Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°11 (2e édition) Thème : Fumée

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

11) Thème : fumée

Flora les vit arriver de loin. Elle vit le nuage de poussière. Elle vit la panique, les bousculades. Elle fronça les sourcils. Que se passait-il ? Depuis qu’elle était venue s’installer en pleine nature avec ses parents, elle avait vu un certain nombre de choses étranges, mais ce qu’elle voyait actuellement n’avait aucun sens pour elle. Ils semblaient tous fuir quelque chose, venant de la même direction, et ne semblant pas vouloir s’arrêter pour expliquer. Elle sentait qu’il pouvait y avoir un danger, mais elle décida d’attendre qu’ils soient passés pour y voir plus clair (à cause de la poussière qu’ils soulevaient, elle n’y voyait pas à cinq mètres de distance) et ainsi voir ce qui leur avait fait si peur.

Elle les regarda donc passer, interloquée. Elle les avait vus se comporter bizarrement maintes et maintes fois, mais cette fois-ci remportait facilement la palme. Qu’est-ce qui pouvait les effrayer tous de la sorte ? Elle allait appeler ses parents pour leur demander la raison de cet étrange comportement, quand elle la vit. Au loin, derrière la foule fuyante, il y avait de la fumée. Une épaisse fumée. Voilà donc ce qui les faisait courir comme ça. Les amiraux n’avaient pas pour habitude de fuir tous ensemble comma ça. A part peut-être si un incendie s’était déclaré quelque part. Ils n’avaient pas le choix, il leur fallait fuir.

Flora se mit à courir dans la direction de la cabane d’observation, lieu où elle se trouvait avant que les évènements ne débutent. Elle y serait plus à l’abri que dehors. Les animaux couraient, affolés, les plus petits comme les plus gros, mieux valait ne pas être sur leur chemin. Elle préférait ne pas finir écrasée au sol. Elle sortit son talkie walkie, le seul moyen pour communiquer ici, et elle appela ses parents. Elle avait été en train d’observer les oiseaux toute l’après-midi, ayant laissé sa mère dans leur maison et son père quelque part dans les alentours.

Ce fut sa mère qui lui répondit. Flora lui raconta ce qu’elle voyait actuellement par la fenêtre. Sa mère lui dit qu’elle allait contacter son père, car elle n’était pas au courant d’un incendie dans les environs, elle s’était promenée un peu plus tôt et n’avait vu aucune fumée. Cela ne venait donc pas des alentours de la maison. Flora soupira de soulagement. Elle regarda la file d’animaux courir loin du danger, attendant que sa mère la rappelle. Cinq minutes plus tard, le talkie walkie se fit entendre. Flora entendit alors sa mère lui dire qu’il n’y avait aucun incendie, et qu’il fallait qu’elle aille voir au laboratoire de son père, qu’elle comprendrait.

Interdite, Flora fit ce que sa mère lui demandait. Arrivée sur place, elle toussa. Ainsi donc, la fumée venait de là ! Elle vit bientôt son père sortir du petit bâtiment, le visage couvert de quelque chose qui avait visiblement explosé. Tout s’expliquait ! Son père avait encore essayé une de ses expériences, et l’explosion avait dû provoquer de la fumée, faisant croire à tous ces animaux qu’un incendie s’était déclenché quelque part !

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°10 (2e édition) Romance historique en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

10) Ecrire une romance historique en 15 mots

« Par Toutatis, ce matin, il parlerait à la fille qu’il admirait de loin, c’était juré. »

Mes autres essais que j’ai trouvés un peu moins joyeux :

  • J’avais toujours aimé mon amie d’enfance, mais son futur mariage royal avait brisé tous mes espoirs.
  • Ils s’échappèrent pour vivre leur amour loin du Roi, loin de ses menaces de mort.

