Sandale (Série lettres 3 : 19/26)

Il était très triste. Il était pourtant venu pour s’amuser, pour se reposer et pour profiter de la mer. Sans cet incident, il l’aurait d’ailleurs sûrement fait. Mais ce qui lui était arrivé l’avait déprimé. Ses parents lui avaient pourtant dit que ce n’était pas grave, que c’était remplaçable. Mais il avait l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important. Il s’attachait beaucoup trop aux objets. On le lui disait bien assez souvent, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

Cette sandale, il s’en rappellerait longtemps. Il avait porté les deux en allant sur la plage. Et il avait été content, à ce moment-là. Eh bien il était triste, à présent. Et il n’avait plus qu’une seule sandale. Que s’était-ils passé ? Au fond, il ne le savait pas vraiment. Tout s’était passé très vite, trop vite pour qu’il réalise. Il avait constaté la disparition de la sandale plusieurs minutes après l’incident. Il ne l’avait apparemment pas sentie partir.

Elles avaient été un peu trop grandes, de toute manière. L’eau n’avait rien arrangé. Selon ses parents, elle était partie quand la vague était venue s’écraser sur la plage. L’eau était repartie avec sa sandale. Il ne reverrait sûrement jamais sa sandale. Elle appartenait à la mer, à présent. C’était triste, mais vrai.

Et vous, avez vous déjà perdu quelque chose dans la mer ou sur la plage ?

Radiographie (Série lettres 3 : 18/26)

Il était tombé pendant la récréation. Il n’avait pas fait exprès. Il avait été en train de courir en jouant, quand tout à coup, il s’était senti partir en avant. Il était tombé violemment par terre. Sous le choc, il s’était mis à pleurer. La douleur était arrivée très vite. Tout le monde l’avait entouré et les adultes avaient discuté rapidement pour décider de l’endroit où l’emmener si jamais il s’était fait très mal. Ils lui posèrent plusieurs questions. Ils apprirent ainsi qu’il avait très mal à la jambe et qu’il n’avait pas fait exprès. Ils avairnt donc appelé des parents qui l’avaient ensuite emmené à l’hôpital pour faire une radio et voir s’il s’était cassé quelque chose.

C’était la raison pour laquelle il était à présent dans une pièce toute blanche avec un docteur et ses parents. Il ne comprit pas ce que le docteur fit, mais il vit soudain sur l’écran un drôle de dessin en noir et blanc. Le docteur lui expliqua que c’était sa jambe, mais vue de l’intérieur. Ce concept le fascina. Il n’entendit pas la suite de la conversation, tellement il était ébahi de pouvoir voir l’intérieur de sa jambe. Ce ne fut que quand le docteur lui parla qu’il se rendit compte que la consultation était terminée. Ses parents lui dirent qu’il ne s’était pas cassé la jambe, mais qu’il avait un bandage car il s’était écorché le genou. La plaie avait eu l’air effrayante, mais finalement, ce n’était pas très grave. Il fut rassuré d’entendre ça.

Et vous, avez vous déjà eu une radio à faire ? Dites le moi en commentaires.

Que je sache (Série lettres 3 : 17/26)

  • Le mur n’a pas besoin que tu le tienne, que je sache. Il se débrouille très bien tout seul.

Que je sache. C’était un des bouts de phrase préférés de ce prof. Il la répétait tout le temps, si bien que tous les élèves la connaissaient, et la marmonnaient en même temps que lui quand il le disait. Et il le disait souvent, très souvent. Ce n’était pas à chaque phrase, mais presque. C’était un peu perturbant au début, et il y avait toujours quelques rires quand les élèves s’en rendaient compte en début d’année, mais ils se taisaient bien vite car la tradition exigeait de ne jamais le lui faire remarquer pour qu’il continue.

Le prof disait « que je sache » pour tout. Que ce soit par rapport à un devoir non rendu, un vol plané de stylo ou d’avion en papier, ou encore des bavardages. Ce jour-là, il le lui avait dit à elle. Elle écoutait le cours, mais elle avait un peu trop reculé l’heure du coucher la veille, alors elle peinait à garder ses yeux ouverts. Elle s’était appuyée contre le mur pendant quelques secondes, et bien sûr, le prof l’avait vue. Et il n’avait pas manqué d’utiliser sa célèbre formule.

