Jaquette (Série lettres 3 : 10/26)

Il était auteur. Il n’aimait pas beaucoup le contact avec ses lecteurs, contrairement à ce que l’on aurait pu penser. Eh non, tous les écrivains n’étaient pas comme les stars de cinéma. Certains préféraient rester dans l’ombre. Mais de nos jours, rester dans l’ombre était assez difficile, pour un auteur. Cet auteur avait une particularité. Alors que ses confrères (et consoeurs) signaient à l’intérieur de leurs livres, il préférait signer sur la couverture, sur la jaquette de l’ouvrage. C’était quelque chose que ses fans appréciaient, car cela le différenciait des autres.

Mais il ne le faisait pas pour ses fans, ou pour être original, non, il le faisait parce qu’il en avait envie. Il ne voyait pas pour la gloire et la richesse. Il vivait pour l’écriture. Pour raconter des histoires. Pour transmettre. C’était pour lui la partie la plus importante de son métier.

S’il avait pu éviter de venir aux conventions et aux salons du livre, il l’aurait fait. Mais il était plutôt connu, alors il était très demandé. Malheureusement pour lui. Il aurait vraiment préféré rester chez lui écrire. Mais il ne pouvait pas. Alors il allait aux salons du livre, et il signait sur la couverture.

Illustre (Série lettres 3 : 9/26)

Il se promenait comme à son habitude. Il avait pour routine de se balader dans les rues avant de rentrer chez lui en sortant du travail. Il ne se rappelait pas vraiment quand il avait commencé à faire ça, mais cela faisait un petit moment. Il regardait les maisons, observait les jardins, voyait les arbres grandir, bref, il voyait la ville vivre. Un jour qu’il se promenait de la sorte, il vit un homme sur le trottoir d’en face. Ce dernier lui parut être vaguement familier. Mais où l’avait-il déjà vu ? Etait-ce un de ses voisins ? Quelqu’un du travail ? Il ne parvenait pas à se rappeler de l’endroit où il l’avait vu, mais cet inconnu lui rappelait quelque chose.

Soudain, une femme qui marchait elle aussi dans la rue poussa un cri. Elle aussi l’avait reconnu, visiblement. Elle hurla un nom, et en une seconde et demie, la rue se remplit de fans de cette personne. Apparemment, c’était un acteur. Le pauvre, lui qui avait visiblement prévu une petite balade tranquille, il était maintenant en train de signer des autographes à des fans en délire.

Il regardait la scène de loin, quand il fut bousculé par un groupe de personnes qui se pressaient vers l’acteur. Quelle effervescence, tout d’un coup ! Il décida de prendre une petite rue tranquille pour s’éloigner de toute cette agitation. De loin, il vit des gardes du corps escorter l’acteur vers son hôtel. La foule se dispersa en une seconde une fois qu’il fut entré dans le hall. C’était comme s’il ne s’était rien passé.

Successor

French version

Today, the family was going on a cultural outing. The two teenagers were not very happy to come too, they would have preferred to stay on the beach to sleep or play in the sea. But we couldn’t always choose what we could do in life, right? Their father had left them no choice, and now they followed their parents grumbling on the gravel path. The car ride hadn’t been fun either. They had spent their time ignoring their parents by putting their headphones on their ears. But visiting dusty castles was not their favorite activity. Far from it. Those two didn’t really like to read either. In fact, they preferred to be outside, rather than having to do indoor activities that seemed stupid to them.

After passing the ticket office, they waited for the guided tour to begin. The parents took the opportunity to rest on a bench, but their children kept grumbling. Eventually, they told them to go to the store to buy something. As they watched them walk away, they thought they could have five minutes of peace and quiet. But they were wrong. Their teenagers, who had definitely gotten up on the wrong side of the bed, returned shortly afterwards, complaining that a girl their age had pushed them into the store. The girl came to apologize, but said that they were exaggerating what had happened. She left. The visit began shortly afterwards.

