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J’aime beaucoup écrire, et j’ai un certain nombre d’idées.

Voici les textes que j’ai écrits jusqu’ici :

C’est une histoire en six chapitres sur le thème de Noël. Suivez les aventures des jumeaux Lotin et Lidouine !

C’est une histoire en six chapitres sur le thème d’Halloween. Marguerite déteste les films d’horreur. Mais ses amis adorent en regarder. Comme chaque année, ses amis organisent une fête pour Halloween. Une fête à laquelle Marguerite est conviée, bien sûr. Ainsi que sa pire ennemie…

Il s’agit de chapitres indépendants sur les appels vidéos. Situations amusantes, pannes techniques, ce n’est pas de tout repos !

Il s’agit de chapitres sur la vie de trois étudiantes en fac, leurs joies et leurs déboires.

Ce sont de courts textes créés à partir d’un mot trouvé au hasard dans le dictionnaire dans l’ordre alphabétique. Chaque série a 26 petits textes.

Ce sont de petits textes écrits à partir de plusieurs mots choisis au hasard.

Il s’agit de défis d’écriture venant d’autres blogs (notamment ceux de Madame Kea Ring et Pandora Black) que j’ai tentés

Ce sont des textes en anglais, parfois des traductions, parfois écris directement en anglais

English texts, sometimes translated from French, sometimes written directly in English.

Liste de 5 mots : 23

Aquilin, Bagne, Célébrer, Dialogue, Engrenage

Avoir un nez aquilin, ce n’était pas l’idéal, apparemment. Du moins pas quand les enfants de l’école où elle allait l’insultaient constamment et lui rappelaient que son nez n’était pas comme le leur. Pour eux, c’était certain, elle était une sorcière. Le débat n’en était même pas un. Ils pensaient avoir découvert la vérité sur elle. Aucun des adultes de l’école n’étaient au courant de ce qui lui arrivait, de ces moqueries incessantes. Ses parents non plus, ne le savaient pas. Et elle n’osait pas le leur dire. Elle avait honte. Honte de son nez, honte du fait qu’il attirait les moqueries. Elle savait bien que ceux qui riaient d’elle n’étaient pas parfaits non plus, personne ne l’était vraiment.

Mais elle avait un attribut physique qui se remarquait bien, et elle en faisait les frais. Les défauts des autres ne devaient pas se voir autant. Elle n’allait quand même pas finir au bagne pour ça, quand même ! Ce n’était pas un crime ! Elle aurait voulu changer d’école, mais cela leur ferait bien trop plaisir. Ils pourraient alors célébrer son départ. Et puis elle n’était pas certaine que ses éventuels nouveaux camarades de classe soient plus gentils que ceux qu’elle avait actuellement. Non, vraiment, elle ne savait plus quoi faire. Peut-être fallait-il ouvrir le dialogue avec ceux qui se moquaient d’elle ? Avec ses parents ? Que faire ? C’était vraiment un affreux engrenage. Et tout ça à cause de son nez !

Le cours (chapitre 3)

Le garçon qui avait été mordu se transforma lui aussi en cette chose blanche dont je ne me souviens pas le visage. Je pense qu’il devait être affreux. Comme j’étais juste à côté d’eux, ils se tournèrent vers moi aussitôt après. Regardant autour de moi, je constatai que les autres élèves avaient fui de l’autre … Lire la suite Le cours (chapitre 3)

Le cours (chapitre 2)

Au terme d’une longue marche dans les couloirs du lycée, nous arrivâmes finalement dans la cours, que nous traversâmes. Des élèves beaucoup plus jeunes que nous qui avaient l’air de sortir d’une école primaire nous rejoinrent au bout d’un moment. Ils avaient l’air excités de faire partie du cours. Mais je me doutais qu’ils ne … Lire la suite Le cours (chapitre 2)

Le cours (chapitre 1)

C’était le matin. Nous étions tous déjà dans la salle de classe, et nous avions terminé le cours précédent peu de temps auparavant. Un cours de mathématiques durant lequel beaucoup des élèves avaient dormi. Le prof que nous attendions avait pour spécialité le combat. Eh oui, dans notre lycée, nous avions des matières un peu … Lire la suite Le cours (chapitre 1)

Le cours (chapitre 3)

Le garçon qui avait été mordu se transforma lui aussi en cette chose blanche dont je ne me souviens pas le visage. Je pense qu’il devait être affreux.

