Nouvelle fiction à chapitres « Tradition »

Il s’agit d’un récit d’Halloween en 5 chapitres.

Extrait :

  • « – Mathis ! Veux-tu bien cesser de chanter ? C’est affreux ! Je n’entends même plus la voix du vrai chanteur ! 
  • – Comment oses-tu critiquer ma merveilleuse voix de la sorte, Aurèle ? Je sais que tu l’adores, en réalité, car tu en as toujours été jaloux, et ce depuis notre plus jeune âge. Tu aimerais bien être capable de chanter aussi bien que moi, mais tu en es incapable. Pas vrai, Lucile, qu’il chante faux ? 
  • – C’est pas vrai ! C’est lui qui chante horriblement faux, pas moi ! 

Les deux frères continuèrent à se disputer pendant encore dix minutes et leur petite sœur Lucile les ignora, se concentrant sur la conduite de sa voiture. Elle n’y croyait pas. Ils étaient adultes, et ils se disputaient toujours comme pendant leur enfance ! Ils étaient papas, maintenant, en plus. Et elle qui avait cru qu’avoir des enfants les rendrait plus responsables ! Elle avait eu tort. Le contraire s’était produit. Et ils recommençaient à se disputer dès qu’ils se voyaient, que ce soit à cinq ou à trente ans. Non mais vraiment…Qu’avait-elle fait pour hériter de deux frères comme ceux-là? Oh, elle les aimait bien, mais seulement quand ils cessaient de se disputer. Ils cessaient rarement de se disputer. « 

« Elle leur dit :

  • – Bon alors, que se passe-t-il ? Est-ce une blague pour nous rendre la pareille ? Eh bien elle est réussie. Félicitations. Mais je crois que maintenant, vous pouvez reprendre votre soirée. 

Les deux frères ne lui répondirent pas, pointant frénétiquement leurs doigts vers quelque chose derrière elle. D’abord figée, elle se retourna lentement. »

Photo de Stacey Gabrielle Koenitz Rozells sur Pexels.com

Le destin ce puzzle confinées Paula #9 Bilan final

Salut, c’est moi Paula !

Tous ces confinements, tous ces jours à rester pratiquement enfermées dans l’appartement, et où en sommes-nous ? Honnêtement, je ne sais pas. Nous allons bientôt sortir de ce confinement, mais qui sait s’il n’y en aura pas un autre ensuite ? Après le premier confinement, j’aurais dit qu’il y avait une possibilité de reprendre une vie normale presque aussitôt après. Mais là, après tout ce temps, cette année qui n’existe presque pas tant nous sommes restées dedans,tant le temps est passé de façon étrange, je me dis que la vie normale ne va pas revenir tout de suite. Que si elle finit par revenir, ce sera très progressif. Que la « vie d’avant » ne reviendra peut-être pas complètement. Que rien ne sera jamais vraiment exactement pareil.

Mais soyons un peu plus positifs. Car je sais que beaucoup sont contents de retrouver les autres (moi aussi, même si ça peut paraître surprenant) Ce déconfinement sera peut-être définitif. J’espère qu’il le sera. Je veux pouvoir retourner à la bibliothèque normalement, au lieu d’avoir à lire les magazines de jeux vidéo de Mina. (j’ai lu tous les livres que j’avais ici au moins trois fois déjà, c’est agaçant d’en connaître toujours la fin)
Je me sens comme l’héroïne d’une histoire qui va voir le monde de demain. Vous savez, celle qui se tient devant un portail temporel qui la conduira dans le futur. J’ai hâte, mais j’ai peur. On verra bien.
Paula

Le destin ce puzzle confinées Mina #9 Spectacle

Ici Mina !
Aujourd’hui, il y a eu un spectacle. Et non, je ne veux pas dire un vrai spectacle comme avant. Un spectacle de rue, en bas de nos fenêtres. C’était fantastique ! J’ai l’impression de ne pas avoir vu d’autres êtres humains (à part mes deux colocs, bien sûr) depuis tellement longtemps ! Ils étaient 5 (la jauge maximale pour un groupe), et ils avaient apporté des instruments ! Nous avons ouvert la fenêtre, et nous avons regardé. Au début, il n’y avait que moi. Puis j’ai appelé Daisy qui s’est chargée d’extirper Paula de sa chambre.