The two teenagers were twins, a girl and a boy. Their interest changed a little during the visit. But not in the same way. While he was more interested in the outdoors and the gardens, she wanted to know more about life in the castle. The girl from the souvenir store, the one who had allegedly pushed them around, was also in the tour. The parents were happy that their children stopped grumbling and became interested in the visit. So they relaxed and let them come and go as they pleased, without really watching them.

During the tour, the twins decided to stop following the guide and go explore the castle as they wished. The girl who they said had pushed them around followed them and told them that they should not do that. But in the end, she just followed them, not trying any more than that to make them go back. She was curious, too. They learned her name was Fanny. During the visit, they had learned that the Dauphin, the king’s grandson, had lived in this castle. They did not remember very well which king it was, but they wanted to find the room of the Dauphin, because they had been told that this room was closed to the public because the tapestries were being restored.

They finally found what they were looking for. The door was not guarded, nor closed. Moreover, it opened rather easily, for a room forbidden to the visit. They entered one by one. Fanny examined the room, pointing out that apart from the tapestries, everything seemed to be in place. The Dolphin could have emerged from a corner of the room, that would not have shocked them. (but he had died many years before, therefore nothing of such was going to happen).

Suddenly, one of the twins started behaving strangely. He fell to the ground shaking violently. The two girls ran towards him, frightened. What was happening to him? After a few minutes, he stood up, telling them that he was fine. But he didn’t seem to be himself anymore. He spoke as if the room belonged to him, claiming to be the Dolphin. This went on for several minutes, with the girls looking at him as if he were crazy. ( and maybe he was, after all) Then Fanny took matters into her own hands. She grabbed the arm of the sister of the man who seemed to have gone more mad than mad, thinking he was the son of a king who had been dead for centuries. She got her out of the room, then she went in again and took the brother out the same way. When he crossed the threshold, he fainted. He woke up a few minutes later with his head resting on his sister’s lap. He couldn’t remember anything.

The parents of the twins, realizing that their offspring had disappeared, had started looking for them. They found them in the same corridor, dazed. The teenagers tried to tell them about their journey, but they did not tell them that they had entered a room that was off-limits to visitors, but the parents did not believe them. How could they be believed? The story was far-fetched. And the teenager who played the biggest role in it didn’t even remember it.…

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Hameçon (Série lettres 3 : 8/26)

Elle n’avait encore jamais essayé de pêcher. Mais maintenant qu’elle était en train de le faire, elle se dit qu’elle n’avait vraiment rien raté en ne le faisant pas plus tôt. Alors qu’elle avait cru qu’il s’agissait d’une activité passionnante rythmée par les vagues et les gros poissons, voilà qu’elle se retrouvait sur la rive d’une petite rivière, à attendre pendant des heures un poisson qui ne venait pas. On lui avait dit de ne pas faire de bruit pour ne pas effrayer les poissons, mais cette technique ne semblait pas vraiment fonctionner. Ou peut-être n’avait-elle encore rien attrapé parce qu’une famille avec des enfants qui pique-niquait non loin de là faisait beaucoup de bruit.

En tout cas, elle attendait depuis des heures, et elle n’avait pas vu un seul poisson passer dans l’eau. Du moins pas de son côté. Elle voyait qu’un autre pêcheur un peu plus loin n’arrêtait pas d’en sortir de l’eau avec un sourire triomphant, mais elle n’en avait pourtant pas vu passer. Faisait-il semblant ? Avait-il un secret pour les attirer ? Lui « volait »-il tous les poissons de la rivière ? Elle aurait dû le voir, si un poisson était passé pour aller s’accrocher à la canne à pêche de l’autre pêcheur. Elle avait les yeux fixés sur l’eau et elle commençait à voir trouble tellement son regard était fixe.

