Flexible (Série lettres 3 : 6/26)

C’était un employé modèle. Meilleur que tous les autres. Non pas qu’il soit plus doué dans son travail. Non. Il était simplement celui qui restait le plus longtemps au travail. Celui qui faisait beaucoup d’heures en plus alors que les autres étaient partis depuis longtemps. Celui qui était seul, et donc qui n’avait personne qui l’attendait chez lui. Celui qui était une véritable aubaine pour l’entreprise. Celui qui s’ennuyait quand il rentrait le soir, et qui restait donc chaque jour un peu plus tard pour éviter cet ennui qui l’énervait.

On lui avait proposé un système d’horaires flexibles pour qu’il puisse rester plus longtemps sans que ce soit trop considéré comme des heures supplémentaires. C’était un tout nouveau système qui n’allait sûrement pas durer longtemps, car il exploitait les employés et ne faisait absolument rien en leur faveur. Mais lui le trouvait très bien. Il pouvait rester le soir autant qu’il voulait. Mais le fait que ses heures supplémentaires n’étaient pas payées n’avait pas paru le perturber.

Après avoir parlé avec lui, ses collègues se rendirent compte qu’il ne s’était pas rendu compte que ses heures supplémentaires n’étaient plus comptées. Ils allèrent tous s’en plaindre à la direction, lui y compris car il avait enfin saisi que l’entreprise profitait largement de lui. Il alla parlementer avec le directeur, et il fit jouer ses droits. Il réussit à se faire payer toutes ses heures supplémentaires et il démissionna juste après. Il en avait assez de se faire avoir.

Et vous, que pensez-vous de cette histoire ?

Série lettres 2

Engrenage (Série lettres 3 : 5/26)

Il ne s’en était tout simplement pas rendu compte. Il aurait dû le voir, pourtant. C’était plutôt évident. Mais il était entré dans leur « jeu », comme ils l’appelaient, et il n’avait pas vu ce dans quoi il s’engageait exactement. A présent qu’il le savait, il était choqué par ce qu’il avait fait jusqu’ici. Il voulait sortir de cette boucle infernale, mais il ne pouvait pas. Il avait perdu les plans. Il n’y en avait probablement pas. En entrant dans leur jeu, il avait fait une énorme erreur.

Il ne pourrait sans doute jamais en ressortir. C’était un véritable piège. Il ne l’avait pas perçu comme ça, à l’époque où il était devenu leur ami et où il avait commencé le trafic. Mais étaient-ils vraiment amis, au fond ? Probablement pas, en fait. Il était entré dans un engrenage, et personne ne pouvait sortir d’un engrenage, personne ne pouvait arrêter un engrenage, à moins d’être à l’extérieur de ce dernier. Alors comment faire ? Il était à l’intérieur, sans aucune possibilité d’en ressortir.

Il enviait ceux qui ne s’étaient pas faits avoir comme lui, ceux qu’il avait pris pour des imbéciles au début. Ceux qui en fait étaient les plus intelligents et qui avaient vu l’arnaque de très loin. Ils avaient essayé de le prévenir à plusieurs reprises, mais cela n’avait eu aucun effet sur lui. Il ne les avait pas écoutés. Il aurait dû. Il croyait qu’ils disaient n’importe quoi, mais leurs paroles avaient du sens, à présent. Il aurait vraiment dû les écouter.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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French version

He had to, he knew it. He really would have preferred not to. It was far from being his favorite activity. Of all the sports available, why did the teacher choose this one? He hated sports and he had just found a sport that he hated even more than sports in general.

A week before, they had been sitting in a circle in the gym, tired but happy that this class, which was hard for some of them to bear, was over when the teacher had announced it. The next week they would be doing orienteering! He had said it with such enthusiasm, that the students could almost have thought it was the best sport in the world. Most of the students seemed happy to hear that, swept away by the teacher’s joy. But not the teacher. He wasn’t the best at racing, and he couldn’t even find his way around a city, so why would he do better in the woods? If the two words that make up the name of the activity pushed him away, the activity itself was bound to destroy him.

