Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°5 (2e édition) Writing prompt

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

5) Writing prompt : Vous recevez une lettre anonyme vous indiquant que dans trois jours vous mourrez

Ce matin-là, tout était normal. Du moins en apparence. Tout avait commencé comme un matin comme les autres. Je m’étais préparée pour aller au travail, j’avais mangé, et je m’apprêtais à partir, quand soudain, je décidai d’aller voir ma boîte aux lettres. Je n’allais en principe jamais voir ma boîte aux lettres, oubliant trop souvent que j’en avais une, m’en rappelant seulement quand j’avais quelque chose à attendre. La plupart du temps, les lettres s’entassaient donc dans ma boîte aux lettres, et je les en sortais beaucoup plus tard, quand quelqu’un (ma mère, mon frère, un ami, cela dépendait de qui était présent à la maison) me rappelait qu’il fallait rentrer le courrier. Je n’allais donc pas souvent voir ma boîte aux lettres. Et ce matin-là, comme si j’avais eu un sixième sens, j’y étais allée. Bizarre, non ? Je n’aurais sans doute jamais vu cette lettre sans ça.

J’allai donc à ma boîte aux lettres, prenant la pile de lettres qui s’y morfondaient déjà (je n’y étais pas allée depuis une semaine au moins). En entrant à nouveau dans la maison, je posai les lettres sur la table. Je les passai en revue, en cherchant une qui ne serait pas une facture, histoire de trouver quelque chose d’interessant pour bien commencer la journée. Une enveloppe attira mon attention. Je la pris, l’ouvrant aussitôt. Là encore, sixième sens ? Eh bien peut-être, après tout. Car ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait recevoir ce genre de lettres. Choquée par ce qu’elle contenait, je me figeai, interdite. La feuille me glissa des doigts. Là, bien au centre de la feuille, une phrase était écrite en gros caractères : « TU MOURRAS DANS TROIS JOURS ». Et c’était tout. Ce n’était même pas une menace, c’était formulé comme si c’était un fait. Dans trois jours, apparemment, je mourrais. Je ne ramassai même pas la lettre, trop perturbée par ce que je venais d’y lire. Marchant comme un robot pas huilé, je me laissai tomber sur le canapé, soudainement épuisée, comme si je venais de rentrer d’une journée de travail harassante. La mystérieuse lettre m’avait vidée de toute énergie. Ce pouvait être l’oeuvre d’un plaisantin, mais ce pouvait aussi être une sorte de menace déguisée.

J’appelai mon frère pour lui raconter ma mésaventure, lui envoyant aussi une photo de ladite lettre, étant revenue dans la pièce où je l’avais laissée, voulant vérifier que j’avais bien lu. Il se mit à rire. Il me dit de ne pas m’inquiéter, qu’il avait déjà reçu des lettres comme celle-là, et qu’il ne lui était jamais rien arrivé. C’était peut-être une pub pour un futur livre ? Eh bien, si c’était ça, les écrivains avaient une drôle de manière de faire de la publicité. Je n’étais pas très convaincue par ce qu’il me disait, mais cet appel m’avait calmée. Je pus rationaliser. Ce n’était sans doute qu’un plaisantin. Rassérénée, je partis au travail sans plus y penser, jetant la lettre à la poubelle après l’avoir déchirée en petits morceaux.

Je n’y repensai que le lendemain matin, quand je reçus une nouvelle lettre. Même genre d’enveloppe que la fois précédente, et même présentation. Mais les mots étaient légèrement différents. A nouveau, je pris peur. Mon frère m’avait rappelé d’aller voir mon courrier la veille au soir, et pour une fois, j’avais obéi. Pourquoi ? Mystère. En tout cas, je n’y étais pas allée pour rien. Car à présent, la personne m’indiquait l’heure de ma mort. « TU MOURRAS DANS DEUX JOURS À 20H ». Je me forçai à me calmer. La personne avait réutilisé presque le même texte que la dernière fois, sauf que cette fois-ci, une heure précise était indiquée. Et bien sûr, l’échéance s’était rapprochée. Le sentiment de malaise de la veille revint. J’envoyai une photo à mon frère qui, à nouveau, sembla simplement trouver ça drôle.

