DDLA#3 « L’histoire qui fait peur »

(venant du blog de Pandora Black)

DDLA

Elle n’y croyait pas. Elle avait un esprit fermé sur le sujet, et elle ne croirait jamais que les fantômes pouvaient exister. Les villageois pouvaient bien s’amuser à lui raconter toutes les histoires du monde, et dire que la maison qu’elle avait décidé de louer là haut sur la colline était hantée, elle ne les croyait absolument pas. Elle croyait ce qu’elle voyait. Pas les fables véhiculées par des personnes qui s’ennuyaient dans leurs maisons toute la journée.

Elle prit donc le chemin de sa location. Sur l’annonce, elle avait eu l’air très jolie, et elle fut contente de la voir en vrai. Elle prit même une photo. Les lieux correspondaient bien à la description sur le site. C’était un endroit charmant et pas du tout effrayant, contrairement à ce que les habitants avaient pu raconter. Elle allait pouvoir passer de très bonnes vacances, comme prévu. Elle en avait bien besoin. Ici, elle ne serait pas dérangée. A part peut-être par la nature ? Tout semblait être très calme.

Elle arriva bientôt en haut de la colline, s’arrêtant pour respirer le bon air. Puis elle ouvrit la porte à l’aide de la clef que lui avait confiée la gérante de l’hôtel du village. Apparemment, les propriétaires de cette maison n’étaient jamais là, ils louaient leur bien en permanence. Et selon les dires des habitants, personne n’avait tenu plus d’une ou deux nuits là dedans, fuyant le plus loin possible. Mais cela ne l’avait pas inquiétée. Elle entra dans la maison.

La nuit arriva vite. Elle était en train de lire, quand tout à coup, elle entendit des coups à la porte. Posant son livre sur la table, elle alla ouvrir, étonnée d’avoir un visiteur à cette heure, surtout si la maison était constamment louée. Surtout si tout le monde en avait peur. Lorsqu’elle ouvrit le battant, elle ne vit personne. Etait-ce une blague ? Elle referma la porte en soupirant. Elle qui espérait des vacances tranquille….

Elle allait reprendre son livre, quand tout à coup, les lumières s’éteignirent. Une panne de courant, sans doute, pensa-t-elle. Elle chercha le compteur. Une fois qu’elle eut remis l’électricité, tout s’éteint à nouveau. Elle ne trouva pas comment tout rallumer, et elle dût chercher une bougie. Décidément, cela commençait très bien. En passant devant la fenêtre, elle vit soudain un visage pressé contre le carreau. Elle hurla, lâchant la bougie qui s’éteignit. Super. Elle la ramassa, essayant de retrouver les allumettes pour essayer de savoir ce qu’elle avait vu à la fenêtre.

Un cri lugubre la fit soudain sursauter. Elle se sentait bien moins tranquille que lorsqu’elle était entrée dans la maison. Peut-être que les légendes étaient vraies, après tout. Elle avala sa salive, devenant nerveuse, tout à coup. A nouveau, des coups à la porte se firent entendre. Ce fut comme un coup de tonnerre dans la maison silencieuse. Elle ne bougea pas, souhaitant fortement partir très loin de cette maison inquiétante. Elle n’entendait que son coeur battre. Le silence était revenu. Quoique…Etait-ce des pas qu’elle entendait ?

Se retournant lentement, elle se retrouva soudain nez à nez avec un homme. Il avait très transparent et maladif. Il avança vers elle en criant. Elle recula vivement, lançant sa bougie sur lui pour essayer de le faire partir. Mais la bougie passa à travers la silhouette de l’homme. Elle hurla, se rendant compte en une seconde que les histoires des villageois étaient tout à fait vraies. Elle ne sut jamais comment elle avait fait, mais elle courut jusqu’à la porte, l’ouvrant violemment et s’échappant de la maison. Elle courut vers le village. Il pleuvait, à présent. Elle arriva à l’hôtel. Elle était trempée de la tête aux pieds. La propriétaire de l’hôtel l’accueillit et lui proposa de passer le reste de son séjour là. Quelqu’un irait chercher ses affaires dans la maison. Elle avait visiblement l’habitude de recevoir les locataires de la maison sur la colline. La locataire tremblait à la fois de froid et de peur. Plus jamais elle ne retournerait dans cet endroit.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus

Juste un Halloween de plus chapitre 6

Dans le chapitre précédent….