On the day of the activity, the teacher was just as happy. On the other hand, some of the students, seeing the temperature outside and the thickness of the clothes they had brought, felt strangely worse than when the activity had been announced by the teacher. He was happy to see that he was not the only one to find this sport awful, even before the orienteering race began.

The teacher, dressed warmly in his colourful jacket, began his explanation. The goal was to punch their sheet and get back to the starting point first. All this while running and guiding themselves with the help of a map and a compass.

He sighed. He hated running, he couldn’t read a map or orient himself, and no matter how hard he searched, he couldn’t remember how a compass worked. Oh yes, he did! The red arrow was pointing north! He had better find a good team… The teacher said it was time to make up the teams. And so he made them himself.

He ended up with a team in which no one could read a map or use a compass. Well, good start! The departure was announced. Each team left on its own side, its precious map, the compass and the punch sheet in its hand, the not very sure step because almost nobody had done an orienteering race before.

He reflected. Well, the principle was rather simple, in fact. They had to find the beacons on the way. But it was better not to get lost in the woods…

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Dialogue (Série lettres 3 : 4/26)

Il avait du mal à communiquer avec les autres, et ce depuis assez longtemps. Pendant ses jeunes années, il avait été l’enfant discret, l’enfant silencieux. Pas aussi bruyant et chahuteur que ses camarades. Pas aussi agaçant. Pas aussi vivant ? Ses parents l’avaient souvent encouragé à aller vers les autres, à jouer avec les enfants de sa classe, à s’amuser. Ils ne le poussaient pas à devenir un gamin dissipé, mais presque. Car il était le contraire. Tout le contraire. C’était comme le jour et la nuit. C’était différent et cela n’allait pas ensemble.

Il ne jouait donc pas beaucoup, voire même pas du tout avec les autres enfants. Il n’en voyait pas vraiment l’intérêt. Ils étaient bien trop différents. Trop nombreux. Trop incompréhensibles. Il préférait jouer seul. Il savait très bien le faire. Et tout le monde s’en contentait. Il avait continué ainsi même en étant adulte. Le jour et la nuit ne se mélangeaient pas, pourquoi le ferait-il ? Ouvrir le dialogue avec les autres lui paraissait quasiment impossible. Bien sûr, il lui arrivait de parler avec des gens, mais seulement quand c’était vraiment nécessaire. Il ne s’était pas fait d’amis jusqu’ici.

Ce ne fut que bien après, pendant sa retraite, qu’il se rendit compte qu’il avait raté beaucoup d’occasions d’avoir des amis. A ce moment là, il commença à s’intéresser aux autres. Il se fit un ami. Un très bon ami qui ne le quitta ensuite pas d’une semelle. Il rattrapa le temps perdu. Avant qu’il ne soit trop tard.

Et vous, avez-vous un grand groupe d’amis, ou bien quelques amis proches ?

Célébrer (Série lettres 3 : 3/26)

Il s’assit à sa table. C’était le soir de Noël. Il était seul. Cela faisait des années qu’il fêtait Noël seul. Et toutes les autres fêtes aussi. Sans exception. Il ne s’était pas rendu compte qu’il était si seul. Quand est-ce que cela s’était produit ? Quand avait-il cessé de fêter Noël et toutes les autres fêtes de l’année avec sa famille ? Que s’était-il passé exactement ? Il ne le savait pas vraiment. Cela avait dû se faire progressivement. Sans qu’il le voie vraiment. Il s’était habitué à ne plus célébrer les fêtes avec d’autres personnes. Ce qui était quand même un des grands principes des fêtes.

Le temps avait fait son oeuvre. Selon son expérience, le temps finissait toujours par tout détruire, par faire disparaître tout et tout le monde. Quand il était enfant, il avait participé à de grandes fêtes familiales. À l’époque, il les trouvait ennuyeuses et surtout très longues. Heureusement que les cousins venaient aussi ! Les longs repas ne sont souvent pas du goût des enfants. Certains adultes ne les aiment pas vraiment non plus. Il ne les aimait toujours pas à ce jour, mais il aurait donné n’importe quoi pour avoir sa famille avec lui en ce jour de Noël, pour ne pas être aussi seul.

Et vous, avez-vous des souvenirs particuliers sur Noël ?

