L’éveil (chapitre 2)

Vous éteignez la troisième lampe. Vous espérez que cette fois-ci, ce sera la dernière. Si quelqu’un vous fait vraiment une blague, ce n’est pas drôle. Pas à cette heure-ci. Vous aimeriez dormir, et vous aimeriez aussi que toutes les lampes soient enfin éteintes. Votre cerveau fatigué ne se pose pas trop de questions sur la situation un peu étrange. Tout ce qu’il veut, c’est dormir. Donc vous éteignez la lampe, et vous regardez autour de vous. A priori, il n’y en a pas d’autres. Vous vous retournez vers le couloir pour retourner (enfin) vous coucher. 

Mais en vous tournant, vous remarquez encore une lampe allumée un peu plus loin. Non…Cette situation ridicule n’a pas de fin ! Vous voulez dormir, ce n’est pas quand même un souhait difficile à réaliser ? Vous allez éteindre la quatrième lampe en soupirant. Mais vous en trouvez deux autres qui encadrent le miroir. Une force inconnue vous pousse à toucher le miroir. Pourquoi ? Sans doute parce que vous n’avez pas assez dormi. Probablement pas parce qu’une force magique vous a mené(e) jusqu’au miroir….

Vous allez toucher le miroir. Mais vos doigts ne rencontrent jamais la surface lisse et froide du miroir. Pourquoi ? Parce qu’ils sont passés à travers. Pourquoi ? Vous n’en savez rien. Vous n’avez rien demandé, et vous ne savez pas ce qu’il se passe. Vous regardez d’un air absent vos doigts passer au travers du miroir. Vous êtes dans la réalité, cela ne devrait pas se produire, pas vrai ? Mais votre cerveau exténué ne se pose aucune question. Vous entrez dans le miroir comme si c’était la chose la plus normale du monde. 


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En ligne, on perd le fil ch16

La réunion de la fois dernière s’était bien déroulée. Il espérait que celle-ci allait bien se passer aussi. Mais il ne pouvait jamais vraiment savoir ce qu’il allait se passer, car les problèmes techniques pleuvaient en général sur les réunions à distance. C’était une véritable catastrophe. Il ne savait pas vraiment comment ils faisaient pour travailler dans … Lire la suite En ligne, on perd le fil ch16

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En ligne, on perd le fil ch13

C’était bizarre, le prof était absent pour le moment. Au début, personne ne s’en inquiéta, il arrivait toujours quelques minutes après l’heure dite, ayant un cours avant. Mais au bout d’un moment, les élèves, qui étaient déjà dans la salle en ligne commencèrent à se poser des questions. Ils demandèrent à leur responsable de cours si elle … Lire la suite En ligne, on perd le fil ch13

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L’éveil (chapitre 1)

Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. Ce n’est pas un rêve, une lumière s’est véritablement allumée près de votre lit. Vous ouvrez à nouveau les yeux car ils s’étaient refermés tout seuls. Vous n’avez évidemment pas apprécié d’être réveillé(e) en pleine nuit par une lumière. Mais d’ailleurs, comment s’est-elle allumée, cette lumière ? Il fait nuit, personne n’est réveillé dans la maison, et normalement, vous avez bien fermé les portes de votre maison, donc aucun rôdeur n’a pu entrer, a priori. 

Vous vous levez, soudain plus réveillé qu’avant. Cette lumière allumée, bien que n’ayant rien de bien effrayant, vous inquiète beaucoup. Quelque chose de bizarre est en train de se passer, et vous ne savez pas de quoi il s’agit exactement. Que se passe-t-il ? Vous allez jusqu’à la lampe pour l’éteindre. Mais une fois que vous arrivez à hauteur de la lampe, vous remarquez qu’une deuxième lampe est allumée dans le couloir. Vous éteignez la première lampe, passant dans le couloir, bien décidé(e) à ne pas perdre plus de sommeil encore à cause de cette histoire de lumière qui s’allume toute seule dans votre habitation. 

