Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°12 (2e édition) Texte à la 2e personne du singulier

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

12) Ecrire un texte rédigé à la 2e personne du singulier

Tu fermes les yeux, c’est le soir, et tu es fatigué(e). Le film de ce soir n’était pas à ton goût, et tu ne t’en rappellera donc pas demain matin, c’est certain. Le travail était difficile, aujourd’hui, c’était un jour sans. Pour faire court, tu ne veux plus jamais parler à ton chef de ta vie, même si c’est pour qu’il te complimente. Ce qui n’arrivera sans doute jamais, car il est très avare en compliments. Mais n’y pense plus. C’est la nuit, et la nuit, c’est le moment où la vie change, où les scénarios se créent, où tu peux réécrire ton histoire. Bien sûr, ce n’est pas toi qui tiens les rênes, c’est ton cerveau qui le fait de manière inconsciente. Tu aimes beaucoup le sujet des rêves et de leur complexité. Tu te demandes de quoi tu vas rêver cette nuit, ou même si tu vas rêver tout court. Car parfois, aucun rêve, bon ou mauvais, n’arrive.

Tu est allongé(e) sur ton lit. Tu regardes le plafond. La question est plutôt : vas-tu réussir à t’endormir ? Tu y es parvenu(e) avec beaucoup de difficultés, les nuits passées. Tu espères donc que tout va bien se passer aujourd’hui. Tu fermes les yeux à nouveau. Tu entends un chien aboyer au loin. Tu te demandes si sa vie est compliquée, parfois, lui aussi. Les chiens n’ont jamais l’air aussi préoccupés que certains humains, mais cela veut-il dire qu’ils n’ont aucune préoccupations ? Ils n’ont sans doute pas les mêmes que toi, mais ils en ont probablement. Tu repenses à ta tasse de thé prise avant de te coucher. Elle était relaxante. Tu t’endors.

Tu es dans une maison. Une assez grande maison. Tu ne la connais pas, mais elle ressemble vaguement à la tienne, avec quelques étages de plus. Ton cerveau a vraiment amélioré les lieux ! Ou peut-être pas ? Tu descend beaucoup de marches et tu finis par arriver dans la véranda. Tu constates qu’une émission qui recherche des talents se tient sous ta véranda, et comme c’est un rêve, tu ne t’en étonne pas du tout.

C’est normal, après tout. Tu te retrouves soudain à devoir chanter une chanson pour l’émission. Cela te stresse. Tu ne la connais pas, et tu aimerais donc l’écouter. Tu sors ton portable, mais tu t’aperçois que tu as oublié tes écouteurs dans les étages. Tu montes donc, portable à la main, les escaliers interminables. Tu ne sais plus bien ce que tu fais. Qu’étais-tu venu(e) chercher, déjà ? Tu sors soudain dans le jardin, et tu vois ta grand-mère. Mais soudain, un gorille arrive en courant. Vous courrez, toi et ta grand-mère. Un deuxième gorille apparaît. Vous atteignez la véranda juste à temps (quoi ? Mais n’étais-tu pas monté(e) dans les étages peu auparavant ? Peu importe. Les rêves sont souvent étranges. Les tiens le sont tout particulièrement. )

La scène change encore, et tu te retrouves dans la rue, devant ta maison, cette fois-ci. Tu es déguisé(e). Tu cours vers une toute petite maison, semblable à une maison pour enfants. Mais tout y est reproduit à l’identique d’une maison, seulement plus petit et pas en plastique ou en bois. Tu te couches sur le lit et tu t’endors.

…Tu te réveilles. C’est le matin, ton chat vient de te réveiller.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°11 (2e édition) Thème : Fumée

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

11) Thème : fumée

Flora les vit arriver de loin. Elle vit le nuage de poussière. Elle vit la panique, les bousculades. Elle fronça les sourcils. Que se passait-il ? Depuis qu’elle était venue s’installer en pleine nature avec ses parents, elle avait vu un certain nombre de choses étranges, mais ce qu’elle voyait actuellement n’avait aucun sens pour elle. Ils semblaient tous fuir quelque chose, venant de la même direction, et ne semblant pas vouloir s’arrêter pour expliquer. Elle sentait qu’il pouvait y avoir un danger, mais elle décida d’attendre qu’ils soient passés pour y voir plus clair (à cause de la poussière qu’ils soulevaient, elle n’y voyait pas à cinq mètres de distance) et ainsi voir ce qui leur avait fait si peur.

Elle les regarda donc passer, interloquée. Elle les avait vus se comporter bizarrement maintes et maintes fois, mais cette fois-ci remportait facilement la palme. Qu’est-ce qui pouvait les effrayer tous de la sorte ? Elle allait appeler ses parents pour leur demander la raison de cet étrange comportement, quand elle la vit. Au loin, derrière la foule fuyante, il y avait de la fumée. Une épaisse fumée. Voilà donc ce qui les faisait courir comme ça. Les amiraux n’avaient pas pour habitude de fuir tous ensemble comma ça. A part peut-être si un incendie s’était déclaré quelque part. Ils n’avaient pas le choix, il leur fallait fuir.