Et bientôt, nous étions là, toutes les trois, accoudées à la fenêtre, à regarder le spectacle de rue. Chose que nous n’aurions sans doute jamais pu faire dans le monde d’avant, avec nos horaires différents et le rythme d’une vie universitaire assez intense. Je pense honnêtement que le confinement nous a rapprochées. Oui, même Daisy et moi. Nos disputes incessantes nous ont étrangement aidées à mieux nous connaître. (entre nous, heureusement que Paula était là, sinon on se serait probablement entretuées…
Nous avons donc regardé ce spectacle. C’était magique. J’avais l’impression de sortir d’un long rêve qui ne me paraissait pas réel. J’avais l’impression (désolée pour le dramatisme de ce que je vais dire…) de voir le monde comme un nouveau né le verrait. Avec un émerveillement  sans cesse renouvelé. Nous avons déjà perdu ça, même à notre âge qui n’est pas si avancé.Mina

Le destin ce puzzle confinées Daisy #9 Non essentiel

Salut, c’est Daisy !
Je voudrais parler des produits non-essentiels. Mais je ne voudrais pas en dire ce que tout le monde dit déjà, c’est à dire que c’est idiot que certains produits soient essentiels et d’autres non alors qu’on peut les voir dans les magasins et qu’ils ne sont séparés de nous que par un maigre ruban. (trop tard, on dirait que je l’ai déjà redit). Mais je voulais surtout dire que j’ai hâte de pouvoir acheter ces produits à nouveau en allant dans le magasin (car oui, on peut les acheter en commandant en ligne, cherchez l’erreur…)
Les boutiques m’ont beaucoup manqué. J’ai une folle envie d’aller m’acheter plein de choses. Elles n’ont pas du tout manqué à Paula, par contre. Les virées shopping auxquelles je l’ai traînée maintes et maintes fois ne lui ont pas manqué, par contre. Elle ne sortait pas de sa chambre, même à cette époque-là, et c’était la seule solution pour la faire quitter un peu son terrier ! Enfin bref, j’ai hâte de pouvoir à nouveau parcourir les allées en musique et faire tranquillement mes achats tout en traînant une Paula grincheuse parce qu’elle n’a pas pu terminer son bouquin….
Mais les habits ne sont pas les seuls qui me manquent. J’aimerais aussi pouvoir revenir acheter des DVDs, des jeux vidéos (avec Mina) et des livres (avec Paula). Et aussi toutes les autres choses que je ne peux pas acheter maintenant (mais que je vais bientôt pouvoir acheter car le déconfinement est proche !!!) et dont je ne me souviens pas la moitié (qu’importe ? Il n’y aura bientôt plus de distinction entre les produits essentiels et non essentiels.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #8 Visite virtuelle ou cours virtuel ?

Bonjour, ici Mina !

Aujourd’hui, on peut dire que j’ai passé une journée 100% virtuelle ! Je dis ça parce que je me suis inscrite à un cours de danse virtuel (j’ai enfin osé (Daisy m’a obligé, elle dit que je ne bouge jamais du canapé..)) et aussi parce que j’ai fait une visite virtuelle !

Le cours de danse, j’ai pas assumé au début. J’ai pas allumé ma caméra. Du moins jusqu’à ce que Daisy arrive en tenue de danse (un jogging rose pour remplacer le jogging noir de d’habitude) et me dise de mettre la caméra. J’ai mis mon masque, prétextant que Daisy était dans la pièce alors qu’on ne met jamais de masque d’habitude, puisqu’on ne sort quasiment jamais. Nous avons donc suivi ce cours de danse, avec Daisy. Je crois que Paula s’était faite porter pâle, n’ayant pas envie que Daisy la force à nous rejoindre. Comme je l’enviais ! Daisy avait l’air très contente. Moi, j’étais contente de pouvoir faire un peu de sport, mais je n’étais pas très contente que la caméra soit allumée. C’était déjà assez humiliant comme ça que Daisy me voie danser, alors que tous les gens du cours le fassent….