Série lettres 2

DDLA#3 « L’histoire qui fait peur »

(venant du blog de Pandora Black)

DDLA

Elle n’y croyait pas. Elle avait un esprit fermé sur le sujet, et elle ne croirait jamais que les fantômes pouvaient exister. Les villageois pouvaient bien s’amuser à lui raconter toutes les histoires du monde, et dire que la maison qu’elle avait décidé de louer là haut sur la colline était hantée, elle ne les croyait absolument pas. Elle croyait ce qu’elle voyait. Pas les fables véhiculées par des personnes qui s’ennuyaient dans leurs maisons toute la journée.

Elle prit donc le chemin de sa location. Sur l’annonce, elle avait eu l’air très jolie, et elle fut contente de la voir en vrai. Elle prit même une photo. Les lieux correspondaient bien à la description sur le site. C’était un endroit charmant et pas du tout effrayant, contrairement à ce que les habitants avaient pu raconter. Elle allait pouvoir passer de très bonnes vacances, comme prévu. Elle en avait bien besoin. Ici, elle ne serait pas dérangée. A part peut-être par la nature ? Tout semblait être très calme.

Elle arriva bientôt en haut de la colline, s’arrêtant pour respirer le bon air. Puis elle ouvrit la porte à l’aide de la clef que lui avait confiée la gérante de l’hôtel du village. Apparemment, les propriétaires de cette maison n’étaient jamais là, ils louaient leur bien en permanence. Et selon les dires des habitants, personne n’avait tenu plus d’une ou deux nuits là dedans, fuyant le plus loin possible. Mais cela ne l’avait pas inquiétée. Elle entra dans la maison.

La nuit arriva vite. Elle était en train de lire, quand tout à coup, elle entendit des coups à la porte. Posant son livre sur la table, elle alla ouvrir, étonnée d’avoir un visiteur à cette heure, surtout si la maison était constamment louée. Surtout si tout le monde en avait peur. Lorsqu’elle ouvrit le battant, elle ne vit personne. Etait-ce une blague ? Elle referma la porte en soupirant. Elle qui espérait des vacances tranquille….

Elle allait reprendre son livre, quand tout à coup, les lumières s’éteignirent. Une panne de courant, sans doute, pensa-t-elle. Elle chercha le compteur. Une fois qu’elle eut remis l’électricité, tout s’éteint à nouveau. Elle ne trouva pas comment tout rallumer, et elle dût chercher une bougie. Décidément, cela commençait très bien. En passant devant la fenêtre, elle vit soudain un visage pressé contre le carreau. Elle hurla, lâchant la bougie qui s’éteignit. Super. Elle la ramassa, essayant de retrouver les allumettes pour essayer de savoir ce qu’elle avait vu à la fenêtre.

Un cri lugubre la fit soudain sursauter. Elle se sentait bien moins tranquille que lorsqu’elle était entrée dans la maison. Peut-être que les légendes étaient vraies, après tout. Elle avala sa salive, devenant nerveuse, tout à coup. A nouveau, des coups à la porte se firent entendre. Ce fut comme un coup de tonnerre dans la maison silencieuse. Elle ne bougea pas, souhaitant fortement partir très loin de cette maison inquiétante. Elle n’entendait que son coeur battre. Le silence était revenu. Quoique…Etait-ce des pas qu’elle entendait ?

Se retournant lentement, elle se retrouva soudain nez à nez avec un homme. Il avait très transparent et maladif. Il avança vers elle en criant. Elle recula vivement, lançant sa bougie sur lui pour essayer de le faire partir. Mais la bougie passa à travers la silhouette de l’homme. Elle hurla, se rendant compte en une seconde que les histoires des villageois étaient tout à fait vraies. Elle ne sut jamais comment elle avait fait, mais elle courut jusqu’à la porte, l’ouvrant violemment et s’échappant de la maison. Elle courut vers le village. Il pleuvait, à présent. Elle arriva à l’hôtel. Elle était trempée de la tête aux pieds. La propriétaire de l’hôtel l’accueillit et lui proposa de passer le reste de son séjour là. Quelqu’un irait chercher ses affaires dans la maison. Elle avait visiblement l’habitude de recevoir les locataires de la maison sur la colline. La locataire tremblait à la fois de froid et de peur. Plus jamais elle ne retournerait dans cet endroit.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus

Juste un Halloween de plus chapitre 6

Dans le chapitre précédent….

