Ah, les vacances (chapitre 17) : Épilogue

Dans le chapitre précédent…

Fanny est libérée, et Samantha a dû promettre de faire en sorte que les humains polluent moins les océans, en organisant par exemple des journées de nettoyage de la plage ou en sensibilisant les vacanciers. Fanny vante les mérites de la ville sous-marine dans laquelle elle était.

C’était maintenant la fin des vacances. Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis l’enlèvement de Fanny. Elles reparlaient souvent de la ville sous l’eau, et elles discutaient aussi de l’opération « Plage propre » que Samantha avait proposée et qui semblait enthousiasmer les vacanciers qui prenaient ça comme un jeu. Ils étaient nombreux chaque jour à ramasser les déchets sur la plage, ou à sermonner d’autres vacanciers qui jetaient encore leurs déchets là où ils se trouvaient. Parfois, Samantha se demandait si le Roi du peuple de l’eau les regardait du fond de la mer, en souriant.

Elle s’était souvent demandé si elle n’avait pas rêvé de tout ça, car le lendemain, déjà, la soirée lui avait paru irréelle. Fanny, qui avait réellement visité une ville sous-marine et qui donc avait vu plus de choses extraordinaires qu’elle, disait que c’était parfaitement vrai, et qu’elle s’en rappelait très bien. Mais peu à peu, ses souvenirs s’estompaient un peu, et elle oubliait certains détails.

Est-ce qu’à terme, elles allaient oublier toute cette histoire ? Etait-ce la magie du Roi du peuple de l’eau qui était en train d’effacer doucement leurs souvenirs ? Après tout, il avait bien dit que son peuple n’était pas censé exister aux yeux des humains… Il lui avait dit que personne ne la croirait. Elle n’avait pas essayé de raconter quoi que ce soit à qui que ce soit, mais elle se doutait bien de la réaction que n’importe qui aurait en l’entendant raconter qu’il existait un peuple de l’eau qui gardait les océans.

A la fin des vacances, Samantha fut heureuse d’apprendre que Fanny habitait dans la ville à côté, et donc qu’elle pourrait venir la voir souvent. Depuis qu’elle faisait très attention à ne pas s’éloigner trop de la plage, elle n’avait pas eu d’autres accidents. Samantha n’avait sauvé personne d’autre, d’ailleurs. Il n’y avait pas eu trop de problèmes. Les rares personnes qui avaient été en difficulté avaient été ramenées sur la plage par une vague. Elle se demandait parfois si le Roi du peuple de l’eau n’y était pas pour quelque chose…

….Et cette histoire se termine là. Qu’en avez-vous pensé ?

Chapitre premier

Ah, les vacances (chapitre 16) : Le retour

Dans le chapitre précédent…

La silhouette est en fait le Roi du peuple de l’eau, il s’excuse pour l’attitude de son fils et il explique à Samantha que lui et son peuple sont les gardiens des océans, et que son fils prend la chose très à coeur, en ayant assez que les humains polluent leurs eaux. Le Roi semble disposé à libérer Fanny, mais il demande à ce que Samantha fasse quelque chose en échange…

Samantha, qui avait pensé pouvoir sauver Fanny simplement en ayant une conversation avec le père de son ravisseur, fut surprise en l’entendant lui demander de faire quelque chose en échange de la libération de la jeune femme. Elle dût avoir l’air mal à l’aise, car le vieil homme reprit :

  • Oh, ce n’est pas quelque chose d’affreux, et puis vous le devez un peu à vos océans, et ce depuis longtemps. Voyez ça comme un geste pour l’environnement, et non pas comme une monnaie d’échange. Je voudrais que vous preniez soin de votre plage, que vous instauriez des bonnes pratiques aux vacanciers, en leur rappelant qu’il ne faut pas jeter leurs déchets sur la plage ou dans la mer, qu’il y a des poubelles pour ça? Avec des panneaux…
  • Vous voulez que je fasse une campagne pour nettoyer la plage ?
  • Ça peut être une bonne idée aussi. Je suis sûre que vous trouverez comment faire. Tiens, voilà votre amie…

Samantha se retourna, s’entendant appeler. Elle sourit en voyant Fanny. Elle semblait aller bien. Elle la serra dans ses bras. Elles ne se connaissaient pas depuis longtemps, mais toutes ces aventures et ces sauvetages les avaient rapprochées. Fanny se mit à parler :