Je ne compris que quand la dernière lettre arriva. Cette fois-ci, le morceau de papier ne comportait qu’une adresse. C’était du même expéditeur, car les enveloppes étaient les mêmes et la même police de caractère était employée. L’adresse me fit tout comprendre. J’avais oublié ! C’était en fait l’adresse de mon meilleur ami, à qui j’avais promis de venir jouer aux jeux vidéos le lendemain à 20 h. Comme j’avais tendance à oublier de venir, un peu comme j’oubliais le courrier dans la boîte aux lettres, il avait une fois plaisanté que la prochaine fois, il allait m’envoyer des lettres anonymes pour me le rappeler, ce serait sans doute plus efficace que les messages que je n’ouvrais jamais. J’oubliais souvent mon téléphone dans ma voiture, et puis j’aimais ma tranquillité. Je n’avais pas pensé une seconde qu’il le ferait vraiment ! Et mon frère devait être dans le coup, maintenant que j’y pensais. Il avait tendance à être plutôt protecteur, alors s’il n’avait pas appelé la police, c’était sans doute parce qu’il le savait ! Oh, ils allaient entendre parler du pays, ces deux là ! Et j’allais anéantir mon meilleur ami lors de notre partie sur notre jeu vidéo de combats préféré, ce n’était même pas une question. Le message aurait donc dû être « Tu gagneras dans trois jours à 20h ». Il se ferait bien évidemment éliminer, surtout après que j’aie découvert le pot aux roses.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°4 (2e édition) Thème : Hamburger

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

4) Thème : Hamburger

Il était sur une table. Tout seul. La personne qui allait le manger était partie aux toilettes peu après que le serveur lui ait porté son plat. Les autres clients discutaient, riaient, mangeaient. Ils ne se préoccupaient pas de ce qui se passait autour d’eux. Cela ne les intéressait pas particulièrement. Ils avaient leurs compagnons de table, ils n’avaient pas remarqué les autres tablées. Ils mangeaient gaiement, appréciant leur repas. C’était la journée spéciale où le restaurant proposait des hamburgers alors beaucoup de personnes étaient venues dans le but d’en manger un. C’était une petite ville où quasiment aucun restaurant ne proposait ce plat.

Donc quand un restaurant le mettait sur sa carte, tout le monde se ruait dedans. Ce jour-là, il y avait foule. Le bruit avait couru que l’on pouvait manger des hamburgers, et donc le restaurant était complet. Il y avait une file d’attente jusqu’au bout de la rue. En cuisine, les hamburgers commençaient déjà à manquer. Ils n’avaient jamais eu une affluence pareille. Ils n’étaient pas prêts pour autant de monde. Ils avaient sous estimé l’envie de manger des hamburgers dans cette ville.

Un des clients était donc parti aux toilettes, laissant innocemment son hamburger sur sa table, sans surveillance. Il s’attendait sans doute à le retrouver en revenant. Et cela aurait peut-être été le cas s’il n’avait pas été seul à sa table. Mais là, en plus dans un contexte où le restaurant était surbooké, où les autres mangeurs ne faisaient pas particulièrement attention à ce qui se passait autour d’eux, et où tout le monde voulait manger un hamburger, le hamburger n’eut aucune chance. Lorsque le client revint, il trouva son plat vide. Furieux, il regarda autour de lui. Avec autant de monde, il aurait été difficile de dire qui avait commis ce méfait. Le voleur était sûrement déjà loin. Le client commanda à nouveau un hamburger. Cette fois-ci, il ferait plus attention. Mais le serveur refusa de le lui servir. C’était un par personne, et comme son assiette était vide, il avait apparemment déjà mangé le sien. Il refusa d’écouter ses explications et il lui demanda de partir, car d’autres clients attendaient leur tour. Le monde des hamburgers était vraiment sans pitié…