Vous sortez donc de votre chambre, ayant éteint la lampe qui vous a réveillé(e). Vous arrivez à hauteur de la seconde lampe, mais alors que vous vous approchez pour l’éteindre, vous voyez une autre lumière un peu plus loin. Non, mais ce n’est pas possible ! Vous vous demandez si quelqu’un est en train de vous faire une blague. C’est une sérieuse possibilité dans votre tête. Vous éteignez la deuxième lampe d’un geste rageur. Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. Vous vous approchez de la troisième source de lumière, marchant dans le couloir. Mais où cela va-t-il vous mener ? 

Chapitre 2


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Nouvelle fiction : L’éveil !

Photo de Jacoby Clarke sur Pexels.com

L’éveil est une fiction en 6 chapitres qui se suivent. Elle est écrite entièrement à la 2e personne du pluriel.

Photo de Andreas Fickl sur Pexels.com

Extrait :

Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. […] Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. […] Mais où cela va-t-il vous mener ? 

Chapitre 1

Talon aiguille (Série lettres 3 : 20/26)

C’était bien simple : elle n’aurait jamais dû aller à ce vernissage. Lorsqu’elle avait reçu l’invitation, elle avait senti quelque chose, comme un pressentiment que quelque chose allait mal tourner. Mais elle l’avait ignoré bien vite, car elle avait bien souvent l’habitude de s’inquiéter bien trop, et de se faire des films alors que tout allait sûrement très bien se passer. Mais cette fois-ci, elle n’aurait peut-être pas dû ignorer ses angoisses, car elles s’étaient révélées être justes. Effroyablement justes. Bon, ce n’était pas du tout ce qu’elle avait imaginé, mais c’était suffisamment dramatique pour que ce soit affreux.

Au début, tout s’était bien passé. Elle avait mis ses nouveaux talons, une robe qu’elle trouvait très jolie, et elle avait attrapé un des verres de champagnes pour lui tenir compagnie. Elle ne connaissait aucune des personnes réunies ici, alors elle avait pris les devants avec un ou deux verres de champagne. Mais ce n’était pas ce qui avait mal tourné. Non. C’était tout autre chose. Quelque chose qui n’arrivait pratiquement jamais, du moins jamais comme ça.

Elle avait été en train de marcher tranquillement tout en regardant l’exposition, quand soudain, elle s’était sentie descendre d’un étage. Littéralement. Elle était tombée. Ses talons ne jouaient plus leur rôle. Ils s’étaient cassés. Les deux en même temps. Chose qui n’arrivait pratiquement jamais à quelqu’un qui avait de la chance. Ou du moins, pas les deux en même temps. Certainement pas les deux en même temps. Elle se releva péniblement, contente d’avoir été à un endroit moins peuplé que le reste de l’exposition lorsque ses talons avaient décidé de craquer. Elle sortit de l’exposition le plus discrètement possible. Elle n’aurait vraiment pas dû y aller.

Et vous, avez-vous vous aussi l’impression que, parfois, il vaudrait mieux ne pas s’être levé ce matin-là ? Avez-vous déjà eu des problèmes de talons ? De chaussures ?

Sandale (Série lettres 3 : 19/26)

Il était très triste. Il était pourtant venu pour s’amuser, pour se reposer et pour profiter de la mer. Sans cet incident, il l’aurait d’ailleurs sûrement fait. Mais ce qui lui était arrivé l’avait déprimé. Ses parents lui avaient pourtant dit que ce n’était pas grave, que c’était remplaçable. Mais il avait l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important. Il s’attachait beaucoup trop aux objets. On le lui disait bien assez souvent, mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

Cette sandale, il s’en rappellerait longtemps. Il avait porté les deux en allant sur la plage. Et il avait été content, à ce moment-là. Eh bien il était triste, à présent. Et il n’avait plus qu’une seule sandale. Que s’était-ils passé ? Au fond, il ne le savait pas vraiment. Tout s’était passé très vite, trop vite pour qu’il réalise. Il avait constaté la disparition de la sandale plusieurs minutes après l’incident. Il ne l’avait apparemment pas sentie partir.

