. 

Daisy n’avait encore rien dit. Paula se tourna vers elle, lui demandant silencieusement de l’aider à se sortir de l’interview improvisée de Mina. Daisy fit mine de ne pas comprendre, et Mina continua à questionner Paula sur son « ami ». Daisy avait quitté la pièce, ayant senti quelque chose brûler dans la cuisine. Quelques minutes plus tard, Paula vint la rejoindre, venant apparemment s’assurer que tout allait bien car l’odeur de brûlé avait gagné les autres pièces de l’appartement. Elle avait aussi utilisé son inquiétude comme un prétexte pour se débarrasser de Mina. Elle répéta qu’elle était seulement amie avec celui qui l’avait raccompagnée et qu’il avait déjà quelqu’un, de toute manière tout en aidant Daisy à nettoyer le four dans lequel leur repas avait brûlé. Elles allaient encore devoir commander une pizza ! 

(Le destin, ce puzzle) Chapitre 17 : Qualificatif

Un jour, en rentrant de ses cours, Daisy trouva ses colocataires assises sur le canapé. Il fallait savoir qu’elles avaient un seul cours en commun, et qu’elles aimaient bien réviser leurs leçons pour ce cours ensemble sur le canapé. Et généralement, cela finissait en rigolade, et elles avaient mystérieusement les meilleures notes du cours. Comment faisaient-elles pour réviser en riant, mais réussir quand même à apprendre quelque chose et avoir une bonne note ? Daisy n’en savait rien, mais pour être honnête, elle aurait bien aimé avoir ce cours elle aussi. Non pas parce qu’elle voulait avoir un cours supplémentaire ou parce qu’elle aimait le français, ça non. Non, c’était plutôt parce qu’elle enviait la relation facile entre Mina et Paula du fait de ce cours. Avoir quelque chose en commun les rapprochait d’une manière qui ne serait jamais possible pour Daisy. Elle n’avait pas grand-chose en commun avec ses colocataires, à part peut-être l’appartement qu’elles occupaient. Rien de vraiment intéressant, en tout cas. Rien qui soit lié aux cours. Elle arrivait à parler facilement à Mina, mais avec Paula, elle avait beaucoup plus de mal. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais en dépit du fait qu’elles soient amies, elles n’étaient pas très proches. Ou du moins, pas aussi proches que Daisy l’aurait voulu. 

Ce jour-là, donc, quand elle rentra de son cours, elle les trouva en train de réviser sur le canapé, comme elles le faisaient d’habitude. Mais cette fois-ci, elles avaient l’air…un peu éteintes. Elle leur demanda ce qui leur arrivait. Elles lui répondirent qu’elles devaient réviser pour un contrôle le lendemain, et que leur sujet était vraiment ridicule. C’était apparemment sur les adjectifs qualificatifs. La prof avait vu que certains de la classe ne les avaient toujours pas compris, et en fac il était temps de comprendre de quoi il s’agissait, et du coup elle leur avait dit qu’elle allait faire une interro là dessus le lendemain. Du coup, les deux jeunes femmes fulminaient. Elles n’avaient pas envie de réviser un cours datant de leurs années d’école.Daisy pouffa de rire. Elle leur tapota l’épaule en leur souhaitant bonne chance, allant siroter son thé juste à côté d’elles, ouvrant un magazine de mode.