Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°29 (2e édition) Fantastique en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

29) Ecrire du fantastique en 15 mots

Un affreux monstre. Réveil en sursaut. Deux yeux brillants le fixant toujours dans le noir…

Autres essais :

  • Une main sortit de l’écran. La fissure seule lui prouva qu’il n’avait pas tout halluciné.
  • Elle sentit soudain les doigts du mannequin en plastique se refermer sur sa main.

La page du défi

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 4

Dans le chapitre précédent….

La soirée a commencé, et Marguerite sent déjà que ça va mal se passer. Elle redoute le film d’horreur et Iris est déjà agaçante…Quelqu’un frappe à la porte, mais ce ne sont que les enfants qui veulent des bonbons. 

Le premier moment angoissant arriva vite. La plupart de ses invités trouvèrent la scène « excellente », mais Maggie détourna bien vite les yeux, effrayée. Elle détestait ces scènes où tout semblait calme au début, et puis tout d’un coup, quelque chose d’épouvantable apparaissait sur l’écran. C’était des scènes fréquentes, dans les films d’horreur qu’elle avait regardés jusqu’ici. ( enfin « regardés », c’était peut-être un grand mot. Elle s’était souvent caché les yeux pendant plus de la moitié du film. Elle sentit Iris sursauter à côté d’elle. Elle avait visiblement moins tendance à sursauter que Maggie, mais elle aussi était surprise par ces scènes-là. 

Maggie n’osa pas tourner la tête vers son ennemie de toujours. Elle allait probablement se moquer d’elle. Elle serra un peu plus fort son coussin, fermant fort les yeux et se retenant de se boucher les oreilles pour ne pas qu’Iris voie sa peur. C’était ridicule, mais elle avait honte. Était-elle une chochotte ? Ses amis lui avaient toujours dit de se cacher les yeux, que cela leur importait peu, qu’ils n’allaient pas se moquer. Elle l’avait donc fait. 

Mais maintenant qu’Iris était à coté d’elle, elle hésitait à le faire car elle avait peur des moqueries venant de cette dernière. Elle faisait semblant de ne pas être atteinte par les critiques d’Iris, mais en réalité, si elle réfléchissait bien, c’étaient celles qui lui faisaient le plus de mal. Bizarre, non ? 

Elle ravala donc sa peur, essayant de ne pas l’extérioriser. Mais apparemment, ce n’était pas une bonne idée. La scène effrayante suivante la fit se presser à nouveau contre Astrid. Cette dernière la prit dans ses bras, lui caressant les cheveux pour tenter de la calmer. Maggie enfouit son visage dans le creux de l’épaule d’Astrid, ne voulant plus rien voir ni entendre de ce film. A ce moment là, Iris déclara qu’elle voulait aller aux toilettes, se renseignant sur leur emplacement dans la maison. Le film se calma un peu en son absence, et Maggie se détacha peu à peu d’Astrid. 

Elle dût s’endormir, car quand elle se réveilla, le film semblait être terminé et elle avait la tête appuyée sur les genoux de quelqu’un. Qui était-ce ? Ouvrant les yeux, elle constata qu’il s’agissait des genoux d’Astrid. Par contre, ses pieds reposaient sur les genoux d’Iris. Elle se figea. Iris avait accepté qu’elle mette ses pieds là ? Peut-être que le soir d’Halloween était vraiment spécial, après tout. Un nouveau film avait commencé. Elle avait raté la fin du premier. Tant mieux. Le peu qu’elle avait vu ne lui avait pas laissé un souvenir positif. Donc ce n’était vraiment pas une grosse perte. Elle se mit à regarder le nouveau film, n’y comprenant rien car elle l’avait pris en cours de route. Elle comprit en revanche très bien qui était le monstre de cette histoire quand il surgit en gros plan sur l’écran, la faisaient sursauter violemment. Elle attrapa à nouveau son coussin. Elle sentit une main attraper sa main d’une façon rassurante. C’était Astrid. Maggie referma les yeux, trop terrifiée pour encore oser regarder. Elle serra fort la main de la personne qui lui avait pris la main. 

