Le destin ce puzzle confinées Daisy #6 Soirée ciné

Salut, je suis Daisy, et aujourd’hui, dans notre rubrique cinéma, nous allons parler des soirées ciné de notre appartement !

On en a déjà parlé cent fois, mais être confiné, ce n’est pas très amusant. Le temps s’écoule différemment, rien ne rythme nos journées (à part les visios, mais ce n’est pas très positif…), et on s’ennuie. Avec les filles, mes colocataires, nous avons donc une idée de génie. (oui, on a plagié l’idée de la soirée restaurant)  Vous savez, celle que tout le monde ou presque a fini par adopter ! Vous ne savez pas ? Je vous explique. Il s’agit de commander par correspondance un repas à un restaurant et de faire comme si son chez soi était subitement devenu un vrai restaurant. Mais je m’égare. Reprenons. Nous avons donc décidé de créer nos propres soirées cinéma !

Bon, ce n’est pas bien compliqué. Comme dirait un psy, il s’agit de recréer une situation procurant de la joie dans l’esprit (et dans l’appartement) d’un (plusieurs dans ce cas) individu afin de le sortir d’un état…assez léthargique. A chaque fois que nous voulons faire une soirée ciné, nous programmons soigneusement la date, nous commandons des chips, du pop corn et toute autre nourriture bien riche en matières grasse qui nourrit les hanches, et nous choisissons un film à regarder. Le jour J, nous nous habillons avec autre chose que nos joggings habituels (qui s’habille avec autre chose, en ce moment, honnêtement), et nous passons une soirée cinéma dans notre appartement, presque pas dérangées par le voisin qui croit qu’il est un ténor de grand talent à l’étage du dessus.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #6 Les voisins

Me revoilà ! (c’est Mina)
Il existe deux types de voisins. Ceux qui sont agaçants et ceux qui ne sont pas là. En tout cas, je n’en ai pas encore croisé d’autres, alors excusez-moi si j’ai oublié quelques types de  voisins bien connus de vous. Mais revenons à mes voisins. Je m’entends relativement bien avec les voisins, sauf dans plusieurs cas. S’ils laissent leur chien venir faire pipi sur notre paillasson (oui, c’est déjà arrivé, et je sais précisément quel chien a fait ça), s’ils inondent presque notre appartement en faisant déborder leur baignoire (je veux bien leur donner le bénéfice du doute, mais quatre fois de suite, quand même…), s’ils hurlent des chansons (pardon, s’ils « chantent » des chansons) à tue-tête à quatre heures du matin sous nos fenêtres (là encore, je sais de qui il s’agit, il n’y a pas d’âge pour être une commère…) ou encore s’ils laissent les portes du couloir ouvertes, ce qui fait un affreux courant d’air quand on sort de notre appartement. (comme la porte est bloquée par un bout de bois, c’est forcément fait exprès)
Mes autres voisins, ceux que je supporte, ne sont pas là. (pendant le confinement, en tout cas) Ils sont soit partis sur une plage de sable fin (quel bel endroit pour télétravailler), ou alors ils sont de retour chez leurs parents, à suivre les cours en visio entre deux vaches (je caricature, mais seulement un peu, car chez moi j’ai vraiment des vaches, et la wi-fi passe particulièrement bien dans la paille, allez savoir pourquoi). Deux mondes bien différents, en fait. Heureusement qu’ils sont partis, ça en fait moins à supporter. Non, je ne déteste pas la Terre entière ! Mais il faut quand même admettre qu’ils sont agaçants. Non, bien plus que ça. Horripilants ! Le confinement ne m’a pas rendue plus sympathique. Maintenant, les voisins ont peur de moi. Ils fuient quand ils me voient dans le couloir…
Mina

Le destin ce puzzle confinées Paula #6 C’est quoi se détendre ?

Salut, ici Paula !

Pendant les confinements, je me suis souvent demandé comment me détendre. Comment faire, alors qu’on est enfermé dans un appartement sans avoir beaucoup de possibilités de se divertir, pour se détendre et faire autre chose. J’ai cherché partout. Sur internet, pour trouver des tutos vidéos ou écrits, selon mon humeur du jour, mais aussi auprès de mes colocataires ou de mes parents, pour voir si, par hasard, un autre humain n’aurait pas la solution quant à ce problème éternel.

