Ah, les vacances (chapitre 5) : Le mystère

Dans le chapitre précédent…

La vacancière qui fait semblant de se noyer regrette fortement sa décision. D’autant qu’elle se fatigue et a peur que le sauveteur n’arrive pas à temps.

Elle se sentit s’enfoncer rapidement dans l’eau. Quelque chose la tirait vers le bas, elle ne savait pas quoi. Elle se souvint vaguement que la sauveteuse était en train d’arriver à proximité quand elle avait sombré. Des bras l’attrapèrent soudain, la tirant vers le haut. Elle n’eut même pas le temps d’être surprise par cette brusque remontée, elle était trop paniquée pour remarquer quoi que ce soit autour d’elle. Elle sentit donc soudain le vent jouer avec ses cheveux. Ce qui l’avait tirée vers le fond de la mer avait dû la lâcher. Quelqu’un la tenait. Elle se tourna légèrement, pouvant enfin voir la sauveteuse. Cette dernière avait l’air assez agitée, pour quelqu’un qui sauvait des gens tous les jours. Elle balbutia :

  • Que faisiez-vous aussi loin de la plage ? Vous auriez pu mourir, vous savez ?

Elle aida ensuite l’imprudente à regagner la plage. Visiblement, personne n’avait remarqué ce qu’il s’était passé. Plusieurs personnes vinrent quand même les accueillir lorsqu’elles arrivèrent sur le sable, leur demandant si ça allait. Le beau sauveteur, occupé par toutes ses admiratrices, ne vint même pas voir ce qu’il se passait. C’était bien la peine d’avoir fait tout ça ! La nageuse en péril se tourna vers sa salvatrice :

  • Merci beaucoup, euh…Samantha. Je suis vraiment désolée pour…tout ça. J’ai été stupide de m’éloigner autant, et je me rends compte que j’ai non seulement risqué ma vie, mais aussi la vôtre.
  • De rien. Je suis contente de voir que vous reconnaissez que votre comportement était irresponsable, madame…Comment vous appelez-vous ?
  • Je m’appelle Fanny. Je ne sais pas quoi faire pour vous remercier.
  • Pour me remercier, vous pourriez ne pas vous éloigner autant à l’avenir. D’accord ?
  • Faites-moi confiance, j’ai eu bien trop peur, on ne m’y reprendra plus ! Par contre, avez-vous vu quelque chose sous l’eau quand vous m’avez attrapée ? J’ai eu l’impression bizarre que quelque chose m’attrapait et me tirait vers le fond de la mer.
  • Ah bon ? Je n’ai rien vu. Vous deviez être paniquée, et vous avez cru sentir quelque chose alors que vous étiez juste fatiguée.
  • Sûrement. Vous avez raison. J’ai dû l’imaginer.

Elles se dirent au revoir, puis elles se séparèrent, l’une retournant à son poste et l’autre sur sa serviette, faisant un détour pour ne pas croiser les « amies » qui lui avaient donné cette brillante idée. Elle se promit qu’elle allait rester bien sagement sur sa serviette et qu’elle allait éviter de faire intervenir Samantha une nouvelle fois pour quelque chose d’idiot. Heureusement que la sauveteuse n’avait pas deviné qu’elle avait fait semblant de se noyer….De toute manière, au bout du compte, elle avait quand même eu besoin d’elle. Elle avait véritablement senti quelque chose l’attraper, quoi que puisse penser la sauveteuse. Et elle ne savait pas du tout ce que cela pouvait être.

Chapitre premier

Chapitre 6

Ah, les vacances (chapitre 4) : Au secours !

Dans le chapitre précédent…

Samantha, nageuse-sauveteuse depuis peu, vit son premier jour. Elle veut sauver des vacanciers, et elle n’est pas déçue : quelqu’un semble déjà être en danger.

Elle avait fait une erreur. Une grosse erreur. Elle avait non seulement honte d’avoir fait semblant de se noyer, mais en plus elle commençait à se fatiguer réellement. Allait-elle se noyer pour de vrai ? Elle n’aurait jamais dû écouter ces pimbêches ! Elle aurait dû se fier à son instinct, qui lui avait dit que ce n’était pas une bonne idée. Mais non, elle avait relevé le défi, et maintenant elle était littéralement au milieu de la mer, s’étant mise elle-même dans le pétrin. C’était typiquement elle, ça. Se créer ses propres problèmes était un peu sa spécialité. Elle avait un vrai talent pour ça.