Elles avaient été un peu trop grandes, de toute manière. L’eau n’avait rien arrangé. Selon ses parents, elle était partie quand la vague était venue s’écraser sur la plage. L’eau était repartie avec sa sandale. Il ne reverrait sûrement jamais sa sandale. Elle appartenait à la mer, à présent. C’était triste, mais vrai.

Et vous, avez vous déjà perdu quelque chose dans la mer ou sur la plage ?

Radiographie (Série lettres 3 : 18/26)

Il était tombé pendant la récréation. Il n’avait pas fait exprès. Il avait été en train de courir en jouant, quand tout à coup, il s’était senti partir en avant. Il était tombé violemment par terre. Sous le choc, il s’était mis à pleurer. La douleur était arrivée très vite. Tout le monde l’avait entouré et les adultes avaient discuté rapidement pour décider de l’endroit où l’emmener si jamais il s’était fait très mal. Ils lui posèrent plusieurs questions. Ils apprirent ainsi qu’il avait très mal à la jambe et qu’il n’avait pas fait exprès. Ils avairnt donc appelé des parents qui l’avaient ensuite emmené à l’hôpital pour faire une radio et voir s’il s’était cassé quelque chose.

C’était la raison pour laquelle il était à présent dans une pièce toute blanche avec un docteur et ses parents. Il ne comprit pas ce que le docteur fit, mais il vit soudain sur l’écran un drôle de dessin en noir et blanc. Le docteur lui expliqua que c’était sa jambe, mais vue de l’intérieur. Ce concept le fascina. Il n’entendit pas la suite de la conversation, tellement il était ébahi de pouvoir voir l’intérieur de sa jambe. Ce ne fut que quand le docteur lui parla qu’il se rendit compte que la consultation était terminée. Ses parents lui dirent qu’il ne s’était pas cassé la jambe, mais qu’il avait un bandage car il s’était écorché le genou. La plaie avait eu l’air effrayante, mais finalement, ce n’était pas très grave. Il fut rassuré d’entendre ça.

Et vous, avez vous déjà eu une radio à faire ? Dites le moi en commentaires.

Que je sache (Série lettres 3 : 17/26)

  • Le mur n’a pas besoin que tu le tienne, que je sache. Il se débrouille très bien tout seul.

Que je sache. C’était un des bouts de phrase préférés de ce prof. Il la répétait tout le temps, si bien que tous les élèves la connaissaient, et la marmonnaient en même temps que lui quand il le disait. Et il le disait souvent, très souvent. Ce n’était pas à chaque phrase, mais presque. C’était un peu perturbant au début, et il y avait toujours quelques rires quand les élèves s’en rendaient compte en début d’année, mais ils se taisaient bien vite car la tradition exigeait de ne jamais le lui faire remarquer pour qu’il continue.

Le prof disait « que je sache » pour tout. Que ce soit par rapport à un devoir non rendu, un vol plané de stylo ou d’avion en papier, ou encore des bavardages. Ce jour-là, il le lui avait dit à elle. Elle écoutait le cours, mais elle avait un peu trop reculé l’heure du coucher la veille, alors elle peinait à garder ses yeux ouverts. Elle s’était appuyée contre le mur pendant quelques secondes, et bien sûr, le prof l’avait vue. Et il n’avait pas manqué d’utiliser sa célèbre formule.

Elle était presque fière qu’il la lui ait dite. Elle ne savait pas trop pourquoi. Elle se redressa, attrapa un stylo et fit semblant de copier ce que disait le prof. Il pouvait voir beaucoup de choses, mais il ne voyait pas tout.

Et vous, avez-vous déjà eu un prof qui avait un tic de langage ?

Série lettres 2

Palais (Série lettres 3 : 16/26)

Il était dans la salle d’attente des urgences, à l’hôpital. Il avait mal, il avait chaud, il avait faim, il en avait assez d’attendre, et toutes ses pensées tournoyaient dans sa tête comme si un manège avait remplacé son cerveau. Il n’en pouvait plus. Il aurait préféré être ailleurs qu’ici, c’était clair. La chaise sur laquelle il était assis grinçait de temps à autre, c’est à dire à chaque fois qu’il remuait un peu. Et il remuait beaucoup. Il avait envie de partir d’ici, et depuis que cette pensée était arrivée dans sa tête, il se sentait comme un gamin de six ans qui n’en peut plus d’être assis en classe.

