Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°24 (2e édition) Fantasy en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

24) Ecrire de la fantasy en 15 mots

Le dragon se releva soudain, crachant de grosses flammes et détruisant tout autour de lui.

Autres essais :

  • Quand la Reine fut menacée, le soldat révéla ses pouvoirs pour la protéger de l’ennemi.
  • C’était un monde extraordinaire : des licornes volaient aux côtés des parapentes, la magie était partout.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°23 (2e édition) Mots imposés

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

23) Ecrire une histoire avec les mots suivants : Bengale, légendaire, annoncer, caricature, vierge, armure

Essai avec un poème (qui n’a pas grand sens) :

En vacances au Bengale il voulait aller

Mais un rhume légendaire il a attrapé

Le médecin ne savait comment l’annoncer

Le voyageur frustré acheta une caricature

De l’endroit pour oublier sa « déconfiture »

Il se saisit d’un cahier vierge

Pour écrire et construire son armure.

Essai avec un texte :

Il regarda par la fenêtre. Il pleuvait. Comme c’était original. Il pleuvait comme tous les autres jours. Il n’allait pas pouvoir aller se promener. Vraiment dommage. Il vit son parapluie du coin de l’oeil, mais son regard se posa finalement sur sa télévision. Oui, pourquoi s’embêter à sortir sous une pluie battante qui aurait sans doute trempé ses bas de pantalon en quelques secondes, alors qu’il pouvait tout simplement rester là à regarder la télévision ?

Il ne pourrait certainement pas partir en vacances au Bengale cette année, il fallait qu’il se contente du mauvais temps qu’il avait dans sa ville. Dommage, mais au moins il allait pouvoir rattraper le retard qu’il avait sur les séries du moment. Une série légendaire qu’il n’avait pas pu regarder racontait la vie de policiers aux Etats Unis. Il avait été choqué quand il avait entendu dire que ladite série n’aurait pas de suite. Pour l’annoncer, le réalisateur avait utilisé les réseaux sociaux.

Il mit une série qui lui plaisait bien et qui allait bien avec la pluie au dehors. Il la regarda pendant environ une heure avant de se rendre compte du problème. Le personnage principal était en train de prendre une feuille vierge pour y consigner les détails de son enquête dans une armoire située à côté d’une armure, quand il l’entendit. Le bruit d’eau.

Il se figea. Puis il se leva d’un bond, courant vers son bureau. Il avait laissé la fenêtre ouverte ! Celle sur le toit ! Tout était trempé dans la pièce. A ce moment-là, son visage devait ressembler à une caricature. Il était trop énervé pour trouver cela amusant. Pourtant, si cela s’était passé dans une série, il aurait bien ri.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°22 (2e édition) Ecrire la suite de la dernière phrase d’un livre

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

22) Ecrire la suite de la dernière phrase du dernier livre que vous avez lu (Harry Potter Tome 3)

L’été s’annonçait bien meilleur que celui de l’année dernière ! Elle allait pouvoir aller où elle voulait, grâce à son permis de conduire flambant neuf qu’elle venait d’obtenir après bien trop de tentatives ratées à son goût. Tout ça pour ensuite se retrouver à conduire au milieu de personnes qui avaient peut-être leur permis, mais qui n’arrivaient pas à respecter les règles les plus simples et logiques. Elle se réjouissait donc de ne pas avoir à se faire transporter partout, mais elle redoutait les heures à conduire près de véritables fous du volant. Tous ne l’étaient pas, mais il suffisait d’une seule personne pour créer une situation compliquée. Elle n’avait pas encore vu toutes les situations possibles, elle s’en rendait compte chaque fois qu’elle conduisait. Il lui faudrait des années pour avoir tout vu, et encore.