J’ai toujours eu du mal à me détendre, même avant tout ça, mais la situation n’a rien arrangé. Daisy n’est pas mieux que moi sur ce point, je crois. Elle tourne constamment en rond nerveusement, passe ses journées en visio tout en prenant fiévreusement des notes, et joue plus que jamais aux fléchettes. Une façon de calmer ses nerfs ? Je ne suis pas certaine que cela fonctionne très bien, étant donné qu’elle s’énerve contre Mina même quand cette dernière n’a rien fait.

J’ai donc trouvé la solution du yoga, et j’ai essayé de m’y tenir pendant plusieurs semaines, sans grand succès. J’étais la seule à le faire dès la deuxième séance, bien que j’aie essayé de convaincre mes amies lors de la première. J’ai aussi essayé une boule antistress, mais j’ai dû m’en débarasser quand Daisy s’est mise à l’utiliser comme projectile pour convaincre Mina de faire ses devoirs. La musique douce qui soit disant calme que j’avais trouvé sur internet m’a plus ennuyée que détendue. Un post sur un blog disait qu’il fallait hurler sur ses voisin pour se détendre et relâcher le stress, mais je n’ai jamais vraiment osé le faire. Dommage.

Paula

Le destin ce puzzle confinées Paula #5 Introvertis et confinement

Salut, moi c’est Paula !

Ces derniers temps, je trouve souvent Daisy à la fenêtre, en train de regarder dehors. Elle a très envie de sortir, mais je crois qu’elle a très peur d’attraper cette maladie. A chaque fois qu’elle sort de l’appartement, elle est très tendue, ce qui ne doit pas lui rendre la sortie agréable. Daisy aime sortir, voir des gens et surtout, elle aime la nature. Mais les parcs près de chez nous sont susceptibles d’être bondés, et Daisy ne veut pas prendre de risques. Ca la perturbe, de ne pas pouvoir fréquenter des gens comme avant, de les associer à sa peur d’être contaminée. Daisy est, selon moi, une extravertie. Ou en tout cas elle en a les principaux traits.

Quant à moi, je suis une introvertie. Je corresponds à 100% à la description que j’ai trouvée sur internet. Et en tant qu’introvertie, je ne suis pas particulièrement dérangée par le fait que je ne puisse plus voir personne ou que je ne puisse pas sortir librement de l’appartement. En fait, je me sens beaucoup mieux comme ça. Je n’ai plus à prendre des bains de foule dans les couloirs de la fac ou à faire la queue pendant des heures pour pouvoir manger. Je n’ai plus à aller dans un amphi rempli de beaucoup trop de personnes non plus.

Ces confinements n’ont donc pas été une cause de désespoir dans ma vie. C’est même plutôt le contraire. J’aime beaucoup rester là, avec des personnes que je connais bien. Je crois bien que Daisy n’arrive pas trop à comprendre mon état d’esprit, mais elle essaye, et je l’en remercie. Je fais moi-même souvent l’effort de sortir un peu avec elle, de lui proposer un but dans la ville, de marcher en bavardant. D’ailleurs, quand je dis que je fais « l’effort », avec Daisy, ce n’est pas un effort à fournir. Avec d’autres personnes, je me forcerais à le faire. Mais pas dans ce cas. Je suis vraiment contente de chercher un prétexte pour aller me promener avec elle pendant que Mina joue à ses jeux vidéo. Parce que peut-être bien qu’à moi aussi, l’extérieur me manque…(mais pas nécessairement les gens)

Paula

Le destin ce puzzle confinées Daisy #5 Extravertis et confinement

Bonjour, ici Daisy !
Je crois que nous ne réagissons pas tous de la même manière face au confinement. Paula, par exemple, elle aime bien rester à l’appartement, chercher de nouvelles choses à faire, construire sa vie entre quatre murs. Je ne dis pas ça pour la critiquer ! Chacun pense comme il veut. Mais moi, je me sens oppressée, dans cet appart, à force. J’ai envie d’ouvrir grand les portes et de m’élancer dans un grand jardin, comme j’ai vu une actrice le faire dans un film que j’ai vu il y a longtemps. Sauf qu’elle est dans un film, et dans les films il n’y a pas (pas encore) de confinements. Surtout que c’était dans un film pré covid. Vous allez voir, on va dire ça, maintenant, on va dire ces termes : post covid, pré covid. On le dit déjà un peu, en parlant de « la vie d’avant ». Rien ne sera jamais pareil, hein ?