Les autres patients n’étaient pas dans le même état de nervosité que lui. Certains dormaient, d’autres lisaient un journal, et un petit groupe avait commencé à le fixer du regard, se demandant sûrement ce qui le faisait s’agiter de la sorte. Il sentait les questions venir. Comment s’était-il fait ça ? Comment avait-il fait pour se blesser au palais ? Palais qui était quand même à l’intérieur de la bouche, donc quand même un peu plus difficile à atteindre, en tout cas plus qu’un genou.

L’infirmière finit par venir le chercher. Elle ne posa pas de question. On voyait bien qu’elle avait l’habitude des blessures à des endroits étranges. Elle savait qu’il avait fait l’idiot, et ce regard sévère était presque pire que si elle lui avait posé des questions sur les circonstances qui avaient mené à cette blessure. Il aurait voulu disparaître, être avalé par le sol.

Et vous, avez-vous déjà eu une blessure à un endroit peu commun ?

Série lettres 2

Obsédant (Série lettres 3 : 15/26)

Tout avait commencé avec ce journal. Elle le lisait chaque semaine, rien d’extraordinaire jusque là. Elle l’avait ouvert à la page des conseils beauté, comme à son habitude. Puis elle l’avait feuilleté jusqu’à tomber sur sa page préférée, celle des films. Elle ne la regardait en général que le weekend, plus précisément le samedi, avant d’aller au cinéma. C’était une grande « fan » de cinéma. Elle y allait toutes les semaines, donc quatre fois par mois si elle n’avait pas autre chose à faire.

Ce jour-là, elle avait décidé de regarder sa page préférée, celle des films, en début de semaine. Ce qui était une grosse erreur, car elle savait que lorsqu’elle voyait un film qui lui plaisait, elle ne pouvait plus arrêter d’y penser, pas même une seconde. Elle avait déjà tenté l’expérience quelques années auparavant, et cette dernière n’avait pas été des plus agréable. Elle s’était juré de ne plus jamais recommencer. Mais il arrivait qu’elle oublie ce problème.

Et elle s’en rendait compte chaque fois trop tard, une fois qu’elle avait lu la page et vu un film intéressant. Cette fois-ci, il l’intéressait tout particulièrement, et elle passa une semaine épouvantable, juste parce qu’elle avait lu une page de journal un lundi au lieu d’un samedi. Il fallait vraiment qu’elle arrête d’oublier ça !

Et vous, aimez-vous regarder des films ?

Naval (Série lettres 3 : 14/26)

Il n’aurait pas pu le prévoir, pensa-t-il entre deux hauts-le-coeur. Il n’aurait vraiment pas pu le savoir à l’avance. Cela ne lui avait jamais fait ça, quand il était monté dans des bateaux, étant petit. Le mal de mer ne s’était jamais fait sentir. Eh bien apparemment, il avait changé. Ou alors les bateaux de son enfance avaient moins tangué, et il ne s’était jamais rendu compte qu’il avait le mal de mer.

En tout cas, son premier jour de travail commençait mal. Lui qui avait cru très bien s’en sortir justement parce qu’il avait eu une expérience avec les bateaux auparavant…C’était assez embêtant, d’avoir le mal de mer, pour un employé fraîchement embauché pour un poste de serveur sur un bateau de croisière. Une croisière qui devait durer plusieurs semaines. Il ne pouvait pas exactement descendre du bateau, à présent qu’on était loin de la terre.

Non, vraiment, ce devait être sa malchance qui avait provoqué ça. Être bloqué sur un bateau pendant des semaines alors qu’on avait le mal de mer, c’était vraiment pas de chance. Surtout qu’il était là pour travailler.

Et vous, avez-vous le mal de mer ? Ou avez-vous déjà travaillé sur un bateau ?