Le destin ce puzzle confinées Daisy #8 Pour passer le temps 2 : activités…insolites

Salut, c’est Daisy !

La dernière fois, Mina vous a raconté ce que nous faisions pour ne pas nous ennuyer trop en confinement. Ce qu’elle ne vous a peut-être pas dit, c’est que les activités qu’elle a décrites ne nous ont pas occupées très longtemps. Non. En fait, on les a mises de côté dès qu’on a pu. Très tôt. D’un commun accord. Ce n’étaient pas les activités qui, selon nous correspondaient à notre situation particulière. Pas du tout. Alors on a cherché d’autres activités, des loisirs qui sortaient des sentiers battus, qui n’allaient pas nous ennuyer autant que ceux que nous avions déjà essayés auparavant en nous croyant divertis. On n’a pas cherché bien loin, somme toute. On a simplement ouvert l’ordi, et on est allées sur internet. Car comme nous le savons tous, internet est à la fois la pire et la meilleure invention jamais conçue. Pourquoi la pire, allez-vous me dire ? Parce que par le biais d’internet, certaines personnes n’hésitent pas à écrire d’affreuses choses sur d’autres personnes sous couvert d’un parfait anonymat, et parce que bien d’autres choses encore ne vont pas. Mais ce n’est pas le sujet. Nous, on a exploité la partie sympa d’internet. Celle qui, en fait, n’est pas mieux que l’autre, mais nous a diverties.

Grâce aux réseaux sociaux, donc, nous avons suivi les modes et divers autres autos que tout le monde faisait à ce moment-là. C’est encore plus amusant si tu sais que tu peux partager la bêtise avec tout le monde. Nous avons donc commencé à nous amuser. Un jour, Daisy est arrivée, sa tablette à la main, hilare. Elle nous montra une série de photos. Un challenge. Le but était de reproduire des tableaux de grands maîtres, mais en photo, avec ce qu’on avait sous la main, en mode « confinement ». C’est vraiment ce que je préfère d’internet. La folie amusante. Car cette activité peut paraître stupide, mais elle nous a occupées un bon moment. Déjà, il a fallu chercher l’ouvre que nous allions reproduire. Ensuite, nous avons cherché des objet, un coin de l’appartement, des « actrices » pour figurer sur notre œuvre. Nous avons bien ri.

Ensuite, nous avons successivement fait des paniers en papier toilette (c’est sans doute pour faire ça, que tout le monde en avait acheté, l’autre fois !), du spiritisme (je vous jure que la table a tremblé, mais c’était sans doute parce que Mina a éternué…), des tutos qui n’ont pas fonctionné (si, si, pas un seul), et on a dû acheter de la colle, des élastiques, et plein d’autres choses absurdes pour faire des coiffures soit disant fa-bu-leuses. Je vous rassure, on n’a rien testé avec la colle dans nos cheveux, on n’est pas stupides, quand même ! On a aussi tourné un court métrage et appris une chorégraphie par cœur pour la montrer à des amis et à nos grands-parents (ils ont applaudi, mais je pense qu’ils n’ont pas été très impressionnés…). On a aussi appris des poèmes par coeur et on les a déclamés en ouvrant la fenêtre, aux passants en dessous. Mina a bien voulu le faire, mais seulement parce qu’elle trouvait qu’ouvrir la fenêtre serait très amusant.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Paula #7 La cure sans écrans

Salut, c’est Paula !
Aujourd’hui, je vais vous parler de ce que j’essaye de faire depuis plusieurs semaines. Une cure sans écrans. Oui, cela a l’air très facile, dit comme ça. Mais est-ce que ça l’est vraiment ? Non. Pas du tout. Il ne suffit pas de fermer l’ordinateur, de couper le téléphone.

En tout cas, c’est peut-être le cas pour qui n’a pas à faire du télétravail ou des devoirs/cours vidéos. Ce n’est pas si facile, croyez-moi. Parce que quand je crois pouvoir éteindre les écrans une autre chose doit être faite dessus, et je dois les rallumer. C’est infernal, et ça ne s’arrête jamais. JAMAIS.

Mina n’a pas vraiment ce problème, elle adore sécher les cours en ligne. Mais quand elle n’est pas dans son cours, elle est sur son téléphone. Donc, même problème. C’est très difficile de stopper la technologie, de faire une pause, car il y a constamment quelque chose qui nous rappelle devant l’écran.