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Le destin, ce puzzle

Hope

Every night she went there. Every night she had to come home. Every night she hoped. And every night it was the same. She would look at the horizon, she would stay there for hours, and nothing ever happened. It never happened. So why did she come back there every time? Mystery. She herself wasn’t so sure anymore. What was she really waiting for? What did she want to happen? The more time passed, the more she was lost. She had hoped so much, and it had not happened. In fact, she was beginning to seriously think that it would never happen. She really wished that one day, looking at the sea from the beach, she would see something unusual. Something that would make her smile. Something that would make her run towards the water. Something that was just a dream. And dreams, we always ended up coming out of them. By waking up. Her dream, it imprisoned her. She came back every day to see if something was going to happen by the sea, making the water shake and disrupting her life. 

It had already been turned upside down for the first time, her life. She wasn’t sure if she could handle that kind of big change again. That was why she wasn’t sure she wanted something to actually happen. In addition to waiting every night, she would check every day to see if the ship carrying the food and letters had any mail for her. Of course, she could have waited for the city hall employee to make his rounds, but she didn’t want to wait. Tonight, she was still on the beach, and she was hoping. As always. That this person was going to come back. Or at least send her a letter. To give a sign of life after her departure from the island by announcing a quick return. This person had already left 5 years ago. And she was still waiting. Her life had stopped because of this person. 

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Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°9 (2e édition) Défi sablier 20 min

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

9) Défi sablier : écrire une histoire courte en 20 minutes

Elle quitta la maison. Elle ne savait pas bien où elle allait aller, et pourtant elle se sentait bien, déterminée à arriver. D’habitude, elle détestait aller quelque part au hasard, comme ça. Mais au fil des années, elle avait un peu changé, et voilà que partir à l’aventure ne la dérangeait plus vraiment. Elle avait souvent vu des films où les héros partaient de chez eux sans aucune préparation, un peu comme elle était en train de faire aujourd’hui. Elle savait bien que ce n’était pas forcément une bonne idée, mais quelque part, elle voulait se prouver que c’était possible, de sortir simplement de chez soi et d’aller quelque part sans vraiment réfléchir à l’endroit où on allait.

C’était ça, en réalité, la véritable liberté. Pas forcément celle de choisir sur une carte où on allait, mais plutôt celle de ne pas réfléchir, de sortir, et simplement de partir. Ne pas savoir où, mais simplement poser son pied hors de la maison et laisser ses pieds ou bien la voiture mener au but final. Elle ne voulait pas encore rester chez elle, elle était bien assez restée chez elle pendant ces derniers mois. C’était une autre raison pour laquelle elle ne voulait pas décider d’un endroit. Elle en avait assez, de réfléchir. C’en était trop. Elle se sentait enfermée, elle avait besoin de voir la nature, besoin de spontanéité, pour changer. Pour aller au supermarché, elle avait eu à réfléchir, avant. Quand elle n’avait pas pu sortir à cause du confinement. Maintenant, elle pouvait aller où elle voulait, mais porter un masque dans les lieux public. Eh bien, elle éviterait les lieux publics.

Elle sortirait de la ville, c’était décidé. Elle ne voulait pas avoir à porter un masque, elle détestait ça, c’était bien trop agaçant. Elle ne pouvait pas respirer, elle transpirait, et elle avait toujours envie de se gratter. C’était maladif. Donc elle pouvait aller partout, sauf à un endroit où elle devait porter un masque. Elle n’était pas sortie de chez elle pour aller s’enfermer à nouveau ! Elle voulait voir la nature, la sentir, la toucher. Elle voulait, pour une fois, voir autre chose que ces quatre murs et ses meubles. Elle voulait voir les arbres, les fleurs, même les mauvaises herbes. Elle était restée enfermée trop longtemps. Elle sortit donc, prenant sa voiture. Si elle partait à pieds, elle ne serait jamais sortie de la ville, elle était bien trop étendue. Elle voulait donc prendre la voiture pour pouvoir aller plus loin. Beaucoup plus loin, là où elle ne risquerait pas de croiser des personnes.