Flora se mit à courir dans la direction de la cabane d’observation, lieu où elle se trouvait avant que les évènements ne débutent. Elle y serait plus à l’abri que dehors. Les animaux couraient, affolés, les plus petits comme les plus gros, mieux valait ne pas être sur leur chemin. Elle préférait ne pas finir écrasée au sol. Elle sortit son talkie walkie, le seul moyen pour communiquer ici, et elle appela ses parents. Elle avait été en train d’observer les oiseaux toute l’après-midi, ayant laissé sa mère dans leur maison et son père quelque part dans les alentours.

Ce fut sa mère qui lui répondit. Flora lui raconta ce qu’elle voyait actuellement par la fenêtre. Sa mère lui dit qu’elle allait contacter son père, car elle n’était pas au courant d’un incendie dans les environs, elle s’était promenée un peu plus tôt et n’avait vu aucune fumée. Cela ne venait donc pas des alentours de la maison. Flora soupira de soulagement. Elle regarda la file d’animaux courir loin du danger, attendant que sa mère la rappelle. Cinq minutes plus tard, le talkie walkie se fit entendre. Flora entendit alors sa mère lui dire qu’il n’y avait aucun incendie, et qu’il fallait qu’elle aille voir au laboratoire de son père, qu’elle comprendrait.

Interdite, Flora fit ce que sa mère lui demandait. Arrivée sur place, elle toussa. Ainsi donc, la fumée venait de là ! Elle vit bientôt son père sortir du petit bâtiment, le visage couvert de quelque chose qui avait visiblement explosé. Tout s’expliquait ! Son père avait encore essayé une de ses expériences, et l’explosion avait dû provoquer de la fumée, faisant croire à tous ces animaux qu’un incendie s’était déclenché quelque part !

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°1 (2e édition) La vie d’un verre

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

Je n’ai jamais essayé de prendre part à un challenge d’écriture, donc ceci est un essai. Je ne vais sans doute pas faire tous les jours, on verra.

1 ) Raconter la vie d’un verre

J’étais sur la table. J’étais tranquille, on m’avait oublié. Je profitais de la vie, pour une fois. Je n’étais pas enfermé dans un placard ou encore sur l’égouttoir, en train de sécher. Je ne pouvais jamais simplement rester quelque part et regarder par la fenêtre, par exemple. L’enfant de la maison avait fini son goûter, il m’avait rempli de lait, m’avait vidé en racontant sa journée, et puis il m’avait oublié sur la table. Pour une fois, personne n’était passé derrière lui. J’avais remarqué que la grande humaine était passée très vite, parlant toute seule. Ils faisaient souvent ça, les humains, de parler tous seuls avec leur main plaquée contre leur oreille. C’était bizarre, comme habitude. Mais je n’avais pas pu demander à d’autres verres du passé si eux aussi avaient vu ce comportement étrange chez les humains, car ils étaient tous cassés ou bien au fond d’un placard. Moi, j’étais encore entier (pour le moment), et j’étais presque neuf, donc je n’avais pas été relégué au placard de l’oubli, l’effroyable placard à propos duquel les autres verres se chuchotaient souvent des histoires affreuses, quand je les rejoignait dans le placard où nous habitions.

Soudain, alors que je réfléchissais, je vis apparaître deux grands yeux jaunes. Mais qu’est-ce que…? Le monstre ! Pardon, je voulais dire : le chat ! Celui qui avait tué beaucoup de mes frères en voulant boire l’eau restée à l’intérieur, mes frères qui avaient chaque fois été oubliés, négligemment posés sur la table, et donc seuls face au chat. Si on devait désigner un ennemi naturel des verres, ce serait probablement le chat. Ou tout autre animal qui traînait ses guêtres dans une maison, d’ailleurs. Il suffisait qu’ils aient une patte pour faire tomber le pauvre verre, et c’était fini ! Terminé ! Un désastre !

Je me reconcentrai sur le moment présent. Un chat IMMENSE était en train de me lorgner. Il restait quelques gouttes de lait, et il voulait les boire. Ce n’était pourtant pas bon pour les chats, bien que les histoires pour enfants montrent le contraire. L’animal s’approcha de moi, et je crus que ma dernière heure était arrivée. L’ombre du chat se posa sur moi, s’approchant, s’approchant…Non ! Je ne voulais pas finir en mille morceaux ! Je ne voulais pas atterrir dans ce lieu sinistre appelé la poubelle, au milieu des emballages plastiques! Le chat se rapprochait toujours plus. Non ! Je voulais rester entier ! Oh, comme à ce moment-là je voulus retirer tout ce que j’avais pensé sur le fait qu’être seul sur la table était une bonne chose ! Non ! c’était extrêmement dangereux ! J’avais oublié le chat !

Au moment où le chat allait donner son coup de patte assassin qui allait me briser, littéralement, quelqu’un m’attrapa.On me posa dans l’évier. C’était le gamin, que sa mère venait de réprimander. Il repartit en bougonnant. J’étais sauvé !

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