Comme j’étais juste à côté d’eux, ils se tournèrent vers moi aussitôt après. Regardant autour de moi, je constatai que les autres élèves avaient fui de l’autre côté de la salle. De rares personnes restaient encore à côté de moi. Je me fis vite griffer par ces créatures, puis j’eus l’idée de les tenir par la peau du cou, espérant que, comme les chats, cela les perturbe. Cela fonctionna. Je les tins de la sorte pendant quelques minutes, et ils finirent par se retransformer en garçons. Je me rendis alors compte que j’avais retenu ma respiration jusqu’ici.

Mais apparemment, ce n’était pas fini. Nous entendîmes des pas lourds approcher dans le couloir. Les élèves, qui étaient en train de célébrer ma victoire, se calmèrent bien vite, courant se réfugier où ils pouvaient. Mais cette salle était totalement vide, ce qui excluait la possibilité de se cacher réellement. La porte fut presque défoncée par le géant qui entra quelques minutes après. Je l’observai rapidement. Il semblait avoir été taillé dans le tronc d’un arbre. Quelqu’un cria, et aussitôt, le géant partit dans sa direction. Les cris se multiplièrent alors, et le géant en bois sembla pouvoir les suivre parfaitement bien, alors que quand il était entré, il avait paru perdu. Il était donc aveugle, et il réagissait aux bruits, un peu comme les chauves-souris. En plus, il était fait en bois, donc sa faiblesse était plutôt évidente. Je sortis mon arc et mes flèches, enflammant celle que j’allais utiliser. J’étais vraiment douée avec un arc, et ce talent allait enfin me servir. Je décochai la flèche, et elle alla se planter dans la poitrine du géant. Il se figea, puis il se mit à brûler à une vitesse folle, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des cendres.

Il y eut un silence, puis le prof vint me féliciter. Il me mit une excellente note.

Le cours (chapitre 2)

Au terme d’une longue marche dans les couloirs du lycée, nous arrivâmes finalement dans la cours, que nous traversâmes. Des élèves beaucoup plus jeunes que nous qui avaient l’air de sortir d’une école primaire nous rejoinrent au bout d’un moment. Ils avaient l’air excités de faire partie du cours. Mais je me doutais qu’ils ne savaient pas plus que nous ce que nous allions faire.

Nous arrivâmes enfin dans la salle où le cours allait avoir lieu. Je fallis ne pas la reconnaître tant elle avait changé. C’était en fait une ancienne salle de sport qui à l’origine était pleine de tapis. Mais quand nous entrâmes, il n’y avait plus aucun tapis. Tout le monde alla s’assoir aux coins de la salle quand le prof le demanda. Nous étions nombreux, mais il me sembla que nous avions perdu quelques personnes en y allant. Certains en avaient-ils profité pour s’échapper ? Après tout, un de plus, un de moins…Personne ne pouvait vraiment s’en rendre compte.

Le prof ne nous expliqua pas pourquoi nous étions réunis là. Il ne fit même pas cours. Je ne sais même pas vraiment comment décrire ce qui s’ensuivit. Je me souviens que le garçon assis à côté de moi avait posé des questions à quelqu’un d’autre, des questions auxquelles la personne ne savaient pas répondre, et soudain, il s’était transformé en une sorte de boule de poils blanche, et avait mordu le malheureux qui n’avait pas su répondre. Visiblement, ce garçon était une créature magique que nous devions combattre.

Mais allions nous y arriver, étant donné que bon nombre d’entre nous dormions dans ce cours qui d’habitude n’était que théorique ?

Le cours (chapitre 1)

C’était le matin. Nous étions tous déjà dans la salle de classe, et nous avions terminé le cours précédent peu de temps auparavant. Un cours de mathématiques durant lequel beaucoup des élèves avaient dormi. Le prof que nous attendions avait pour spécialité le combat. Eh oui, dans notre lycée, nous avions des matières un peu spéciales. Mais il fallait bien, car le monde dans lequel nous allions évoluer après nos études était plein de dangers.