Iris comprend que Marguerite déteste les films d’horreur et ne les regarde que pour faire plaisir à ses amis. Elle ne se moque pas d’elle, au contraire, elle tente de la rassurer. Astrid tente d’entrer en contact avec les esprits après le film, et des coups retentissent en réponse à sa question…

Même les plus aguerris dans le domaine semblèrent stupéfaits. Marguerite hurla, enfouissant sa tête dans le coussin. Iris se demanda brièvement si le coussin allait survivre. Elle aussi avait sursauté violemment. Elle ne s’était évidemment pas attendue à ce que quelqu’un réponde. Mais soudain, Astrid se mit à rire, révélant qu’elle avait frappé ces coups pour effrayer tout le monde. Marguerite la fusilla du regard, ne trouvant pas la blague drôle du tout. Iris avait elle aussi sursauté. Elle parvenait à supporter les films d’horreur car elle arrivait à se dire que ce n’était pas vrai, mais si le contenu des films d’horreur se passait aussi dans la vraie vie, elle n’allait pas adorer. Les autres se mirent à rire aussi, soulagés. Mais soudain, alors que l’atmosphère s’était à nouveau détendue, les lumières clignotèrent. 

Elle sursauta à nouveau. Elle avait cru que le surnaturel resterait en dehors de cette soirée, mais apparemment, elle avait sous-estimé sa malchance. Elle vit du coin de l’œil qu’Iris était à côté d’elle, l’air inquiet et agité. La pièce, auparavant chaleureuse, devint vite un endroit qui mit Maggie très mal à l’aise. Les lumières n’avaient de cesse de clignoter, ce qui rendait l’atmosphère du salon particulièrement lugubre. Astrid n’avait pas bougé, elle avait l’air stupéfaite. Et qui ne le serait pas. Cette fois-ci, ce n’était pas elle qui faisait des bruitages. C’était à priori une véritable manifestation surnaturelle. Maggie n’aimait vraiment pas cette situation. Au moment où elle allait demander aux autres si c’était vraiment ce qu’elle croyait, à savoir un fantôme, le salon fut plongé dans le noir. Maggie entendit un cri perçant. Elle n’y voyait plus rien. Elle entendait Sophie crier et Astrid bougonner parce qu’elle avait fait tomber son portable quelque part et que sans lui elle n’y voyait rien. Dominique cherchait à sortir de la pièce, mais il était difficile de se repérer dans le noir, alors elle l’entendit se cogner à plusieurs reprises. 

Où était passée Iris ? Elle n’entendait rien de son côté. Était-elle partie ? Maggie hurla lorsque quelque chose lui effleura le bras. Elle paniqua. Le fantôme était là ! Mais une voix lui dit de se calmer. Ce n’était qu’Iris qui tentait de comprendre où elle était. Astrid finit par retrouver son portable en trébuchant dessus. Heureusement,elle atterrit sur le canapé. Elle alluma l’application lampe en disant qu’elle espérait qu’il lui resterait de la batterie après ça. Elle éclaira les alentours. Puis elle alla voir les interrupteurs. Apparemment, les plombs avaient sauté. Elle déclara qu’elle s’en occupait, partant avec la lumière et laissant ainsi les autres dans le noir complet. Pendant son absence, une porte claqua, faisant sursauter Maggie pour la énième fois. Iris sursauta aussi. Elle cria. Soudain, la lumière se ralluma. Tout le monde fut ébloui, étant momentanément aveuglé.

Lorsqu’elle put à nouveau voir, Maggie hurla : une personne au visage monstrueux se tenait juste devant elle. Mais lorsqu’elle voulut le dire aux autres pour qu’ils fuient, elle constata qu’ils n’étaient plus là. Même Iris qui avait été en train de lui tenir le bras quand la lumière était revenue. Tiens, mais elle sentait encore quelqu’un lui tenir le bras ! Si ce n’était pas Iris, alors qui…? Se tournant, elle sentit son sang se figer dans ses veines. Un frisson d’horreur la parcourut. Elle était nez à nez avec une personne aux yeux étrangement rouges et à la peau très pâle. Elle hurla, se dégageant d’un mouvement paniqué et tombant au sol en voulant fuir. Elle les vit se rapprocher.…

Elle se réveilla en sursaut, se cognant presque la tête dans celle d’Iris qui était penchée sur sur elle. Maggie se redressa sur le canapé. Regardant autour d’elle, elle vit que tout le monde dormait, sauf Iris et elle bien sûr. La télévision était coupée et il devait être au moins une heure du matin. Iris lui dit que visiblement, elle avait eu un cauchemar à cause de tous les films qu’ils avaient regardé. 