  • J’ai visité leur ville sous la mer, et j’ai bu un cocktail aux algues ! Oh, et ils ont des salons de coiffure extraordinaires ! C’est génial ! Pourquoi vous riez, Samantha ? D’ailleurs, je peux vous tutoyer, maintenant ?
  • Je ris parce que ça a l’air extraordinaire, mais tu ne pourras jamais le raconter à personne sans qu’ils te prennent pour une folle.
  • C’est vrai. Il n’y a que toi qui peux comprendre tout ça. Car le Roi vient de tout t’expliquer, pas vrai ? J’ai un nouvel ami, maintenant : le fils du Roi. Je pourrai retourner me baigner dans la mer sans craindre de me faire emporter au fond de l’eau !
  • Il ne veut pas t’épouser et encore t’emmener dans sa ville, si ?
  • Non, voyons ! On n’est pas dans un de ces contes de fées ! De toute manière, je préfère rester sur la terre ferme. Et je te promets que je ne vais plus me noyer, à partir de maintenant.
  • Peux-tu vraiment promettre une chose pareille ? Moi, par contre, je peux te promettre de ne pas te laisser te noyer.
  • Si tu es sur place.
  • Si je suis sur place, oui. Tiens, mais où est passé le Roi ?

Il avait dû partir pendant leur conversation, car il n’était plus derrière Samantha. Elles quittèrent la plage bras dessus, bras dessous, discutant toujours de la « merveilleuse ville sous l’eau » qu’avait vu Fanny.

Chapitre premier

Chapitre 17

Ah, les vacances (chapitre 15) : La discussion

Dans le chapitre précédent…

Samantha ouvre la bouteille. Un message se trouve à l’intérieur, lui disant de venir sur la plage le soir-même, seule, pour discuter. Est-ce un piège ? Samantha décide de s’y rendre, elle veut sauver Fanny. Une silhouette sort de l’eau…

Elle s’immobilisa sur le sable, attendant que la silhouette la rejoigne. Elle avait un peu peur, mais elle ne s’enfuit pas, se rappelant qu’elle venait pour sauver Fanny. Si elle partait maintenant, elle ne saurait jamais ce qui lui était arrivé et elle s’en voudrait toute sa vie. Elle ne bougea donc pas, regardant la personne sortir de la mer et venir vers elle. Elle s’aperçut que c’était un vieil homme à la peau aussi transparente que celle de l’homme qui avait enlevé Fanny. Cette bouteille à la mer avait donc bien un rapport avec les évènements de l’après-midi. Elle se contenta de regarder le vieillard, attendant qu’il lui explique pourquoi il lui avait demandé de venir.

Il lui sourit, puis il demanda :

  • Êtes-vous Samantha ? Je suis venu tout vous expliquer. Ne vous en faites pas, votre amie va bien.
  • Comment savez-vous qui je suis ? Et où est-elle ? Libérez-la ! Pourquoi l’avez-vous enlevée ?
  • Que de questions… Je connais votre nom car la mer entend tout. Je me présente : je suis le Roi du peuple de l’eau. Je sais qu’entendre cette phrase peut paraître irréel, mais c’est bien vrai. Je ne peux pas vous dire que je suis plombier ou homme d’affaires, je ne suis aucune de ces choses. Votre amie va vous être rendue, mais d’abord, je vais vous expliquer un peu pourquoi mon fils l’a enlevée. Oui, l’homme bleu de la plage dont tout le monde parle actuellement sur tous les réseaux sociaux qui existent, celui qui fait partie de votre spectacle, apparemment, c’est mon fils. Je vous remercie d’avoir inventé une histoire pour cacher la vérité. Nous ne sommes pas censés apparaître devant les humains.
  • Si vous êtes censés vous cacher de nous, alors pourquoi est-ce que votre fils est apparu devant tout le monde en créant une vague gigantesque ?

