Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°18 (2e édition) Thème : patinoire

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

18) Thème : patinoire

Elle regarda sa montre pour la troisième fois en cinq minutes. Elle se mit ensuite à observer la patinoire. Elle était là à attendre sur le bord de la patinoire depuis déjà vingt minutes. Ils s’étaient donnés rendez-vous à cet endroit précis, et elle avait eu beau se demander pourquoi il n’était pas là, elle n’avait pas trouvé de réponse à cette question. Il aurait pu se tromper de patinoire, mais quand on vivait à un endroit où il n’existait qu’une seule patinoire, il était plutôt difficile de se tromper. Et s’il avait été retardé, il le lui aurait dit par sms depuis déjà un petit moment. Elle soupira. Visiblement, elle venait de se faire poser un lapin.

Regardant autour d’elle, elle vit de joyeux patineurs, des familles, des couples ou des amis, des jeunes, des moins jeunes, des débutants, des plus expérimentés. Et puis il y avait elle. Elle, qui venait de se faire poser un lapin. Au fond, pourquoi y avait-elle cru ? Elle était stupide. Elle aurait dû ne rien espérer du tout. Elle partit faire un tour sur la glace, morose. Elle était tellement concentrée sur ses problèmes, qu’elle ne vit la personne que trop tard, au moment où elle la percuta. Elle faillit tomber, mais elle fut rattrapée à temps. Relevant la tête, elle espéra voir un prince charmant, mais on n’était pas dans un film, c’était la vraie vie. Elle vit une fille assez grande qui avait l’air inquiète :

  • Est-ce que ça va ? Je suis désolée, je ne regardais pas où j’allais.

Elles se mirent à discuter un peu, et, comprenant qu’on lui avait posé un lapin, la nouvelle venue la présenta à ses amis. Ils s’amusèrent toute l’après-midi. Elle oublia ses soucis.

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°17 (2e édition) Polar/thriller en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

17) Ecrire un polar/thriller en 15 mots

Soudain, l’enquêteur trouva un couteau ensanglanté dans la poche de veste de son ami d’enfance.

Mes autres essais :

  • Quand ils découvrirent le corps le lendemain matin, le coupable était déjà loin, bien caché.
  • Le tueur regarda le détective trébucher sur l’indice : quel imbécile ! Il ne le trouverait jamais !

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Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Puffin

They came every day to listen to him speak. He was an old man who lived on the beach. No one knew exactly where he came from. When they asked him, he said he came from everywhere, which was an extremely vague answer. He had apparently traveled a lot, and perhaps he couldn’t remember where he was really from. He was old and sometimes his memory was a little fuzzy. But when it came to stories, it never let him down. He remembered a lot of the moments he had experienced. And he told them in a calm voice that made them fit into the story. His stories were always coherent, and they fascinated the locals who came to listen to him as often as they could, sometimes even paying him to continue telling them his past. 

A group of young people were particularly interested in this old man and his stories. One of them had asked the old man if he could write them down so that others could read them if he was ever not around to tell them. The old man agreed. Since then, the young man had come to show him the transcribed stories. He planned to publish them under the old man’s name. 

One day, the old man told them a rather peculiar story. Usually, his stories had humans as protagonists, but this time the heroes were animals. It was the story of a friendship between two animals. A puffin and a dolphin. It could happen, but it was still quite rare for these two animals to become friends. So the old man began to tell the story. 

It was a summer evening long ago. A stormy evening. The thunder was roaring and the lightning was having a blast. The storyteller was a teenager during this story. At midnight, he had woken up with a thunderclap. Then he didn’t go back to bed, having found the spectacle of lightning in the sky fascinating. Being young and unconscious, he went out in the rain to see the lightning more closely. Stopping in his story, the old man told the group of young people not to imitate him, that it was very dangerous. It was better to stay inside during a storm. So he had gone out under the torrents of water. Nothing could have stopped him. He had gone to the pier which gave directly on the sea. To this day, he still did not know exactly what drove him there. The hand of fate? In any case, when he arrived on the pier, he had seen a bird fall into the sea, probably exhausted from having to fly in the rain. He had taken his binoculars out of his pocket, the ones that had never left him since he had received them for Christmas, and he had seen something amazing. The bird hadn’t drowned as he might have thought. No, it had just been saved by a dolphin.