Cette année, elle allait pouvoir aller où bon lui semblait. Et c’était beau, d’avoir cette liberté. Mais à cause de la pandémie, elle ne savait pas vraiment où aller. Où qu’elle aille, il lui faudrait porter un masque. Et s’inquiéter de la distanciation et des gestes barrière. Cette pensée avait tendance à freiner un peu son entrain. Elle ne sortait plus que par nécessité, en ce moment. Après tout, pourquoi irait-elle s’embêter à se déplacer (chose qui n’était, même avec une voiture pas aussi simple qu’avant) ? Tout compte fait, elle pouvait rester à la maison. Et peut-être que le fait qu’elle puisse se rendre où elle voulait suffirait à la satisfaire…Jusqu’à ce qu’elle se sente plus tranquille en sortant, si ce jour arrivait un jour.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°21 (2e édition) Texte sur un papier

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

21) Griffonner un texte sur papier  

Voilà la version papier, je vais recopier en dessous (juste au cas où…)

Confusion

Il avait perdu quelque chose dans sa voiture. Il était certain que quelque chose manquait, et pourtant, il ne se rappelait pas quoi. Et il n’était même pas certain de l’avoir perdu dans sa voiture. Pourtant, il cherchait. Il cherchait depuis déjà deux heures, sans avoir rien trouvé. Difficile de trouver quelque chose quand on ne savait pas ce que l’on cherchait exactement !

Il finit par se rappeler : il avait perdu ses clefs de maison…Il se remit à chercher : rien sous les tapis, ni devant, ni derrière. Rien sur les sièges, ni en dessous. Il regarda aussi dans son sac, car les endroits les plus évidents ne devaient pas être écartés. C’était même sûrement là qu’il allait les trouver… Non. Encore pas là.

Il finit par voir ses clefs : elles l’attendaient bien sagement dans la serrure…

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°20 (2e édition) Lipogramme

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

20) Ecrire un texte où il n’y a pas de O (lipogramme)

Elle était assise sur une des chaises de sa cuisine. Elle regardait par la fenêtre. Il ne se passait quasiment rien, en principe. Mais elle aimait quand même regarder afin de s’assurer qu’elle n’allait pas manquer un évènement intéressant. Elle devait tenir cela de sa mère qui aimait regarder les passants marcher dans la rue, les magasins s’éveiller, la ville vivre sa vie. Sa mère en avait passé, des heures à admirer les fleurs qui grandissaient, baignées de lumière et « abreuvées » par la pluie.

Elle était là, devant sa fenêtre, à se demander ce que ces gens qui passaient dans la rue pensaient. Elle essayait de leur imaginer des vies. Celui-là, par exemple, avec le pardessus bleu, il devait être en train de rentrer chez lui après ses heures de travail. Sa famille l’attendait sûrement. Il était certainement en train de réfléchir à ce qu’ils allaient manger quand il rentrerait. La petite fille qui marchait en sautillant, elle avait déjà effacé de sa tête les mathématiques apprises en classe. Elle pensait à ses figurines de fées qu’elle avait laissées le matin même dans sa chambre. Elle s’amuserait avec elles dès qu’elle rentrerait.

Et celui qui rasait les murs, ce n’était peut-être pas un bandit. Il avait le regard fuyant, mais il n’était sûrement pas recherché. Il regardait les sacs des passants avec un intérêt certain, mais il n’était pas ce qu’il semblait être, c’était sûr. Celle qui essayait de rattraper un chapeau qui s’était échappé, elle avait sûrement eu une mauvaise matinée. Elle faisait une tête d’enterrement. Elle avait une aura assez mauvaise. Les autres passants devaient le sentir, car ils ne la regardaient pas.

Elle se leva de sa chaise, satisfaite. Elle avait créé des vies intéressantes à ces passants.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°19 (2e édition) Décrire des personnages

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

19) Décrire trois personnages, deux complètement éloignés de moi et un qui me ressemble sans préciser qui est qui

C’était l’après-midi, il faisait un temps maussade. Sur cette place, beaucoup de personnes allaient et venaient. Mais trois personnes en particulier allaient devenir les protagonistes de cette histoire. Chacun des passants faisaient partie de leur propre histoire, mais ces trois personnes allaient bientôt faire partie de la même histoire.