Maggie se rappela alors qu’elle avait parlé à Iris, et qu’elles s’étaient mises d’accord sur le fait que leur petite rivalité n’avait ni queue ni tête. Elles avaient donc fait la paix au milieu du deuxième film, juste avant que Maggie ne s’endorme. Donc Maggie avait rêvé. Tant mieux ! Elle se recoucha, mais un objet venait d’attirer son regard. Elle se releva sur son séant. Là, sur la table, se tenait la planche d’Astrid, celle qu’elle avait utilisée dans son rêve. Mais était-ce vraiment un rêve ? 

Elle poussa un cri en la voyant, et Iris décida de sortir la planche de la pièce pour la rassurer. Elle lui dit qu’ils avaient juste joué avec quelques minutes avant de s’endormir. Mais alors qu’elle allait quitter la pièce, elle se retourna. Et là, derrière elle, Maggie crut voir une vision d’horreur, l’espace d’une seconde. La tête de la personne aux yeux étrangement rouges qui était supposée être restée dans son rêve. Mais elle se demandait de plus en plus s’il s’agissait vraiment d’un rêve. Les éléments de la réalité étaient tellement similaires ! Iris eut toutes les peines du monde à la calmer. Le lendemain, quand elles en parlèrent aux autres, ils assurèrent à Maggie que ce n’était qu’un rêve. Elle avait tout simplement rêvé d’un des films qu’ils venaient de voir. 

(Dites moi ce que vous pensez de cette histoire en commentaires, cela m’aidera à m’améliorer. Et si vous avez raté les autres chapitres, n’hésitez pas à aller les voir ici).

Chapitre 1

Défi 30 jours d’écriture Kea Ring n°30 (2e édition) Histoire autour d’Halloween

(provenant du blog de Madame Kea Ring)

30) Ecrire une histoire autour d’Halloween

Lina se leva ce matin-là avec un but : aller au cimetière. Ce n’était pas un but joyeux, a priori, mais elle allait pouvoir aller rendre visite à ses parents, morts dans un accident de voiture, et elle chérissait ces visites. Aujourd’hui, elle y allait à l’occasion d’Halloween. Elle y allait aussi pendant le reste de l’année, mais ce jour-là était spécial. Elle apportait les plus belles fleurs qu’elle pouvait trouver, et elle leur parlait longuement. Elle faisait attention à se rendre au cimetière au moment où il y avait peu de monde, car elle voulait pouvoir leur parler tranquillement.

Elle s’y rendit donc. cette fois-ci, elle avait pris des fleurs violettes, sa couleur préférée. Elle trouva sans encombre la tombe de ses parents, retirant une plante qui avait péri et la remplaçant par le gros pot de fleur violettes acheté pour l’occasion. Elle prit son pliant, redressa le col de son manteau car il faisait froid, et elle s’assit pour leur parler de sa vie, de son travail, des saisons, de tout et de rien. Elle aimait beaucoup venir leur parler, cela lui permettait de réfléchir et de prendre certaines décisions.

Mais ce jour-là ne fut pas comme les autres. Elle était pourtant sûre qu’elle avait été seule en entrant. A cette heure matinale, personne ne venait, en principe. Elle venait d’entendre un bruit de pas sur le gravier. Elle se retourna vivement. Personne. Ce n’était sans doute qu’une autre personne qui venait mettre des fleurs. Elle tâcha d’oublier le bruit, se reconcentrant sur la tombe de ses parents.

Elle fut à nouveau dérangée. Cette fois, le bruit venait de plus près. Mais il n’y avait toujours personne. Elle scruta l’allée sans rien voir. Ce bruit la rendait nerveuse. Mais d’où venait-il ? Regardant sa montre, elle se rendit compte qu’elle était là depuis au moins deux heures. Peut-être était-ce vraiment une personne venant porter des fleurs. Qu’est-ce que cela aurait pu être d’autre, de toute manière ? Elle allait se lever, quand elle sentit quelque chose toucher son épaule. Elle hurla, se levant en une seconde et se retournant. Rien. Toujours rien. Haletante, le coeur battant à une vitesse folle, elle regarda autour d’elle. Un silence écrasant régnait sur le cimetière. Elle entendit un autre bruit, et elle replia vite son pliant, fuyant l’allée aussi vite qu’elle pouvait. Elle regagna sa voiture. Avant de monter dedans, elle regarda une dernière fois vers le cimetière. Là, au milieu d’une allée, se tenait une forme sombre. Elle ne chercha pas à savoir de quoi ou qui il s’agissait, elle monta dans sa voiture, démarrant le plus vite qu’elle pouvait et fuyant les lieux. Elle n’avait encore jamais vécu cela, et elle s’en souviendrait.