C’était amusant, quand même, de vouloir sortir pour n’aller voir personne, pour éviter de voir des gens. C’était assez contraire à la logique humaine, non ? Mais ces derniers temps, tout avait changé. Vraiment tout. Rien ne serait plus jamais pareil, de toute manière. Les interactions entre êtres humains allaient changer, c’était même déjà fait. Et elle ne pouvait rien y changer. Elle avait juste à suivre la marche et à constater qu’elle ne ferait jamais certaines choses de la même manière. Jamais. Elle démarra la voiture, se forçant à ne pas penser où elle allait. Elle fit quand même attention à ne pas rentrer dans les trottoirs. Elle suivit les rues, tournant chaque fois au hasard. Elle finir par sortir de la ville.

Elle se retrouva entre deux villes. Elle regarda la nature réapparaître, fascinée. C’était comme si la nature était en train de revenir à la vie. Ces longs mois lui avaient fait du bien, apparemment. Elle roula pendant encore plusieurs minutes, tournant plusieurs fois au hasard. Elle finit par arriver à un endroit où un panneau lui indiquait une forêt. Curieuse, elle y tourna. Elle ne connaissait pas. Elle ne savait même pas où elle était. Elle utiliserait sans doute le GPS en revenant. Elle gara la voiture, en descendant d’un bond. Elle respira un grand coup. Elle avait quand même pris un masque au cas où elle croiserait quelqu’un. Ce confinement l’avait rendue très méfiante. Elle ferma la voiture, s’éloignant bientôt du parking. C’était le début de l’après midi. Elle entra dans les bois, respirant à fond.

Elle regarda les arbres, se réjouissant d’avoir eu cette idée. Elle alla prendre les fleurs en photo, inventant une histoire à chacune d’elles. Elle se promena ainsi pendant plusieurs heures. Elle ne répondit pas au téléphone quand une de ses amies essaya de l’appeler. Elle continua à marcher, ne faisant qu’un avec la nature. Elle était arrivée chez elle. Plus de confinement, plus de masques. Elle était bien. Le soleil brillait, il faisait beau. Elle finit par répondre à son amie, lui disant qu’elle était partie se promener, qu’elle reviendrait avant la nuit. Elle ne fit demi tour que quand elle commença à se sentir fatiguée. Elle reprit alors la voiture, rentrant chez elle. Elle ne mit pas très longtemps, car elle avait en fait beaucoup tourné en rond avant d’arriver à ce petit bois sympathique.

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°8 (2e édition) Histoire dans un aéroport sans écrire certains mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

8) Ecrire une histoire qui prend scène dans un aéroport sans écrire les mots avion, vacances, vol, hôtesse

Il était trop tôt. Bien trop tôt. Elle était encore beaucoup trop endormie pour ça. Mais pourquoi était-elle là ? Ses yeux n’arrivaient même pas à s’ouvrir. Le soleil ne devait pas être levé à cette heure-ci. Impossible. Elle était formelle. Elle ne savait même pas comment elle avait fait pour arriver jusque là avec son sac. Ni même comment elle avait pensé à prendre son sac avant de quitter la maison. Elle n’avait pas envie d’être là, mais elle était obligée. Elle avait un meeting à l’étranger, elle devait remplacer son chef qui avait un empêchement.

Le bruit ambiant était en train de lui provoquer une migraine qui envahissait petit à petit son cerveau déjà fatigué par l’heure matinale. Un enfant pleurait, une mère essayait de le faire taire, mais rien ne marchait. Ses maux de tête n’allaient certainement pas partir, avec tout ce ramdam ! Les gens parlaient entre eux, ce qui, s’ils avaient été trois ou quatre, aurait été un tout petit bruit, mais ce qui dans cette situation où une centaine de personnes attendaient au même endroit, provoquait bien plus de bruit que ce qu’elle pouvait supporter, surtout à cette heure et en ayant un cerveau déjà traumatisé alors que la journée n’avait pas commencé.

Oui, car à cette heure-ci, la journée n’avait pas débuté selon elle. C’était encore la nuit. C’était inhumain, de faire venir les gens à cette heure, pratiquement à l’aube ! Les bruits émis par les êtres humains frais et dispos à côté d’elle étaient amplifiés par la salle dans laquelle ils se trouvaient. Le plafond devait être un peu trop haut. De temps à autre, des annonces étaient faites. Des informations cruciales qu’elle se forçait à écouter pour ne pas rater quelque chose et ainsi éviter de stresser plus tard.