Elle était presque fière qu’il la lui ait dite. Elle ne savait pas trop pourquoi. Elle se redressa, attrapa un stylo et fit semblant de copier ce que disait le prof. Il pouvait voir beaucoup de choses, mais il ne voyait pas tout.

Et vous, avez-vous déjà eu un prof qui avait un tic de langage ?

Série lettres 2

Palais (Série lettres 3 : 16/26)

Il était dans la salle d’attente des urgences, à l’hôpital. Il avait mal, il avait chaud, il avait faim, il en avait assez d’attendre, et toutes ses pensées tournoyaient dans sa tête comme si un manège avait remplacé son cerveau. Il n’en pouvait plus. Il aurait préféré être ailleurs qu’ici, c’était clair. La chaise sur laquelle il était assis grinçait de temps à autre, c’est à dire à chaque fois qu’il remuait un peu. Et il remuait beaucoup. Il avait envie de partir d’ici, et depuis que cette pensée était arrivée dans sa tête, il se sentait comme un gamin de six ans qui n’en peut plus d’être assis en classe.

Les autres patients n’étaient pas dans le même état de nervosité que lui. Certains dormaient, d’autres lisaient un journal, et un petit groupe avait commencé à le fixer du regard, se demandant sûrement ce qui le faisait s’agiter de la sorte. Il sentait les questions venir. Comment s’était-il fait ça ? Comment avait-il fait pour se blesser au palais ? Palais qui était quand même à l’intérieur de la bouche, donc quand même un peu plus difficile à atteindre, en tout cas plus qu’un genou.

L’infirmière finit par venir le chercher. Elle ne posa pas de question. On voyait bien qu’elle avait l’habitude des blessures à des endroits étranges. Elle savait qu’il avait fait l’idiot, et ce regard sévère était presque pire que si elle lui avait posé des questions sur les circonstances qui avaient mené à cette blessure. Il aurait voulu disparaître, être avalé par le sol.

Et vous, avez-vous déjà eu une blessure à un endroit peu commun ?

Série lettres 2

Obsédant (Série lettres 3 : 15/26)

Tout avait commencé avec ce journal. Elle le lisait chaque semaine, rien d’extraordinaire jusque là. Elle l’avait ouvert à la page des conseils beauté, comme à son habitude. Puis elle l’avait feuilleté jusqu’à tomber sur sa page préférée, celle des films. Elle ne la regardait en général que le weekend, plus précisément le samedi, avant d’aller au cinéma. C’était une grande « fan » de cinéma. Elle y allait toutes les semaines, donc quatre fois par mois si elle n’avait pas autre chose à faire.

Ce jour-là, elle avait décidé de regarder sa page préférée, celle des films, en début de semaine. Ce qui était une grosse erreur, car elle savait que lorsqu’elle voyait un film qui lui plaisait, elle ne pouvait plus arrêter d’y penser, pas même une seconde. Elle avait déjà tenté l’expérience quelques années auparavant, et cette dernière n’avait pas été des plus agréable. Elle s’était juré de ne plus jamais recommencer. Mais il arrivait qu’elle oublie ce problème.

Et elle s’en rendait compte chaque fois trop tard, une fois qu’elle avait lu la page et vu un film intéressant. Cette fois-ci, il l’intéressait tout particulièrement, et elle passa une semaine épouvantable, juste parce qu’elle avait lu une page de journal un lundi au lieu d’un samedi. Il fallait vraiment qu’elle arrête d’oublier ça !

Et vous, aimez-vous regarder des films ?

Naval (Série lettres 3 : 14/26)

Il n’aurait pas pu le prévoir, pensa-t-il entre deux hauts-le-coeur. Il n’aurait vraiment pas pu le savoir à l’avance. Cela ne lui avait jamais fait ça, quand il était monté dans des bateaux, étant petit. Le mal de mer ne s’était jamais fait sentir. Eh bien apparemment, il avait changé. Ou alors les bateaux de son enfance avaient moins tangué, et il ne s’était jamais rendu compte qu’il avait le mal de mer.