Paula

Le destin ce puzzle confinées Daisy #7 Les cours en distanciel 2

Hello ! Daisy here !

Désolée, je suis encore un peu dans le cours d’anglais que je viens de quitter… les cours en distanciel ont souvent de drôles d’effets sur moi… Justement, je voulais vous en parler. Les cours en distanciel, ça a l’air super, mais dans la réalité, ça l’est bien moins. Je vais vous donner quelques petits exemples.

Moi, je suis restée dans l’appartement, mais certains de mes « collègues » de cours ont dû repartir vivre chez leurs parents à cause de ces cours et donc lâcher leurs appartements. Paula vous l’a peut-être déjà raconté ? Elle a eu quelques problèmes, en étant obligée de retourner vivre là-bas. Moi, ça allait. Je ne me souviens pas vraiment de cette période de ma vie. Je sais juste que les problèmes ont commencé avec les cours en distanciel.

Dans un cours, nous sommes souvent très nombreux dans les appels vidéos. La semaine dernière, nous étions au moins 180 à écouter le prof parler. Bon, d’habitude, nous sommes à peu près aussi nombreux que ça en présentiel, mais seulement pour les cours en amphi. Certains profs ont pris la mauvaise habitude de nous demander de venir tous dans le même appel pour tous les types de cours confondus. Voyez-vous le problème…?

Cela m’amène à mon point suivant. Le suivi. Inexistant. J’ai un peu l’impression que faire mon année équivaut à se jeter du haut d’une falaise sans parachute. Je me demande souvent si je vais réussir à finir mon année, d’ailleurs.

Autre problème : les travaux à faire en groupe. C’est un cauchemar à organiser. Nous n’avons pas forcément les mêmes horaires, et en plus certains font la sourde oreille quand on essaye de demander quand ils sont disponibles. Un enfer ! Encore pire qu’en présentiel.
C’est assez difficile de communiquer avec les autres étudiants, même si nous avons tous les moyens technologiques pour le faire. Cela paraît sûrement aberrant, mais c’est pourtant vrai. Nous sommes pratiquement devenus des étrangers les uns pour les autres. La fac ne permet pas souvent de créer des liens très solides avec tous les étudiants de la promo, seulement avec un petit groupe, mais le distanciel a fait empirer le problème. Je n’ose même pas imaginer ce que les étudiants de première année, qui n’ont pour certains jamais fait de véritable rentrée, doivent ressentir à ce propos Ils doivent être perdus, ne connaître personne et ne pouvoir remédier à aucun de ces deux problèmes.

Et comme si ces soucis ne suffisaient pas, les mails de la fac arrivent à tout moment, même le week-end ou le soir. A quand la déconnexion promise dans les cours de droit ?
Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #7 Le temps

Salut, c’est Mina !
Depuis le début de toute cette situation (je n’ai même plus envie de mentionner la situation dont je parle, je préfère vous laisser deviner. Vous le savez, non ? ), j’ai découvert quelque chose. Et non, ce n’est pas que faire ses devoirs est une très bonne idée, Daisy ! (elle lisait par-dessus mon épaule, je l’ai virée de ma chambre, ça lui apprendra…)

Enfin bref, j’ai découvert quelque chose de tout à fait intéressant, quelque chose que vous avez sûrement découvert par vous même, si vous êtes en télétravail ou tout simplement coincé chez vous, comme la plupart d’entre nous depuis un peu trop longtemps. Non, ce n’est pas qu’on devient fou au bout d’un moment, ça on le sait tous, déjà. Ce n’est pas nouveau. Ce dont je veux vous parler est quelque chose qui ne se remarque pas tout de suite. Il faut un minimum de réflexion pour s’en rendre compte. Et non, il ne faut pas avoir atteint un niveau suffisant de folie pour le savoir ! (Daisy vient encore de rentrer dans ma chambre, elle ne me laisse jamais tranquille !)