Tout d’abord, Domitille, une grande femme brune montée sur talons qui n’avait de cesse de regarder sa montre comme le lapin d’Alice l’aurait fait s’il avait été là. Domicile était une belle femme, elle avait un bon travail, un petit ami, mais elle n’était pas heureuse dans la vie. Elle ne savait pas bien pourquoi, et donc elle avait déjà fait le tour des psys de la ville pour chercher à savoir ce qui n’allait pas chez elle. D’ailleurs, elle tenait la carte d’un énième docteur chez qui elle allait aller en dernier recours. (elle disait toujours cela pour ensuite en rappeler un autre, et la série continuait. C’était toujours comme ça) Elle passa une main pour remettre en place des cheveux déjà impeccablement coiffés, puis elle regarda autour d’elle. Toujours pas de petit ami. Mais où était-il passé ? Il avait dit qu’il viendrait la retrouver ici il y a déjà vingt minutes ? Allait-elle devoir rentrer à pieds ou bien prendre le bus ? Elle fouilla dans son sac et en tira des profondeurs un portable à paillette. Elle l’ouvrit. Il était toujours allumé, cela allait plus vite quand elle devait appeler son petit ami. Il était d’ailleurs le numéro le plus appelé sur sa liste d’appels. Elle l’appela, mais personne ne répondit. Elle se leva de son banc, énervée. Elle ne vit pas la jeune femme qui arrivait à sa hauteur, les yeux sur son portable. Elles se percutèrent assez violemment.

Cette jeune femme, c’était Morgane. Elle n’était pas très grande, et elle aurait aimé l’être. Mais elle ne pouvait pas changer ce que la nature lui avait donné, en tout cas pas dans ce domaine, à moins de mettre des talons aiguille. D’ailleurs…Elle finit par terre avant même qu’elle puisse comprendre ce qu’il venait de lui arriver. Un peu sonnée, elle se releva, aidant la femme qui venait littéralement de lui tomber dessus à faire de même. Elle était bien plus grande que Morgane, et elle portait de très hauts talons, si hauts qu’on pouvait se demander comment elle pouvait tenir dessus. Est-ce qu’elle tombait, parfois ? Morgane revint à la réalité quand la femme agita une main impatiente devant son visage. Elle avait pour mauvaise habitude de se perdre dans ses pensées. C’était souvent un avantage quand elle imaginait des histoires, mais c’était souvent un problème quand elle devait vraiment interagir avec des personnes, comme dans la situation actuelle. Elle aimait beaucoup écrire, et elle aimait aussi beaucoup retenir les prénoms qui sortaient de l’ordinaire pour les placer dans ses histoires. Donc, quand Domitille eut fini de vociférer parce qu’elle lui était rentrée dedans, Morgane fut ravie d’apprendre qu’elle avait un prénom intéressant. Ce n’était sans doute pas la meilleure pensée à avoir dans ce genre de situation, mais bon. Une troisième passante s’arrêta pour leur demander si tout allait bien.

Cette personne, c’était Julia. Elle aussi aimait écrire, et elle aimait aller au devant des gens pour leur parler et obtenir ainsi des idées de roman. Elle passait par là, et elle avait vu Domitille hurler sur Morgane. Elle n’avait donc pas hésité à s’approcher pour offrir son aide. Elle était déjà en retard pour son rendez-vous chez le docteur, et cette pensée la faisait stresser, mais elle n’avait pas pu résister, elle s’était arrêtée. Elle le regretterait plus tard. Mais elle ne pouvait pas rester trop longtemps à discuter, car elle devait appeler sa mère pour lui raconter ce qu’elle avait vu au journal télévisé de la veille, cela pourrait sûrement l’intéresser. Elle voulait aussi aller se faire vernir les ongles au salon un peu plus loin. Aurait-elle le temps de faire tout ça et de rester voir ce qu’il se passait ? Elle se présenta, et les deux autres femmes se tournèrent vers elle, étonnées qu’une parfaite inconnue soit venue les interrompre. La grande en talons avait l’air plus calme, à présent. Julia s’assit sur le banc, tapotant la place à côté d’elle et leur disant de raconter leurs problèmes, qu’elle avait du temps devant elle, puisqu’elle n’était pas allée chez le docteur. Domitille se laissa tomber en soupirant. On aurait dit qu’elle était en train de se dégonfler. Julia remarqua alors son tatouage sur l’avant bras gauche : une fleur. Morgane hésitait un peu à s’assoir sur ce banc et à parler avec des inconnues, en plus avec celle qui venait de lui hurler dessus alors que la moitié de la faute lui appartenait. Elle remarqua aussi le tatouage, se demandant si cela faisait mal, et aussi quel motif elle choisirait si l’envie lui prenait un jour de s’en faire faire un. Un dauphin ? Non, sans doute quelque chose de plus discret. Domitille regarda à nouveau sa montre. Il ne viendrait sans doute pas maintenant, tant pis pour le psy. Elle raconta à Julia ses problèmes. Morgane finit par s’assoir à côté d’elles sans rien dire. Elle écouta. Ce fut le début de leur amitié.