Le prof arriva donc, et à peine eut-il mis un pied dans la salle qu’il nous annonça que nous ne ferions pas cours ici, finalement. Il nous demanda de ressortir de la salle. Selon lui, nous allions rencontrer une personne qui allait nous apprendre beaucoup de choses. Les élèves se levèrent. Certains étaient encore un peu groggy à cause de l’heure précédente qu’ils avaient passé à dormir. D’autres étaient contents d’aller enfin à un cours qui n’était pas soporifique comme le cours de maths. Tout le monde se dirigea vers la sortie de la salle. Je suivis le mouvement. Au passage, j’ébouriffai les cheveux d’une fille que je connaissais et avec qui je m’entendais bien. Elle me sourit, l’air de dire qu’à partir de maintenant, je devrais surveiller mes arrières. Je sortis de la salle en lui faisant un pied de nez. Puis, sur le chemin vers l’endroit où le cours aurait lieu, une fille de la classe me prit un de mes porte-clefs chat qui étaient accrochés sur mon sac. Je faillis m’énerver, car j’y tenais beaucoup, mais elle me le rendit au bout d’un moment, l’arrochant à l’autre manière de mon sac et partant rejoindre ses amies un peu plus loin dans le groupe d’élèves de la classe.

Nouvelle fiction à chapitres : Le cours

Photo de Tim Grundtner sur Pexels.com

Le cours est une fiction un peu fantastique comportant 3 chapitres.

Photo de Gratisography sur Pexels.com

Extrait :

C’était le matin. Nous étions tous déjà dans la salle de classe, et nous avions terminé le cours précédent peu de temps auparavant. (…) Le prof ne nous expliqua pas pourquoi nous étions réunis là. (…) Regardant autour de moi, je constatai que les autres élèves avaient fui de l’autre côté de la salle. De rares personnes restaient encore à côté de moi.


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Liste de 5 mots : 23

Aquilin, Bagne, Célébrer, Dialogue, Engrenage Avoir un nez aquilin, ce n’était pas l’idéal, apparemment. Du moins pas quand les enfants de l’école où elle allait l’insultaient constamment et lui rappelaient que son nez n’était pas comme le leur. Pour eux, c’était certain, elle était une sorcière. Le débat n’en était même pas un. Ils pensaient … Lire la suite Liste de 5 mots : 23

Apogée

Sa carrière était à son apogée. Tout allait bien. Vraiment, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La vie lui souriait. Tout était lancé. Enfin. Il avait longtemps espéré devenir célèbre. Et puis une de ses chansons était soudain devenue plus célèbre que les autres, le propulsant au rang de star, parmi … Lire la suite Apogée

Miracle

Miracle. Généralement, quand on entendait ce mot, on s’attendait à quelque chose de positif, quelque chose de merveilleux, d’inespéré. C’était un peu comme le beau temps après la pluie, un véritable arc-en-ciel dans une vie. C’était une bonne chose, et surtout, c’était rare. Suffisamment rare pour qu’on ne puisse pas s’en lasser. Cela n’arrivait qu’une … Lire la suite Miracle

Apogée

Sa carrière était à son apogée. Tout allait bien. Vraiment, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. La vie lui souriait. Tout était lancé. Enfin. Il avait longtemps espéré devenir célèbre. Et puis une de ses chansons était soudain devenue plus célèbre que les autres, le propulsant au rang de star, parmi les plus grands. Ses fans l’adoraient, ses chansons avaient du succès. Il était invité à toutes les soirées huppées. Il connaissait toutes les personnalités qui avaient la côte en ce moment. Il recevait constamment des cadeaux, des lettres, des mails de fans. Mais alors, qu’est-ce qui n’allait pas ? A première vue, rien. Mais il se sentait mal, d’une certaine manière. Il ne savait pas vraiment ce qui le chagrinait, mais cela le souciait suffisamment pour que ses proches commencent à le remarquer.

L’apogée d’une carrière était normalement ce que tout artiste souhaitait. Mais lui ne ressentait pas cela, maintenant qu’il en était arrivé là. Est-ce que tout était devenu trop facile ? Trop doré ? Est-ce qu’il s’ennuyait, après l’avoir souhaité pendant longtemps ? Est-ce qu’il ne voulait finalement plus de cette vie ? Etait-il arrivé au sommet de sa carrière, une place enviée de beaucoup d’artistes, seulement pour se dire que finalement ce n’était pas pour lui ? Au fond, c’était peut-être une lassitude qui lui était tombée dessus. Le temps d’en arriver là, il avait pris un peu d’âge, et les horaires fous de la vie d’un artiste devenaient un peu difficiles à gérer. Sans cesse en déplacement, perdu entre les décalages horaires, toujours en train de dormir dans un coin du bus, il avait peut-être perdu le fil.