Oui, je vais vous dire un jour ce que je voulais vous dire au début, ne vous en faites pas. Je vais juste blâmer Daisy pour l’attente. Je voulais donc parler du temps qui passe. Ne trouvez-vous pas qu’il passe un peu différemment, quand on est enfermé chez soi ? A la fois il passe normalement au moment où on vit la journée, à la fois on ne voit pas le temps passer. J’ai souvent l’impression que deux semaines sont passées extrêmement vite, alors qu’en présentiel, elles auraient paru durer au moins deux mois. En ce moment, on perd aussi un peu la notion du temps. C’est un peu bizarre. Mes week-ends ressemblent à mes semaines, et vice versa. Peut-être est-ce comme ça parce que Daisy prend un malin plaisir à me forcer à faire mes devoirs à tout moment. Elle ne connaît pas le mot « week-end » !
Mina

Le destin ce puzzle confinées Daisy #6 Soirée ciné

Salut, je suis Daisy, et aujourd’hui, dans notre rubrique cinéma, nous allons parler des soirées ciné de notre appartement !

On en a déjà parlé cent fois, mais être confiné, ce n’est pas très amusant. Le temps s’écoule différemment, rien ne rythme nos journées (à part les visios, mais ce n’est pas très positif…), et on s’ennuie. Avec les filles, mes colocataires, nous avons donc une idée de génie. (oui, on a plagié l’idée de la soirée restaurant)  Vous savez, celle que tout le monde ou presque a fini par adopter ! Vous ne savez pas ? Je vous explique. Il s’agit de commander par correspondance un repas à un restaurant et de faire comme si son chez soi était subitement devenu un vrai restaurant. Mais je m’égare. Reprenons. Nous avons donc décidé de créer nos propres soirées cinéma !

Bon, ce n’est pas bien compliqué. Comme dirait un psy, il s’agit de recréer une situation procurant de la joie dans l’esprit (et dans l’appartement) d’un (plusieurs dans ce cas) individu afin de le sortir d’un état…assez léthargique. A chaque fois que nous voulons faire une soirée ciné, nous programmons soigneusement la date, nous commandons des chips, du pop corn et toute autre nourriture bien riche en matières grasse qui nourrit les hanches, et nous choisissons un film à regarder. Le jour J, nous nous habillons avec autre chose que nos joggings habituels (qui s’habille avec autre chose, en ce moment, honnêtement), et nous passons une soirée cinéma dans notre appartement, presque pas dérangées par le voisin qui croit qu’il est un ténor de grand talent à l’étage du dessus.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #6 Les voisins

Me revoilà ! (c’est Mina)
Il existe deux types de voisins. Ceux qui sont agaçants et ceux qui ne sont pas là. En tout cas, je n’en ai pas encore croisé d’autres, alors excusez-moi si j’ai oublié quelques types de  voisins bien connus de vous. Mais revenons à mes voisins. Je m’entends relativement bien avec les voisins, sauf dans plusieurs cas. S’ils laissent leur chien venir faire pipi sur notre paillasson (oui, c’est déjà arrivé, et je sais précisément quel chien a fait ça), s’ils inondent presque notre appartement en faisant déborder leur baignoire (je veux bien leur donner le bénéfice du doute, mais quatre fois de suite, quand même…), s’ils hurlent des chansons (pardon, s’ils « chantent » des chansons) à tue-tête à quatre heures du matin sous nos fenêtres (là encore, je sais de qui il s’agit, il n’y a pas d’âge pour être une commère…) ou encore s’ils laissent les portes du couloir ouvertes, ce qui fait un affreux courant d’air quand on sort de notre appartement. (comme la porte est bloquée par un bout de bois, c’est forcément fait exprès)
Mes autres voisins, ceux que je supporte, ne sont pas là. (pendant le confinement, en tout cas) Ils sont soit partis sur une plage de sable fin (quel bel endroit pour télétravailler), ou alors ils sont de retour chez leurs parents, à suivre les cours en visio entre deux vaches (je caricature, mais seulement un peu, car chez moi j’ai vraiment des vaches, et la wi-fi passe particulièrement bien dans la paille, allez savoir pourquoi). Deux mondes bien différents, en fait. Heureusement qu’ils sont partis, ça en fait moins à supporter. Non, je ne déteste pas la Terre entière ! Mais il faut quand même admettre qu’ils sont agaçants. Non, bien plus que ça. Horripilants ! Le confinement ne m’a pas rendue plus sympathique. Maintenant, les voisins ont peur de moi. Ils fuient quand ils me voient dans le couloir…
Mina

Le destin ce puzzle confinées Paula #6 C’est quoi se détendre ?

Salut, ici Paula !

