Le destin ce puzzle confinées #2 Mina : Les cours hybrides

Salut, c’est Mina.

Il y a quelques temps, c’est-à-dire il y a une semaine ou deux, avant le confinement, donc, je perds le fil avec tous ces confinements, j’avais des cours en hybride. Vous allez me dire, mais c’est quoi les cours en hybride ? Moi-même, il y a…je ne sais pas combien de temps, (j’abandonne complètement les notions de temps, car je ne sais vraiment plus évaluer le temps qui passe) je ne savais pas de quoi il s’agissait.

Quand j’ai vu le sujet du mail annonçant que de tels cours allaient commancer, j’ai même ri en pensant que « hybride » était équivalent à bionique, faisant des blagues en disant qu’ils allaient peut-être nous greffer un deuxième cerveau pour que nous rattrapions tous les cours qui nous manquaient…Oui, j’étais stupide. Et surtout, je ne savais pas du tout à quelle sauce j’allais être mangée avec ces cours hybrides horribles.
Les cours en hybride, ce sont les cours à la fois en présentiel et en distanciel. Il fallait l’inventer, cette chose-là. Au début, j’étais assez contente de pouvoir sortir un peu de l’appartement. Le distanciel m’avait posé assez de problèmes. Je n’arrive généralement pas à me concentrer quand je dois travailler seule face à mon écran avec des cours pdf toujours plus longs…Daisy m’a empêché plus d’une fois de sécher les cours (virtuels).

Mais j’avais oublié que la fac ne fait jamais rien comme tout le monde. Je pensais que les cours allaient être répartis en fonction de leur lieu, c’est-à-dire à la fac ou chez nous. Eh bien non ! Pas du tout. J’ai donc dû courir plus d’une fois pour aller à un cours en présentiel juste après avoir assisté à un cours en distanciel…Au bout d’un moment, je suivais même mes cours dans le bus pour ne pas être en retard au cours suivant…Ah, l’absurdité…Alors oui, je sortais de chez moi, mais j’en ai conclu que le distanciel était quand même mille fois mieux, comparé aux cours en hybride.

Mina

Publicité

Le destin ce puzzle confinées #2 Paula : Pendant le premier confinement

Salut, ici Paula !

Pendant ce confinement, je n’ai pas pu m’empêcher de le comparer au premier confinement. La situation est très différente. Tout d’abord, je ne suis pas chez mes parents. Je suis à l’appartement avec mes colocataires. C’est très différent. Ensuite, je ne suis pas désœuvrée. Je veux dire par là que pendant le premier confinement, j’avais nettement moins de devoirs à faire et aussi beaucoup moins de cours vidéo…J’avais simplement l’impression d’être un peu comme en vacances, surtout à cause des beaux jours.

Là, les beaux jours arrivent, certes, mais le travail à faire arrive dans ma boîte mail sans discontinuer, je suis coincée dans un appartement alors que chez mes parents il y avait un jardin dans lequel on pouvait aller respirer un peu, et en plus je suis épuisée. Je ne sais vraiment pas pourquoi, étant donné que je n’ai fait aucune activité sportive depuis longtemps. Peut-être un peu trop longtemps, d’ailleurs.

Quand je suis retournée chez mes parents, le changement a été radical. J’avais pris des habitudes, à l’appartement, et ils avaient les leurs. Conséquence, nous ne mangions pas aux mêmes heures, nous ne faisions pas les mêmes choses, et nous nous disputons parce que je devais travailler pour la fac et je trouvais qu’ils faisaient trop de bruit. La connexion était certes meilleure, mais la réadaptation a été difficile. La réadaptation à l’appartement a aussi été difficile ensuite…Je crois que je ne suis pas faite pour changer d’endroit trop souvent.

Chez mes parents, il y a un chat, un chat noir, et depuis que je suis revenue à l’appart’, je n’arrête pas de le voir, ou du moins je crois le voir, car la valise que Daisy garde dans sa chambre est noire, elle aussi, et je crois à chaque fois qu’il s’agit de mon chat. Daisy se moque de moi à chaque fois car je sursaute, et elle sait pourquoi car j’ai fini par lui expliquer.