Et donc, à l’apogée de sa carrière, il décida de faire une pause pour réfléchir, se recentrer sur lui-même, décider ce qu’il voulait vraiment. Car personne d’autre que lui ne pouvait savoir cela.

Vous cherchez de la lecture ?

Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

« Un Noël pour tous » est une fiction de 6 chapitres qui se suivent sur le thème de Noël. extrait Extrait : « – Lotin ! Regarde ! J’ai trouvé quelque chose dans la neige ! Le frère jumeau de la petite fille qui venait de crier se précipita dans la direction de sa sœur. Il était très curieux de … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

Nouvelle fiction : L’éveil !

L’éveil est une fiction en 6 chapitres qui se suivent. Elle est écrite entièrement à la 2e personne du pluriel. Extrait : Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. […] Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. […] Mais où cela va-t-il … Lire la suite Nouvelle fiction : L’éveil !

Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

« Juste un Halloween de plus » est une histoire comportant 6 chapitres qui se suivent sur le thème d’Halloween (elle ne fait pas peur) . Ils s’échelonneront sur la semaine qui précède Halloween, jusqu’au soir du 31. Extrait : « Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

Miracle

Miracle. Généralement, quand on entendait ce mot, on s’attendait à quelque chose de positif, quelque chose de merveilleux, d’inespéré. C’était un peu comme le beau temps après la pluie, un véritable arc-en-ciel dans une vie. C’était une bonne chose, et surtout, c’était rare. Suffisamment rare pour qu’on ne puisse pas s’en lasser. Cela n’arrivait qu’une fois dans une vie, et parfois cela n’arrivait pas du tout. On espérait donc un miracle. C’était difficile à obtenir, un miracle. C’était aléatoire. C’était précieux. C’était le summum. Un grand bonheur. Peu de gens en avaient vu, et encore moins de persones avaient personnellement vécu un miracle. Dans l’esprit des gens, un miracle était donc merveilleusement positif.

Mais tout le monde ne pensait pas comme ça. Assise sur un banc, elle venait encore de vivre un « miracle ». Elle en vivait généralement plusieurs fois par jour, et elle n’était pas ravie de vivre ça. Pourquoi ? Pourquoi en avait-elle vécu tant alors que c’était censé être très rare ? Était-elle plus chanceuse que les autres ?

Tout simplement parce que pour elle, le mot « miracle » ne signifiait pas ce que la plupart des gens pensaient. Ce n’était pas quelque chose de positif, inattendu et rare. Cela lui arrivait tous les jours, elle se doutait que cela allait se produire, et en plus c’était tout le contraire de quelque chose de positif. C’était même vraiment négatif. En fait, sa version du mot était l’inverse exact de la signification adoptée par le commun des mortels. Un miracle était ( ironiquement) un moment de profonde malchance, comme par exemple le fait qu’elle ait cassé sa cafetière sans faire exprès un jour où elle avait particulièrement besoin de caféine, ou encore un moment où, dans une rue extrêmement large, elle avait réussi à se cogner dans un autre piéton car elle regardait les jolies maisons du quartier. Cette fois-ci, elle avait manqué une marche dans l’escalier pendant sa journée de travail, et elle s’était retrouvée dans les bras de sa chef qui montait justement l’escalier. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais ce ne serait pas drôle, sinon. Elle avait eu une tasse de café brûlant à la main au moment de sa chute et elle l’avait renversée sur la chemise de sa chef au cours de sa chute. Quelle malchance ! Ce jour là, elle avait espéré qu’aucun autre miracle ne lui arrive. Et c’était là qu’elle avait fait tomber ses clefs par la fenêtre du sixième étage….

Espoir

Tous les soirs, elle s’y rendait. Tous les soirs, il lui fallait revenir chez elle. Tous les soirs, elle espérait. Et tous les soirs, c’était la même chose. Elle regardait l’horizon, elle restait là pendant des heures, et il ne se passait jamais rien. Jamais. Alors pourquoi revenait-elle là à chaque fois ? Mystère. Elle-même n’en était plus très sûre. Qu’attendait-elle vraiment ? Que voulait-elle qu’il se passe ? Plus le temps passait, plus elle était perdue. Elle avait tant espéré, et cela n’était pas arrivé. Elle commençait d’ailleurs sérieusement à penser que cela n’arriverait jamais. Elle aurait vraiment aimé qu’un jour, en regardant la mer depuis la plage, elle voie quelque chose d’inhabituel. Quelque chose qui la fasse sourire. Quelque chose qui la fasse courir vers l’eau. Quelque chose qui n’était qu’un rêve. Et les rêves, on finissait toujours par en sortir. Par se réveiller. Son rêve à elle, il l’emprisonnait. Elle revenait chaque jour voir si quelque chose allait arriver par la mer, faisant trembler l’eau et bouleversant sa vie.