PDV Iris :

Elle était ennemie avec Marguerite. Maggie. Peut importait son prénom. Iris l’appelait toujours Marguerite, de toute manière. Tout le monde l’appelait Maggie, et elle ne voulait pas être comme tout le monde. Elle la détestait donc, et elle se rappelait parfaitement pourquoi : quand elles étaient en primaire, Marguerite avait renversé son yaourt sur la tête d’Iris parce que cette dernière avait dit qu’un très bon ami était stupide. Iris s’en rappelait encore. Le souvenir n’était pas des plus précis, mais le moment l’avait marquée. Elle se souvenait donc de l’origine de leur statut d’ennemies l’une envers l’autre. Bien sûr, elle se rendait bien compte que toute cette histoire était parfaitement idiote, et qu’on ne restait pas ennemis pendant plus de dix ans à cause d’une dispute aussi ridicule Mais ni l’une ni l’autre n’avaient cherché à devenir amies, et donc leur relation était restée comme ça. Elles avaient pris l’habitude d’échanger en étant sarcastiques, de se critiquer l’une l’autre. Mais au fil des années, le sarcasme était devenu une blague entre elles deux, et les critiques n’étaient pas aussi cinglantes qu’avant. Inconsciemment, elles étaient devenues plus proches. Iris le savait, elle avait beau connaitre l’origine de leur relation houleuse, elle ne voyait plus pourquoi elles se déclaraient encore ennemies. 

Chapitre 1

Chapitre 5

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°28 (2e édition) Ecrire une histoire drôle

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

28) Ecrire un sketch ou une histoire drôle

La bataille finale

C’était un matin ensoleillé. Pas un matin où l’on aurait pu croire qu’il allait se passer quelque chose de très sérieux. Ce matin-là, j’allais partir en guerre. J’avais mis mes lunettes de protection, ma combinaison, et j’avais regardé des vidéos de relaxation pour me calmer. J’avais pris mes armes, je m’étais préparée mentalement, et j’y étais allée. Bravement. Quand il fallait y aller… Je m’arrêtai devant le champ de bataille. Il y avait du boulot. Je n’avais pas rangé mon placard depuis beaucoup trop longtemps, il allait falloir s’y mettre.

Je fixai le placard du regard. Le combat de regard ne dura que quelques secondes, car j’étais la seule des deux à avoir des yeux, et en plus j’avais quelque chose d’autre à faire après, donc il fallait vraiment que je commence. Et puis, même si mon désir de faire disparaître ce placard avait été très grand, cela n’avait pas suffi à ce que mon souhait se réalise. Il fallait être à plusieurs, pour que cela fonctionne. Quand j’étais au lycée, avec quelques amis, nous avions réussi à jeter un sort à un prof. A ne pas refaire chez soi, bien sûr. C’est une très mauvaise habitude à prendre. Nous avions souhaité ne pas l’avoir en cours, pour une fois, et il avait attrapé une rage de dents. Si on n’appelle pas ça du talent…

Je m’avançai donc vers le placard, tendant une main tremblante vers la porte. Je la tirai, et aussitôt, je fus attaquée. A couvert ! J’avais apparemment cette terrible habitude qui est celle de lancer des choses dans le placard en espérant que tout va rentrer. Cette méthode nécessite au bout d’un moment, beaucoup de force et de détermination, car bien sûr, la pesanteur fait toujours son oeuvre, quand on ouvre le placard la fois d’après. Je me reçus donc sur la tête tous les objets que j’avais réussi à mettre dedans et qui avaient visiblement été en équilibre contre la porte pendant tout ce temps. C’était un peu comme s’ils se vengeaient sur moi pour leur enfermement dans cet affreux placard.

J’essayai d’en retenir quelques uns, mais dans un placard rangé avec la méthode du fourre-tout, quand le séisme a commencé, rien ne peut l’arrêter. Rien. L’humanité n’est rien face à une avalanche d’objet qui se révoltent, sortant du placard comme un seul homme. Ils me tombèrent donc tous dessus, sans que je puisse me défendre. Je finis par terre, le souffle coupé. Quelle idée d’aller mettre une trottinette, certes en plastique, mais tout de même bien lourde, au milieu des vêtements ! Et cet aspirateur, qui essayait de s’échapper par le bas du placard et qui me tomba ensuite sur le pied…Et aussi cette pile de journaux, qui avaient été maintenus en place par l’aspirateur, et qui prirent soudain vie, plongeant les uns après les autres hors de leur prison…