Pendant les confinements, je me suis souvent demandé comment me détendre. Comment faire, alors qu’on est enfermé dans un appartement sans avoir beaucoup de possibilités de se divertir, pour se détendre et faire autre chose. J’ai cherché partout. Sur internet, pour trouver des tutos vidéos ou écrits, selon mon humeur du jour, mais aussi auprès de mes colocataires ou de mes parents, pour voir si, par hasard, un autre humain n’aurait pas la solution quant à ce problème éternel.

J’ai toujours eu du mal à me détendre, même avant tout ça, mais la situation n’a rien arrangé. Daisy n’est pas mieux que moi sur ce point, je crois. Elle tourne constamment en rond nerveusement, passe ses journées en visio tout en prenant fiévreusement des notes, et joue plus que jamais aux fléchettes. Une façon de calmer ses nerfs ? Je ne suis pas certaine que cela fonctionne très bien, étant donné qu’elle s’énerve contre Mina même quand cette dernière n’a rien fait.

J’ai donc trouvé la solution du yoga, et j’ai essayé de m’y tenir pendant plusieurs semaines, sans grand succès. J’étais la seule à le faire dès la deuxième séance, bien que j’aie essayé de convaincre mes amies lors de la première. J’ai aussi essayé une boule antistress, mais j’ai dû m’en débarasser quand Daisy s’est mise à l’utiliser comme projectile pour convaincre Mina de faire ses devoirs. La musique douce qui soit disant calme que j’avais trouvé sur internet m’a plus ennuyée que détendue. Un post sur un blog disait qu’il fallait hurler sur ses voisin pour se détendre et relâcher le stress, mais je n’ai jamais vraiment osé le faire. Dommage.

Paula

Le destin ce puzzle confinées Paula #5 Introvertis et confinement

Salut, moi c’est Paula !

Ces derniers temps, je trouve souvent Daisy à la fenêtre, en train de regarder dehors. Elle a très envie de sortir, mais je crois qu’elle a très peur d’attraper cette maladie. A chaque fois qu’elle sort de l’appartement, elle est très tendue, ce qui ne doit pas lui rendre la sortie agréable. Daisy aime sortir, voir des gens et surtout, elle aime la nature. Mais les parcs près de chez nous sont susceptibles d’être bondés, et Daisy ne veut pas prendre de risques. Ca la perturbe, de ne pas pouvoir fréquenter des gens comme avant, de les associer à sa peur d’être contaminée. Daisy est, selon moi, une extravertie. Ou en tout cas elle en a les principaux traits.

Quant à moi, je suis une introvertie. Je corresponds à 100% à la description que j’ai trouvée sur internet. Et en tant qu’introvertie, je ne suis pas particulièrement dérangée par le fait que je ne puisse plus voir personne ou que je ne puisse pas sortir librement de l’appartement. En fait, je me sens beaucoup mieux comme ça. Je n’ai plus à prendre des bains de foule dans les couloirs de la fac ou à faire la queue pendant des heures pour pouvoir manger. Je n’ai plus à aller dans un amphi rempli de beaucoup trop de personnes non plus.

Ces confinements n’ont donc pas été une cause de désespoir dans ma vie. C’est même plutôt le contraire. J’aime beaucoup rester là, avec des personnes que je connais bien. Je crois bien que Daisy n’arrive pas trop à comprendre mon état d’esprit, mais elle essaye, et je l’en remercie. Je fais moi-même souvent l’effort de sortir un peu avec elle, de lui proposer un but dans la ville, de marcher en bavardant. D’ailleurs, quand je dis que je fais « l’effort », avec Daisy, ce n’est pas un effort à fournir. Avec d’autres personnes, je me forcerais à le faire. Mais pas dans ce cas. Je suis vraiment contente de chercher un prétexte pour aller me promener avec elle pendant que Mina joue à ses jeux vidéo. Parce que peut-être bien qu’à moi aussi, l’extérieur me manque…(mais pas nécessairement les gens)

Paula

Le destin ce puzzle confinées Daisy #5 Extravertis et confinement

Bonjour, ici Daisy !
Je crois que nous ne réagissons pas tous de la même manière face au confinement. Paula, par exemple, elle aime bien rester à l’appartement, chercher de nouvelles choses à faire, construire sa vie entre quatre murs. Je ne dis pas ça pour la critiquer ! Chacun pense comme il veut. Mais moi, je me sens oppressée, dans cet appart, à force. J’ai envie d’ouvrir grand les portes et de m’élancer dans un grand jardin, comme j’ai vu une actrice le faire dans un film que j’ai vu il y a longtemps. Sauf qu’elle est dans un film, et dans les films il n’y a pas (pas encore) de confinements. Surtout que c’était dans un film pré covid. Vous allez voir, on va dire ça, maintenant, on va dire ces termes : post covid, pré covid. On le dit déjà un peu, en parlant de « la vie d’avant ». Rien ne sera jamais pareil, hein ?