Il eut un petit sourire amusé :

  • C’est une très bonne question. Il était là parce qu’il a échappé à ma surveillance. Voyez-vous, il a du mal à comprendre que les humains ne sont pas des ennemis. Nous, le peuple de l’eau, nous passons nos vies à protéger les océans. Nous en sommes les gardiens. Notre plus grande cause d’inquiétude, c’est la pollution de nos mers et océans par vous, les humains. Mon fils y est particulièrement sensible. Il a passé beaucoup trop de temps avec son grand père qui détestait les humains, et donc il n’aime pas non plus les humains. Votre amie l’a offensé quand il a compris pourquoi elle faisait semblant de se noyer. Il a beaucoup de respect pour les sauveteurs, et il a dû trouver qu’elle se moquait de vous. Nous sommes les sauveteurs des océans et vous des vies humaines, nous vous respectons donc énormément, en tant que gardiens et protecteurs. Elle a dû aussi polluer en laissant des détritus sur la plage, ce qui a mené à tout ça. Mais elle était surtout proche de l’eau, et c’est la première personne qu’il a vue en arrivant sur la plage.
  • Donc elle ne racontait pas n’importe quoi quand elle m’a raconté que quelqu’un avait essayé de la noyer en la tirant sous l’eau ? C’était votre fils ? Est-ce qu’il lui a fait du mal ? Est-ce qu’il est calmé maintenant ?
  • Oui, il est calmé. Il comprend qu’il n’aurait pas dû se montrer et effrayer tout le monde. Il n’a pas fait de mal à votre amie, il s’est même excusé auprès d’elle. Et oui, c’était lui, elle n’a pas halluciné comme vous avez essayé de lui faire croire. Mais je peux comprendre que l’entendre raconter ça a dû être assez affolant.
  • Je me suis surtout dit que la panique lui avait fait imaginer des choses. J’étais loin de me douter que c’était vrai…Mais d’ailleurs, pourquoi m’avez-vous raconté tout ça, si vous devez rester cachés ?

Il lui sourit à nouveau. C’était un sourire paternel, un sourire qui montrait ses années d’expérience :

  • Mais parce que personne ne vous croira jamais, ma petite. D’ailleurs, je voudrais que vous fassiez quelque chose pour moi, en échange de la libération de votre amie….

Chapitre premier

Chapitre 16

Ah, les vacances (chapitre 14) : Une bouteille à la mer

Dans le chapitre précédent…

Les spectateurs de la scène de l’enlèvement de Fanny par l’homme bleu menaçant sont éberlués et penseraient presque avoir rêvé. Mais Fanny a vraiment disparu. Samantha se sent impuissante, elle s’en veut de n’avoir rien pu faire. Tout à coup, une bouteille sort de l’eau…

Sous les yeux de tous les vacanciers de la plage et de tous les sauveteurs, elle ouvrit la bouteille qui venait visiblement d’arriver pour elle depuis la mer. Plus rien ne l’étonnait dans cette histoire qui était déjà plus que bizarre, elle n’eut donc aucune réaction. Elle fit comme si c’était une lettre qui venait de sa boîte aux lettres. Dépliant le papier qui était dans la bouteille, elle se mit à lire le texte assez court qui était joliment écrit dessus.

Apparemment, la personne qui lui avait écrit ce message voulait qu’elle vienne sur la plage le soir même, donc dans environ deux heures, seule, pour discuter. Cela avait tout l’air d’être un piège, mais elle se dit que cette bouteille avait sûrement un rapport avec l’enlèvement de Fanny. Elle avait échoué, elle ne l’avait pas sauvée. Il fallait donc qu’elle fasse quelque chose, n’importe quoi, pour la sauver. La lettre lui était adressée, bizarrement. Comment le mystérieux expéditeur avait-il eu connaissance de son nom ? L’homme bleu avait-il lu son badge ? Impossible, il avait été trop loin. Ou alors il avait d’excellents yeux.

Elle montra la lettre aux autres sauveteurs qui furent aussi surpris qu’elle de voir qu’elle lui était adressée directement. Ils lui conseillèrent d’abord de ne pas aller à ce rendez-vous nocturne, puis elle les convainquit qu’elle ne pouvait pas rester sans rien faire du tout. Plusieurs des sauveteurs partirent rassurer les vacanciers en leur demandant s’ils avaient apprécié leur spectacle, tentant de leur faire croire que tout était prévu, et qu’il n’y avait aucun danger, ne voulant pas leur révéler qu’ils ne savaient absolument pas ce qui venait de se passer.

Samantha était très sûre d’elle. Elle allait y aller, et elle allait tirer cette affaire au clair et sauver Fanny. La pauvre n’avait pas mérité ça, même si elle avait fait semblant de se noyer.

A la tombée de la nuit, Samantha se rendit donc sur la plage, un peu anxieuse à l’idée que ce soit vraiment un piège. Elle ne savait vraiment pas ce qui allait se passer. Les vacanciers avaient quitté les lieux, ne sachant pas ce qui avait véritablement transpiré. La plage était déserte. Le silence était retombé. Elle vit soudain une silhouette émerger des flots.