Je vis aussi sortir mon chat, et j’eus un temps d’arrêt. Que faisait-il là ? Il avait dû rentrer pendant que je me faisais agresser par les vêtements. Lorsque les magasines eurent fini de tomber, formant une flaque colorée sur le sol, ce fut le tour des ballons. Ce n’est jamais une bonne idée de mettre des ballons en haut d’un placard, et je le savais. Un des ballons rebondit sur ma tête en faisant un bruit retentissant. Je m’effondrai sur les magasines et les vêtements, regrettant beaucoup de ne pas avoir enlevé la trottinette avant car je m’assis dessus. Une chose était sûre, s’assoir sur une trottinette n’était pas un bon exemple d’utilisation. Cette « petite » séance de nettoyage m’avait déjà beaucoup appris. Ma chute avait soulevé une épaisse poussière qui se trouvait sur les vêtements. On se serait cru dans un clip vidéo. Je me mis à tousser. Non, dans les clips vidéo, cela avait l’air plus glamour que ça.

Ma soeur passa soudain la tête dans la pièce. Elle ne pouvait pas me voir, elle ne voyait que le haut du placard qui était presque vide, à présent. Elle me dit :

  • Eh bien, quelle efficacité ! Je venais voir comment tu te débrouillais, mais je vois que tu es un as en rangement de placards ! Mais où as-tu mis ce qu’il y avait dedans ?

La page du défi

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 3

Dans le chapitre précédent….

Marguerite prépare la fête d’Halloween tout en pestant contre le fait qu’Iris, sa pire ennemie, vienne à la soirée. 

…Elle dût s’endormir, car elle se réveilla en sursaut lorsqu’une main lui toucha l’épaule. Elle faillit tomber du canapé de surprise. Ouvrant les yeux, elle découvrit une Iris à l’air goguenard penchée sur elle : 

– Salut Marguerite ! Je suis un peu en avance, désolée. Ton père m’a faite entrer. Alors, ces films, tu les as ici ? 

– Iris, ne me fais pas regretter de t’avoir invitée. D’ailleurs, ce n’était pas moi, mais bon… Les autres vont apporter les films. Ils ne devraient plus tarder. 

Elles attendirent les autres en silence. Maggie dût empêcher Iris de manger des chips avant l’heure. Soudain, les lumières s’éteignirent. 

Maggie entendit un cri, réalisant une seconde après que c’était elle qui avait crié. Iris poussa elle aussi un petit cri de surprise. Les lumières finirent par se rallumer, et Astrid apparut, riant aux éclats. Elle était contente de sa blague. Les autres arrivèrent au compte goutte. Bientôt, tout le monde fut là. Astrid, Sophie, Dominique, Iris et Maggie allèrent s’assoir sur le canapé. Comme il y avait une personne de plus que d’habitude, ils étaient un peu plus serrés que d’ordinaire, mais ils avaient quand même suffisamment leurs aises, alors personne ne s’en plaignit. Des verres de jus de fruits furent remplis et les paquets de chips ouverts. Maggie se retrouva entre Astrid et Iris. Ces dernières passèrent les dix premières minutes de la soirée à se chercher des noises, visiblement mécontentes de se voir. Maggie dût taper du poing sur la table (au sens figuré, bien sûr, sinon elle aurait dû racheter la table en verre du salon) , ce qui les fit se calmer pour le reste de la soirée. Ouf ! Sophie alla mettre le premier DVD car personne n’avait vraiment envie de bouger. Maggie prépara son coussin protecteur. Iris le remarqua. Elle lui chuchota : 

– Eh bien alors, on a déjà peur ? Qu’est-ce que ce sera après ! 

Maggie l’ignora. Le film débuta. Ce soir-là, il faisait orage. Quel temps en accord avec le thème de la soirée ! Un éclair illumina le ciel et le tonnerre s’en donna à cœur joie. Maggie ne put s’empêcher de sursauter, se collant inconsciemment à Astrid qui ne réagit pas, toute habituée qu’elle était au comportement de Maggie devant un film d’horreur. Iris, par contre, n’avait jamais vu ça, et elle eut l’air étonné, voire même énervé. Mais cette expression fut très vite remplacée par une expression amusée. Elle n’ajouta pourtant rien, se concentrant sur le film. Pour le moment, il n’y avait rien eu de réellement effrayant. Le film débutait comme les autres films, en exposant au moins un peu le contexte. Selon Maggie, c’était le seul moment un peu tranquille dans les films d’horreur, mais seulement si ledit contexte était vraiment présent. Sinon, c’était l’enfer dès le début. Celui-ci avait un petit moment calme avant le début des hostilités. Tant mieux. 