Paula

Le destin ce puzzle confinées #2 Daisy : Courses

Salut, c’est Daisy.

Les courses, avant, on se les partageait. Je veux dire que chacune achetait des choses un peu quand elle pouvait, et que nous constations ce qui manquait ensuite. Pour résumer, ce n’était pas très organisé. Voire même pas du tout. On avait souvent des problèmes de choses qui manquaient, et il y avait souvent des disputes à ce propos, disputes qui se terminaient par un « Je descends à la supérette » de la part de l’une d’entre nous, généralement moi. Car nous avions un petit supermarché dans le quartier. Nous aurions pu faire une liste, tout simplement, et tirer au sort la personne qui irait faire les courses, mais apparemment, nous aimions nous compliquer la vie.

Maintenant, c’est beaucoup plus simple. Nous avons décidé d’un commun accord que nous allions commander les courses au Drive. Mais il faut quand même aller les chercher car le magasin ne propose pas la livraison à domicile. Et donc nous tirons au sort la personne chanceuse qui va aller chercher les courses. Nous essayons bien sûr de ne pas trop commander, car la personne en question doit ramener les denrées en bus, et chacune sait que si le sac pèse trop lourd, l’expédition deviendra vite un enfer. Et puis nos porte-monnaie ne sont pas extensibles non plus, donc nous évitons les trop grosses commandes.

Aujourd’hui, c’est Mina qui est partie chercher les courses. Paula et moi, nous l’attendons déjà près de la porte avec le gel hydroalcoolique et de quoi jeter son masque. Nous n’avons pas de douche désinfectante comme j’ai pu voir dans une vidéo sur internet, mais nous faisons au mieux. De toute manière, lorsque nous allons chercher les courses, nous nous débrouillons pour ne rien toucher de plus que le sac de courses.

Justement, voilà Mina qui revient. Paula lui indique où poser les courses qui seront en quarantaine pendant au moins un jour, et elle lui verse du gel sur les mains après qu’elle ait jeté son masque dans le sac poubelle réservé à cet effet. Mina soupire. Aller faire les courses, c’est devenu toute une histoire !

Daisy

Le destin ce puzzle confinées #1 Daisy La décoration et l’esprit créateur

Bonjour, je suis Daisy, dixit celle qui a toujours de bonnes idées dans l’appartement que je partage avec mes deux colocataires, Mina et Paula. Voici un résumé des opérations. Nous sommes confinées, mais nous nous portons bien. Nous arrivons à nous nourrir correctement grâce à nos parents qui nous aident financièrement, car bien sûr, nous ne pouvons pas aller travailler comme nous le faisions avant, nos employeurs ayant dû fermer boutique pendant ce confinement. Mais nous devons souvent nous nourrir exclusivement de pâtes, et certaines commencent à en avoir assez. Quand je dis certaines, je veux bien sûr dire Mina, car Paula ne s’est pas plainte.

La nourriture est un des gros sujets de dispute avec Mina. Elle est gourmande, même si elle préfère dire qu’elle aime juste la bonne cuisine, et donc mes efforts pour cuisiner des pâtes d’une manière différente quand je le peux se soldent souvent par des échecs car madame n’aime pas, ou alors c’est trop ennuyeux à manger. Je crois qu’on est trop différentes, et que c’est la raison pour laquelle on se crie dessus. Je suis peut-être bien trop positive et elle trop négative. Un espace clos comme cet appartement ne nous aide pas.

Mais parlons de sujets plus joyeux, car il y en a. Depuis le début de ce confinement, ma créativité s’est réveillée. (Encore un sujet de dispute avec Mina) J’ai de nouvelles idées de décoration chaque jour. Je ne les réalise pas toujours, mais c’est bon pour le moral, d’avoir des idées ! Quand j’ai des idées, Mina ne parvient pas à m’énerver. Je me plonge dans ma création, et j’oublie tout. J’essaie de le faire souvent, car je sais que Paula n’en peut plus de nous entendre crier. (les voisins aussi sûrement, mais ils n’ont encore rien dit, alors soit ils ne sont pas là, soit ils s’ennuient tellement que nos disputes illuminent leurs journées) Je sais que Paula n’en dira jamais rien, elle est bien trop gentille. Mais je me doute que ça doit être insupportable. Etant enfant unique, elle n’a sans doute pas l’habitude d’autant d’agitation, même si elle a sûrement eu le temps de s’habituer, avec nous dans les parages.