Chapitre premier

Chapitre 15

Ah, les vacances (chapitre 13) : Sous l’eau

Dans le chapitre précédent…

Samantha essaye de sauver Fanny, mais pour une fois, elle ne peut rien faire. Que peut-elle contre des pouvoirs magiques puissants ? Elle est bien obligée de l’admettre : la magie a toute sa place dans cette histoire. L’homme à la peau d’un bleu transparent emmène Fanny avec lui sous l’eau sans que Samantha ait pu faire quoi que ce soit.

Le silence qui suivit la disparition du mystérieux inconnu bleu et de Fanny dans l’eau fut assourdissant. Visiblement, tout le monde était encore sous le choc de la scène. Même Samantha qui avait été très près du duo avait du mal à croire que c’était vraiment arrivé. Elle savait pourtant que Fanny avait bien disparu. Qu’un fou l’avait entraînée sous l’eau alors qu’elle ne portait aucun équipement de plongée. En principe, elle n’avait donc aucune chance d’avoir survécu à ça. Sauf s’il l’avait vraiment prise comme otage et s’il avait un moyen de lui donner de l’air avec sa magie. Car oui, il avait de la magie, tout le monde sur la plage avait pu le constater. Soit il en avait, soit une incroyable coïncidence s’était produite, et la mer avait créé une vague au moment où il levait un bras. Non, ce devait être de la magie, même si Samantha avait beaucoup de mal à l’admettre.

Elle regarda autour d’elle, se rendant compte que les personnes qui avaient fui étaient encore sur le parking, à regarder ce qu’il se passait. La plupart avaient donc tout vu. Le silence était total. Les autres sauveteurs coururent vers Samantha, et l’un d’entre eux lui demanda si ça allait. Les autres regardaient vers la mer. L’immense vague était toujours là. Elle retomba d’ailleurs très brutalement à l’endroit où elle se trouvait, aspergeant tout le monde sur la plage. Le fracas que fit la vague en tombant surprit tout le monde, et brusquement, le silence fit place à une multitude de conversations. Tout le monde semblait discuter de ce qu’il venait de se passer. Tout le monde avait l’air éberlué. Mais qui aurait pu les blâmer. C’était bien trop incroyable. Et pourtant ils l’avaient vu. Pas de doute possible. Impossible de dire que c’était une fake news ou une vidéo truquée.

Randy vint se placer à côté de Samantha. Il dit :

  • Tu as vu la même chose que moi ? Cette fille s’est vraiment fait enlever sous nos yeux, par une sorte d’homme des mers ? J’étais tellement surpris que je n’ai même pas pensé à courir vers eux pour empêcher ça. C’était très courageux de ta part, d’essayer de la sauver. Je n’y crois absolument pas, mais je pense qu’il a des pouvoirs magiques. Qu’est-ce qu’on va faire ? Comment la sauver ? Est-ce qu’elle est déjà morte ? Et pourquoi l’a-t-il enlevée ? Pourquoi elle et pas n’importe qui d’autre ?
  • Je suppose qu’elle était à côté de l’eau, donc c’était la personne la plus proche de lui. Quant à la raison de son geste….Je n’en sais rien. Je pense que je vais plonger pour aller voir. Je refuse de rester sans rien faire.

Randy venait de lister beaucoup de questions qui tournaient déjà en boucle dans la tête de Samantha. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?! Elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Elle se sentait impuissante, et elle n’aimait pas ça du tout. Sauver quelqu’un dépendait en principe de sa force physique, de son aptitude à nager vite et bien. Mais là, elle avait l’impression qu’ils avaient un ennemi qui avait une force surhumaine, et elle ne savait pas si elle serait à la hauteur pour cette mission de sauvetage. Si la mer elle-même venait sur la plage pour prendre des gens.. Comment était-elle censée les sauver ?

Une bouteille sortit soudain de l’eau, venant se cogner contre son pied. Elle se pencha pour la ramasser, puis elle l’ouvrit.

Chapitre premier

Chapitre 14

Ah, les vacances (chapitre 12) : Lâchez la !