Iris comprend que Marguerite déteste les films d’horreur et ne les regarde que pour faire plaisir à ses amis. Elle ne se moque pas d’elle, au contraire, elle tente de la rassurer. Astrid tente d’entrer en contact avec les esprits après le film, et des coups retentissent en réponse à sa question…

Même les plus aguerris dans le domaine semblèrent stupéfaits. Marguerite hurla, enfouissant sa tête dans le coussin. Iris se demanda brièvement si le coussin allait survivre. Elle aussi avait sursauté violemment. Elle ne s’était évidemment pas attendue à ce que quelqu’un réponde. Mais soudain, Astrid se mit à rire, révélant qu’elle avait frappé ces coups pour effrayer tout le monde. Marguerite la fusilla du regard, ne trouvant pas la blague drôle du tout. Iris avait elle aussi sursauté. Elle parvenait à supporter les films d’horreur car elle arrivait à se dire que ce n’était pas vrai, mais si le contenu des films d’horreur se passait aussi dans la vraie vie, elle n’allait pas adorer. Les autres se mirent à rire aussi, soulagés. Mais soudain, alors que l’atmosphère s’était à nouveau détendue, les lumières clignotèrent. 

Elle sursauta à nouveau. Elle avait cru que le surnaturel resterait en dehors de cette soirée, mais apparemment, elle avait sous-estimé sa malchance. Elle vit du coin de l’œil qu’Iris était à côté d’elle, l’air inquiet et agité. La pièce, auparavant chaleureuse, devint vite un endroit qui mit Maggie très mal à l’aise. Les lumières n’avaient de cesse de clignoter, ce qui rendait l’atmosphère du salon particulièrement lugubre. Astrid n’avait pas bougé, elle avait l’air stupéfaite. Et qui ne le serait pas. Cette fois-ci, ce n’était pas elle qui faisait des bruitages. C’était à priori une véritable manifestation surnaturelle. Maggie n’aimait vraiment pas cette situation. Au moment où elle allait demander aux autres si c’était vraiment ce qu’elle croyait, à savoir un fantôme, le salon fut plongé dans le noir. Maggie entendit un cri perçant. Elle n’y voyait plus rien. Elle entendait Sophie crier et Astrid bougonner parce qu’elle avait fait tomber son portable quelque part et que sans lui elle n’y voyait rien. Dominique cherchait à sortir de la pièce, mais il était difficile de se repérer dans le noir, alors elle l’entendit se cogner à plusieurs reprises. 

Où était passée Iris ? Elle n’entendait rien de son côté. Était-elle partie ? Maggie hurla lorsque quelque chose lui effleura le bras. Elle paniqua. Le fantôme était là ! Mais une voix lui dit de se calmer. Ce n’était qu’Iris qui tentait de comprendre où elle était. Astrid finit par retrouver son portable en trébuchant dessus. Heureusement,elle atterrit sur le canapé. Elle alluma l’application lampe en disant qu’elle espérait qu’il lui resterait de la batterie après ça. Elle éclaira les alentours. Puis elle alla voir les interrupteurs. Apparemment, les plombs avaient sauté. Elle déclara qu’elle s’en occupait, partant avec la lumière et laissant ainsi les autres dans le noir complet. Pendant son absence, une porte claqua, faisant sursauter Maggie pour la énième fois. Iris sursauta aussi. Elle cria. Soudain, la lumière se ralluma. Tout le monde fut ébloui, étant momentanément aveuglé.