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DDLA #2 « Lettre d’amour »

(venant du blog de Pandora Black)

DDLA

C’est un peu farfelu, et je ne sais même pas si ça a du sens, finalement.

Lettre à la créativité :

Je voudrais faire une lettre à la créativité. Ce n’est pas une personne, ce n’est pas un objet, mais bon. J’adore le fait que la créativité existe. Et je me demande si le monde serait tout à fait pareil sans elle. Mais c’est un avis subjectif. Je trouve que la créativité est, pour certaines personnes, très importante. J’ai eu, à plusieurs reprises, l’occasion de me rendre compte que la créativité en général fait partie intégrante de ma vie.

J’ai toujours écrit, du moins aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours inventé des histoires. Avant que je sache écrire ou avant que j’aie l’idée de consigner par écrit mes récits, je les créais avec mes jouets, c’étaient plus des histoires éphémères. Mais des histoires qui ont quand même vécu. Et qui me manquent un peu à présent. Je n’ai plus vraiment cette spontanéité du début. J’espère la retrouver un jour. En tout cas, merci la créativité pour m’avoir aidé à inventer toutes ces histoires.

Un autre exemple de créativité : le dessin inspiré par cette créativité. Je n’ai jamais vraiment su dessiner. Mais j’aimais bien jouer avec les couleurs. J’ai eu une prof d’art plastiques qui, pendant tout le collège ou presque, nous a fait apprendre des définitions et faire des projets pour lesquels je ne me passionnais absolument pas. Heureusement, la dernière année, j’ai changé de prof, et elle nous a fait plus dessiner, ce qui est quand même pour moi le but d’un cours d’art plastique…Et ça a changé mon point de vue (légèrement) sur le dessin. Je dessine toujours très mal, mais j’ai découvert des logiciels qui me permettent d’utiliser ma créativité, et que cela ressemble à quelque chose. Donc pour ce point-là aussi, je voudrais remercier la créativité.

J’ai essayé beaucoup de choses, étant petite, et j’ai toujours envie de les faire maintenant. Faire de petits films, par exemple. J’avais trouvé un logiciel de montage, et j’en ai monté, des vidéos avec mes jouets. J’ai encore envie d’essayer ça, et de le faire un peu mieux qu’avant, peut-être. C’est une autre façon de faire vivre les histoires, non ? Tous les moyens sont bons.

Je pourrais lister encore beaucoup de choses que la créativité m’inspire, comme par exemple d’essayer de faire des flipbooks, ou encore d’écrire des pièces de théâtre, de faire des bandes dessinées. Et grâce à des logiciels, certaines choses où il est nécessaire de savoir dessiner seront peut-être possible ? Ce que je voulais dire dans cette lettre, c’est que la créativité, que ce soit quand j’écris, quand je dessine, quand je crée un petit film, c’est tout. Je ne pense pas pouvoir vraiment exister sans elle. Donc je le dis haut et fort : j’aime la créativité et je ne pourrais jamais m’en passer. Faire des choses créatives, c’est ma vie. Je ne peux pas faire autrement.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°18 (2e édition) Thème : patinoire

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

18) Thème : patinoire

Elle regarda sa montre pour la troisième fois en cinq minutes. Elle se mit ensuite à observer la patinoire. Elle était là à attendre sur le bord de la patinoire depuis déjà vingt minutes. Ils s’étaient donnés rendez-vous à cet endroit précis, et elle avait eu beau se demander pourquoi il n’était pas là, elle n’avait pas trouvé de réponse à cette question. Il aurait pu se tromper de patinoire, mais quand on vivait à un endroit où il n’existait qu’une seule patinoire, il était plutôt difficile de se tromper. Et s’il avait été retardé, il le lui aurait dit par sms depuis déjà un petit moment. Elle soupira. Visiblement, elle venait de se faire poser un lapin.