The dolphin had come to carry it to the pier. The teenage boy who was the storyteller at the time had been amazed to see that. The bird, lying on the pontoon, had begun to move weakly. Then, little by little, it had regained strength. The dolphin was still there, right next to the bird, which was a young puffin. Usually these birds had no problems with the sea, but this one had been exhausted. His forces had abandoned him and he would have died without his savior. The teenager had watched the whole scene from a distance. He had seen the encounter that would lead to an incredible friendship between the two animals. Since that night, he had seen them together very often. Ims had never left each other. He even remembered taking a picture. But he didn’t know where it was. He had come every day to see if the two animals were still there. One day he never saw them again. The day after the old man had told them this story, the young people returned to the beach. They looked for the old man. They could not find him. No one ever found him. Several years later, the young man who had transcribed the stories had a book published in the old man’s name. It was very successful. The stories went on but the old storyteller had disappeared. 

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°16 (2e édition) Histoire courte en 20 min

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

16) Ecrire une histoire courte en 30 minutes

Tista n’était pas une femme ordinaire. On disait souvent ce genre de phrase, mais elle ne prenait tout son sens que lorsqu’on parlait de quelqu’un de vraiment pas ordinaire, en fait. Comme Tista. Elle n’était pas humaine. Ou du moins, elle ne l’était pas exactement. Elle était plusieurs choses à la fois. Elle était en partie humaine, mais pas seulement. Elle était aussi en partie Vampire. Cela ne se voyait que quand elle se servait de ses pouvoirs. On pouvait alors voir (si on observait bien) apparaître ses canines tranchantes. Mais il fallait vraiment bien regarder, car elle les cachait. Elle était aussi en partie sorcière. Elle avait donc des pouvoirs magique dont elle se servait principalement pour s’éclipser en cas de problème. C’était donc une personne peu ordinaire, dans tous les sens du terme. Personne ne devait savoir qui elle était vraiment, ou elle serait faite prisonnière et étudiée sous toutes les coutures. Elle n’y tenait pas tant que ça. La curiosité des gens était parois plus que malsaine. Elle voulait donc garder son secret pour elle. C’était la meilleure chose à faire. Et puis la curiosité des gens n’était pas la seule raison pour laquelle elle voulait garder ses origines secrètes. Le problème venait également de l’endroit où elle vivait. Le gouvernement n’aimait pas du tout ce qu’ils appelaient « les mutants » ou « mixtes », c’est à dire des personnes qui n’étaient pas totalement humaines, voire même pas du tout. Tista était la pire de toutes, car elle cumulait non pas une mais trois « espèces » différentes. C’était beaucoup, même pour elle parfois. Son ouïe fine de vampire était parfois très agaçante, elle pouvait entendre des choses qu’elle aurait voulu ne jamais entendre. Ses pouvoirs de sorcière agissaient souvent selon ses humeurs, et il valait mieux ne pas être à côté d’elle quand elle était en colère, car elle avait déjà détruit tout un étage d’un immeuble à cause de sa colère. Bien sûr, elle s’en était voulu après, mais ce qui était fait était fait. Elle avait appris à contrôler un peu mieux ses pouvoirs, à présent, mais il arrivait toujours qu’ils fassent n’importe quoi, généralement quand elle avait des émotions très puissantes, comme une profonde tristesse ou une immense colère en elle. Et cela arrivait parfois, car elle était souvent en train de s’enfuir de quelque part, devant parfois laisser des personnes derrière elle alors que la police les poursuivait, faute d’avoir été plus près pour les téléreporter avec elle.