Maggie n’était pas prête à ce qu’il y ait quelque chose qui fasse peur. Elle était encore un peu fatiguée par les cours, et elle avait un peu peur de ne pas avoir assez de réactivité et d’oublier de se cacher les yeux. Pour se distraire de cette appréhension, elle essaya de comprendre l’histoire du film. À côté d’elle, Astrid mangeait des chips. Le bruit l’aida à se rappeler que le film n’était qu’un film, et qu’elle vivait dans la réalité. La première demi-heure du film passa comme ça, en silence. Mais cela ne pouvait en aucun cas être aussi facile. Alors que Maggie se détendait un peu, des coups à la porte la firent sursauter. Elle détestait tellement ce heurtoir ! Elle fit un bond d’au moins vingt centimètres au dessus du canapé, s’accrochant à Astrid, la personne la plus proche. ( et la moins hostile, car Iris était aussi à côté d’elle) Sophie proposa d’aller ouvrir la porte, demandant à Maggie où elle avait rangé les bonbons. Astrid mit le film en pause pour qu’elle ne rate pas de parties importantes. C’était probablement des personnes faisant du porte à porte. Maggie se détendit à nouveau en réalisant cela. 

Mais il n’était pas bon d’entendre le bruit du heurtoir alors qu’il faisait orage, et en cours de visionnage d’un film sur un manoir hanté. C’était bien trop effrayant. Iris lui proposa le paquet de chips qu’elle tenait dans la main. Ce devait être une façon déguisée de la rassurer. Ou peut-être pas, car Maggie eut soudain la bouche en feu car les chips étaient aux épices. Elle courut boire de l’eau à la cuisine, mais cela n’aida pas vraiment. Astrid lui conseilla de boire du lait. La brûlure se fit alors plus discrète, et Maggie retourna sur le canapé. Elle reprocha à Iris de lui avoir donné des chips épicés, mais cette dernière n’eut pas l’air de réaliser ce qu’était le problème. Maggie inspira un grand coup, se retenant de la gifler. La soirée serait longue. Entre les films d’horreur et Iris, elle n’allait pas survivre ! Sophie revint avec le paquet de bonbons. Elle le fit tourner, n’ayant pas eu le courage de le remettre dans le placard. Astrid remit le film. 

Chapitre 1

Chapitre 4

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°27 (2e édition) Ecrire dans un lieu inhabituel

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

27) Ecrire à l’extérieur de chez soi ou du lieu habituel dans lequel j’écris

(Je me suis installée au grenier, et il y fait assez froid, donc je ne vais pas m’y attarder.)

Elle était dans cette atmosphère étrange propre aux lieux où personne ne vient jamais. L’unique lumière du lieu ne contribuait pas vraiment à rendre la pièce plus accueillante. Les objets, dans le noir, semblaient se transformer en toute sorte de créatures toutes plus affreuses les unes que les autres. Son imagination créative n’avait aucune limite. De jour, c’était une bonne chose, de nuit, les choses prenaient un tournant beaucoup plus inquiétant. Elle ne savait donc pas trop si c’était une qualité ou un défaut. Un peu des deux, selon les circonstances.

Son imagination lui faisait donc dire que les ombres des objets n’étaient pas innocentes du tout, allant se promener sur les murs quand cela leur plaisait. Le silence ambiant était aussi un excellent facteur pour que son imagination s’active. Elle se retourna à plusieurs reprises, s’imaginant avoir entendu un bruit ou un autres, chaque fois pour constater qu’elle était vraiment seule en ces lieux peu rassurants. Elle aurait bien aimé avoir quelqu’un avec elle. Si la personne avec elle était un être humain et ami, c’était bon. Mais si ne pas être seule signifiait être avec des êtres effrayants qu’elle n’avait pas du tout envie de voir, alors elle préférait rester seule. La solitude n’avait encore jamais tué personne, pas vrai ? Par contre, en étant mal accompagné, comme par exemple en étant avec un monstre ou un fantôme, on risquait beaucoup plus de choses.