Dans le chapitre précédent…

Samantha retrouve Fanny tout près de la mer. Cette dernière lui dit qu’elle pense que cette grosse vague a une origine magique. Samantha ne la croit pas davantage qu’avant. Entre temps, Samantha part sauver quelqu’un, et tout d’un coup, Fanny est menacée avec un couteau par un grand homme à la peau d’un bleu transparent. Mais qui est-il ?

Voyant que Fanny était en danger, Samantha essaya aussitôt de faire un pas en avant :

  • Lâchez-la ! Pourquoi vous faites ça ?

Au moment où elle s’avançait, l’homme à la peau couleur de la mer projeta une vague vers elle. Oui, il semblait contrôler la mer. Samantha n’était pas au bout de ses surprises, apparemment. Elle fut balayée par l’eau qui lui arrivait dessus à grande vitesse, et d’autres personnes tombèrent aussi. Le temps qu’elle essaye de se relever, l’homme était déjà parti vers la mer d’un pas tranquille, entraînant avec lui une Fanny qui criait, semblant se rendre compte de ce qui lui arrivait.

Apparemment, voir la vague lancée par son agresseur l’avait faite revenir à elle. Elle était sortie de sa stupeur, et maintenant elle se débattait comme une furie. Mais rien n’y fit. L’homme devait avoir une force extraordinaire, car il ne parut même pas remarquer qu’elle s’agitait pour tenter d’échapper à son étreinte terrible.

Les derniers vacanciers qui étaient restés sur la plage criaient de frayeur en voyant l’inconnu tout bleu menacer Fanny. Ils fuirent à leur tour, ayant enfin compris que les lieux étaient devenus dangereux. Les autres sauveteurs regardaient la scène de loin, se demandant sans doute ce qu’il se passait. Samantha était la seule à être aussi près du lieu de l’action.

Samantha se releva tant bien que mal, un peu sonnée après que la vague lui ait fait faire une chute spectaculaire. Elle eut beau courir jusqu’à l’eau, elle ne put jamais atteindre le duo. Ils disparurent en une seconde. Visiblement, il avait pris un otage. Bien qu’éberluée par la scène qu’elle venait de voir, Samantha se dit que le mystérieux homme bleu avait sans doute prévu quelque chose pour que Fanny puisse respirer sous l’eau…non ? Ou alors il savait parfaitement que les humains ne pouvaient pas respirer sous l’eau, et il allait la tuer. Oh non…

Chapitre premier

Chapitre 13

Ah, les vacances (chapitre 4) : Au secours !

Dans le chapitre précédent…

Samantha, nageuse-sauveteuse depuis peu, vit son premier jour. Elle veut sauver des vacanciers, et elle n’est pas déçue : quelqu’un semble déjà être en danger.

Elle avait fait une erreur. Une grosse erreur. Elle avait non seulement honte d’avoir fait semblant de se noyer, mais en plus elle commençait à se fatiguer réellement. Allait-elle se noyer pour de vrai ? Elle n’aurait jamais dû écouter ces pimbêches ! Elle aurait dû se fier à son instinct, qui lui avait dit que ce n’était pas une bonne idée. Mais non, elle avait relevé le défi, et maintenant elle était littéralement au milieu de la mer, s’étant mise elle-même dans le pétrin. C’était typiquement elle, ça. Se créer ses propres problèmes était un peu sa spécialité. Elle avait un vrai talent pour ça.

Elle fut engloutie par une vague, remontant faiblement en toussant. Cette fois-ci, elle ne simulait pas. Elle était véritablement en train de lutter contre la mer. Elle vit vaguement quelqu’un plonger dans la mer et s’approcher d’elle assez vite. Etait-ce le sauveteur voulu ? Allait-elle quand même réussir et survivre ? Allait-elle pouvoir tenir jusqu’à ce qu’il arrive ? Honnêtement, cinq minutes avant, elle aurait dit oui. Mais à présent, elle n’en était plus très sûre. Elle s’affaiblissait, elle avait une folle envie de s’allonger quelque part et de dormir. Mais elle était en pleine mer, à essayer tant bien que mal de se maintenir à flot, et elle ne pouvait en aucun cas arrêter de s’agiter sous peine de couler et de se tuer. Non, vraiment, elle était stupide d’avoir accepté de faire ça.