Elle fut engloutie par une vague, remontant faiblement en toussant. Cette fois-ci, elle ne simulait pas. Elle était véritablement en train de lutter contre la mer. Elle vit vaguement quelqu’un plonger dans la mer et s’approcher d’elle assez vite. Etait-ce le sauveteur voulu ? Allait-elle quand même réussir et survivre ? Allait-elle pouvoir tenir jusqu’à ce qu’il arrive ? Honnêtement, cinq minutes avant, elle aurait dit oui. Mais à présent, elle n’en était plus très sûre. Elle s’affaiblissait, elle avait une folle envie de s’allonger quelque part et de dormir. Mais elle était en pleine mer, à essayer tant bien que mal de se maintenir à flot, et elle ne pouvait en aucun cas arrêter de s’agiter sous peine de couler et de se tuer. Non, vraiment, elle était stupide d’avoir accepté de faire ça.

Elle finit par voir un peu mieux la personne qui venait à son secours. C’était une silhouette plus menue que celle du sauveteur, mais cette personne faisait quand même partie de l’équipe des sauveteurs. Elle portait le gilet rouge qui leur permettait d’être visibles dans l’eau. C’était une femme. Et zut. Elle allait peut-être mourir, et en plus ce n’était pas sa cible qui allait essayer de la sauver. Elle fut distraite par sa déception, et elle disparut sous l’eau une nouvelle fois. Elle eut un peu plus de mal à remonter, cette fois-ci, car elle eut l’impression que quelque chose l’attirait sous l’eau. Y avait-il vraiment quelqu’un ? Etait-ce son imagination qui fonctionnait à plein régime à cause de la fatigue ? Au moment où la sauveteuse arrivait à sa hauteur, elle fut tirée vers le bas assez violemment.

Chapitre premier

Chapitre 5

Ah, les vacances (chapitre 3) : A la rescousse !

Dans le chapitre précédent…

Une vacancière fait semblant de se noyer pour être sauvée par un beau nageur-sauveteur sur une idée de ses « amies de plage ». Elle le regrette déjà…

C’était le premier jour de Samantha. Elle venait d’entrer dans la grande famille des nageurs-sauveteurs, ou du moins c’était ce que lui avait dit Randy, le chef des sauveteurs de cette plage. Super. Elle avait juste hâte de sauver quelqu’un, c’était principalement pour ça qu’elle avait passé son brevet. Elle voulait être héroïque, elle voulait empêcher les gens de se noyer. Elle voulait agir. Elle avait perdu sa mère à cause de la mer, elle ne laisserait donc pas l’immensité bleue prendre d’autres personnes si elle le pouvait. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il se passe grand-chose le premier jour, car Randy le lui avait dit aussi. Randy était visiblement très populaire auprès des femmes de la plage. Ces dernières l’entouraient toujours comme une volée de moineaux, et le poste de sauvetage du sauveteur vedette ressemblait très souvent à une volière.

Samantha aurait bien aimé être aussi populaire. Elle aussi était un héros ! Mais bon, évidemment, alors qu’il attirait de belles femmes, elle n’attirait que des gars bizarres. Tout le monde n’avait pas la même chance dans la vie, apparemment. Elle regarda les gens aller et venir sur la plage. Tout le monde s’amusait bien. Certains se baignaient, d’autres jouaient au volley ou au Frisbee. Elle vit aussi un petit groupe de femmes qui discutaient avec animation un peu plus loin. Elles regardaient quelque chose au loin. Samantha entendit bientôt un cri de détresse. Elle comprit alors ce que regardaient les vacancières. Elles auraient pu prévenir les sauveteurs, quand même ! Etait-ce trop demander ? Sans doute que oui. Samantha se tourna vite vers Randy, pensant qu’elle allait le voir courir vers la mer et aller sauver la femme qui était en danger. Mais il n’avait rien entendu, les piaillements de sa basse-cour avaient noyé tout le reste. Samantha s’élança alors pour son premier sauvetage, voyant que personne d’autre de l’équipe n’avait vu le problème.