Regardant autour d’elle, elle vit de joyeux patineurs, des familles, des couples ou des amis, des jeunes, des moins jeunes, des débutants, des plus expérimentés. Et puis il y avait elle. Elle, qui venait de se faire poser un lapin. Au fond, pourquoi y avait-elle cru ? Elle était stupide. Elle aurait dû ne rien espérer du tout. Elle partit faire un tour sur la glace, morose. Elle était tellement concentrée sur ses problèmes, qu’elle ne vit la personne que trop tard, au moment où elle la percuta. Elle faillit tomber, mais elle fut rattrapée à temps. Relevant la tête, elle espéra voir un prince charmant, mais on n’était pas dans un film, c’était la vraie vie. Elle vit une fille assez grande qui avait l’air inquiète :

  • Est-ce que ça va ? Je suis désolée, je ne regardais pas où j’allais.

Elles se mirent à discuter un peu, et, comprenant qu’on lui avait posé un lapin, la nouvelle venue la présenta à ses amis. Ils s’amusèrent toute l’après-midi. Elle oublia ses soucis.

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°17 (2e édition) Polar/thriller en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

17) Ecrire un polar/thriller en 15 mots

Soudain, l’enquêteur trouva un couteau ensanglanté dans la poche de veste de son ami d’enfance.

Mes autres essais :

  • Quand ils découvrirent le corps le lendemain matin, le coupable était déjà loin, bien caché.
  • Le tueur regarda le détective trébucher sur l’indice : quel imbécile ! Il ne le trouverait jamais !

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°16 (2e édition) Histoire courte en 20 min

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

16) Ecrire une histoire courte en 30 minutes

Tista n’était pas une femme ordinaire. On disait souvent ce genre de phrase, mais elle ne prenait tout son sens que lorsqu’on parlait de quelqu’un de vraiment pas ordinaire, en fait. Comme Tista. Elle n’était pas humaine. Ou du moins, elle ne l’était pas exactement. Elle était plusieurs choses à la fois. Elle était en partie humaine, mais pas seulement. Elle était aussi en partie Vampire. Cela ne se voyait que quand elle se servait de ses pouvoirs. On pouvait alors voir (si on observait bien) apparaître ses canines tranchantes. Mais il fallait vraiment bien regarder, car elle les cachait. Elle était aussi en partie sorcière. Elle avait donc des pouvoirs magique dont elle se servait principalement pour s’éclipser en cas de problème. C’était donc une personne peu ordinaire, dans tous les sens du terme. Personne ne devait savoir qui elle était vraiment, ou elle serait faite prisonnière et étudiée sous toutes les coutures. Elle n’y tenait pas tant que ça. La curiosité des gens était parois plus que malsaine. Elle voulait donc garder son secret pour elle. C’était la meilleure chose à faire. Et puis la curiosité des gens n’était pas la seule raison pour laquelle elle voulait garder ses origines secrètes. Le problème venait également de l’endroit où elle vivait. Le gouvernement n’aimait pas du tout ce qu’ils appelaient « les mutants » ou « mixtes », c’est à dire des personnes qui n’étaient pas totalement humaines, voire même pas du tout. Tista était la pire de toutes, car elle cumulait non pas une mais trois « espèces » différentes. C’était beaucoup, même pour elle parfois. Son ouïe fine de vampire était parfois très agaçante, elle pouvait entendre des choses qu’elle aurait voulu ne jamais entendre. Ses pouvoirs de sorcière agissaient souvent selon ses humeurs, et il valait mieux ne pas être à côté d’elle quand elle était en colère, car elle avait déjà détruit tout un étage d’un immeuble à cause de sa colère. Bien sûr, elle s’en était voulu après, mais ce qui était fait était fait. Elle avait appris à contrôler un peu mieux ses pouvoirs, à présent, mais il arrivait toujours qu’ils fassent n’importe quoi, généralement quand elle avait des émotions très puissantes, comme une profonde tristesse ou une immense colère en elle. Et cela arrivait parfois, car elle était souvent en train de s’enfuir de quelque part, devant parfois laisser des personnes derrière elle alors que la police les poursuivait, faute d’avoir été plus près pour les téléreporter avec elle.