Soudain, elle vit passer un poisson sous l’eau. Se redressant en faisant attention à ne pas effrayer l’animal, elle fixa l’eau du regard avec plus d’intensité encore, comme si cela pouvait l’aider à enfin attraper quelque chose. C’était la première fois qu’elle pêchait, et elle ne savait même pas ce qu’elle allait faire du poisson si jamais elle en attrapait vraiment un. Cela ne lui avait même pas traversé l’esprit car elle n’avait pas espéré pouvoir en avoir un, puisqu’elle n’en voyait pas depuis des heures. Elle se concentra tellement fort qu’elle oublia ce qu’il y avait autour d’elle. Elle oublia qu’elle était au bord de la rive et que cela pouvait glisser.

Elle sentit soudain un de ses pieds partir avec la terre, et elle, sa canne à pêche et son sac se retrouvèrent dans l’eau, avec le poisson. Sauf que le poisson, alerté par sa chute, avait fui depuis longtemps. Elle se releva. Elle était trempée de la tête aux pieds. Lorsqu’elle réussit à déboucher ses oreilles, elle remarqua que l’autre pêcheur était en train de lui hurler des insultes car elle avait fait fuir son poisson. Non vraiment, se dit-elle en remontant péniblement sur la berge, la pêche n’était pas une activité pour elle.

Galop (Série lettres 3 : 7/26)

Elle en avait assez. C’était sa vie, pas celle de sa mère ! Elle était sûre que tous les adolescents du monde s’étaient plaints de leurs parents à un moment ou à un autre, mais là, elle ne pouvait que se plaindre. Sa mère aimait bien lui faire faire des choses qu’elle-même n’avait pas pu faire étant plus jeune. Cela ne pouvait plus durer. Elle allait devoir se trouver une autre fille pour faire ça. Elle en avait assez de suivre ses directives. Non, pas ses directives, car en fait c’étaient des ordres, tout simplement.

Ce mois-ci encore, elle avait été forcée à faire quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout. Sa mère aurait voulu faire de l’équitation étant plus jeune, et elle n’avait pas pu, donc elle avait inscrit sa fille à un cours d’équitation. Tout semblait aller bien dans cette explication. Sauf que la fille en question ne voulait pas, n’avait jamais voulu et ne voudrait jamais faire de l’équitation, comme c’était bien souvent le cas avec toutes les activités proposées par sa mère. Trop souvent, sa mère ne lui demandait pas son avis. Trop souvent, elle l’inscrivait à des cours sans qu’elle le sache.

Elle ne l’apprenait qu’au dernier moment. Au pire moment. Au moment où sa mère la forçait à y aller. Elle n’avait pas le choix. Elle était littéralement au pied du mur. Sa mère l’avait emmenée au centre équestre en prétextant aller faire une course qui ne durerait que deux minutes, et elle lui avait annoncé la nouvelle. Elle était inscrite à plusieurs mois de cours d’équitation, elle aurait cours avec des gamines qui n’avaient même pas la moitié de son âge, et sa mère comptait sur elle pour obtenir son galop 1 assez vite. Super ! Et encore mieux : elle allait devoir participer à des concours !

DDLA#4 « La lettre enragée »

(venant du blog de Pandora Black)

DDLA

(Je ne suis pas sûre que cette lettre sera aussi enragée que le dit le titre.)

J’écris une lettre au Coronavirus, tout d’abord, car c’est un sujet qui m’a paru évident lorsque je me suis demandé ce qui m’énervait. Bien qu’étant une personne plutôt casanière, le confinement commence peut-être à me peser un peu. Je ne sais pas exactement si c’est de la colère que je ressens, mais ce qui est certain, c’est que je voudrais que ce virus disparaisse pour de bon. Je suis donc énervée contre le virus, mais aussi contre ceux qui croient qu’il n’existe pas. Car dans certaines familles où il y a eu des malades, ils savent bien qu’il existe.

J’écris aussi une lettre au temps qui passe. C’est un peu en lien avec le confinement, car depuis qu’il a été question de confinement cette année, j’ai l’impression que le temps passe, mais d’une manière étrange. J’ai l’impression que les premiers mois de l’année se sont écoulés il y a au moins deux ans, et en même temps, que le confinement et ces derniers mois (qui ont quand même duré 5 ou 6 mois) se sont écoulés extrêmement vite, ce qui est plutôt contradictoire. Donc ce temps qui passe très bizarrement, je ne l’aime pas. C’est étrange, je ne retrouve rien de normal.