Elle plongea dans la mer, nageant rapidement et efficacement, espérant de tout son cœur ne pas arriver trop tard. La femme criait, semblant ne pas pouvoir tenir sa tête hors de l’eau. Elle disparut une ou deux fois le temps que Samantha arrive à sa hauteur.

Chapitre premier

Chapitre 4

Ah, les vacances (chapitre 2) : En danger

Dans le chapitre précédent…

C’est le début de l’été et les touristes arrivent sur leur lieu de vacances. Il fait beau et chaud.

Elle savait parfaitement que c’était une mauvaise idée. Et pourtant, elle était en train de le faire. Pourquoi ? Elle ne savait pas exactement. Elle se souvenait juste qu’on l’avait poussée à le faire, et que c’était une idée idiote. Et maintenant, elle était dans la mer, à s’agiter comme une furie et à crier.

Elle avait rencontré ses amies de plages une heure auparavant. Elle n’était pas stupide, et elle avait bien compris que mettre en place un plan foireux dont le brainstorming n’avait duré que cinq minutes et avait été accompagné de gloussements, surtout venant d’une bande de filles qui ne savaient visiblement pas que la mer pouvait être un redoutable ennemi en dépit du fait qu’elle avait l’air calme était forcément voué à l’échec.

Quand ses « amies » lui avaient montré le beau nageur-sauveteur, elle s’était laissée convaincre, mais plus parce qu’elle s’ennuyait que parce qu’elle était réellement intéressée. Les filles lui avaient dit que « ça marchait toujours ». Mais à présent, elle se disait que c’était stupide, parce que si ça se trouvait, il allait la sauver elle, et pas quelqu’un qui était réellement en train de se noyer. Elle allait peut-être causer la mort de quelqu’un d’autre, à vouloir séduire le nageur sauveteur qui selon les filles ressemblait à Apollon. (elle n’était pas du tout de cet avis, soit dit en passant)

Quand les filles l’avaient encouragée à le faire, elle s’était dit que faire semblant d’être en train de se noyer était une idée assez amusante. Mais comment avait-elle pu penser ça ne serait-ce qu’une seconde ?! C’était parfaitement idiot, comme façon de penser ! Et ça mettait en danger la vie du nageur sauveteur autant que la sienne.

Ils l’avaient vue. Elle savait nager, et elle n’avait aucun problème pour se maintenir la tête hors de l’eau, mais elle fit semblant de couler un peu. Elle avait commencé, autant terminer. C’était pathétique, hein ? Elle vit une silhouette quitter une des chaises sur la plage, et un des nageurs sauveteurs courut vers la mer. Elle ne put pas voir s’il s’agissait de celui pour lequel elle et ses « amies » avaient imaginé ce plan. Elle était trop loin. Elle sentit un poisson lui frôler la cheville, comme s’il lui reprochait ce qu’elle était en train de faire. Elle se sentait un peu coupable, et elle aurait bien aimé être tranquillement sur sa serviette, et pas dans la mer, à attendre qu’un nageur sauveteur vienne la chercher alors qu’elle n’avait même pas besoin de lui. Elle aurait été en train de faire des mots mêlés, son jeu préféré à faire en vacances. Elle aurait été en train de profiter du beau temps, du paysage paradisiaque. Mais non, apparemment, elle n’avait pas su rester sur la plage, il avait fallu qu’elle aille provoquer des catastrophes.

Le nageur sauveteur, elle ne voyait toujours pas qui c’était car la personne était en train de nager, allait bientôt arriver à sa hauteur.

Chapitre premier

Chapitre 3

Ah, les vacances (chapitre 1) : La plage

Les voitures étaient arrivées en masse, une vie nouvelle s’était propagée dans les villes côtières. Une vie qui n’était pas toujours bien accueillie par les riverains, mais qui enchantait les propriétaires de campings et résidences de vacances. La bonne humeur était partout, et tous se préparaient à vivre de merveilleuses vacances, loin du travail, des cours ou de l’école. Les malchanceux avaient dans leurs valises un cahier de vacances qui leur paraissait peser plus lourd que tous les maillots de bains du monde. Ils regardaient donc avec envie les enfants qui seraient libres comme l’air pendant tout leur séjour, qui n’auraient pas leur « moment devoirs » chaque jour. Si les yeux pouvaient lancer des éclairs, plus d’un cahier de vacances n’aurait pas survécu.