Ces derniers temps, la vie en ville avait empiré, mais ce n’était pas que pour Tista. Le gouvernement avait découvert que beaucoup de « mutants » vivaient dans les environs, et ils avaient déclaré qu’un couvre-feu était nécessaire pour protéger la population des « êtres bizarres » qui sillonnaient les rues la nuit, pouvant attaquer de pauvres humains sans défense. Tista n’avait encore jamais attaqué un humain ( à moins qu’il ne l’ait vraiment mérité…) et elle trouvait ces mesures très énervantes. Non seulement parce que des patrouilles passaient la nuit à surveiller les différents quartier, rendant ses balades nocturnes plus difficiles à faire, mais aussi parce qu’elle pouvait moins voir son amie humaine, la seule qui savait qu’elle était humaine/vampire/sorcière, et aussi sa seule amie. Qui l’aidait à vivre en dépit du fait qu’elle devait se méfier tout le temps. Car une seconde aurait suffi pour elle soit découverte. Une personne qui voyait ses dents ou bien qui la voyait faire de la magie, et c’était fini. Léana, son amie humaine, était donc bien embêtée par le nouveau couvre feu car elle pouvait aller aider Tista bien moins facilement. Tista était obligée d’aller la chercher ou bien d’attendre des heures dans ses ruelles sombres, espérant qu’il ne soit rien arrivé à Léana en venant. Elle avait beau avoir une ouïe très fine, elle ne pouvait pas encore voir à travers les murs, et attendre Léana pour leur rendez-vous tous les deux jours la stressait plus que tout au monde. Contrairement à elle, Léana n’était pas quasiment immortelle. S’il suffisait d’une seconde pour que Tista soit découverte, il suffisait aussi d’une seconde pour que son amie humaine meure. Et elle ne voulait pas que cela arrive. Jamais. Jamais au grand jamais. Elle faisait son possible pour la protéger, mais elle ne pouvait pas toujours être là, et donc elle s’inquiétait, se reprochant chaque fois de mettre sa seule amie en danger. Elle avait aussi vraiment besoin d’elle, car elle ne pouvait pas entrer dans un magasin, ils avaient mis de nouveaux détecteurs qui sonnaient quand un « mutant » essayait de passer. Le meilleur moyen de se faire prendre en une seconde, donc. Léana lui apportait donc régulièrement des provisions. Et elle risquait sa vie et sa liberté pour ça. Mais elles se connaissaient depuis trop longtemps pour qu’elle renonce à faire le voyage. Avant, la ville avait été différente. Elles avaient connu les moments où Tista pouvait entrer librement partout sans risquer de se faire capturer et tuer. Mais maintenant, tout avait changé. Et elles essayaient de faire avec. Mais elles n’avaient pas vraiment le choix, pas vrai?

Ce soir-là, Tista attendait Léana. Quand elle la vit arriver au coin de la rue, elle poussa un soupir de soulagement. Elle la tira dans la ruelle où elle s’était réfugiée, lui souriant :

  • Te voilà enfin ! Je m’inquiétais, tu sais ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose !

Léana la laissa l’examiner sous toutes les coutures. Tista faisait souvent cela pour se rassurer, pour vérifier si Léana était blessée quelque part. Après seulement elle retrouvait son calme. Son amie lui tendit un sac de victuailles qu’elle prit avec reconnaissance. Mais au moment où elle allait la remercier, une patrouille arriva, faisant beaucoup de bruit avec leurs grosses bottes. Tista et Léana se mirent à courir pour quitter le quartier. Quand elles furent assez loin, elle ne voulait pas qu’on la voie faire de la magie, Tista les téléporte loin de la ville. Elles reparurent dans une prairie. Léana était essoufflée. Tista la serra contre elle. Elle ne voyait jamais personne, devant toujours se cacher. Elle tenait beaucoup à Léana qui venait la voir aussi souvent que possible. Tista sentit le coeur de son amie battre à une vitesse folle. Elle avait eu peur, tout comme elle. Elle avait moins l’habitude qu’elle de prendre la fuite. Tista n’avait pas de coeur qui battait, elle. Elle avait fait la paix avec cette pensée il y a longtemps. Elle frissonna en pensant à ce qui aurait pu arriver si la patrouille avait trouvé Léana quelques minutes auparavant. Elles s’assirent dans l’herbe pour discuter un peu. Ici, personne ne les dérangerait. Tista donna son manteau à Léana qui frissonnait. Elle n’en aurait pas besoin, elle ne sentait pas le froid. Elles restèrent là longtemps, à regarder les étoiles et à parler.

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