Enfin bref, je m’égare. Je disais que je me sens enfermée, pendant ces confinements. Mais Paula se sent très bien. Incroyable, non ? C’est parce que nous avons des personnalités différentes. Je ne prétends pas m’y connaître en la matière, mais je suis une extravertie, et Paula est très probablement une introvertie. Et comme je le disais tout à l’heure, tout le monde ne vit pas la chose de la même façon. J’essaye souvent de la comprendre, et parfois j’y arrive. Mais là j’ai un besoin pressant (pas de faire pipi) de sortir dans la nature et de me sentir libre. Actuellement, je peux sortir, mais je ne me sens pas libre du tout. Et puis je voudrais aller plus loin que ce qu’on nous permet… Parfois, j’envie Paula, elle semble souffrir bien moins que moi.
Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #5 Les jeux vidéos

Salut, c’est Mina !

Je suis une grande fan de jeux vidéo. C’est un fait.  Mes colocataires n’y jouent jamais. C’est un autre fait. Vous voyez le problème ? Elles ne comprennent pas que les jeux vidéo sont un moyen formidable de s’occuper pendant le confinement ! Pardon : pendant les confinements. Je ne sais plus du tout au combientième on en est, et ça importe assez peu dans ce débat. Daisy et Paula ne comprennent pas ma passion, et c’est très triste. Elles détestent quand j’y joue, j’ai l’impression d’avoir deux vautours (oui, carrément) qui me tournent autour. Elles n’aiment pas parce qu’elles ne connaissent pas. C’est ce que je leur ai dit, et elles n’ont absolument pas été d’accord avec moi, bizarrement.

Elles trouvent cette forme de divertissement très « débile » et « chronophage », pour reprendre leurs mots. Elles pensent que ça ne sert à rien. Eh bien elles n’ont qu’à ne pas y jouer si elles veulent ! Mais alors elles doivent me laisser faire mon choix aussi ! Nous sommes dans une démocratie, dans cet appartement. Et parfois, j’ai l’impression que ce n’est plus le cas, et que je n’ai pas été mise au courant…
Enfin bref. Depuis tous ces confinements, j’ai enfin des arguments de poids à leur apporter. Des arguments qui ont enfin fonctionné, qui les ont décidées à revoir leurs positions strictes sur la question. Oui, car j’ai enfin réussi à les faire jouer aux jeux vidéo ! Voilà ce que je leur ai dit. Les jeux vidéo, c’est merveilleux. (non, je ne me suis pas arrêtée là, je vous rassure) Ils sont super populaires pendant le confinement car ils permettent de s’évader sans bouger de son canapé ! En plus, beaucoup de gameuses se sont révélées, pendant ces confinements. Et même si on peut avoir mal au dos si on se tient mal ou mal aux mains, il existe les mêmes risques en allant sur un ordinateur ou en étant sur son portable quotidiennement !

Je leur ai aussi dit que c’était un moyen fantastique de garder le contact avec les amis et la famille. Avec les jeux vidéos, on peut parler à plein de personnes, c’est super ! Au début, quand elle m’a vue jouer aux jeux vidéo, Daisy m’a demandé à qui je parlais. Elle n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un jeu en ligne et que je jouais tout en parlant à ma grand-mère (c’est elle aussi une fan de jeux vidéo, d’ailleurs). Je crois que Daisy a eu un peu honte de ne pas savoir ça, car après elle n’a plus rien demandé. Pour conclure mon argumentation, je leur ai dit que les jeux vidéo étaient des produits essentiels, maintenant. Mais je crois que ce qui a vraiment fait mouche, c’est le fait que l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) conseille de jouer aux jeux vidéos pendant le confinement !