Elle avait déjà été bouleversée une première fois, sa vie. Elle n’était pas certaine de pouvoir supporter ce genre de grand bouleversement une nouvelle fois. C’était la raison pour laquelle elle n’était pas sûre qu’elle voulait qu’il se passe quelque chose, en réalité. En plus d’attendre chaque soir, elle allait voir tous les jours si le bateau qui transportait les denrées alimentaires et les lettres n’avait pas du courrier pour elle. Bien sûr, elle aurait pu attendre que l’employé de la mairie fasse sa tournée, mais elle ne voulait pas attendre. Ce soir, elle était encore sur la plage, et elle espérait. Comme toujours. Que cette personne allait revenir. Ou au moins lui envoyer une lettre. Donner signe de vie après son départ de l’île en annonçant un retour rapide. Cette personne était partie il y a 5 ans déjà. Et elle attendait toujours. Sa vie s’était arrêtée à cause de cette personne.

Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

« Un Noël pour tous » est une fiction de 6 chapitres qui se suivent sur le thème de Noël. extrait Extrait : « – Lotin ! Regarde ! J’ai trouvé quelque chose dans la neige ! Le frère jumeau de la petite fille qui venait de crier se précipita dans la direction de sa sœur. Il était très curieux de … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres : « Un Noël pour tous » !

Nouvelle fiction : L’éveil !

L’éveil est une fiction en 6 chapitres qui se suivent. Elle est écrite entièrement à la 2e personne du pluriel. Extrait : Vous vous réveillez soudain, sentant qu’une lumière est allumée à proximité de vous. Vous ouvrez les yeux en bâillant. […] Cette situation étrange et inexpliquée vous énerve beaucoup. […] Mais où cela va-t-il … Lire la suite Nouvelle fiction : L’éveil !

Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

« Juste un Halloween de plus » est une histoire comportant 6 chapitres qui se suivent sur le thème d’Halloween (elle ne fait pas peur) . Ils s’échelonneront sur la semaine qui précède Halloween, jusqu’au soir du 31. Extrait : « Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait … Lire la suite Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

Macareux

Ils venaient chaque jour pour l’écouter parler. C’était un vieil homme qui vivait sur la plage. Personne ne savait d’où il venait exactement. Quand on lui demandait, il répondait qu’il venait d’un peu partout, ce qui était une réponse extrêmement vague. Il avait apparemment beaucoup voyagé, et peut-être ne se souvenait-il plus du tout d’où il venait vraiment. Il était âgé et il arrivait que sa mémoire défaille un peu. Mais pour les histoires, elle ne le laissait jamais tomber. Il se rappelait d’énormément de moments qu’il avait pu vivre. Et il les racontait d’une voix posée qui faisait bien entrer dans le récit. Ses histoires étaient toujours cohérentes, et elles fascinaient les habitants du coin qui venaient l’écouter aussi souvent qu’ils le pouvaient, le payant même parfois pour qu’il continue à leur conter son passé.

Une bande de jeunes s’intéressait tout particulièrement à ce vieil homme et à ses histoires. L’un d’entre eux avait demandé au vieillard s’il pouvait les retranscrire pour que d’autres personnes puissent en prendre connaissance si jamais un jour il n’était plus là pour les raconter. Le vieil homme avait accepté. Depuis, le jeune venait lui montrer les histoires retranscrites. Il projetait de les faire publier sous le nom du vieux monsieur.

Un jour, le vieux monsieur leur raconta une histoire un peu particulière. D’ordinaire, ses histoires avaient pour protagonistes des humains, mais cette fois-ci, les héros étaient des animaux. C’était l’histoire d’une amitié entre deux animaux. Un macareux et un dauphin. Cela pouvait arriver, mais c’était quand même assez rare que ces deux animaux deviennent amis. Le vieux commença donc à raconter.