En plus, dans cet endroit, il y avait peut-être des araignées ? Elle préférait ne pas le savoir. Mais juste au cas où, elle regarda une bonne demi-douzaine de fois autour d’elle. On n’était jamais trop prudent. Elle crut même sentir à plusieurs reprises un insecte se balader sur sa main. Mais il n’y avait rien.

Elle ressortit de cet endroit au bout de longues minutes qui lui parurent interminables. Elle avait réussi ! Elle avait fait le challenge d’Halloween qui consistait à rester pendant un temps donné dans un endroit effrayant ! Elle repartit chez elle, toute contente.

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Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 2

Dans le chapitre précédent….

Marguerite déteste Halloween et les films d’horreur. Malheureusement, elle est la seule de sa bande d’amie à ne pas aimer. Comme chaque année, ils organisent leur fête d’Halloween, c’est la tradition, tradition qu’elle supporte à grand peine. En plus, la pire ennemie de Marguerite s’invite à la soirée…

C’était l’heure du premier cours. Iris et Maggie l’avaient en commun, car elles avaient choisi la même troisième langue: l’italien. Pas de chance… Elles avaient grimacé, en découvrant ça. Mais en étant ennemies jurées, il aurait été plutôt difficile pour elles de se concerter là-dessus.

Pendant tout le cours, Maggie ne cessa de se demander pourquoi tout d’un coup Iris venait à la soirée alors qu’elle n’était amie avec aucun des invités. Pourquoi avait-elle accepté ? Parce qu’elle aimait les films d’horreur ? Cela ne pouvait être que pour ça, car elle n’avait encore jamais manifesté l’envie de faire quoi que ce soit en leur compagnie. Peut-être était-ce pour pourrir la soirée de Maggie ? C’était sans doute le plan qu’elle avait en en tête. Mais elle n’y parviendrait pas. De toute manière, la soirée allait déjà être angoissante pour Maggie à cause des films d’horreur, alors la présence d’Iris n’allait pas rendre les choses pires qu’elles ne l’étaient déjà. À part peut-être si elle commençait à se moquer d’elle. 

A moins qu’elle aussi déteste les films d’horreur et qu’elle ait menti pour ne pas perdre la face devant Maggie ? Une voix fit soudain sursauter Maggie. La prof était en train de l’interroger, et elle n’avait rien écouté depuis le début du cours. Elle entendit des rires. Se tournant, elle vit que Iris riait aussi. Elle rougit de honte, baissant la tête et se mettant à prendre furieusement des notes jusqu’à la fin du cours. Lorsque la sonnerie retentit, elle bondit pratiquement hors de la salle pour éviter Iris. Elle n’avait pas d’autre cours en commun avec elle, heureusement. Elle passa donc la journée loin de son ennemie jurée. Par contre, elle avait des cours avec Sophie, Astrid et Dominique. Le fait qu’Iris venait à la soirée ne put pas être débattu car tout le monde avait des devoirs à faire avant la soirée et la classe s’empressa de partir pour ne pas manquer le bus. 

Arrivée chez elle, Maggie expédia ses devoirs avant de s’intéresser au vif du sujet : la soirée Halloween. Elle s’était avancée sur ses devoirs les plus longs pendant la semaine en vue de pouvoir préparer la fête en paix, sans avoir à écrire des pages et des pages pour le cours de français, ou encore à apprendre la leçon d’histoire pour la fois d’après. Il ne lui restait donc que de l’italien à faire, ce qu’elle termina en à peine une demi-heure. Elle se consacra ensuite à la préparation de leurs soirée. Ladite soirée aurait lieu chez elle, cette année. Ils alternaient pour que personne ne se dispute sur ce point. C’était une idée de Sophie qui détestait les disputes. Elle avait souvent de bonnes idées, tout le monde le reconnaissait. 