J’ai aussi effectué une magnifique visite virtuelle d’un château avec Paula (bizarrement elle avait l’air de se sentir beaucoup mieux. Quand il s’agit d’un château, Paula est forcément là. J’ai pu admirer les beaux meubles et les tableaux. Mais y’a pas à dire, y aller vraiment c’est autre chose.

Mina

Le destin ce puzzle confinées Paula #8 Les nouveaux mots (maux ?)

Salut, c’est Paula !

Pendant le confinement, pendant cette année en général, de nouveaux mots sont apparus. Déjà, le mot confinement. Il paraît que c’était un terme nucléaire, avant. On l’utilise maintenant dans notre contexte actuel. Aussi, déconfinement et reconfinement. Ce sont des mots qui symbolisent l’espoir et le désespoir, l’un après l’autre. N’ai-je pas raison ?

Les visios existaient déjà, mais ce mot est à présent dans toutes les bouches ou presque. Que ce soit pour le travail ou pour voir les amis ou la famille, je pense que presque tout le monde en a fait au moins une pendant l’année. Le télétravail est un peu dans le même cas. Il existait déjà, mais maintenant beaucoup de monde a eu l’occasion de le faire alors qu’avant ce n’était qu’un mot qui n’évoquait pas grand chose.

Ah, il y a aussi le bon vieux gel hydroalcoolique ! Vous savez, celui qui fait très mal si on s’est fait une coupure ! Ma mère m’a dit que c’était désinfecté aussitôt et elle a beaucoup ri, mais je crois qu’elle rirait moins si ça lui était arrivé.

Le Drive et le Click and collect nous ont beaucoup facilité la vie, à toutes les trois. On a pas dû aller dans le magasin et risquer d’être contaminé.

On est maintenant tellement habitués aux expressions « distanciel » et « présentiel », que ça nous étonne presque qu’ils ne datent que de cette année.

Daisy me rappelle qu’il y a aussi les produits « non-essentiels », les « jauges », les « gestes barrières », ainsi que la « distanciation ».

Et il ne faut pas que j’oublie le « couvre-feu », un mot qui s’employait déjà au Moyen-Age !

Mina me rappelle le mot « coronapéro ». Oui, il est très important, celui-là, effectivement. Merci Mina !

Non, vraiment, c’est incroyable le nombre de mots que l’on emploie tout le temps alors qu’ils viennent presque d’apparaître !

Paula

Le destin ce puzzle confinées Daisy #8 Pour passer le temps 2 : activités…insolites

Salut, c’est Daisy !

La dernière fois, Mina vous a raconté ce que nous faisions pour ne pas nous ennuyer trop en confinement. Ce qu’elle ne vous a peut-être pas dit, c’est que les activités qu’elle a décrites ne nous ont pas occupées très longtemps. Non. En fait, on les a mises de côté dès qu’on a pu. Très tôt. D’un commun accord. Ce n’étaient pas les activités qui, selon nous correspondaient à notre situation particulière. Pas du tout. Alors on a cherché d’autres activités, des loisirs qui sortaient des sentiers battus, qui n’allaient pas nous ennuyer autant que ceux que nous avions déjà essayés auparavant en nous croyant divertis. On n’a pas cherché bien loin, somme toute. On a simplement ouvert l’ordi, et on est allées sur internet. Car comme nous le savons tous, internet est à la fois la pire et la meilleure invention jamais conçue. Pourquoi la pire, allez-vous me dire ? Parce que par le biais d’internet, certaines personnes n’hésitent pas à écrire d’affreuses choses sur d’autres personnes sous couvert d’un parfait anonymat, et parce que bien d’autres choses encore ne vont pas. Mais ce n’est pas le sujet. Nous, on a exploité la partie sympa d’internet. Celle qui, en fait, n’est pas mieux que l’autre, mais nous a diverties.