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DDLA #1 « Souvenir d’un jour de pluie »

(venant du blog de Pandora Black)

DDLA / Article

C’était un jour gris. Un jour triste et déprimé. J’étais à l’école primaire, et pour moi, les jours de pluie étaient des jours où rien ne pouvait se passer bien. Cela a l’air bien stupide, maintenant, avec le recul, mais je voyais les choses comme ça. Je ne peux pas revenir en arrière pour dire à mon moi du passé que c’est idiot de penser que le temps peut affecter la journée de quelqu’un. Si c’était vraiment le cas, alors ceux pour qui il pleut souvent seraient tout le temps malheureux. Cela se saurait.

Bon, en tout cas, c’était un de ces jours où mon humeur était grise, comme le ciel, pluvieuse, comme le temps. Comme par hasard, le contrôle était tombé ce jour-là. (mais alors, peut-être était-ce seulement ma malchance à moi, qui faisait que rien ne se passait bien un jour de pluie ? ) Un contrôle qui me stressait, évidemment. Un contrôle de maths.

Je détestais tout de ces journées. Déjà, il faisait froid, en plus, le sol de la classe avait toujours de petites flaques à certains endroits car certains avaient oublié de s’essuyer les pieds en rentrant, et puis certains avaient les cheveux tous mouillés, car ils n’avaient pas de capuche. En plus, dans la cours, il y avait les feuilles. Ces affreuses feuilles entre lesquelles il fallait passer à cloche pieds, pour ne pas glisser et tomber en jouant au loup. Il y avait toujours au moins un puni pour avoir couru sur les feuilles. En ayant fait exprès ou non. C’était la même chose pour les plaques de verglas en hiver. Chaque saison avait ses choses glissantes qui provoquaient des punitions, apparemment.

L’école ne voulait pas qu’on se casse une jambe et que les parents les blâment après pour ne pas avoir ramassé les feuilles ou brisé les plaques de verglas, sans doute. Mais un enfant ne comprend jamais avant d’avoir essayé. Ou d’avoir vu la conséquence d’une chute sur une autre personne, dans mon cas. La conséquence étant d’avoir mal et en plus de se faire gronder et punir. Donc pas une bonne conséquence. Aucun amusement là dedans.

Mais ces journées pluvieuses voulaient aussi dire que, s’il pleuvait quand on devait aller en récréation, alors nous étions obligés d’aller nous réfugier sous le préau. Le préau était un endroit que je détestait particulièrement. Car préau = pluie. Pluie = préau. Sous le préau, tout le monde, toutes classes confondues, étaient entassées, et il y avait beaucoup de bruit, et on ne pouvait rien faire d’autre que discuter. Alors maintenant, ça m’aurait convenu, mais à l’époque, je me sentais un peu claustrophobe, sous ce préau. Et puis il y avait toujours quelqu’un qui essayait de sortir sous la pluie et qui se faisait punir à cause de ça, ou qui en poussait un autre, et là même combat.

Voilà donc mon souvenir d’un jour de pluie en école primaire.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°3 (2e édition) Conte des temps modernes

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

3) Ecrire un conte des temps modernes (revisite du Petit Chaperon rouge)

Faites silence, car voici un conte très actuel. Un conte qui ne ressemble en rien aux contes traditionnels, mais qui a (je crois) une morale exceptionnelle. (Ceci était un essai. Je voulais essayer de faire des rimes comme on en voit parfois au début des contes…)

Il était une fois une vieille dame solitaire.

Elle était chez elle, un peu comme tout le monde. Elle n’arrivait pas à croire que sa vie ressemblait à ça, maintenant. Son existence avait beaucoup changé en peu de temps. Le monde entier était touché. Elle s’y était un peu habituée, à présent. En plus, les mesures prises s’étaient un peu relâchées, et les gens pouvaient à nouveau aller et venir, pas comme avant, mais la situation s’était un peu améliorée. Au début, elle avait eu sa petite fille masquée en visite toutes les semaines à peu près, pour lui porter les courses. En tant que personne vulnérable, elle ne pouvait pas sortir comme elle le voulait. C’était pour sa propre sécurité. Elle le savait. Et cet arrangement lui avait permis de voir sa petite fille plus souvent, beaucoup plus souvent que d’habitude.