En tout cas, son premier jour de travail commençait mal. Lui qui avait cru très bien s’en sortir justement parce qu’il avait eu une expérience avec les bateaux auparavant…C’était assez embêtant, d’avoir le mal de mer, pour un employé fraîchement embauché pour un poste de serveur sur un bateau de croisière. Une croisière qui devait durer plusieurs semaines. Il ne pouvait pas exactement descendre du bateau, à présent qu’on était loin de la terre.

Non, vraiment, ce devait être sa malchance qui avait provoqué ça. Être bloqué sur un bateau pendant des semaines alors qu’on avait le mal de mer, c’était vraiment pas de chance. Surtout qu’il était là pour travailler.

Et vous, avez-vous le mal de mer ? Ou avez-vous déjà travaillé sur un bateau ?

Maïdan (Série lettres 3 : 13/26)

Dans la maison de ses parents, il y avait beaucoup de choses. Des choses empilées, des choses oubliées, des choses pleines de souvenirs. Il se rappelait avoir souvent joué dans la cuisine à côté de la table, tandis que sa mère lui disait et lui répétait qu’il devait faire attention aux coins de la table, qu’il allait se cogner. A cette époque-là, les protections destinées à éviter que les enfants se cognent dans les coins n’existaient pas ou peu. Il avait donc eu de nombreux bleus causés par sa maladresse, ou son incapacité à écouter sa mère.

Dans le séjour, il se souvenait des parties de dames avec son oncle, quand il venait. Ce dernier le laissait parfois gagner pour lui faire plaisir, chose qu’il n’avait appris que récemment. Il s’était cru doué, il ne l’était pas. Les rares fois où il avait gagné n’étaient pas de la chance ou du talent. Cela l’attristait un peu, mais cela n’avait jamais pu ternir les souvenirs liés à ce jeu. Il n’y avait jamais rejoué, mais il se remémorait régulièrement ces parties jouées avec son oncle.

Le jardin, aujourd’hui plein de ronces et d’arbres les uns sur les autres faute de jardinier pour s’en occuper, avait été jadis un endroit cher à son coeur. Il y avait passé beaucoup de temps, jouant dans les herbes, courant jusqu’à s’en épuiser, contemplant le ciel allongé sur la pelouse.

Mais son endroit préféré restait toujours et encore ce que son père appelait le Maïdan, une sorte de place près de la maison où ses parents recevaient des invités. Ils avaient beaucoup d’amis, tous très différents les uns des autres, mais qui parvenaient quand même à s’entendre. Cela le fascinait.

Aujourd’hui, il devait vendre la maison. Devait-il laisser derrière tous ces souvenirs qui valaient plus, beaucoup plus que la somme d’argent qu’allait lui donner le nouveau propriétaire ? Il ne pouvait malheureusement pas la garder. Il n’en avait pas les moyens. Il fallait qu’il emporte ses souvenirs avec lui, et qu’il vende la maison, pour lui permettre d’héberger de nouveaux souvenirs.

Et vous, avez-vous déjà eu à vendre une maison pleine de souvenirs ?

Un Noël pour tous (chapitre 6)

Le lundi, tout le monde revint avec l’argent de la vente des billets. La maîtresse le compta et déclara qu’il y avait largement assez pour organiser la fête. Tout le monde ne parla dès lors plus que de ça. Ils racontaient comment ils allaient bien s’amuser avec les enfants de l’orphelinat, et comment les enfants en question seraient agréablement surpris de découvrir les cadeaux que leur réservait Laura. 

La maîtresse fut contente de constater combien les élèves étaient investis dans ce projet. Cela faisait vraiment plaisir à voir. La fête se déroulerait la semaine suivante. Et bientôt, les vacances seraient là. Comme le temps passait vite ! Ce serait bientôt Noël et ensuite le Nouvel An. Lotin et Lidouine avaient commandé beaucoup de cadeaux qu’ils espéraient avoir. Ils avaient écrit leur liste quelques semaines auparavant, la confiant à leurs parents pour qu’ils la donnent au Père Noël. Ils avaient donc bon espoir que la liste lui soit parvenue. 