Grâce aux réseaux sociaux, donc, nous avons suivi les modes et divers autres autos que tout le monde faisait à ce moment-là. C’est encore plus amusant si tu sais que tu peux partager la bêtise avec tout le monde. Nous avons donc commencé à nous amuser. Un jour, Daisy est arrivée, sa tablette à la main, hilare. Elle nous montra une série de photos. Un challenge. Le but était de reproduire des tableaux de grands maîtres, mais en photo, avec ce qu’on avait sous la main, en mode « confinement ». C’est vraiment ce que je préfère d’internet. La folie amusante. Car cette activité peut paraître stupide, mais elle nous a occupées un bon moment. Déjà, il a fallu chercher l’ouvre que nous allions reproduire. Ensuite, nous avons cherché des objet, un coin de l’appartement, des « actrices » pour figurer sur notre œuvre. Nous avons bien ri.

Ensuite, nous avons successivement fait des paniers en papier toilette (c’est sans doute pour faire ça, que tout le monde en avait acheté, l’autre fois !), du spiritisme (je vous jure que la table a tremblé, mais c’était sans doute parce que Mina a éternué…), des tutos qui n’ont pas fonctionné (si, si, pas un seul), et on a dû acheter de la colle, des élastiques, et plein d’autres choses absurdes pour faire des coiffures soit disant fa-bu-leuses. Je vous rassure, on n’a rien testé avec la colle dans nos cheveux, on n’est pas stupides, quand même ! On a aussi tourné un court métrage et appris une chorégraphie par cœur pour la montrer à des amis et à nos grands-parents (ils ont applaudi, mais je pense qu’ils n’ont pas été très impressionnés…). On a aussi appris des poèmes par coeur et on les a déclamés en ouvrant la fenêtre, aux passants en dessous. Mina a bien voulu le faire, mais seulement parce qu’elle trouvait qu’ouvrir la fenêtre serait très amusant.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Paula #7 La cure sans écrans

Salut, c’est Paula !
Aujourd’hui, je vais vous parler de ce que j’essaye de faire depuis plusieurs semaines. Une cure sans écrans. Oui, cela a l’air très facile, dit comme ça. Mais est-ce que ça l’est vraiment ? Non. Pas du tout. Il ne suffit pas de fermer l’ordinateur, de couper le téléphone.

En tout cas, c’est peut-être le cas pour qui n’a pas à faire du télétravail ou des devoirs/cours vidéos. Ce n’est pas si facile, croyez-moi. Parce que quand je crois pouvoir éteindre les écrans une autre chose doit être faite dessus, et je dois les rallumer. C’est infernal, et ça ne s’arrête jamais. JAMAIS.

Mina n’a pas vraiment ce problème, elle adore sécher les cours en ligne. Mais quand elle n’est pas dans son cours, elle est sur son téléphone. Donc, même problème. C’est très difficile de stopper la technologie, de faire une pause, car il y a constamment quelque chose qui nous rappelle devant l’écran.

Paula

Le destin ce puzzle confinées Daisy #7 Les cours en distanciel 2

Hello ! Daisy here !

Désolée, je suis encore un peu dans le cours d’anglais que je viens de quitter… les cours en distanciel ont souvent de drôles d’effets sur moi… Justement, je voulais vous en parler. Les cours en distanciel, ça a l’air super, mais dans la réalité, ça l’est bien moins. Je vais vous donner quelques petits exemples.

Moi, je suis restée dans l’appartement, mais certains de mes « collègues » de cours ont dû repartir vivre chez leurs parents à cause de ces cours et donc lâcher leurs appartements. Paula vous l’a peut-être déjà raconté ? Elle a eu quelques problèmes, en étant obligée de retourner vivre là-bas. Moi, ça allait. Je ne me souviens pas vraiment de cette période de ma vie. Je sais juste que les problèmes ont commencé avec les cours en distanciel.