Celle-ci était tout particulièrement bonne car ils avaient essuyé bien trop de disputes par le passé, il avait fallu trouver une solution pérenne. Et c’était celle-là. Donc cette année, Maggie était l’hôte. Elle avait acheté de quoi nourrir la tribu et de quoi l’abreuver pour la soirée ( que des jus de fruits, étant donné comment leur dernière soirée Halloween s’était finie… ( avec une Sophie qui pleurait toutes les larmes de son corps car elle avait « fait mal au meuble », et Astrid qui avait eu l’idée saugrenue d’empiler les amuse-gueules jusqu’au plafond…Et ce n’était pas les trois-quarts de ce qu’il s’était passé ce soir-là. Non, vraiment, plus jamais. ) Elle avait aussi prévu des couvertures pour se cacher les yeux si besoin (pour elle, puisque personne d’autre n’allait en avoir besoin, apparemment). Les autres devaient amener les films et leur personne. 

Le père de Maggie passa soudain la tête dans le salon : 

– Bouh ! 

Elle sursauta, laissant tomber les couvertures qu’elle était en train de déplacer vers le canapé. Son père déclara : 

– Tu sais Maggie, je ne comprends pas pourquoi vous continuez à organiser cette soirée avec tes amis, étant donné que tu détestes les films d’horreur. Tu sursautes même alors qu’il n’y a rien !Tu es un mystère pour moi.

– Mais enfin Papa, tu sais bien que c’est la tradition de notre petit groupe ! Pour rien au monde je ne manquerais une de ces soirées. Mais c’est vrai que je n’aime pas du tout les films d’horreur. Ah, au fait, on a une invitée en plus : Iris. 

– Iris ? Mais je croyais que tu la détestais ? 

– Elle va venir, je ne saurais pas t’expliquer comment c’est arrivé, mais elle sera là. Elle adore les films d’horreur, apparemment. On va bien voir si c’est vrai. En tout cas, elle n’a pas intérêt à se moquer de moi. 

Son père repartit bientôt de la pièce, déclarant qu’il leur laisserait le champ libre ce soir, il sortait avec des collègues. En sortant, il plaisanta : 

– Je te fais confiance, pas de casse ! 

Maggie lui tira la langue en guise de réponse. Il partit et elle se remit à agencer les coussins et couvertures sur le canapé. Leurs soirées Halloween se déroulaient généralement dessus. Elle se mit bientôt à regarder par la fenêtre en attendant que ce soit l’heure de la soirée. Elle avait encore un peu de temps. Elle se demanda si Iris savait où et quand se tenait la soirée. Elle demanda à Dominique si quelqu’un avait pensé à donner ces informations à l’invitée soudaine, mais elle n’obtint pas de réponse. Avec Dominique, les messages sans réponse étaient courants. La technologie ne lui plaisait pas, alors bon … Maggie retenta sa chance avec Astrid qui lui répondit à la seconde. Apparemment, elle avait renseigné Iris sur ces points-là. Maggie regarda à nouveau par la fenêtre. 

Dehors, elle vit des groupes déguisés passer dans la rue. Les enfants faisaient le porte à porte traditionnel tôt pour ne pas se retrouver à évoluer dans des rues sombres et potentiellement dangereuses pour eux. Maggie n’avait jamais trop aimé cette tradition. Déjà parce qu’elle n’avait encore jamais réussi à se rappeler que pour avoir des bonbons à leur donner, il fallait en avoir acheté d’abord. C’était de la logique pure, et pourtant elle n’arrivait pas à le comprendre, semblait-il. Une autre raison pour laquelle elle n’aimait pas trop cette tradition: le heurtoir à sa porte. 

Déjà que d’ordinaire il la faisait sursauter, alors le soir d’Halloween, c’était largement pire. Ce son était fort et lugubre. Elle ne l’aimait pas. Elle détourna son regard de la fenêtre. Elle aurait pu citer encore beaucoup de raisons pour lesquelles elle n’aimait pas trop le principe du porte à porte le soir d’Halloween, comme par exemple les déguisements parfois un peu trop bien faits, mais elles étaient bien trop nombreuses pour qu’elle puisse vraiment lister toutes ces raisons. Elle retourna vers le canapé, s’asseyant dessus en attendant les autres. 