Bon, ce n’était pas une lettre extrêmement enragée, mais l’énervement était là.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus

Researcher

French version

It was the long-awaited day for the schoolchildren. Announced several weeks earlier by the teacher, the career day was finally here.

That morning, she got up for once with a smile on her face. She hated school, but that day she felt she could handle it. For once, there was no blackboard, no lessons to recite, no exercises to do, and no interaction with the teacher. Because the class was going to receive parents of students so that they could present their trade. It was the teacher’s idea, an idea strongly supported by the students, who had obviously thought of the fact that thanks to this day, they would have a day where they would do nothing in class. According to the teacher, the goal was of course to introduce the children to the trades to make them want to do the trade later. Or not, it was the principle of discovery. And it was going to give the children an idea of why they had to put up with going to school (for those who hated it, of course).

So when she came to school, she was happy. They weren’t going to do anything today! They had spent all of the previous day’s recess discussing it in detail. All they would have to do was listen to the parent who was on the blackboard at that time, or at least pretend to listen for the less scrupulous ones. In fact, it meant that they would enjoy having adults on the blackboard instead of them, as they did every other day. They would then see who was the most stressed out of the parents. Of course, they would also see which job seemed to be the one they liked best, because that was still the goal of the day.

A first parent would come in, then a second, then a third, until about 20 parents were in the classroom. All in all, she thought, maybe it was better that the parents weren’t there during the school day. She felt oppressed just to see them, because they weren’t usually there. The parents would smile at their child, and often it looked embarrassing that they had waved to her.

She observed the parents. None of them were dressed in any particular outfit, so she couldn’t really tell what they were doing by looking at them. But it was just as well, it was a bit suspenseful.

The first parent spoke. He had prepared slides. The video projector in the classroom made it look pretty bad on the board. The colors were a little strange. But the ease of the speaker easily overshadowed this little problem.

The second parent had nothing to project. She managed to captivate the class with miniature models that she explained in a few clear sentences. She explained almost better than the teacher.

The third, on the other hand, needed to be reviewed. He babbled, stumbled on a table leg, lost his words, only his slides were very well organized. Fortunately, by the way, otherwise the children would not have understood anything.

The fourth had difficulty explaining his job, but he managed to hold the attention of the student who did not like school. His trade had a complicated name, but he simplified it by saying that he was a « Researcher. He was a scientist. At that point she began to see school in a slightly different way. She hadn’t suddenly started to like school, no, but she had made a plan in her head. She wanted to do this job later, and she had to go through school to do it.

So after that day, she worked a little more at school, especially in science, her favourite subject.

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Flexible (Série lettres 3 : 6/26)

C’était un employé modèle. Meilleur que tous les autres. Non pas qu’il soit plus doué dans son travail. Non. Il était simplement celui qui restait le plus longtemps au travail. Celui qui faisait beaucoup d’heures en plus alors que les autres étaient partis depuis longtemps. Celui qui était seul, et donc qui n’avait personne qui l’attendait chez lui. Celui qui était une véritable aubaine pour l’entreprise. Celui qui s’ennuyait quand il rentrait le soir, et qui restait donc chaque jour un peu plus tard pour éviter cet ennui qui l’énervait.

On lui avait proposé un système d’horaires flexibles pour qu’il puisse rester plus longtemps sans que ce soit trop considéré comme des heures supplémentaires. C’était un tout nouveau système qui n’allait sûrement pas durer longtemps, car il exploitait les employés et ne faisait absolument rien en leur faveur. Mais lui le trouvait très bien. Il pouvait rester le soir autant qu’il voulait. Mais le fait que ses heures supplémentaires n’étaient pas payées n’avait pas paru le perturber.