Pendant ce confinement, donc, je crée. Je ne fais que ça. Quand je n’ai pas ces maudits cours en ligne, j’imagine. Paula aime bien me regarder faire, elle dit que ça la distrait de ses cours à elle qui peuvent parfois être fatigants. Souvent, quand ma fièvre créatrice m’a quittée, je la découvre endormie sur le canapé derrière moi. Je travaille sur la table basse et elle s’installe sur le canapé pour réviser ou bien m’observer en pleine création.
J’ai donc ajouté quelques éléments de décoration, depuis le début du confinement. Et je compte bien continuer, quoi qu’en dise Mina…
Daisy

Le destin ce puzzle confinées : #1 Mina : Zizanie

Salut, moi c’est Mina. Et je vais vous expliquer la situation explosive dans laquelle nous nous trouvons, Daisy et moi. Paula n’est pas dans la même situation que nous, elle sait garder son calme. Mais Daisy et moi sommes les deux personnes qui nous sommes le plus disputées depuis que nous avons emménagé ici.

J’adore Daisy, mais franchement, nos points de vue divergent bien trop sur beaucoup de sujets différents. Bien souvent, Paula est obligée de jouer les arbitres entre nous. D’ordinaire, donc, nous passons notre temps à nous disputer. Et depuis que nous avons dû nous confiner ensemble dans cet appartement, nous nous sommes disputées un nombre incalculable de fois. Ce doit être à cause du fait que nous ne pouvons pas vraiment nous éloigner l’une de l’autre à cause des restrictions. Nous avons essayé de ne pas déclencher de disputes, mais c’est difficile car une sorte d’énergie nerveuse s’est installée dans cet appartement clos.

Heureusement, Paula nous a trouvé des cours de yoga sur internet, et si nous les suivons ensemble, nous parvenons à ne pas nous crier dessus (pas trop). Paula dit que nous sommes de fortes têtes, et que c’est pour cette raison que nous ne parvenons pas à nous entendre. Mais je trouve que nous avons fait des progrès. (C’est amusant, j’ai un peu l’impression de parler à un psy en thérapie de couple…) En tout cas, la zizanie dans l’appartement, c’est terminé. Ou du moins, c’est moins souvent. Daisy est quelqu’un d’adorable, si seulement j’arrivais à ne pas réagir si vite quand quelque chose me contrarie… Parler à Paula est souvent plus facile, je ne sais pas pourquoi.

Pendant ce confinement, je me suis trouvé une activité qui me convient assez bien, et qui correspond sans doute à ce que beaucoup de personnes font. Je regarde des séries. Il arrive que Paula me rejoigne, parfois. Daisy aussi, mais seulement quand elle n’est pas occupée par ses cours ou ses « créations artistiques », comme elle les appelle. J’ai aussi mes cours en distanciel, mais ça, c’est une toute autre histoire…


Mina

Le destin ce puzzle confinées #1 Paula : A trois dans un appart

Bonjour,
je m’appelle Paula, et je suis l’une des trois colocataires d’un appartement étudiant. J’aime beaucoup ce logement ainsi que mes colocs, mais…Je trouve que ces temps-ci, on se voit peut-être un peu trop. Je veux dire que depuis un an, tous ces confinements, et donc tous ces moments en cours distanciels, tous ces moments passés dans un appartement qui n’est finalement pas si grand, ça fait réfléchir. Toute la situation nous a un peu épuisées. Il arrive parfois que des disputes éclatent sans raison. C’est le premier confinement que nous passons vraiment ensemble, ne se voyant que toutes les trois et étant plongées dans nos cours pratiquement du soir au matin. Du matin au soir ? Les heures passent un peu différemment, depuis quelques temps.