Elle finit par voir un peu mieux la personne qui venait à son secours. C’était une silhouette plus menue que celle du sauveteur, mais cette personne faisait quand même partie de l’équipe des sauveteurs. Elle portait le gilet rouge qui leur permettait d’être visibles dans l’eau. C’était une femme. Et zut. Elle allait peut-être mourir, et en plus ce n’était pas sa cible qui allait essayer de la sauver. Elle fut distraite par sa déception, et elle disparut sous l’eau une nouvelle fois. Elle eut un peu plus de mal à remonter, cette fois-ci, car elle eut l’impression que quelque chose l’attirait sous l’eau. Y avait-il vraiment quelqu’un ? Etait-ce son imagination qui fonctionnait à plein régime à cause de la fatigue ? Au moment où la sauveteuse arrivait à sa hauteur, elle fut tirée vers le bas assez violemment.

Chapitre premier

Chapitre 5

Ah, les vacances (chapitre 3) : A la rescousse !

Dans le chapitre précédent…

Une vacancière fait semblant de se noyer pour être sauvée par un beau nageur-sauveteur sur une idée de ses « amies de plage ». Elle le regrette déjà…

C’était le premier jour de Samantha. Elle venait d’entrer dans la grande famille des nageurs-sauveteurs, ou du moins c’était ce que lui avait dit Randy, le chef des sauveteurs de cette plage. Super. Elle avait juste hâte de sauver quelqu’un, c’était principalement pour ça qu’elle avait passé son brevet. Elle voulait être héroïque, elle voulait empêcher les gens de se noyer. Elle voulait agir. Elle avait perdu sa mère à cause de la mer, elle ne laisserait donc pas l’immensité bleue prendre d’autres personnes si elle le pouvait. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il se passe grand-chose le premier jour, car Randy le lui avait dit aussi. Randy était visiblement très populaire auprès des femmes de la plage. Ces dernières l’entouraient toujours comme une volée de moineaux, et le poste de sauvetage du sauveteur vedette ressemblait très souvent à une volière.

Samantha aurait bien aimé être aussi populaire. Elle aussi était un héros ! Mais bon, évidemment, alors qu’il attirait de belles femmes, elle n’attirait que des gars bizarres. Tout le monde n’avait pas la même chance dans la vie, apparemment. Elle regarda les gens aller et venir sur la plage. Tout le monde s’amusait bien. Certains se baignaient, d’autres jouaient au volley ou au Frisbee. Elle vit aussi un petit groupe de femmes qui discutaient avec animation un peu plus loin. Elles regardaient quelque chose au loin. Samantha entendit bientôt un cri de détresse. Elle comprit alors ce que regardaient les vacancières. Elles auraient pu prévenir les sauveteurs, quand même ! Etait-ce trop demander ? Sans doute que oui. Samantha se tourna vite vers Randy, pensant qu’elle allait le voir courir vers la mer et aller sauver la femme qui était en danger. Mais il n’avait rien entendu, les piaillements de sa basse-cour avaient noyé tout le reste. Samantha s’élança alors pour son premier sauvetage, voyant que personne d’autre de l’équipe n’avait vu le problème.

Elle plongea dans la mer, nageant rapidement et efficacement, espérant de tout son cœur ne pas arriver trop tard. La femme criait, semblant ne pas pouvoir tenir sa tête hors de l’eau. Elle disparut une ou deux fois le temps que Samantha arrive à sa hauteur.

Chapitre premier

Chapitre 4

Ah, les vacances (chapitre 2) : En danger

Dans le chapitre précédent…

C’est le début de l’été et les touristes arrivent sur leur lieu de vacances. Il fait beau et chaud.

Elle savait parfaitement que c’était une mauvaise idée. Et pourtant, elle était en train de le faire. Pourquoi ? Elle ne savait pas exactement. Elle se souvenait juste qu’on l’avait poussée à le faire, et que c’était une idée idiote. Et maintenant, elle était dans la mer, à s’agiter comme une furie et à crier.

Elle avait rencontré ses amies de plages une heure auparavant. Elle n’était pas stupide, et elle avait bien compris que mettre en place un plan foireux dont le brainstorming n’avait duré que cinq minutes et avait été accompagné de gloussements, surtout venant d’une bande de filles qui ne savaient visiblement pas que la mer pouvait être un redoutable ennemi en dépit du fait qu’elle avait l’air calme était forcément voué à l’échec.