Mais depuis, le système du Drive avait été mis en place. Sa petite fille avait d’abord semblé être de plus en plus pressée quand elle passait, ne pouvant parfois rester que quelques minutes pour discuter ou bien restant sur son portable tout du long. Mais peu à peu, le Drive avait complètement remplacé les visites de sa petite fille. Ah, le Drive était fabuleux, c’était sûr, mais ce n’était pas sa petite fille qu’elle voyait encore moins qu’avant. La technologie lui avait pris sa petite fille. Et à cause du Drive, elle ne venait plus du tout la voir, n’ayant plus aucune raison de le faire.

Un jour, le Drive ne passa pas (elle ne leur avait pas demandé de passer, en réalité). Elle envoya donc un message à sa petite fille, lui demandant de l’aider pour les courses car le Drive n’était pas venu. Sa petite fille était donc venue avec sa voiture (elle venait d’avoir son permis, et sa grand-mère en était très fière). Sa petite fille, Susie, était venue masquée et avait respecté la distanciation car elle ne voulait pas mettre sa mamie en danger. Mais tout était comme avant. Elles passèrent une très bonne après-midi. Sa petite fille l’initia à un nouveau jeu vidéo qui lui plut aussitôt.

A partir de là, elles se revirent à nouveau toutes les semaines pour les courses, mais aussi pour jouer ensemble à ce jeu. Elles s’étaient retrouvées. Elles allaient aussi parfois se promener dans le jardin quand le temps le leur permettait. Susie ne sortait jamais son téléphone, parlant avec sa grand-mère de tout et de rien, et lui racontant ce qu’il se passait dans son quartier et les nouvelles frasques de son chat.

Je laisse donc ce conte ici pour qui voudra bien le lire. J’écris des histoires pour faire rire et réfléchir. (Vous noterez ici un autre essai de rimes)

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°2 (2e édition) Défi sablier 10 min

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

2) Défi sablier : écriture pendant dix minutes chrono

Elle regardait par la fenêtre quand elle le vit. Elle n’en crut tout d’abord pas ses yeux, et puis, après plusieurs minutes d’observation silencieuse, elle dût se rendre à l’évidence : il existait bel et bien. Elle avait vu plusieurs films qui racontaient l’histoire de personnes comme ça, mais là, elle était dans la réalité, et ce n’était absolument pas possible. Peut-être était-elle en train de rêver ? Ce serait après tout une très bonne explication quant à ce qu’elle pouvait voir par cette fenêtre. Lui avait-on fait une blague ? Ce n’était pas très drôle.

Elle regarda à nouveau. Non, il n’avait pas disparu. Il était toujours là. Incroyable. Si on lui avait dit qu’elle verrait cela, elle aurait ri, c’était sûr. Il était juste en face d’elle, en train d’essayer de goûter la neige en tendant la langue pour y recueillir un flocon. Elle n’aurait pas cru en rencontrer un un jour. Et pourtant il était bien là, les deux pieds résolument plantés dans la neige, en train d’essayer d’attraper son sac qui était tombé dans son jardin. Mais il n’allait jamais y arriver, la clôture était beaucoup trop haute !

Il sembla soudain la voir, et elle recula, presque intimidée qu’il ait tourné la tête vers elle. Ce n’était pourtant pas une célébrité, mais ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait en voir. Elle n’aurait jamais cru en voir un jour dans son jardin. Dans sa tête, c’était tout à fait impossible, et pourtant, elle l’avait en visuel. Il lui faisait à présent de grands signes, lui montrant la clôture du bras. Elle ne bougea pas, tétanisée. C’était idiot.