Dans un cours, nous sommes souvent très nombreux dans les appels vidéos. La semaine dernière, nous étions au moins 180 à écouter le prof parler. Bon, d’habitude, nous sommes à peu près aussi nombreux que ça en présentiel, mais seulement pour les cours en amphi. Certains profs ont pris la mauvaise habitude de nous demander de venir tous dans le même appel pour tous les types de cours confondus. Voyez-vous le problème…?

Cela m’amène à mon point suivant. Le suivi. Inexistant. J’ai un peu l’impression que faire mon année équivaut à se jeter du haut d’une falaise sans parachute. Je me demande souvent si je vais réussir à finir mon année, d’ailleurs.

Autre problème : les travaux à faire en groupe. C’est un cauchemar à organiser. Nous n’avons pas forcément les mêmes horaires, et en plus certains font la sourde oreille quand on essaye de demander quand ils sont disponibles. Un enfer ! Encore pire qu’en présentiel.
C’est assez difficile de communiquer avec les autres étudiants, même si nous avons tous les moyens technologiques pour le faire. Cela paraît sûrement aberrant, mais c’est pourtant vrai. Nous sommes pratiquement devenus des étrangers les uns pour les autres. La fac ne permet pas souvent de créer des liens très solides avec tous les étudiants de la promo, seulement avec un petit groupe, mais le distanciel a fait empirer le problème. Je n’ose même pas imaginer ce que les étudiants de première année, qui n’ont pour certains jamais fait de véritable rentrée, doivent ressentir à ce propos Ils doivent être perdus, ne connaître personne et ne pouvoir remédier à aucun de ces deux problèmes.

Et comme si ces soucis ne suffisaient pas, les mails de la fac arrivent à tout moment, même le week-end ou le soir. A quand la déconnexion promise dans les cours de droit ?
Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #7 Le temps

Salut, c’est Mina !
Depuis le début de toute cette situation (je n’ai même plus envie de mentionner la situation dont je parle, je préfère vous laisser deviner. Vous le savez, non ? ), j’ai découvert quelque chose. Et non, ce n’est pas que faire ses devoirs est une très bonne idée, Daisy ! (elle lisait par-dessus mon épaule, je l’ai virée de ma chambre, ça lui apprendra…)

Enfin bref, j’ai découvert quelque chose de tout à fait intéressant, quelque chose que vous avez sûrement découvert par vous même, si vous êtes en télétravail ou tout simplement coincé chez vous, comme la plupart d’entre nous depuis un peu trop longtemps. Non, ce n’est pas qu’on devient fou au bout d’un moment, ça on le sait tous, déjà. Ce n’est pas nouveau. Ce dont je veux vous parler est quelque chose qui ne se remarque pas tout de suite. Il faut un minimum de réflexion pour s’en rendre compte. Et non, il ne faut pas avoir atteint un niveau suffisant de folie pour le savoir ! (Daisy vient encore de rentrer dans ma chambre, elle ne me laisse jamais tranquille !)

Oui, je vais vous dire un jour ce que je voulais vous dire au début, ne vous en faites pas. Je vais juste blâmer Daisy pour l’attente. Je voulais donc parler du temps qui passe. Ne trouvez-vous pas qu’il passe un peu différemment, quand on est enfermé chez soi ? A la fois il passe normalement au moment où on vit la journée, à la fois on ne voit pas le temps passer. J’ai souvent l’impression que deux semaines sont passées extrêmement vite, alors qu’en présentiel, elles auraient paru durer au moins deux mois. En ce moment, on perd aussi un peu la notion du temps. C’est un peu bizarre. Mes week-ends ressemblent à mes semaines, et vice versa. Peut-être est-ce comme ça parce que Daisy prend un malin plaisir à me forcer à faire mes devoirs à tout moment. Elle ne connaît pas le mot « week-end » !
Mina