Ces derniers temps, la vie en ville avait empiré, mais ce n’était pas que pour Tista. Le gouvernement avait découvert que beaucoup de « mutants » vivaient dans les environs, et ils avaient déclaré qu’un couvre-feu était nécessaire pour protéger la population des « êtres bizarres » qui sillonnaient les rues la nuit, pouvant attaquer de pauvres humains sans défense. Tista n’avait encore jamais attaqué un humain ( à moins qu’il ne l’ait vraiment mérité…) et elle trouvait ces mesures très énervantes. Non seulement parce que des patrouilles passaient la nuit à surveiller les différents quartier, rendant ses balades nocturnes plus difficiles à faire, mais aussi parce qu’elle pouvait moins voir son amie humaine, la seule qui savait qu’elle était humaine/vampire/sorcière, et aussi sa seule amie. Qui l’aidait à vivre en dépit du fait qu’elle devait se méfier tout le temps. Car une seconde aurait suffi pour elle soit découverte. Une personne qui voyait ses dents ou bien qui la voyait faire de la magie, et c’était fini. Léana, son amie humaine, était donc bien embêtée par le nouveau couvre feu car elle pouvait aller aider Tista bien moins facilement. Tista était obligée d’aller la chercher ou bien d’attendre des heures dans ses ruelles sombres, espérant qu’il ne soit rien arrivé à Léana en venant. Elle avait beau avoir une ouïe très fine, elle ne pouvait pas encore voir à travers les murs, et attendre Léana pour leur rendez-vous tous les deux jours la stressait plus que tout au monde. Contrairement à elle, Léana n’était pas quasiment immortelle. S’il suffisait d’une seconde pour que Tista soit découverte, il suffisait aussi d’une seconde pour que son amie humaine meure. Et elle ne voulait pas que cela arrive. Jamais. Jamais au grand jamais. Elle faisait son possible pour la protéger, mais elle ne pouvait pas toujours être là, et donc elle s’inquiétait, se reprochant chaque fois de mettre sa seule amie en danger. Elle avait aussi vraiment besoin d’elle, car elle ne pouvait pas entrer dans un magasin, ils avaient mis de nouveaux détecteurs qui sonnaient quand un « mutant » essayait de passer. Le meilleur moyen de se faire prendre en une seconde, donc. Léana lui apportait donc régulièrement des provisions. Et elle risquait sa vie et sa liberté pour ça. Mais elles se connaissaient depuis trop longtemps pour qu’elle renonce à faire le voyage. Avant, la ville avait été différente. Elles avaient connu les moments où Tista pouvait entrer librement partout sans risquer de se faire capturer et tuer. Mais maintenant, tout avait changé. Et elles essayaient de faire avec. Mais elles n’avaient pas vraiment le choix, pas vrai?

Ce soir-là, Tista attendait Léana. Quand elle la vit arriver au coin de la rue, elle poussa un soupir de soulagement. Elle la tira dans la ruelle où elle s’était réfugiée, lui souriant :

  • Te voilà enfin ! Je m’inquiétais, tu sais ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose !

Léana la laissa l’examiner sous toutes les coutures. Tista faisait souvent cela pour se rassurer, pour vérifier si Léana était blessée quelque part. Après seulement elle retrouvait son calme. Son amie lui tendit un sac de victuailles qu’elle prit avec reconnaissance. Mais au moment où elle allait la remercier, une patrouille arriva, faisant beaucoup de bruit avec leurs grosses bottes. Tista et Léana se mirent à courir pour quitter le quartier. Quand elles furent assez loin, elle ne voulait pas qu’on la voie faire de la magie, Tista les téléporte loin de la ville. Elles reparurent dans une prairie. Léana était essoufflée. Tista la serra contre elle. Elle ne voyait jamais personne, devant toujours se cacher. Elle tenait beaucoup à Léana qui venait la voir aussi souvent que possible. Tista sentit le coeur de son amie battre à une vitesse folle. Elle avait eu peur, tout comme elle. Elle avait moins l’habitude qu’elle de prendre la fuite. Tista n’avait pas de coeur qui battait, elle. Elle avait fait la paix avec cette pensée il y a longtemps. Elle frissonna en pensant à ce qui aurait pu arriver si la patrouille avait trouvé Léana quelques minutes auparavant. Elles s’assirent dans l’herbe pour discuter un peu. Ici, personne ne les dérangerait. Tista donna son manteau à Léana qui frissonnait. Elle n’en aurait pas besoin, elle ne sentait pas le froid. Elles restèrent là longtemps, à regarder les étoiles et à parler.