Enfin bref, je m’égare. Je disais que je me sens enfermée, pendant ces confinements. Mais Paula se sent très bien. Incroyable, non ? C’est parce que nous avons des personnalités différentes. Je ne prétends pas m’y connaître en la matière, mais je suis une extravertie, et Paula est très probablement une introvertie. Et comme je le disais tout à l’heure, tout le monde ne vit pas la chose de la même façon. J’essaye souvent de la comprendre, et parfois j’y arrive. Mais là j’ai un besoin pressant (pas de faire pipi) de sortir dans la nature et de me sentir libre. Actuellement, je peux sortir, mais je ne me sens pas libre du tout. Et puis je voudrais aller plus loin que ce qu’on nous permet… Parfois, j’envie Paula, elle semble souffrir bien moins que moi.
Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #5 Les jeux vidéos

Salut, c’est Mina !

Je suis une grande fan de jeux vidéo. C’est un fait.  Mes colocataires n’y jouent jamais. C’est un autre fait. Vous voyez le problème ? Elles ne comprennent pas que les jeux vidéo sont un moyen formidable de s’occuper pendant le confinement ! Pardon : pendant les confinements. Je ne sais plus du tout au combientième on en est, et ça importe assez peu dans ce débat. Daisy et Paula ne comprennent pas ma passion, et c’est très triste. Elles détestent quand j’y joue, j’ai l’impression d’avoir deux vautours (oui, carrément) qui me tournent autour. Elles n’aiment pas parce qu’elles ne connaissent pas. C’est ce que je leur ai dit, et elles n’ont absolument pas été d’accord avec moi, bizarrement.

Elles trouvent cette forme de divertissement très « débile » et « chronophage », pour reprendre leurs mots. Elles pensent que ça ne sert à rien. Eh bien elles n’ont qu’à ne pas y jouer si elles veulent ! Mais alors elles doivent me laisser faire mon choix aussi ! Nous sommes dans une démocratie, dans cet appartement. Et parfois, j’ai l’impression que ce n’est plus le cas, et que je n’ai pas été mise au courant…
Enfin bref. Depuis tous ces confinements, j’ai enfin des arguments de poids à leur apporter. Des arguments qui ont enfin fonctionné, qui les ont décidées à revoir leurs positions strictes sur la question. Oui, car j’ai enfin réussi à les faire jouer aux jeux vidéo ! Voilà ce que je leur ai dit. Les jeux vidéo, c’est merveilleux. (non, je ne me suis pas arrêtée là, je vous rassure) Ils sont super populaires pendant le confinement car ils permettent de s’évader sans bouger de son canapé ! En plus, beaucoup de gameuses se sont révélées, pendant ces confinements. Et même si on peut avoir mal au dos si on se tient mal ou mal aux mains, il existe les mêmes risques en allant sur un ordinateur ou en étant sur son portable quotidiennement !

Je leur ai aussi dit que c’était un moyen fantastique de garder le contact avec les amis et la famille. Avec les jeux vidéos, on peut parler à plein de personnes, c’est super ! Au début, quand elle m’a vue jouer aux jeux vidéo, Daisy m’a demandé à qui je parlais. Elle n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un jeu en ligne et que je jouais tout en parlant à ma grand-mère (c’est elle aussi une fan de jeux vidéo, d’ailleurs). Je crois que Daisy a eu un peu honte de ne pas savoir ça, car après elle n’a plus rien demandé. Pour conclure mon argumentation, je leur ai dit que les jeux vidéo étaient des produits essentiels, maintenant. Mais je crois que ce qui a vraiment fait mouche, c’est le fait que l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) conseille de jouer aux jeux vidéos pendant le confinement !

Du coup, depuis, elles sont devenues un peu addicts aux jeux vidéo, et je commence à regretter de leur avoir si bien défendu mon hobby. Elles ne veulent plus me laisser y jouer !!!!
Mina