C’était un soir d’été ily a bien longtemps. Un soir d’orage. Le tonnerre grondait et les éclairs s’en donnaient à coeur joie. Le conteur était adolescent, pendant cette histoire. A minuit, il avait réveillé par un coup de tonnerre. Puis il ne s’était pas recouché, ayant trouvé fascinant le spectacle des éclairs dans le ciel. Étant jeune et inconscient, il était alors sorti sous la pluie pour aller voir les éclairs de plus près. S’arrêtant dans son récit, le vieil homme dit au groupe de jeunes de ne pas l’imiter, que c’était très dangereux. Il vallait mieux rester dedans lors d’un orage. Il était donc sorti sous les trombes d’eau. Rien n’aurait pu l’arrêter. Il était parti vers le ponton qui donnait directement sur la mer. Encore aujourd’hui, il ne savait pas bien ce qui l’avait poussé à s’y rendre. La main du destin ? En tout cas, lorsqu’il était arrivé sur le ponton, il avait vu un oiseau tomber dans la mer, probablement épuisé d’avoir dû voler sous la pluie. Il avait sorti ses jumelle de sa poche, celles qui ne le quittaient jamais depuis qu’il les avait reçues pour Noël, et il avait vu quelque chose d’étonnant. L’oiseau ne s’était pas noyé comme il aurait pu le croire. Non, il venait d’être sauvé par un dauphin. Le dauphin était venu le porter jusqu’au ponton. L’adolescent qu’était à ce moment là le conteur avait été ébahi de voir ça. L’oiseau, couché sur le ponton, avait commencé à bouger faiblement. Puis, peu à peu, il avait repris des forces. Le dauphin était toujours là, juste à côté de l’oiseau qui était un jeune macareux. D’ordinaire, ces oiseaux n’avaient aucun problème acec la mer, mais celui-ci avait été épuisé. Ses forces l’avaient abandonné et il aurait été mort sans son sauveur. L’adolescent avait regardé toute la scène d’un peu plus loin. Il avait vu la rencontre qui allait mener à une incroyable amitié entre les deux animaux. Depuis cette nuit, il les avait vus très souvent ensemble. Ims ne s’étaient plus quittés. Il se rappelait même avoir pris une photo. Mais il ne savait pas où elle était. Il était venu chaque jour pour voir si les deux animaux étaient toujours là. Un jour, il ne les avait plus jamais revus. Le lendemain du jour où le vieil homme leur avait raconté cette histoire, les jeunes revinrent sur la plage. Ils cherchèrent le vieil homme. Ils ne le trouvèrent pas. Personne ne le retrouva jamais. Plusieurs années plus tard, le jeunes qui avait retranscrit les histoires fit publier un livre au nom du vieil homme. Il eut beaucoup de succès. Les histoires perdurèrent mais le vieux conteur avait disparu.

Authenticité

L’oeuvre était là. Placée bien au milieu du mur. Jalousement gardée. Bardée de systèmes d’alarmes différents. Quand les visiteurs venaient l’admirer, ils restaient parfois plusieurs heures à la contempler, à la commenter, à prendre des photos ( sans flash, pour ne pas l’abîmer) ou encore à essayer de la dessiner. C’était une très belle oeuvre, qui avait sa place dans ce musée. Elle avait même bien plus que sa place, puisqu’elle était la pièce maîtresse de la collection précieuse des lieux. Elle avait besoin de toute une équipe de guardiens pour empêcher les vols. Personne n’avait encore essayé, mais mieux valait être prudent. Cette équipe de guardiens avait un chef qui coordonnait leurs rondes. Des caméras de surveillance leur permettait aussi de surveiller toit ce qui se produisait dans le secteur de ladite oeuvre. Nuit et jours, ils arpentaient les couloirs adjacents à la salle de l’oeuvre. Certains d’entre eux se plaçaient directement dans la salle pour être au plus près. Non, vraiment, cette oeuvre était certainement celle qui était la mieux surveillée du monde.

Le chef des guardiens avait l’habitude de faire deux fois plus de rondes que les guardiens placés sous ses ordres. Il était directement responsable de la sécurité de l’oeuvre, après tout. Son devoir était de la protéger. Bon, en réalité, l’oeuvre était bien trop volumineuse pour qu’un vol puisse passer inaperçu. Ce fut sans doute pourquoi personne ne pensa qu’on aurait pu la voler un jour. Ça et l’impressionant système de sécurité semblaient rendre la chose impossible. Ce ne fut qu’un jour, lorsque la toile fut envoyée à l’atelier de restauration que l’on se rendit compte que ce n’était pas la bonne peinture. Quelqu’un avait dû voler la vraie et la remplacer par une excellente copie que l’on avait crue authentique jusqu’ici.