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°15 (2e édition) Tautogramme

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

15) Ecrire un tautogramme

Et entrèrent éléphants et escargots, ébahissant les écoliers. L’école était étonnée et écoutait les espadons s’époumoner en époussetant les étagères des étudiants. Les élans étrennaient les écritoires de l’étude en engravant des écrits énervants. Les espadons éventraient les éléments de l’étude, éveillaient les écriteaux endormis, épluchaient des échalotes, empuantissaient l’école, et embêtaient les élèves en emportant les écrits étalés en étoile. Les étudiants s’écrièrent : « Eh, Élans, Escargots, Éléphants, Espadons, l’éducation est un élément émérite. C’est ébahissant, l’entrée d’un Élan en étude. »

Et les Élans et espadons s’excusèrent, s’éclipsant. Entra ensuite une écuyère….

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Le destin, ce puzzle

En ligne, on perd le fil ch6

Le son était mauvais. Très mauvais. Elle avait déjà eu beaucoup d’appels audio, et elle n’avait encore jamais vu ça. Ils étaient quatre, dans cette réunion virtuelle, et aucun des trois autres ne parvint à comprendre ce que voulait dire leur collègue. Parce qu’il ne parlait pas assez fort ? Non. Parce qu’il marmonnait ? Non plus. Parce qu’il était trop loin du micro ? Encore pas. Même si cela aurait pu être ça. Parce qu’il y avait du bruit autour de lui ? Ou bien peut-être que l’écho s’était invité dans cette réunion. Eh bien non. C’était un problème de micro. La voix de leur collègue leur parvenait à peine, et ils entendaient la moitié des mots qu’il prononçait, comme s’ils étaient en train d’écouter une radio mal réglée.

– …lors ….pris ? J…terai….as. …ous av…rêt à….er.

Ils se regardèrent, enfin ils essayèrent car avec un appel vidéo, il était difficile de se regarder avec perplexité comme on pouvait en principe le faire quand on était en face de la personne.

Ils hochèrent la tête pour faire signe qu’ils avaient compris même si ce n’était pas du tout le cas. Peu après, le micro du collègue rendit définitivement l’âme, et ils durent utliser la messagerie pour communiquer avec lui.

Chapitre 7

Premier chapitre

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°14 (2e édition) Inventer le Pitch d’un roman jeunesse

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

14) Inventer le pitch d’un roman jeunesse

Le titre serait quelque chose comme : L’ennemi du « normal » est le « différent »

  • Vite ! C’est bientôt l’heure ! Dépêche-toi !

Il faisait nuit. Des pas précipités retentissaient sur les pavés. Le couvre-feu approchait, et quiconque était trouvé dans la rue à cette heure de la nuit écopait d’une amende ou bien pire. Tista ne pouvait pas se permettre de se faire prendre. Elle serait aussitôt découverte. Son secret n’en serait plus un. Elle prit la main de Léana, son amie humaine, pour l’aider à courir plus vite. Personne ne devait savoir que Tista était un peu plus que ce qu’on pouvait croire…Tout en courant, elle sentit ses canines s’allonger à mesure que ses pouvoirs s’activaient. Elle finit par porter Léana sur son dos, évitant de justesse une patrouille et marmonnant un sort rapide pour les sortir du quartier. Les personnes de sang mixte comme elle ne reparaissaient jamais si elles se faisaient arrêter….