Elle entendait en continu le bruit des décollages. Elle aurait bien acheté un journal au kiosque pour le trajet, mais elle n’avait pas la force de se lever, du moins pas maintenant. Elle se lèverait quand ce serait nécessaire. Pas avant. Elle regarda les gens aller et venir, histoire de faire quelque chose pour tromper son ennui.

…Elle ouvrit soudain les yeux. Oh non, elle s’était endormie ! Se redressant, elle regarda autour d’elle, constatant que les bancs s’étaient beaucoup vidés, et que de nouvelles personnes se trouvaient à présent à côté d’elle. Paniquée, elle courut au bureau d’informations, et ce qui lui fut révélé la fit courir dans le bâtiment, courir plus vite que jamais, arrivant juste à temps pour donner son billet et enfin quitter ce fichu bâtiment pour embarquer.

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Le destin, ce puzzle

En ligne, on perd le fil ch4

Les réunions en ligne, il l’avait appris il y a un moment déjà, ce n’était jamais vraiment aussi calme qu’il y paraissait. Même si on voulait être calme, on ne pouvait pas toujours l’être. Il avait déjà testé plusieurs problèmes techniques différents, comme par exemple l’écho qui avait fait des siennes pendant une conférence vidéo d’une heure et demie, et il avait eu beaucoup de mal à retenir son fou rire à cause de la voix que cela faisait à l’organisateur. En regardant autour de lui, il avait constaté que les autres participants étaient dans le même état que lui. Les problèmes de son, il connaissait donc déjà. Et il attendait de voir ce que cette réunion allait lui apprendre de nouveau sur les appels vidéos et leurs problèmes techniques. En cinq réunions, il avait l’impression d’avoir tout vécu. Que pouvait-il vivre de plus ? Il avait dû déjà passer par toutes les possibilités d’échec de connection, de perte de son, de perte d’image…Il attendait donc de voir ce qui allait se passer. Le début de la réunion se passa bien, il se détendit donc un peu. Erreur ! Une seconde suffit pour que tout bascule. Un des participants posa une question, et, pour une raison ou pour une autre, sa phrase réveilla l’assistant vocal qui se trouvait dans le salon. Il avait oublié de le débrancher, et il le regretta bien vite.

La question déclencha l’assistant vocal qui essaya d’y répondre à sa manière. Mais comme il s’agissait d’une question rhétorique, il ne put pas vraiment y répondre de façon claire. Le résultat fut plutôt drôle, et après une seconde de silence complet du côté de l’appel vidéo, la réponse de l’assistant fut saluée par des rires.

Quand le calme revint, tout le monde avait coupé son micro et était très certainement encore en train de rire de l’absurdité de la situation, en train de se dire qu’il ou elle allait raconter ça ce soir à table, pendant le dîner, car c’était trop drôle. Donc le calme n’était pas exactement revenu, mais en apparence, oui. Soudain, le chef posa une question, et là, le calme apparent se transforma bien vite en une tempête de mots. L’écho n’était miraculeusement pas revenu, mais comme tout le monde essayait de parler en même temps, personne ne s’entendait. Cela dura cinq minutes, et tout à coup, tout redevint silencieux, tout le monde s’étant tu en même temps. Le chef n’avait même pas pu avoir la réponse à sa question. Cet appel vidéo allait encore entrer dans les annales….