Le jour de la fête arriva. Les élèves furent émerveillés par les installations faites par leur maîtresse, Laura et quelques autres enseignants venus aider pour l’occasion. Quand ils arrivèrent sur les lieux, des lumières encadraient l’entrée, une musique de Noël accueillait le visiteur et un plateau de gâteaux de Noël lui tendait les bras. Les enfants, qui avaient été impatients d’aller à cette fête, entrèrent le sourire aux lèvres. Ils allaient de surprise en surprise. Les décorations apportées par la maîtresse et Laura étaient partout. Dans l’esprit des enfants, on aurait dit la maison du Père Noël, ou du moins ce qu’elle était dans leur imagination. Une maison où c’était Noël tous les jours sans interruption, le paradis. 

Ils entrèrent dans la salle où se tenait la fête. Ils poussèrent des cris de surprise : là, au milieu de la pièce, se trouvait un très grand sapin décoré de guirlandes qu’ils avaient fabriquées eux-mêmes quelques jours auparavant. C’était un des sapins de l’école. Des cadeaux attendaient à son pied. L’ensemble était très joli. Les enfants de la classe purent rencontrer les enfants de l’orphelinat. Ils étaient très gentils et éblouis par toute cette décoration. Ils l’étaient tous. Ils eurent donc un premier sujet de conversation. Les enseignants avaient très bien décoré, cela mettait vraiment dans une ambiance festive. 

La maîtresse les fit bientôt chanter un chant de Noël. Les enfants chantèrent le plus fort possible. Ce n’était pas forcément très musical, mais ils le firent tous ensemble, et tout le monde s’amusa bien. Ils mangèrent ensuite, bavardant entre eux. Une grande table avait été apportée de l’une des classes pour l’occasion. La musique de Noël continuait en fond sonore. Lotin et Lidouine se firent deux nouveaux amis : Jacques et Anna. Après un repas de Noël que tout le monde apprécia, ce fut l’heure des cadeaux. Surtout pour les enfants de l’orphelinat, mais les élèves de la classe découvrirent bientôt que les enseignants leur avait fait une petite surprise. 

Alors que les enfants de l’orphelinat allaient chercher leurs cadeaux au pied du sapin, cherchant les étiquettes à leur nom, les enseignants firent signe aux enfants de la classe d’y aller aussi. Lotin, Lidouine et les autres se joignirent donc aux autres sous le sapin. Ils trouvèrent bientôt de petits paquets à leur nom. Ils eurent chacun une carte de Noël et un petit jouet. Ils jouèrent ensuite avec les enfants de l’orphelinat. Lotin et Lidouine jouèrent avec Jacques et Anna. Bientôt, ils inclurent tous les enfants dans leur jeu, et tout le monde joua jusqu’à ce qu’il soit temps de partir. C’était la meilleure soirée qu’ils avaient jamais passé, selon les enfants. 

Le lendemain, la maîtresse sut que Laura avait enfin réussi à faire constater les conditions de vie des enfants de l’orphelinat et qu’elle avait obtenu des aides pour remettre les lieux en état. Les enfants furent très contents de le savoir. Lotin et Lidouine virent Anna, Jacques et quelques autres beaucoup plus souvent, leur rendant visite pour jouer avec eux. 

FIN ! Joyeuses Fêtes !

A venir le 26 décembre : Histoire interactive « Le message »

Photo de Irina Iriser sur Pexels.com

(Dites moi ce que vous pensez de cette histoire en commentaires, cela m’aidera à m’améliorer. Et si vous avez raté les autres chapitres, n’hésitez pas à aller les voir ici).

Chapitre 1

Un Noël pour tous (chapitre 5)


Laura arriva tôt dans l’après-midi, et elle reçut un très bon accueil. Tout le monde avait été très impatient de la voir. Elle sourit en voyant que plus d’élèves étaient là. Elle leur réexpliqua ce qu’elle voulait faire avec les jouets, puis ils se mirent au travail. Chacun prit une feuille et des crayons pour dessiner ce qui allait orner les billets de tombola. Pendant que les enfants travaillaient sur le design, Laura et la maîtresse s’étaient mises à discuter de l’agencement des éléments sur le ticket. Elles se mirent ensuite sur l’ordinateur de Laura qui fut bientôt connecté au réseau de l’école. Elles créèrent ainsi une maquette du futur ticket de tombola. 