Je n’étais pas certaine qu’un pitch corresponde à ce qu’il y a au dessus, alors voilà mon 2e essai (même base d’histoire) :

Dans la ville de Tista, depuis l’arrivée du nouveau pouvoir, et surtout depuis que les gens savaient qu’il existait ce qu’ils appelaient des « mixtes » ou « mutants », un couvre-feu avait été instauré. Les gens ordinaires avaient commencé une véritable chasse aux sorcières, poussés par la peur de cette nouvelle menace inconnue. Tista n’était pas une personne ordinaire, loin de là. Mi-vampire, mi-sorcière, mi-humaine, elle représentait l’ennemi aux yeux de la loi. Elle était de ceux qui étaient pourchassés. Elle était même la pire de tous, car elle cumulait trois « espèces » différentes… Une personne improbable, avaient-ils dit dans un récent discours. Mais qui étaient-ils pour juger ?

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°13 (2e édition) Science fiction en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

13) Ecrire une histoire de science-fiction en 15 mots

« Il ne restait plus rien. Mais où étaient-ils tous ? Il ne s’en souvenait pas. »

Mes autres essais :

  • Il tendit la main vers lui-même, geste interdit. Tous deux se volatilisèrent pour toujours.
  • Les mondes entrèrent en collision, et tout cessa d’exister. Le silence seul était encore là.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°12 (2e édition) Texte à la 2e personne du singulier

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

12) Ecrire un texte rédigé à la 2e personne du singulier

Tu fermes les yeux, c’est le soir, et tu es fatigué(e). Le film de ce soir n’était pas à ton goût, et tu ne t’en rappellera donc pas demain matin, c’est certain. Le travail était difficile, aujourd’hui, c’était un jour sans. Pour faire court, tu ne veux plus jamais parler à ton chef de ta vie, même si c’est pour qu’il te complimente. Ce qui n’arrivera sans doute jamais, car il est très avare en compliments. Mais n’y pense plus. C’est la nuit, et la nuit, c’est le moment où la vie change, où les scénarios se créent, où tu peux réécrire ton histoire. Bien sûr, ce n’est pas toi qui tiens les rênes, c’est ton cerveau qui le fait de manière inconsciente. Tu aimes beaucoup le sujet des rêves et de leur complexité. Tu te demandes de quoi tu vas rêver cette nuit, ou même si tu vas rêver tout court. Car parfois, aucun rêve, bon ou mauvais, n’arrive.

Tu est allongé(e) sur ton lit. Tu regardes le plafond. La question est plutôt : vas-tu réussir à t’endormir ? Tu y es parvenu(e) avec beaucoup de difficultés, les nuits passées. Tu espères donc que tout va bien se passer aujourd’hui. Tu fermes les yeux à nouveau. Tu entends un chien aboyer au loin. Tu te demandes si sa vie est compliquée, parfois, lui aussi. Les chiens n’ont jamais l’air aussi préoccupés que certains humains, mais cela veut-il dire qu’ils n’ont aucune préoccupations ? Ils n’ont sans doute pas les mêmes que toi, mais ils en ont probablement. Tu repenses à ta tasse de thé prise avant de te coucher. Elle était relaxante. Tu t’endors.

Tu es dans une maison. Une assez grande maison. Tu ne la connais pas, mais elle ressemble vaguement à la tienne, avec quelques étages de plus. Ton cerveau a vraiment amélioré les lieux ! Ou peut-être pas ? Tu descend beaucoup de marches et tu finis par arriver dans la véranda. Tu constates qu’une émission qui recherche des talents se tient sous ta véranda, et comme c’est un rêve, tu ne t’en étonne pas du tout.