Après avoir parlé avec lui, ses collègues se rendirent compte qu’il ne s’était pas rendu compte que ses heures supplémentaires n’étaient plus comptées. Ils allèrent tous s’en plaindre à la direction, lui y compris car il avait enfin saisi que l’entreprise profitait largement de lui. Il alla parlementer avec le directeur, et il fit jouer ses droits. Il réussit à se faire payer toutes ses heures supplémentaires et il démissionna juste après. Il en avait assez de se faire avoir.

Série lettres 2

Engrenage (Série lettres 3 : 5/26)

Il ne s’en était tout simplement pas rendu compte. Il aurait dû le voir, pourtant. C’était plutôt évident. Mais il était entré dans leur « jeu », comme ils l’appelaient, et il n’avait pas vu ce dans quoi il s’engageait exactement. A présent qu’il le savait, il était choqué par ce qu’il avait fait jusqu’ici. Il voulait sortir de cette boucle infernale, mais il ne pouvait pas. Il avait perdu les plans. Il n’y en avait probablement pas. En entrant dans leur jeu, il avait fait une énorme erreur.

Il ne pourrait sans doute jamais en ressortir. C’était un véritable piège. Il ne l’avait pas perçu comme ça, à l’époque où il était devenu leur ami et où il avait commencé le trafic. Mais étaient-ils vraiment amis, au fond ? Probablement pas, en fait. Il était entré dans un engrenage, et personne ne pouvait sortir d’un engrenage, personne ne pouvait arrêter un engrenage, à moins d’être à l’extérieur de ce dernier. Alors comment faire ? Il était à l’intérieur, sans aucune possibilité d’en ressortir.

Il enviait ceux qui ne s’étaient pas faits avoir comme lui, ceux qu’il avait pris pour des imbéciles au début. Ceux qui en fait étaient les plus intelligents et qui avaient vu l’arnaque de très loin. Ils avaient essayé de le prévenir à plusieurs reprises, mais cela n’avait eu aucun effet sur lui. Il ne les avait pas écoutés. Il aurait dû. Il croyait qu’ils disaient n’importe quoi, mais leurs paroles avaient du sens, à présent. Il aurait vraiment dû les écouter.

Tag

French version

He had to, he knew it. He really would have preferred not to. It was far from being his favorite activity. Of all the sports available, why did the teacher choose this one? He hated sports and he had just found a sport that he hated even more than sports in general.

A week before, they had been sitting in a circle in the gym, tired but happy that this class, which was hard for some of them to bear, was over when the teacher had announced it. The next week they would be doing orienteering! He had said it with such enthusiasm, that the students could almost have thought it was the best sport in the world. Most of the students seemed happy to hear that, swept away by the teacher’s joy. But not the teacher. He wasn’t the best at racing, and he couldn’t even find his way around a city, so why would he do better in the woods? If the two words that make up the name of the activity pushed him away, the activity itself was bound to destroy him.

On the day of the activity, the teacher was just as happy. On the other hand, some of the students, seeing the temperature outside and the thickness of the clothes they had brought, felt strangely worse than when the activity had been announced by the teacher. He was happy to see that he was not the only one to find this sport awful, even before the orienteering race began.

The teacher, dressed warmly in his colourful jacket, began his explanation. The goal was to punch their sheet and get back to the starting point first. All this while running and guiding themselves with the help of a map and a compass.

He sighed. He hated running, he couldn’t read a map or orient himself, and no matter how hard he searched, he couldn’t remember how a compass worked. Oh yes, he did! The red arrow was pointing north! He had better find a good team… The teacher said it was time to make up the teams. And so he made them himself.

He ended up with a team in which no one could read a map or use a compass. Well, good start! The departure was announced. Each team left on its own side, its precious map, the compass and the punch sheet in its hand, the not very sure step because almost nobody had done an orienteering race before.

He reflected. Well, the principle was rather simple, in fact. They had to find the beacons on the way. But it was better not to get lost in the woods…

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)