Quand les enfants eurent fini leurs dessins, ils le montrèrent à Laura et à la maîtresse. Ils avaient tous bien respecté le thème de Noël. Tous les dessins furent scannés et tout le monde se pressa autour de la table pour voir la version imprimée en fin d’après-midi. Ils la trouvèrent très belle, et la maîtresse déclara qu’elle allait mettre tous les dessins, un sur chaque ticket. L’ensemble constituerait un paquet de tickets. 

Le lendemain, elle avait terminé et elle leur montra le paquet. Elle en imprima autant qu’il y avait d’élèves dans la classe, et elle les distribua aux élèves. Ils furent ravis d’avoir une mission à remplir. Ils allaient devoir vendre les billets de tombola à leurs proches et à qui ils voulaient. 

Lotin et Lidouine rentrèrent chez eux tout excités car ils allaient pouvoir vendre des tickets, chose qu’ils n’avaient vu que dans des films jusqu’ici. Ils vendirent facilement plusieurs tickets à leurs parents, grands-parents, oncles et tantes, et même à la boulangère qui leur sourit en disant que cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas participé à une tombola. Ils vendirent les derniers tickets à diverses personnes qu’ils connaissaient, amis de la famille ou commerçants qu’ils croisaient souvent. 

Ce weekend-là, ils firent le sapin. Ils adoraient accrocher les guirlandes et les boules de Noël. Leur mère mit des chants de Noël, et l’atmosphère fut complète. Ils allèrent aussi marcher un peu dans les rues. Les décorations de Noël installées par la ville étaient là, et ils firent une très belle promenade. Lotin s’amusait à souffler dans l’air glacé. Lidouine comparait ses traces de pas à celles de son papa. Elle en conclut qu’elle avait encore à grandir beaucoup avant de le rattraper…

Chapitre premier

Un Noël pour tous (chapitre 4)


Elle quitta la classe en promettant de revenir le lendemain après-midi pour les aider à faire les billets de tombola et les décorations pour la fête. Une fois qu’elle eut quitté le bâtiment, le peu d’élèves qu’il y avait actuellement dans la pièce à cause de la neige commença à discuter avec animation. Ils étaient très excités d’organiser une fête de Noël et de pouvoir faire eux-mêmes les décorations. Ils étaient surtout impatients de vendre les billets de tombola car ils n’avaient jamais vendu de billets auparavant. La maîtresse leur dit que le lendemain, avec Laura, ils allaient faire les modèles pour les billets de tombola, et qu’elle comptait sur eux pour être créatifs et pour faire de beaux dessins pour le billet. Les enfants, qui adoraient dessiner, furent très contents de pouvoir participer de cette manière. 

La maîtresse et Laura verraient comment agencer les éléments sur le billet pour ensuite imprimer les billets. Ce soir-là, Lotin et Lidouin rentrèrent chez eux le pas léger, de grands sourires aux lèvres. Ils allaient organiser leur propre fête de Noël, comme des grands ! Ils n’arrivaient pas à y croire ! Bien sûr, ce serait très encadré par la maîtresse et Laura, mais ils se sentaient tellement plus grands, en sachant qu’ils allaient organiser cette fête pour les enfants de l’orphelinat ! Ils se sentaient d’autant plus fiers d’avoir découvert cette valise par hasard dans la neige ! Ils furent très agités toute la soirée, racontant encore et encore ce qu’ils allaient faire en classe à leurs parents. 

Le lendemain, la neige avait un peu fondu, et plus d’élèves purent venir à l’école. Ils furent informés du projet. Tout le monde fut content d’y participer et de faire leur propre fête de Noël. Lotin et Lidouin furent les héros du jour quand tout le monde sut qu’ils avaient été ceux qui avaient trouvé la valise qui avait tout démarré. La maîtresse eut toutes les peines du monde à faire la classe ce matin-là, car tout le monde parlait de la fête de Noël, et personne ne voulait l’écouter. Elle fut soulagée de voir l’après-midi et Laura arriver. Elle n’aurait certainement pas réussi à les intéresser plus longtemps à autre chose que la fête.

Chapitre 5

Chapitre premier