C’est normal, après tout. Tu te retrouves soudain à devoir chanter une chanson pour l’émission. Cela te stresse. Tu ne la connais pas, et tu aimerais donc l’écouter. Tu sors ton portable, mais tu t’aperçois que tu as oublié tes écouteurs dans les étages. Tu montes donc, portable à la main, les escaliers interminables. Tu ne sais plus bien ce que tu fais. Qu’étais-tu venu(e) chercher, déjà ? Tu sors soudain dans le jardin, et tu vois ta grand-mère. Mais soudain, un gorille arrive en courant. Vous courrez, toi et ta grand-mère. Un deuxième gorille apparaît. Vous atteignez la véranda juste à temps (quoi ? Mais n’étais-tu pas monté(e) dans les étages peu auparavant ? Peu importe. Les rêves sont souvent étranges. Les tiens le sont tout particulièrement. )

La scène change encore, et tu te retrouves dans la rue, devant ta maison, cette fois-ci. Tu es déguisé(e). Tu cours vers une toute petite maison, semblable à une maison pour enfants. Mais tout y est reproduit à l’identique d’une maison, seulement plus petit et pas en plastique ou en bois. Tu te couches sur le lit et tu t’endors.

…Tu te réveilles. C’est le matin, ton chat vient de te réveiller.

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Le destin, ce puzzle

En ligne, on perd le fil ch5

La réunion se passait bien, se réjouit le chef d’équipe du projet. Il n’y avait pas encore eu d’ennuis techniques. Ses collègues lui avaient déjà parlé de leurs déboires avec les nouvelles technologies. Les réunions en ligne, cela n’avait pas que du bon, apparemment. Mais cela semblait dépendre des personnes, visiblement. Il n’avait pas eu de problèmes. (jusque là) Il devait faire partie de ceux qui avaient des atomes crochus avec la technologie. Ses collègues avaient juste cru être doués en informatique, et ils ne l’étaient en fait pas du tout, chose qu’ils avaient pu remarquer en essayant de faire des réunions en lignes qui s’étaient finalement mal déroulées. Ils lui avaient dit avoir imaginé tout autre chose, bien sûr. Les réunions étaient censées se passer très bien, sans le moindre souci à l’horizon. Mais ils avaient oublié que la technologie jouait très souvent des tours à qui voulait croire qu’elle était de son côté.

Un peu plus tard dans la réunion, il eut son moment de problème d’appel vidéo. Il avait cru y échapper, mais personne n’y échappait jamais vraiment. Tout le monde passait par là, il y avait forcément au moins un petit incident pendant chaque appel. Les autres le savaient d’expérience, il ne l’avait juste pas encore vécu pour cet appel. C’était son premier appel, et il avait encore une confiance incroyable en la technologie et les appels vidéos. L’incident se produisit quand il eut passé la parole à un de ses collaborateurs, pensant ainsi être tranquille pour un bon moment. Il avait coupé son micro et sa caméra avait toujours été coupée puisque personne ne l’allumait en général, et il avait commencé à mâcher son sandwich, il se sentait très bien. Mais cela allait être de courte durée. Il fut soudain interpellé par un de ses collaborateurs, et il se mit à répondre à la question, reposant son sandwich. Mais il avait oublié un détail important. Ce furent ses collègues qui lui dirent. Il avait oublié de remettre son micro en marche. Cela faisait donc cinq minutes qu’il parlait sans que personne ne l’entende. Entendant cela, il soupira. Il venait de perdre sa confiance en les appels vidéos. Cela avait pourtant paru être si bien ! Mais il avait fallu un appel pour qu’il change d’avis.

Il ralluma son micro, et il recommença du début, faisant comme s’il ne s’était rien passé. Il avait quand même passé cinq minutes à parler tout seul….Pendant cette partie de la réunion, il demanda à ses collaborateurs de rallumer leur caméras et écrans, car il se sentait seul, à parler en face d’écrans vides. Mais il regretta vite de leur avoir demandé cela, car il vit quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir, quelque chose qu’aucun des participants n’aurait dû voir. Quelqu’un venait de passer en courant devant la caméra d’un des participants, presque nu. Le chef d’équipe se prit la tête entre les mains. Il allait être traumatisé par cette histoire d’appel vidéo. Et pourquoi leur avait-il demandé d’allumer leurs caméras, hein, pourquoi ?! Il aurait mieux fait de se taire.

Chapitre 6

Premier chapitre