Quand ses « amies » lui avaient montré le beau nageur-sauveteur, elle s’était laissée convaincre, mais plus parce qu’elle s’ennuyait que parce qu’elle était réellement intéressée. Les filles lui avaient dit que « ça marchait toujours ». Mais à présent, elle se disait que c’était stupide, parce que si ça se trouvait, il allait la sauver elle, et pas quelqu’un qui était réellement en train de se noyer. Elle allait peut-être causer la mort de quelqu’un d’autre, à vouloir séduire le nageur sauveteur qui selon les filles ressemblait à Apollon. (elle n’était pas du tout de cet avis, soit dit en passant)

Quand les filles l’avaient encouragée à le faire, elle s’était dit que faire semblant d’être en train de se noyer était une idée assez amusante. Mais comment avait-elle pu penser ça ne serait-ce qu’une seconde ?! C’était parfaitement idiot, comme façon de penser ! Et ça mettait en danger la vie du nageur sauveteur autant que la sienne.

Ils l’avaient vue. Elle savait nager, et elle n’avait aucun problème pour se maintenir la tête hors de l’eau, mais elle fit semblant de couler un peu. Elle avait commencé, autant terminer. C’était pathétique, hein ? Elle vit une silhouette quitter une des chaises sur la plage, et un des nageurs sauveteurs courut vers la mer. Elle ne put pas voir s’il s’agissait de celui pour lequel elle et ses « amies » avaient imaginé ce plan. Elle était trop loin. Elle sentit un poisson lui frôler la cheville, comme s’il lui reprochait ce qu’elle était en train de faire. Elle se sentait un peu coupable, et elle aurait bien aimé être tranquillement sur sa serviette, et pas dans la mer, à attendre qu’un nageur sauveteur vienne la chercher alors qu’elle n’avait même pas besoin de lui. Elle aurait été en train de faire des mots mêlés, son jeu préféré à faire en vacances. Elle aurait été en train de profiter du beau temps, du paysage paradisiaque. Mais non, apparemment, elle n’avait pas su rester sur la plage, il avait fallu qu’elle aille provoquer des catastrophes.

Le nageur sauveteur, elle ne voyait toujours pas qui c’était car la personne était en train de nager, allait bientôt arriver à sa hauteur.

Chapitre premier

Chapitre 3

Ah, les vacances (chapitre 1) : La plage

Les voitures étaient arrivées en masse, une vie nouvelle s’était propagée dans les villes côtières. Une vie qui n’était pas toujours bien accueillie par les riverains, mais qui enchantait les propriétaires de campings et résidences de vacances. La bonne humeur était partout, et tous se préparaient à vivre de merveilleuses vacances, loin du travail, des cours ou de l’école. Les malchanceux avaient dans leurs valises un cahier de vacances qui leur paraissait peser plus lourd que tous les maillots de bains du monde. Ils regardaient donc avec envie les enfants qui seraient libres comme l’air pendant tout leur séjour, qui n’auraient pas leur « moment devoirs » chaque jour. Si les yeux pouvaient lancer des éclairs, plus d’un cahier de vacances n’aurait pas survécu.

Il faisait beau, il faisait chaud. Les vacanciers étaient contents d’être libérés de leurs vies habituelles, et de profiter du soleil librement. Les enfants jouaient tranquillement sur le sable, ils riaient à gorge déployée. La mer était belle, brillante, invitante. Les serviettes avaient élu domicile sur le sable et n’en bougeraient pas jusqu’à la fin de l’été. Les chaises longues étaient de sortie. Les oiseaux de mer volaient au-dessus de la plage, dérangés par tous ces nouveaux venus. La veille encore, tout était calme. En quelques heures, tout le monde était arrivé, et ils étaient allés à la plage sans prendre le temps de ranger leurs valises, tous pressés qu’ils étaient de profiter de leurs congés, de la mer et du soleil. Les beaux jours étaient là. Les vacances aussi.

Les nageurs-sauveteurs étaient aussi présents, commençant eux aussi la période estivale. Mais ils n’étaient pas en congés. Ils allaient travailler, et empêcher les vacanciers de se noyer. Ils se mirent en place sur leurs chaises, attrapant leurs jumelles, prêts à surveiller la plage et toute cette joyeuse foule, à l’affût du moindre problème.

Tout allait donc bien. Les vacances venaient de commencer, il faisait beau, et tout le monde était content. Mais la tranquillité de la plage ne dura pas longtemps. Un cri soudain fit sursauter les nageurs-sauveteurs. Tous tournèrent la tête vers la personne qui avait crié. L’un d’eux se mit à courir vers la mer.

Chapitre 2