Au début, on en avait rêvé, de cet appartement. A nous la liberté! Ou du moins, j’en avais rêvé, car je ne sais pas vraiment ce qu’en pensaient les autres à ce moment-là, puisque nous ne nous connaissions pas encore. Enfin bref. Nous étions contentes d’emménager, d’aller à la fac, de rencontrer de nouvelles personnes. C’était une nouvelle aventure. A ce moment-là, c’était vraiment positif pour nous. Mais dans cette situation, je ne vois plus l’appartement pareil. Ce qui avait paru être une libération était peut-être maintenant un emprisonnement ? Je ne sais pas trop. Je ne sais plus.

Mon refuge à moi, c’est la lecture. Pas forcément ce que je dois lire pour mes cours, plutôt des livres que j’aime bien, des livres qui me réconfortent en ces temps troublés. Daisy et Mina ont elles aussi des activités en dehors de leurs cours en ligne. C’est bien, car ne faire que réviser peut être vraiment nocif, surtout dans notre situation. Comme on ne peut pas sortir, il a bien fallu se trouver des choses qui nous changent les idées.

Je me suis aussi mise au tricot. Surprenant, non ? J’ai trouvé quelques tutos sur internet et j’ai aussi demandé conseil à ma grand-mère, qui a été très contente de m’aider en faisant des appels vidéos. Elle s’ennuyait, moi aussi, et maintenant nous nous amusons bien. Nous tricotons de concert, et nous discutons en même temps. Nous faisons ça chaque semaine, et je lui raconte les derniers sujets de dispute de Mina et Daisy. Elle me raconte les derniers embellissements du jardin de son voisin qui aime créer toujours plus de massifs de fleurs colorées.

Paula

Nouvelle fiction à chapitres « Le destin ce puzzle : confinées »

Il s’agit d’un récit du troisième confinement par les trois étudiantes issues des chapitres de Le destin, ce puzzle. Elles racontent dans des chapitres qui leur sont propres ce qu’elles ont vécu pendant les confinements en parlant de beaucoup de sujets différents.

Photo de APG Graphics sur Pexels.com

Extraits :

« Je m’appelle Paula, et je suis l’une des trois colocataires d’un appartement étudiant. J’aime beaucoup ce logement ainsi que mes colocs, mais…Je trouve que ces temps-ci, on se voit peut-être un peu trop. Je veux dire que depuis un an, tous ces confinements, et donc tous ces moments en cours distanciels, tous ces moments passés dans un appartement qui n’est finalement pas si grand, ça fait réfléchir.  » Paula

« Je suis une grande fan de jeux vidéo. C’est un fait. Mes colocataires n’y jouent jamais. C’est un autre fait. Vous voyez le problème ? Elles ne comprennent pas que les jeux vidéo sont un moyen formidable de s’occuper pendant le confinement ! Pardon : pendant les confinements. Je ne sais plus du tout au combientième on en est, et ça importe assez peu dans ce débat. Daisy et Paula ne comprennent pas ma passion, et c’est très triste. » Mina

« Depuis le début de ce confinement, ma créativité s’est réveillée. (Encore un sujet de dispute avec Mina) J’ai de nouvelles idées de décoration chaque jour. Je ne les réalise pas toujours, mais c’est bon pour le moral, d’avoir des idées ! Quand j’ai des idées, Mina ne parvient pas à m’énerver. Je me plonge dans ma création, et j’oublie tout. » Daisy

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°22 (2e édition) Ecrire la suite de la dernière phrase d’un livre

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

22) Ecrire la suite de la dernière phrase du dernier livre que vous avez lu (Harry Potter Tome 3)

L’été s’annonçait bien meilleur que celui de l’année dernière ! Elle allait pouvoir aller où elle voulait, grâce à son permis de conduire flambant neuf qu’elle venait d’obtenir après bien trop de tentatives ratées à son goût. Tout ça pour ensuite se retrouver à conduire au milieu de personnes qui avaient peut-être leur permis, mais qui n’arrivaient pas à respecter les règles les plus simples et logiques. Elle se réjouissait donc de ne pas avoir à se faire transporter partout, mais elle redoutait les heures à conduire près de véritables fous du volant. Tous ne l’étaient pas, mais il suffisait d’une seule personne pour créer une situation compliquée. Elle n’avait pas encore vu toutes les situations possibles, elle s’en rendait compte chaque fois qu’elle conduisait. Il lui faudrait des années pour avoir tout vu, et encore.