La réunion reprit, et chacun fit comme s’il ne s’était rien passé, c’était une habitude qu’ils avaient pris pour éviter de perdre trop de temps. Déjà que les problèmes techniques n’avaient de cesse de les ralentir dans l’avancée de leur travail, ils n’allaient pas en plus en discuter pendant des heures. La réunion reprit donc, et tout le monde crut que ce serait calme ensuite, et qu’il n’y aurait pas besoin de prolongation comme la dernière fois à cause d’un incident qui avait empêché tout le monde de s’exprimer sur son avancée dans le travail. Mais généralement, dans ces réunion, les incidents arrivaient sans prévenir, et donc ils pouvaient arriver les uns à la suite des autres. Là, ce fut un collègue qui avait oublié de couper son micro après son intervention. Il le regretta ensuite, car sa fille passa apparemment dans le couloir, se mettant à chanter très fort (et très faux) une chanson à la mode quelconque. Bien évidemment, il s’empressa de couper. Mais le mal était fait. Il eut d’ailleurs bien du mal à retrouver le bouton qui retirait le son, dans son trouble. La réunion reprit tant bien que mal après cinq minutes de flottement, à savoir de collègues qui discutaient de l’interruption soudaine en riant. Non, vraiment, cet appel vidéo allait recevoir la palme de l’appel le plus perturbé qu’ils aient jamais eu à ce jour.

Chapitre 5

Premier chapitre

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°7 (2e édition) Histoire inspirée d’une chanson

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

7) Ecrire une histoire inspirée de la première chanson que vous entendrez à la radio

Chanson : Si on disait, M. Pokora

Un appel sans réponse. Un silence pesant à la place de la voix enjouée qui avait autrefois animé l’appartement. Un vide écrasant. Et puis tout à coup, la réconciliation. La joie qui revenait dans leur vie. Ils avaient déjà vécu cela plusieurs fois, et tout recommençait à chaque fois. Mais cette fois-ci, ils se séparaient vraiment. C’était pour de bon.

Leur relation avait été une boucle sans fin. Heureusement, ils avaient fini par s’en rendre compte. Ils avaient constaté qu’ils se faisaient du mal l’un à l’autre. L’être aimé était toujours là, mais ils s’étaient tous deux éloignés sans vraiment s’en rendre compte. Leur relation existait toujours, mais elle était plus faible, presque inexistante. Ils s’accrochaient encore vaguement à un espoir, à quelque chose qui n’était plus là. Ils n’habitaient plus ensemble depuis un moment, mais ils se voyaient parfois, aussi perdus l’un que l’autre. Ils faisaient n’importe quoi, voilà ce qu’ils faisaient.

Ils voulaient que tout soit comme avant. Mais rien n’était comme avant.

Ils avaient déjà essayé de recommencer, plusieurs fois, même, mais rien n’avait marché. Ils étaient coincés dans cette sorte de boucle infernale, ne se rendant pas compte qu’ils avaient déjà parcouru tout le chemin possible, qu’essayer d’aller plus loin ne les rendrait pas heureux. Ils y croyaient toujours, ne voyant pas que leurs efforts étaient futiles. Leur temps avait passé. Leurs multiples disputes résonnaient encore dans l’appartement.

A présent, ils s’étaient libérés de leur cycle sans fin. Il ne restait plus rien, juste les souvenirs heureux. Le passé. Le futur serait bientôt là, plein de surprises. Mais ce futur se ferait loin de l’autre. Ils avaient appris à communiquer, à s’avouer qu’il valait mieux que leurs chemins se séparent.

(Je crois que je me suis un peu écartée de la chanson)

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°6 (2e édition) Histoire d’horreur en 15 mots

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

6) Ecrire une histoire d’horreur en 15 mots

Bon, ça n’a pas été facile, et j’ai écrit je ne sais combien de phrases avant d’en trouver une qui selon moi, pourrait ressembler à ce que doit être une mini fiction. Je vous mets aussi mes autres essais.

  • Quand elle vit la silhouette derrière elle sur l’écran de l’appel vidéo, c’était trop tard.

Mes autres essais :

  • Sur la photo : sa chambre, et un monstrueux visage collé contre la vitre derrière elle….
  • Lumière clignotante, pas lourds, odeur atroce, une chose était sûre : elle n’était pas seule ici.
  • Tête tournée, ses yeux fixes posés sur lui : cette poupée ne le lâcherait plus jamais.
  • Marchant seule dans la rue, elle ne vit pas l’ombre aux yeux rouges qui l’observait…

Honnêtement, j’en ai rayé tellement, que je ne sais plus trop ce qui est correct ou non.