Du coup, depuis, elles sont devenues un peu addicts aux jeux vidéo, et je commence à regretter de leur avoir si bien défendu mon hobby. Elles ne veulent plus me laisser y jouer !!!!
Mina

Le destin ce puzzle confinées – Paula #4 Les podcasts

Salut, c’est Paula !
Lorsque je cherchais des moyens de m’occuper, j’ai trouvé une activité qui me plaît beaucoup. Même si au début, je ne croyais pas pouvoir rester là à écouter quelque chose sans rien faire d’autre en même temps. Oui, car je cherchais une activité distrayante, mais qui soit aussi un vrai repos pour mes yeux fatigués par les longues journées de cours en visio. Je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps : cette activité, c’est écouter des podcasts ! Mais vous la connaissez sûrement déjà, car en ce moment, beaucoup de gens se tournent vers l’audio. Les podcasts et les réseaux sociaux entièrement audio sont très populaires. Peut-être ont-ils aussi mal aux yeux que moi ?

Enfin bref. Les podcasts sont un monde merveilleux que j’aurais aimé connaître plus tôt. Il s’agit (j’explique pour ceux qui ne connaissent pas) d’émissions audio que l’on peut trouver sur différentes plateformes audio et qui sont en train d’arriver sur le devant de la scène. Ce qui est intéressant, c’est que tous les goûts peuvent s’y retrouver ! Il y a des podcasts sur…quasiment tout je pense. Demandez et vous aurez ! Comme n’importe qui peut en faire, il y a de tout. Les radios font aussi des podcasts, et c’est très intéressant. J’ai écouté plus de 10 heures de podcasts depuis que je m’y suis mise. (oui, c’est beaucoup !)  Et surtout, depuis, j’ai moins mal aux yeux.

Comme sujet, j’aime bien ce qui parle de littérature, de séries télévisées, ou encore les histoires audio dont on peut suivre les chapitres. J’écoute aussi des podcasts en langues étrangères, ça me fait m’exercer à la compréhension de l’oral. J’ai essayé de « passer le virus » aux filles (pardon, très mauvaise expression en ce moment), mais elles n’ont pas trop accroché. Elles aiment mieux dormir, je crois. Peut-être plus tard…

Paula

Le destin ce puzzle confinées – Mina #4 Pour passer le temps….

Salut, c’est toujours Mina,
Au cours de ces confinements successifs, le travail n’a jamais manqué. Par contre, ce qui a manqué, c’est les distractions. C’est bien trop facile de se plonger dans le travail. Mais parfois, c’est plus difficile de se trouver un hobby. Même si en confinement, on a tout le temps du monde (en dehors de cours, donc ce temps n’est pas aussi extensible que l’on pourrait le penser), on s’ennuie quand même assez souvent. Surtout si comme moi, on essaye de ne pas trop aller sur les écrans après avoir terminé une journée de cours entièrement sur ordinateur.

On a donc essayé beaucoup de choses. Et quand je dis beaucoup, je pèse mes mots. Beaucoup. Énormément, même. Au début, on faisait des activités dites « normales », comme de la cuisine (même si ne loge pas toutes derrière le plan de travail), de la peinture (atelier avec Daisy sur le canapé), du jardinage (j’ai un cactus), du tricot (oui, vous avez bien lu. Nous étions en contact avec une de nos grands-mères au moins une fois par semaine), nous regardions la télévision (qui soit dit en passant devient ennuyeuse à partir du début de l’après-midi, il n’y a quasiment rien à regarder…).

Nous lisions (nous avons une petite bibliothèque, et il s’est passé quelque chose d’extraordinaire : Daisy et moi, nous nous sommes battues pour un livre ! (non, ce n’est pas bien, mais d’habitude nous avions plutôt tendance à fuir la lecture…), et nous faisions aussi de la gym. Une merveilleuse application nous y a aidées.  (notez le « merveilleuse » comme étant de l’ironie profonde) Cette application est vite devenue agaçante, et peu à peu, nous sommes retombées dans notre léthargie habituelle. Le confinement n’aide pas vraiment à s’enthousiasmer pour quelque chose, surtout s’il s’agit de faire du sport dans un appart. Nous avons aussi eu notre période « ménage » (oui, nous avons dû devenir folles, à ce moment là, je n’ai que des souvenirs partiels de cette époque lointaine).