Il faisait beau, il faisait chaud. Les vacanciers étaient contents d’être libérés de leurs vies habituelles, et de profiter du soleil librement. Les enfants jouaient tranquillement sur le sable, ils riaient à gorge déployée. La mer était belle, brillante, invitante. Les serviettes avaient élu domicile sur le sable et n’en bougeraient pas jusqu’à la fin de l’été. Les chaises longues étaient de sortie. Les oiseaux de mer volaient au-dessus de la plage, dérangés par tous ces nouveaux venus. La veille encore, tout était calme. En quelques heures, tout le monde était arrivé, et ils étaient allés à la plage sans prendre le temps de ranger leurs valises, tous pressés qu’ils étaient de profiter de leurs congés, de la mer et du soleil. Les beaux jours étaient là. Les vacances aussi.

Les nageurs-sauveteurs étaient aussi présents, commençant eux aussi la période estivale. Mais ils n’étaient pas en congés. Ils allaient travailler, et empêcher les vacanciers de se noyer. Ils se mirent en place sur leurs chaises, attrapant leurs jumelles, prêts à surveiller la plage et toute cette joyeuse foule, à l’affût du moindre problème.

Tout allait donc bien. Les vacances venaient de commencer, il faisait beau, et tout le monde était content. Mais la tranquillité de la plage ne dura pas longtemps. Un cri soudain fit sursauter les nageurs-sauveteurs. Tous tournèrent la tête vers la personne qui avait crié. L’un d’eux se mit à courir vers la mer.

Chapitre 2

Nouvelle fiction à chapitres pour l’été : « Ah, les vacances »

Il s’agit d’une histoire qui compte dix-sept chapitres.

Photo de Simon Berger sur Pexels.com

Extrait :

« Il faisait beau, il faisait chaud. Les vacanciers étaient contents d’être libérés de leurs vies habituelles, et de profiter du soleil librement. Les enfants jouaient tranquillement sur le sable, ils riaient à gorge déployée. La mer était belle, brillante, invitante. Les serviettes avaient élu domicile sur le sable et n’en bougeraient pas jusqu’à la fin de l’été. Les chaises longues étaient de sortie. Les oiseaux de mer volaient au dessus de la plage, dérangés par tous ces nouveaux venus. La veille encore, tout était calme. En quelques heures, tout le monde était arrivé, et ils étaient allés à la plage sans prendre le temps de ranger leurs valises, tous pressés qu’ils étaient de profiter de leurs congés, de la mer et du soleil. Les beaux jours étaient là. Les vacances aussi. » Chapitre premier

Photo de spiropics sur Pexels.com

En ligne, on perd le fil ch16

La réunion de la fois dernière s’était bien déroulée. Il espérait que celle-ci allait bien se passer aussi. Mais il ne pouvait jamais vraiment savoir ce qu’il allait se passer, car les problèmes techniques pleuvaient en général sur les réunions à distance. C’était une véritable catastrophe. Il ne savait pas vraiment comment ils faisaient pour travailler dans ces conditions. Ils travaillaient, c’était tout. Ils ne se plaignaient jamais, ils riaient des problèmes. C’était peut-être mieux ainsi, étant donné qu’il ne se passait jamais une réunion virtuelle qui n’ait aucun problème.

Les participants utilisaient des filtres pour figurer un bureau afin d’avoir l’air plus professionnels s’ils se trouvaient chez eux. Mais les filtres n’étaient pas toujours les meilleurs amis de l’homme, malheureusement. L’un des participants eut les épaules gommées par le filtre. Mais ce n’était pas tout le temps, c’était de temps à autres. Les autres membres du groupe se retenaient pour ne pas rire. C’était beaucoup trop comique.

L’image se figea ensuite, semblant figurer du stop motion. La voix de la personne se faisait toujours entendre, mais l’image ne suivait pas du tout. L’image se figea pour de bon, et la personne parut rester immobile avec un bras en l’air.