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Le destin, ce puzzle

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°5 (2e édition) Writing prompt

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

5) Writing prompt : Vous recevez une lettre anonyme vous indiquant que dans trois jours vous mourrez

Ce matin-là, tout était normal. Du moins en apparence. Tout avait commencé comme un matin comme les autres. Je m’étais préparée pour aller au travail, j’avais mangé, et je m’apprêtais à partir, quand soudain, je décidai d’aller voir ma boîte aux lettres. Je n’allais en principe jamais voir ma boîte aux lettres, oubliant trop souvent que j’en avais une, m’en rappelant seulement quand j’avais quelque chose à attendre. La plupart du temps, les lettres s’entassaient donc dans ma boîte aux lettres, et je les en sortais beaucoup plus tard, quand quelqu’un (ma mère, mon frère, un ami, cela dépendait de qui était présent à la maison) me rappelait qu’il fallait rentrer le courrier. Je n’allais donc pas souvent voir ma boîte aux lettres. Et ce matin-là, comme si j’avais eu un sixième sens, j’y étais allée. Bizarre, non ? Je n’aurais sans doute jamais vu cette lettre sans ça.

J’allai donc à ma boîte aux lettres, prenant la pile de lettres qui s’y morfondaient déjà (je n’y étais pas allée depuis une semaine au moins). En entrant à nouveau dans la maison, je posai les lettres sur la table. Je les passai en revue, en cherchant une qui ne serait pas une facture, histoire de trouver quelque chose d’interessant pour bien commencer la journée. Une enveloppe attira mon attention. Je la pris, l’ouvrant aussitôt. Là encore, sixième sens ? Eh bien peut-être, après tout. Car ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait recevoir ce genre de lettres. Choquée par ce qu’elle contenait, je me figeai, interdite. La feuille me glissa des doigts. Là, bien au centre de la feuille, une phrase était écrite en gros caractères : « TU MOURRAS DANS TROIS JOURS ». Et c’était tout. Ce n’était même pas une menace, c’était formulé comme si c’était un fait. Dans trois jours, apparemment, je mourrais. Je ne ramassai même pas la lettre, trop perturbée par ce que je venais d’y lire. Marchant comme un robot pas huilé, je me laissai tomber sur le canapé, soudainement épuisée, comme si je venais de rentrer d’une journée de travail harassante. La mystérieuse lettre m’avait vidée de toute énergie. Ce pouvait être l’oeuvre d’un plaisantin, mais ce pouvait aussi être une sorte de menace déguisée.

J’appelai mon frère pour lui raconter ma mésaventure, lui envoyant aussi une photo de ladite lettre, étant revenue dans la pièce où je l’avais laissée, voulant vérifier que j’avais bien lu. Il se mit à rire. Il me dit de ne pas m’inquiéter, qu’il avait déjà reçu des lettres comme celle-là, et qu’il ne lui était jamais rien arrivé. C’était peut-être une pub pour un futur livre ? Eh bien, si c’était ça, les écrivains avaient une drôle de manière de faire de la publicité. Je n’étais pas très convaincue par ce qu’il me disait, mais cet appel m’avait calmée. Je pus rationaliser. Ce n’était sans doute qu’un plaisantin. Rassérénée, je partis au travail sans plus y penser, jetant la lettre à la poubelle après l’avoir déchirée en petits morceaux.

Je n’y repensai que le lendemain matin, quand je reçus une nouvelle lettre. Même genre d’enveloppe que la fois précédente, et même présentation. Mais les mots étaient légèrement différents. A nouveau, je pris peur. Mon frère m’avait rappelé d’aller voir mon courrier la veille au soir, et pour une fois, j’avais obéi. Pourquoi ? Mystère. En tout cas, je n’y étais pas allée pour rien. Car à présent, la personne m’indiquait l’heure de ma mort. « TU MOURRAS DANS DEUX JOURS À 20H ». Je me forçai à me calmer. La personne avait réutilisé presque le même texte que la dernière fois, sauf que cette fois-ci, une heure précise était indiquée. Et bien sûr, l’échéance s’était rapprochée. Le sentiment de malaise de la veille revint. J’envoyai une photo à mon frère qui, à nouveau, sembla simplement trouver ça drôle.