Cette année, elle allait pouvoir aller où bon lui semblait. Et c’était beau, d’avoir cette liberté. Mais à cause de la pandémie, elle ne savait pas vraiment où aller. Où qu’elle aille, il lui faudrait porter un masque. Et s’inquiéter de la distanciation et des gestes barrière. Cette pensée avait tendance à freiner un peu son entrain. Elle ne sortait plus que par nécessité, en ce moment. Après tout, pourquoi irait-elle s’embêter à se déplacer (chose qui n’était, même avec une voiture pas aussi simple qu’avant) ? Tout compte fait, elle pouvait rester à la maison. Et peut-être que le fait qu’elle puisse se rendre où elle voulait suffirait à la satisfaire…Jusqu’à ce qu’elle se sente plus tranquille en sortant, si ce jour arrivait un jour.

La page du défi

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°3 (2e édition) Conte des temps modernes

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

3) Ecrire un conte des temps modernes (revisite du Petit Chaperon rouge)

Faites silence, car voici un conte très actuel. Un conte qui ne ressemble en rien aux contes traditionnels, mais qui a (je crois) une morale exceptionnelle. (Ceci était un essai. Je voulais essayer de faire des rimes comme on en voit parfois au début des contes…)

Il était une fois une vieille dame solitaire.

Elle était chez elle, un peu comme tout le monde. Elle n’arrivait pas à croire que sa vie ressemblait à ça, maintenant. Son existence avait beaucoup changé en peu de temps. Le monde entier était touché. Elle s’y était un peu habituée, à présent. En plus, les mesures prises s’étaient un peu relâchées, et les gens pouvaient à nouveau aller et venir, pas comme avant, mais la situation s’était un peu améliorée. Au début, elle avait eu sa petite fille masquée en visite toutes les semaines à peu près, pour lui porter les courses. En tant que personne vulnérable, elle ne pouvait pas sortir comme elle le voulait. C’était pour sa propre sécurité. Elle le savait. Et cet arrangement lui avait permis de voir sa petite fille plus souvent, beaucoup plus souvent que d’habitude.

Mais depuis, le système du Drive avait été mis en place. Sa petite fille avait d’abord semblé être de plus en plus pressée quand elle passait, ne pouvant parfois rester que quelques minutes pour discuter ou bien restant sur son portable tout du long. Mais peu à peu, le Drive avait complètement remplacé les visites de sa petite fille. Ah, le Drive était fabuleux, c’était sûr, mais ce n’était pas sa petite fille qu’elle voyait encore moins qu’avant. La technologie lui avait pris sa petite fille. Et à cause du Drive, elle ne venait plus du tout la voir, n’ayant plus aucune raison de le faire.

Un jour, le Drive ne passa pas (elle ne leur avait pas demandé de passer, en réalité). Elle envoya donc un message à sa petite fille, lui demandant de l’aider pour les courses car le Drive n’était pas venu. Sa petite fille était donc venue avec sa voiture (elle venait d’avoir son permis, et sa grand-mère en était très fière). Sa petite fille, Susie, était venue masquée et avait respecté la distanciation car elle ne voulait pas mettre sa mamie en danger. Mais tout était comme avant. Elles passèrent une très bonne après-midi. Sa petite fille l’initia à un nouveau jeu vidéo qui lui plut aussitôt.

A partir de là, elles se revirent à nouveau toutes les semaines pour les courses, mais aussi pour jouer ensemble à ce jeu. Elles s’étaient retrouvées. Elles allaient aussi parfois se promener dans le jardin quand le temps le leur permettait. Susie ne sortait jamais son téléphone, parlant avec sa grand-mère de tout et de rien, et lui racontant ce qu’il se passait dans son quartier et les nouvelles frasques de son chat.

Je laisse donc ce conte ici pour qui voudra bien le lire. J’écris des histoires pour faire rire et réfléchir. (Vous noterez ici un autre essai de rimes)

La page du défi

Les autres défis

Le destin, ce puzzle