Chapitre 1

Chapitre 3

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°26 (2e édition) 50 mots maximum avec toutes les lettres de l’alphabet

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

26) Ecrire une histoire de 50 mots maximum où figurent toutes les lettres de l’alphabet

(je ne suis pas sûre que le résultat ait un sens, mais je crois qu’il y a toutes les lettres et moins de 50 mots 🙂 )

Elle voulait jouer au yoyo ce matin. La veille, c’était le zoo. Cette fois, quelqu’un devait venir avec elle, ou elle se perdrait. Avant, la grange l’avait intéressée. Karaoké, hula hoop et xylophone avaient suivi. Heureusement, le weekend arrivait bientôt. 

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Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 1

Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait pas vraiment le choix. Chaque année, le 31 octobre, sans jamais oublier, ils faisaient une fête d’Halloween à leur manière, c’est à dire en regardant des films d’horreurs. Marguerite, dite Maggie, participait à la soirée pour faire plaisir à ses amis. Mais elle passait en fait le plus clair de son temps à se cacher les yeux derrière un coussin tout en se bouchant les oreilles. Elle savait très bien qu’elle était sujette aux cauchemars inspirés des films d’horreur qu’elle venait de voir, elle en avait déjà fait l’expérience plusieurs fois. 

Alors depuis quelques années, elle prenait le temps de se cacher les yeux pour ne pas que l’image affreuse reste à jamais imprimée dans son cerveau. Ses amis se moquaient d’elle, mais à chaque fois, ils la réconfortaient. Ils n’étaient pas méchants. Ils riaient quelques minutes, et puis ils lui passaient un coussin ou bien ils lui rappelaient que ce n’était qu’un film. En dépit du fait qu’elle ait déjà regardé beaucoup de films d’horreur avec eux au fil des années ( et beaucoup cauchemardé à cause de ça) , elle n’aimait toujours pas le genre. Elle ne pouvait pas. Au début, ses amis avaient essayé de la « convertir », comme ils disaient, aux films d’horreur, mais il n’y avait rien à faire. C’était une passion qu’ils n’avaient vraiment pas en commun. 

Cet Halloween, elle le passerait encore derrière son coussin. C’était certain. Pour elle, tous les films d’horreur étaient impossibles à regarder. Elle entra dans le lycée, la tête haute. Il fallait qu’elle arrête d’y penser pour le moment, ou elle allait se monter la tête. Elle repensa quand même au film que ses amis avaient décidé de regarder en premier le soir même. ( car Halloween, c’était aujourd’hui, youpi ! ) Ce film avait l’air particulièrement affreux, et elle aurait voulu pouvoir aller se réfugier dans une autre pièce, mais en général, elle se forçait à regarder au moins le premier film pour faire plaisir à ses amis, le coussin posé près d’elle au cas où….

Elle était tellement plongée dans ses pensées, qu’elle ne vit pas la personne avant de lui être rentré dedans. Elle tomba, se retrouvant nez à nez avec la personne qu’elle aurait préféré ne pas croiser : Iris. C’était son ennemie. Iris la détestait, et l’inverse était vrai aussi. Honnêtement, Maggie ne se souvenait plus du tout de comment elles étaient devenues ennemies, mais c’était un fait : depuis le début du lycée, elles se détestaient. Iris repoussa violemment Maggie, maugréant : 

– Eh bien alors, on ne regarde pas devant soi ? Tu as fait tomber tous mes livres ! Certaines des pages sont froissées ! Tu vas me payer ça ! 

Au moment où Maggie allait répondre vertement, ses amis arrivèrent. Sophie l’aida à se relever, Astrid ramassa ses affaires répandues au sol en évitant soigneusement celles d’Iris, et Dominique fusilla Iris du regard :

– Iris, quelle désagréable surprise ! 

– Marguerite, tu as besoin de ces abrutis pour te défendre ? Tu es tombée bien bas ! Nos disputes ne concernent que nous deux, pas vous. Et je suis sure qu’elle peut se relever seule, Sophie. Je tiens à préciser que je n’ai absolument rien fait, c’est notre très chère miss tête en l’air qui m’est rentrée dedans. 

Astrid l’ignora, rendant ses affaires à Maggie en lui disant : 

– Au fait, toujours partante pour ce soir ? 

Iris demanda, l’air de rien : 

– Il se passe quoi, ce soir ? Vous allez former le cercle et réciter des poèmes magiques ? 