Je ne compris que quand la dernière lettre arriva. Cette fois-ci, le morceau de papier ne comportait qu’une adresse. C’était du même expéditeur, car les enveloppes étaient les mêmes et la même police de caractère était employée. L’adresse me fit tout comprendre. J’avais oublié ! C’était en fait l’adresse de mon meilleur ami, à qui j’avais promis de venir jouer aux jeux vidéos le lendemain à 20 h. Comme j’avais tendance à oublier de venir, un peu comme j’oubliais le courrier dans la boîte aux lettres, il avait une fois plaisanté que la prochaine fois, il allait m’envoyer des lettres anonymes pour me le rappeler, ce serait sans doute plus efficace que les messages que je n’ouvrais jamais. J’oubliais souvent mon téléphone dans ma voiture, et puis j’aimais ma tranquillité. Je n’avais pas pensé une seconde qu’il le ferait vraiment ! Et mon frère devait être dans le coup, maintenant que j’y pensais. Il avait tendance à être plutôt protecteur, alors s’il n’avait pas appelé la police, c’était sans doute parce qu’il le savait ! Oh, ils allaient entendre parler du pays, ces deux là ! Et j’allais anéantir mon meilleur ami lors de notre partie sur notre jeu vidéo de combats préféré, ce n’était même pas une question. Le message aurait donc dû être « Tu gagneras dans trois jours à 20h ». Il se ferait bien évidemment éliminer, surtout après que j’aie découvert le pot aux roses.

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Le destin, ce puzzle

En ligne, on perd le fil ch3

Quand le chef n’était pas là, les souris dansaient. Non, les collègues dansaient. Il s’en passait, des choses, lorsque le chef n’était pas dans la réunion. Un appel vidéo était une bien trop bonne occasion de faire n’importe quoi, même si toutes les personnes présentes (virtuellement) étaient adultes. Enfin on pouvait se demander si elles l’étaient vraiment, étant donné l’agitation qui régnait simplement parce que le chef tardait à arriver. Il avait annoncé avoir dix minutes de retard, et donc l’appel avait perdu toute l’ambiance studieuse du début. Certains collègues s’étaient mis à essayer des filtres par jeu, et l’un d’entre eux n’arrivait plus à retirer le sien. Et donc lorsque le chef finit par arriver dans l’appel, le collègue en question avait de grands yeux et un tout petit menton. Tous les autres collègues se mordaient les lèvres pour le pas rire. Mais le fou rire les atteignit bientôt tous et le chef dût leur dire de couper leur caméra pour se calmer un peu. Mais ce ne fut pas le seul problème technique durant cet appel.

Après une demi heure de calme (relatif), le second incident survint. Il s’agissait alors du plus grand ennemi d’un appel vocal à plusieurs : l’écho. Apparemment, quelqu’un avait laissé le son allumé ( alors qu’il fallait le couper pour éviter les problèmes d’écho, justement), causant ainsi un écho fantastique, et le chef perdit encore une demi heure à chercher qui avait mis le son. Il ne put pas repérer la personne tout de suite car l’appel comptait beaucoup de personnes. C’était peut-être là le problème. La voix du chef se multiplia donc pendant plusieurs minutes, déclenchant à nouveau un fou rire chez certains collègues. Comme quoi, l’absence d’image ne les avait pas calmés.

L’incident final qui clôtura cet appel vidéo déjà très perturbé fut l’arrivée du chat d’un des participants. Lorsque ce dernier eut le dos tourné pour attraper un dossier, l’animal fit tomber l’ordinateur. Juste après, la connexion se coupa. La dernière chose que les participants de la vidéo virent, ce fut la tête du chat qui se rapprochait de l’écran. Puis plus rien.

– Game over ! , plaisanta soudain l’un d’entre-eux en prenant une voix d’outre-tombe.

Chapitre 4

Premier chapitre