Mais après avoir essayé toutes ces activités dites « normales », il a fallu en trouver d’autres car l’ennui reprenait. Mais c’est une autre histoire. Je vous la raconterai plus tard. On a tout notre temps…en confinement.
Mina

Le destin ce puzzle confinées – Daisy #4 Examens en présentiel

Salut, c’est Daisy !

Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis aussi enthousiaste. Il y a cinq minutes, je ne l’étais pas. Je suis désolée d’avoir un sujet aussi…sombre, mais il faut bien en parler, non ? Je ne peux pas en parler à mes colocs, elles ont déjà ce même sujet en tête, et l’évoquer renouvelle la panique que nous ressentons. Je m’explique. Cela fait des mois que nous sommes en distanciel. Nous avons bien eu quelques cours en semi présentiel, mais nous ne sommes pas réellement retournées à la fac, je veux dire dans un contexte au moins un peu normal, depuis très longtemps. 
Vous êtes sûrement en train de vous dire, mais où veut-elle en venir ? Ça y est, elle a perdu les oies…Non, je suis parfaitement saine d’esprit (enfin je crois…). En fait, ce qui nous inquiète beaucoup, et ce serait pareil en temps normal je pense, ce sont les examens. Des examens qui, en plus de porter sur des sujets que nous avons étudiés en cours distanciel (donc, compte tenu des constants problèmes de connexion, nous n’avons que la moitié des cours), mais en plus qui vont se dérouler en présentiel. EN PRESENTIEL !  Alors que depuis le début, nous sommes en DISTANCIEL !

Vous ne voyez pas le problème ? C’est dangereux d’aller en cours, mais par contre, rester pendant des heures les uns à côté des autres dans la même salle, ça ne l’est pas ? C’est un sujet dont nous avons beaucoup discuté avec les filles, réagissant à son absurdité, mais maintenant nous sommes plongées dans nos notes, révisant fiévreusement (certaines un peu moins fiévreusement que d’autres), et nous préférons ne plus en parler.

Daisy

Le destin ce puzzle confinées Mina #3 Les activités de la fac

Bonjour, je suis de retour ! Je m’appelle toujours Mina, et ce confinement n’en finit pas…Tiens, c’est amusant, ça rime !

Enfin bref. Aujourd’hui, je suis assez contente, car la fac a organisé des activités au cours desquelles on a pu voir quelques autres étudiants ! Je trouve ça drôle, finalement, que maintenant nous soyons contents juste parce qu’on a pu voir des gens.  A la fac, je me souviens qu’ avant tout ça, dans les couloirs, on ne faisait que croiser des gens qu’on ne connaissait pas, car la fac c’est grand. Même dans ma propre promo, certains sont de grands inconnus pour moi. Encore aujourd’hui. On ne cherchait donc pas plus que ça à connaître ces personnes qu’on croisait, car à quoi bon ? On ne les recroiserait sans doute pas. C’était du moins ce que je me disais.

Aujourd’hui, je suis allée à un atelier jardinage avec mes colocs. Un atelier qui se passait dans notre immeuble, avec d’autres étudiants également confinés là. Nous avons respecté la distanciation et tout le tralala, mais c’était une bouffée d’air pur. C’était bizarre de pouvoir à nouveau parler à d’autres personnes que les deux filles avec qui je vis. Et je les adore, ces deux-là, mais parfois c’est bon de voir du monde. Moi qui ne suis pas particulièrement extravertie, j’ai beaucoup aimé ces quelques heures passées en compagnie d’autres étudiants. Je crois que Daisy et Paula aussi. C’était vraiment rafraîchissant, après ces jours passés dans l’appart’, à suivre des cours à distance.
La semaine prochaine, la fac organise une activité de marche. Je me demande si je ne vais pas y aller.

Mina