La personne se déconnecta alors pour revenir, mais cette fois-ci, on ne voyait plus que le filtre, la personne était apparemment derrière le filtre….Le filtre avait pris sa place…

En ligne, on perd le fil ch15

Le cours avait été plutôt tranquille, cette fois-ci. Pas (trop) de coupures, pas d’écran figé ou impossible à partager. Cela s’était donc bien déroulé (pour un cours en ligne). Mais le chat du prof n’avait pas décidé que le cours devait se terminer sur une note positive. Il se mit donc à miauler de toutes ses forces.

Les élèves, qui savaient que le prof était le seul à avoir son micro allumé, se demandèrent si le chat voulait manger. L’un d’entre eux écrivit même dans la messagerie :

  • Un chat délaissé ?

Le prof expliqua ensuite que non, son chat n’était pas « délaissé », mais qu’il voulait juste sortir, et qu’à cette heure-ci, il ne le laisserait pas sortir. Il dût le faire sortir de la pièce où il se trouvait, car les élèves n’entendirent plus ses miaulements.

Le cours reprit, mais un nouveau problème survint : le son. Encore et toujours le son. Le prof parlait, et les élèves commencèrent par l’entendre de plus en plus loin, comme s’il s’éloignait vraiment d’eux. Puis le son se coupa complètement. Le prof eut beaucoup de mal à remettre le son. Il avait mis dix minutes à s’en rendre compte.

En ligne, on perd le fil ch14

Le premier cours avait été assez difficile à entendre. Il avait dû monter le son au maximum pour parvenir à entendre un peu de ce que disait la prof. Elle avait dû régler son micro de manière incorrecte, ou bien l’application avait des problèmes de son. Il avait donc dû tendre continuellement l’oreille pour n’entendre qu’assez peu de phrases au bout du compte. Il avait donc retenu la leçon.

En prévision du deuxième cours, il monta donc le son au maximum pour ne pas avoir à le faire plus tard et pour entendre toutes les explications. Mais il eut droit à une surprise : le nouveau prof avait son micro parfaitement réglé, lui. Et donc son premier contact avec ce prof faillit lui faire perdre l’ouïe. Complètement. Il sursauta tellement fort qu’il faillit tomber de sa chaise. Il apprit une deuxième leçon. Il n’y avait jamais deux fois le même problème en ligne. Et chercher à le résoudre à l’avance ne faisait que créer plus de problèmes.

Lorsqu’il se fut remis du son très fort du début (il avait remis le son à un niveau normal pour ne pas perdre définitivement l’ouïe), il eut les problèmes de son habituels, à savoir des coupures. Sauf que ces coupures-là étaient constantes. Il était impossible d’entendre une phrase en entier. Vive les cours en ligne…

En ligne, on perd le fil ch13

C’était bizarre, le prof était absent pour le moment. Au début, personne ne s’en inquiéta, il arrivait toujours quelques minutes après l’heure dite, ayant un cours avant. Mais au bout d’un moment, les élèves, qui étaient déjà dans la salle en ligne commencèrent à se poser des questions. Ils demandèrent à leur responsable de cours si elle savait où se trouvait le prof. Elle le chercha, et il s’avéra que le prof s’était trompé de lien, allant dans la mauvaise salle, c’est à dire celle du cours précédent. Comme les élèves n’avaient pas accès au son, il n’avait pas vu qu’il n’y avait personne avec lui dans la salle, et qu’il parlait vraiment tout seul. Il s’était sans doute habitué à ne pas entendre les élèves, et il n’avait pas vu que le cours se déroulait sur un autre lien. il avait donc parlé pendant une demi-heure tout seul, sans se douter qu’il n’y avait personne avec lui dans la salle.

Cela fit beaucoup rire les élèves. Heureusement, le prof ne pouvait pas les entendre. Cette mésaventure dût perturber le prof, car il parla ensuite de « parenthèse carrée », qui était en fait une accolade…

Un élève qui était dans ce cours entendit soudain son chat miauler pour demander à manger. Il se figea sur sa chaise avant de se rappeler qu’il n’avait pas le son, et donc qu’il était le seul à avoir entendu le chat miauler. Il alla lui donner à manger, manquant au passage quelques phrases du cours.