Lorsqu’elle put à nouveau voir, Maggie hurla : une personne au visage monstrueux se tenait juste devant elle. Mais lorsqu’elle voulut le dire aux autres pour qu’ils fuient, elle constata qu’ils n’étaient plus là. Même Iris qui avait été en train de lui tenir le bras quand la lumière était revenue. Tiens, mais elle sentait encore quelqu’un lui tenir le bras ! Si ce n’était pas Iris, alors qui…? Se tournant, elle sentit son sang se figer dans ses veines. Un frisson d’horreur la parcourut. Elle était nez à nez avec une personne aux yeux étrangement rouges et à la peau très pâle. Elle hurla, se dégageant d’un mouvement paniqué et tombant au sol en voulant fuir. Elle les vit se rapprocher.…

Elle se réveilla en sursaut, se cognant presque la tête dans celle d’Iris qui était penchée sur sur elle. Maggie se redressa sur le canapé. Regardant autour d’elle, elle vit que tout le monde dormait, sauf Iris et elle bien sûr. La télévision était coupée et il devait être au moins une heure du matin. Iris lui dit que visiblement, elle avait eu un cauchemar à cause de tous les films qu’ils avaient regardé. 

Maggie se rappela alors qu’elle avait parlé à Iris, et qu’elles s’étaient mises d’accord sur le fait que leur petite rivalité n’avait ni queue ni tête. Elles avaient donc fait la paix au milieu du deuxième film, juste avant que Maggie ne s’endorme. Donc Maggie avait rêvé. Tant mieux ! Elle se recoucha, mais un objet venait d’attirer son regard. Elle se releva sur son séant. Là, sur la table, se tenait la planche d’Astrid, celle qu’elle avait utilisée dans son rêve. Mais était-ce vraiment un rêve ? 

Elle poussa un cri en la voyant, et Iris décida de sortir la planche de la pièce pour la rassurer. Elle lui dit qu’ils avaient juste joué avec quelques minutes avant de s’endormir. Mais alors qu’elle allait quitter la pièce, elle se retourna. Et là, derrière elle, Maggie crut voir une vision d’horreur, l’espace d’une seconde. La tête de la personne aux yeux étrangement rouges qui était supposée être restée dans son rêve. Mais elle se demandait de plus en plus s’il s’agissait vraiment d’un rêve. Les éléments de la réalité étaient tellement similaires ! Iris eut toutes les peines du monde à la calmer. Le lendemain, quand elles en parlèrent aux autres, ils assurèrent à Maggie que ce n’était qu’un rêve. Elle avait tout simplement rêvé d’un des films qu’ils venaient de voir. 

(Dites moi ce que vous pensez de cette histoire en commentaires, cela m’aidera à m’améliorer. Et si vous avez raté les autres chapitres, n’hésitez pas à aller les voir ici).

Chapitre 1

Money

French version

Money can’t buy everything. It was something that many people tended to forget.

In a castle located in such a mysterious country that was not written on any map lived a young girl and her parents. Her life was full of gifts, surprises, outings and fun. So her life was a perfect life for many girls her age who had never had the chance to live like that. But, for some reason that would have escaped all the girls who wanted to live like she did, she didn’t find her life perfect. Far from it. She didn’t like her life at all and regularly complained about it in her diary. And her unhappiness could be seen at any time of the day, so no one knew she was unhappy when they went to read it in her diary. It was too obvious. It was obvious.

Her parents showered her with gifts. Every day she had a dozen new things. And of course, this was to make up for the extremely frequent absence of her parents, who were sometimes not even around all year. Of the year! Of course, she would have greatly preferred that her parents were a little more present rather than only seeing them from afar and receiving more and more gifts. Moreover, these gifts didn’t make much sense because, since her parents never saw her, they were buying what they thought was good for a girl her age. But they didn’t really know her, and all the « trendy » things didn’t necessarily suit her.

Anyway, she was tired of her parents never being around and daring to offer her things to make her forgive them. One day, she fled the castle. Of course, since she had never done anything alone in her life and everyone was always passing everything to her, she found it hard to adapt to a life outside her parents’ castle. Fortunately, a maid she already knew from the castle helped her to get used to this new world and to hide from her parents. She soon opened a dressmaker’s shop, because if she was good at anything, it was sewing. No one ever found her and she lived a life where everyone appreciated her for what she had done, not constantly giving her gifts for no reason. Of course, happiness could not be bought.