Elle aurait bien voulu pouvoir le montrer à quelqu’un, mais personne n’était à la maison. Cette situation ressemblait à un début de film pour enfants sur Noël. Et maintenant, elle allait lui récupérer son sac, et il allait lui offrir de lui exaucer un voeu pour la remercier ? Dans un film, cela se serait passé comme ça. Mais là, elle sortit, les jambes flageolantes, ne incrédule. Allait-elle vraiment aider ce minuscule homme gesticulant à récupérer son sac qu’il avait fait tomber dans son jardin en descendant de l’arbre du voisin ? Elle lui tendit son sac, et il lui sourit, partant ensuite en courant. Non, pas de voeu. Dommage. Ce n’était pas un film, malheureusement.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°1 (2e édition) La vie d’un verre

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

Je n’ai jamais essayé de prendre part à un challenge d’écriture, donc ceci est un essai. Je ne vais sans doute pas faire tous les jours, on verra.

1 ) Raconter la vie d’un verre

J’étais sur la table. J’étais tranquille, on m’avait oublié. Je profitais de la vie, pour une fois. Je n’étais pas enfermé dans un placard ou encore sur l’égouttoir, en train de sécher. Je ne pouvais jamais simplement rester quelque part et regarder par la fenêtre, par exemple. L’enfant de la maison avait fini son goûter, il m’avait rempli de lait, m’avait vidé en racontant sa journée, et puis il m’avait oublié sur la table. Pour une fois, personne n’était passé derrière lui. J’avais remarqué que la grande humaine était passée très vite, parlant toute seule. Ils faisaient souvent ça, les humains, de parler tous seuls avec leur main plaquée contre leur oreille. C’était bizarre, comme habitude. Mais je n’avais pas pu demander à d’autres verres du passé si eux aussi avaient vu ce comportement étrange chez les humains, car ils étaient tous cassés ou bien au fond d’un placard. Moi, j’étais encore entier (pour le moment), et j’étais presque neuf, donc je n’avais pas été relégué au placard de l’oubli, l’effroyable placard à propos duquel les autres verres se chuchotaient souvent des histoires affreuses, quand je les rejoignait dans le placard où nous habitions.

Soudain, alors que je réfléchissais, je vis apparaître deux grands yeux jaunes. Mais qu’est-ce que…? Le monstre ! Pardon, je voulais dire : le chat ! Celui qui avait tué beaucoup de mes frères en voulant boire l’eau restée à l’intérieur, mes frères qui avaient chaque fois été oubliés, négligemment posés sur la table, et donc seuls face au chat. Si on devait désigner un ennemi naturel des verres, ce serait probablement le chat. Ou tout autre animal qui traînait ses guêtres dans une maison, d’ailleurs. Il suffisait qu’ils aient une patte pour faire tomber le pauvre verre, et c’était fini ! Terminé ! Un désastre !

Je me reconcentrai sur le moment présent. Un chat IMMENSE était en train de me lorgner. Il restait quelques gouttes de lait, et il voulait les boire. Ce n’était pourtant pas bon pour les chats, bien que les histoires pour enfants montrent le contraire. L’animal s’approcha de moi, et je crus que ma dernière heure était arrivée. L’ombre du chat se posa sur moi, s’approchant, s’approchant…Non ! Je ne voulais pas finir en mille morceaux ! Je ne voulais pas atterrir dans ce lieu sinistre appelé la poubelle, au milieu des emballages plastiques! Le chat se rapprochait toujours plus. Non ! Je voulais rester entier ! Oh, comme à ce moment-là je voulus retirer tout ce que j’avais pensé sur le fait qu’être seul sur la table était une bonne chose ! Non ! c’était extrêmement dangereux ! J’avais oublié le chat !

Au moment où le chat allait donner son coup de patte assassin qui allait me briser, littéralement, quelqu’un m’attrapa.On me posa dans l’évier. C’était le gamin, que sa mère venait de réprimander. Il repartit en bougonnant. J’étais sauvé !

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