Astrid se tourna vers elle, l’air impassible :

– Non. Ce ne sont pas tes affaires, et tu n’es pas invitée, de toute manière. Cela ne concerne que nous, pas toi. Mais si tu tiens à le savoir, on fait une soirée éprouvante avec des films d’horreur. Je suis sûre que tu ne tiendrais pas deux minutes en regardant ce genre de films. 

Semblant piquée au vif, Iris rétorqua qu’au contraire, elle adorait les films d’horreur. Maggie se demanda si c’était vrai. Elle connaissait son ennemie relativement bien, mais elle n’avait jamais eu l’occasion de savoir ce qu’elle aimait comme films. Voulant visiblement s’amuser un peu, Astrid (c’était souvent elle qui parlait à Iris, les deux autres prenant plutôt le parti de l’ignorer) lui proposa de venir, alors, si cela ne lui posait aucun problème. Elle parut surprise quand Iris accepta. Elle avait dû croire que l’ennemie de Maggie (elle ne l’était pas officiellement pour les autres) allait se dégonfler à la première occasion. Restait à savoir si elle allait vraiment venir à la soirée. Iris demanda alors à Maggie si elle aussi aimait les films d’horreur. Cette dernière n’eut heureusement pas le temps de répondre, car la sonnerie retentit. 

Chapitre 2

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°25 (2e édition) Thème : Tour du monde

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

24) Dimanche, un thème : le tour du monde

C’était le jour du voyage. Ils avaient décidé de prendre le Transsibérien. Ils n’avaient encore jamais rien fait de tel. Ils voulaient visiter des pays où ils ne seraient jamais allés en principe, faire des choses qu’ils n’auraient jamais eu l’occasion de faire lors de leurs vacances habituelles. Ils voulaient sortir des sentiers battus (des leurs, en tout cas) et faire un tour du monde en train. Ils avaient décidé cela depuis longtemps, mais elle se sentait nerveuse à l’idée de partir, finalement. Elle n’avait pas vraiment réalisé ce qu’elle et sa bande d’amis allaient faire. Ils allaient vraiment partir pour un voyage qui allait durer bien plus que la semaine qu’elle prenait pour partir à la mer d’ordinaire. Cela allait être très différent de d’habitude. Mais ça avait été leur argument, justement. Bousculer un peu les habitude, découvrir de nouveaux endroits, des cultures, bouger plus que d’ordinaire.

C’était le jour J, le jour du départ. Et bien sûr, tout ne se passait déjà pas comme sur des roulettes. Ils avaient déjà failli rater le train parce qu’ils n’avaient pas réussi à trouver l’endroit où le trouver parce qu’ils ne parlaient pas russe, et l’un d’entre eux avait déjà perdu l’un de ses sacs. Une fois dans le train, ils se rendirent vraiment compte de ce dans quoi ils s’engageaient. Ils allaient être dans ce train pendant une semaine environ. Ils jouèrent souvent aux cartes pour tuer le temps, profitant des arrêts pour faire des photos. Chaque fois que le train s’arrêtait, ils voyaient un paysage différent des précédents et magnifique, du moins c’était son avis. Elle s’amusait beaucoup à bord du train. C’était toute une aventure, et elle n’aurait jamais cru faire ça un jour. Ses amis étaient bien de son avis. C’était une très belle expérience. Ils avaient déjà des amis dans leur wagon, des amis qui parlaient anglais et quelques mots de français. Ils apprirent beaucoup d’eux.

A la fin du voyage, elle se sentit grandie. Elle avait vraiment fait un beau tour du monde, du côté de l’Asie, bien sûr. Cela lui donna envie de voyager plus encore, elle qui n’aurait pas eu envie de sortir de chez elle avant. Cela avait réveillé la voyageuse qui sommeillait en elle. Elle fut très contente de son voyage.

La page du défi

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°24 (2e édition) Fantasy en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

24) Ecrire de la fantasy en 15 mots

Le dragon se releva soudain, crachant de grosses flammes et détruisant tout autour de lui.

Autres essais :

  • Quand la Reine fut menacée, le soldat révéla ses pouvoirs pour la protéger de l’ennemi.
  • C’était un monde extraordinaire : des licornes volaient aux côtés des parapentes, la magie était partout.

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