Other English texts

Catégorie Liste lettres (French)

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°30 (2e édition) Histoire autour d’Halloween

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

30) Ecrire une histoire autour d’Halloween

Lina se leva ce matin-là avec un but : aller au cimetière. Ce n’était pas un but joyeux, a priori, mais elle allait pouvoir aller rendre visite à ses parents, morts dans un accident de voiture, et elle chérissait ces visites. Aujourd’hui, elle y allait à l’occasion d’Halloween. Elle y allait aussi pendant le reste de l’année, mais ce jour-là était spécial. Elle apportait les plus belles fleurs qu’elle pouvait trouver, et elle leur parlait longuement. Elle faisait attention à se rendre au cimetière au moment où il y avait peu de monde, car elle voulait pouvoir leur parler tranquillement.

Elle s’y rendit donc. cette fois-ci, elle avait pris des fleurs violettes, sa couleur préférée. Elle trouva sans encombre la tombe de ses parents, retirant une plante qui avait péri et la remplaçant par le gros pot de fleur violettes acheté pour l’occasion. Elle prit son pliant, redressa le col de son manteau car il faisait froid, et elle s’assit pour leur parler de sa vie, de son travail, des saisons, de tout et de rien. Elle aimait beaucoup venir leur parler, cela lui permettait de réfléchir et de prendre certaines décisions.

Mais ce jour-là ne fut pas comme les autres. Elle était pourtant sûre qu’elle avait été seule en entrant. A cette heure matinale, personne ne venait, en principe. Elle venait d’entendre un bruit de pas sur le gravier. Elle se retourna vivement. Personne. Ce n’était sans doute qu’une autre personne qui venait mettre des fleurs. Elle tâcha d’oublier le bruit, se reconcentrant sur la tombe de ses parents.

Elle fut à nouveau dérangée. Cette fois, le bruit venait de plus près. Mais il n’y avait toujours personne. Elle scruta l’allée sans rien voir. Ce bruit la rendait nerveuse. Mais d’où venait-il ? Regardant sa montre, elle se rendit compte qu’elle était là depuis au moins deux heures. Peut-être était-ce vraiment une personne venant porter des fleurs. Qu’est-ce que cela aurait pu être d’autre, de toute manière ? Elle allait se lever, quand elle sentit quelque chose toucher son épaule. Elle hurla, se levant en une seconde et se retournant. Rien. Toujours rien. Haletante, le coeur battant à une vitesse folle, elle regarda autour d’elle. Un silence écrasant régnait sur le cimetière. Elle entendit un autre bruit, et elle replia vite son pliant, fuyant l’allée aussi vite qu’elle pouvait. Elle regagna sa voiture. Avant de monter dedans, elle regarda une dernière fois vers le cimetière. Là, au milieu d’une allée, se tenait une forme sombre. Elle ne chercha pas à savoir de quoi ou qui il s’agissait, elle monta dans sa voiture, démarrant le plus vite qu’elle pouvait et fuyant les lieux. Elle n’avait encore jamais vécu cela, et elle s’en souviendrait.

La page du défi

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 5

Dans le chapitre précédent….

La partie effrayante du film d’horreur arrive, et en plus la pire ennemie de Marguerite, Iris, est juste à côté d’elle ! Marguerite tente de lui cacher qu’elle a peur. Mais ce n’est pas très efficace. Iris remémore pourquoi elles sont ennemies. 

Les amis de Marguerite prenaient le fait qu’elles soient ennemies très au sérieux. Certains l’ignoraient, d’autres l’attaquaient verbalement dès qu’elle essayait de parler à sa meilleure ennemie. Mais elle pouvait les comprendre : leur relation était très étrange. En tout cas, quand elle avait été invitée chez Marguerite pour la soirée « films d’horreur », tout s’était passé très vite. Astrid l’avait provoquée en disant que c’était sûrement une peureuse, et cela avait tout provoqué. Iris était arrivée un peu en avance à la soirée, et la discussion avec Marguerite avait été très peu fluide, presque forcée. Elles n’avaient pas l’habitude de se parler normalement. 

Les amis de Marguerite étaient ensuite arrivés, et elles n’avaient plus du tout essayé de discuter. Iris s’était retrouvée à côté de Marguerite. Pendant tout le film, elle avait remarqué que cette dernière sursautait régulièrement. Elle n’avait pas l’aird’aimer beaucoup les films d’horreur comme ses amis, ce qui était plutôt surprenant car c’était la seule dans le groupe qu’ils formaient à être dans ce cas. Encore plus bizarre, elle avait accepté de regarder un film d’horreur. 

Volontairement, elle se tenait devant l’écran. Lorsqu’elle s’en rendit compte, Iris éprouva une sorte d’admiration pour sa meilleure ennemie. Marguerite regardait des films qu’elle détestait avec eux juste pour leur faire plaisir. Le tonnerre et les coups frappés à la porte par des enfants demandant des bonbons firent aussi sursauter Marguerite. Iris remarqua alors qu’elle se collait instinctivement à Astrid, une des personnes les plus proches. Oui, une des plus proches, car Iris était là aussi ! Elle se demanda pourquoi Marguerite ne venait pas vers elle . Puis elle se rappela qu’elles étaient ennemies, et que les ennemis ne se réconfortaient pas entre eux, en principe. Peu après, Marguerite s’endormit. Astrid fit signe à Iris de l’aider à mettre Marguerite dans une position plus confortable pour qu’elle n’ait pas mal au dos à son réveil. Lorsque que Marguerite se réveilla, elle paraissait détendue. Mais elle sembla se concentrer sur le film qui avait changé entre temps, et elle se raidit à nouveau, effrayée. Sans réfléchir, Iris lui prit la main pour tenter de l’apaiser. Marguerite ne dût pas voir qu’elle n’était pas une de ses amis, car elle serra sa main fort, toute effrayée qu’elle semblait être. 

Au bout d’un moment, bien que ne voulant pas révéler à Marguerite qu’elle était celle qui lui avait pris la main pour la rassurer, elle finit par lui dire qu’elle lui serrait un peu trop fort la main. Cela eut pour effet immédiat que Marguerite retira sa main. Elle lâcha la main d’Iris comme si elle s’était brûlée. Iris soupira intérieurement, soulagée de ne plus avoir cette pression douloureuse sur sa main. D’un autre côté, elle aurait préféré ne pas dire à Marguerite qu’elle tenait la main de sa meilleure ennemie. Les ennemis n’avaient en principe pas pour habitude de se tenir la main pour se rassurer. Pendant tout le film, elles s’ignorèrent l’une l’autre. Marguerite sursauta encore une bonne demi-douzaine de fois, allant vers Astrid. Iris regretta alors sa décision. Si elle avait souffert en silence, alors Marguerite ne serait pas partie vers Astrid pour mieux la fuir. Cette phrase avait bien plus de sens que ça dans sa tête. La fin du film arriva bientôt. Il était tard, à force. 

Mais la soirée ne faisait que commencer. Astrid sortit une planche qu’elle qualifia de « magique » et qui selon elle servait à entrer en contact avec les esprits. Selon Iris, jouer avec cette planche était donc potentiellement très dangereux. Marguerite sembla être du même avis. Mais les autres parurent enthousiasmés par ce qu’Astrid avait apporté. Iris ne voyait vraiment pas pourquoi. Elle aimait les films d’horreur, ou du moins elle les supportait, mais elle ne ressentait pas le besoin d’entrer en contact avec les esprits. S’installant une nouvelle fois près de Marguerite qui s’était mise un peu en retrait et qui ne participait pas à la séance de contact, elle se dit que la soirée avait toutes les chances de mal tourner. Elle avait comme une mauvaise impression par rapport à la situation. Elle prit un coussin et vit Marguerite l’imiter du coin de l’oeil. Les participants à la séance joignirent les mains. Marguerite n’avait pas l’air particulièrement rassurée. Elle tremblait derrière son coussin, jetant par intermittence de petits regards affolés vers le cercle ainsi formé. 

PDV Maggie :

Tout était silencieux. Astrid alluma une bougie. Elle toussa à cause de la fumée qui lui revint dessus. Les doigts de Marguerite se crispèrent sur le coussin. Astrid prononça quelques mots, puis elle posa une question à « l’esprit ». Tout le monde sursauta quand des coups se firent entendre. 

Chapitre 1

Chapitre 6