Les autres défis

Le destin, ce puzzle

Juste un Halloween de plus chapitre 5

Dans le chapitre précédent….

La partie effrayante du film d’horreur arrive, et en plus la pire ennemie de Marguerite, Iris, est juste à côté d’elle ! Marguerite tente de lui cacher qu’elle a peur. Mais ce n’est pas très efficace. Iris remémore pourquoi elles sont ennemies. 

Les amis de Marguerite prenaient le fait qu’elles soient ennemies très au sérieux. Certains l’ignoraient, d’autres l’attaquaient verbalement dès qu’elle essayait de parler à sa meilleure ennemie. Mais elle pouvait les comprendre : leur relation était très étrange. En tout cas, quand elle avait été invitée chez Marguerite pour la soirée « films d’horreur », tout s’était passé très vite. Astrid l’avait provoquée en disant que c’était sûrement une peureuse, et cela avait tout provoqué. Iris était arrivée un peu en avance à la soirée, et la discussion avec Marguerite avait été très peu fluide, presque forcée. Elles n’avaient pas l’habitude de se parler normalement. 

Les amis de Marguerite étaient ensuite arrivés, et elles n’avaient plus du tout essayé de discuter. Iris s’était retrouvée à côté de Marguerite. Pendant tout le film, elle avait remarqué que cette dernière sursautait régulièrement. Elle n’avait pas l’aird’aimer beaucoup les films d’horreur comme ses amis, ce qui était plutôt surprenant car c’était la seule dans le groupe qu’ils formaient à être dans ce cas. Encore plus bizarre, elle avait accepté de regarder un film d’horreur. 

Volontairement, elle se tenait devant l’écran. Lorsqu’elle s’en rendit compte, Iris éprouva une sorte d’admiration pour sa meilleure ennemie. Marguerite regardait des films qu’elle détestait avec eux juste pour leur faire plaisir. Le tonnerre et les coups frappés à la porte par des enfants demandant des bonbons firent aussi sursauter Marguerite. Iris remarqua alors qu’elle se collait instinctivement à Astrid, une des personnes les plus proches. Oui, une des plus proches, car Iris était là aussi ! Elle se demanda pourquoi Marguerite ne venait pas vers elle . Puis elle se rappela qu’elles étaient ennemies, et que les ennemis ne se réconfortaient pas entre eux, en principe. Peu après, Marguerite s’endormit. Astrid fit signe à Iris de l’aider à mettre Marguerite dans une position plus confortable pour qu’elle n’ait pas mal au dos à son réveil. Lorsque que Marguerite se réveilla, elle paraissait détendue. Mais elle sembla se concentrer sur le film qui avait changé entre temps, et elle se raidit à nouveau, effrayée. Sans réfléchir, Iris lui prit la main pour tenter de l’apaiser. Marguerite ne dût pas voir qu’elle n’était pas une de ses amis, car elle serra sa main fort, toute effrayée qu’elle semblait être. 

Au bout d’un moment, bien que ne voulant pas révéler à Marguerite qu’elle était celle qui lui avait pris la main pour la rassurer, elle finit par lui dire qu’elle lui serrait un peu trop fort la main. Cela eut pour effet immédiat que Marguerite retira sa main. Elle lâcha la main d’Iris comme si elle s’était brûlée. Iris soupira intérieurement, soulagée de ne plus avoir cette pression douloureuse sur sa main. D’un autre côté, elle aurait préféré ne pas dire à Marguerite qu’elle tenait la main de sa meilleure ennemie. Les ennemis n’avaient en principe pas pour habitude de se tenir la main pour se rassurer. Pendant tout le film, elles s’ignorèrent l’une l’autre. Marguerite sursauta encore une bonne demi-douzaine de fois, allant vers Astrid. Iris regretta alors sa décision. Si elle avait souffert en silence, alors Marguerite ne serait pas partie vers Astrid pour mieux la fuir. Cette phrase avait bien plus de sens que ça dans sa tête. La fin du film arriva bientôt. Il était tard, à force. 

Mais la soirée ne faisait que commencer. Astrid sortit une planche qu’elle qualifia de « magique » et qui selon elle servait à entrer en contact avec les esprits. Selon Iris, jouer avec cette planche était donc potentiellement très dangereux. Marguerite sembla être du même avis. Mais les autres parurent enthousiasmés par ce qu’Astrid avait apporté. Iris ne voyait vraiment pas pourquoi. Elle aimait les films d’horreur, ou du moins elle les supportait, mais elle ne ressentait pas le besoin d’entrer en contact avec les esprits. S’installant une nouvelle fois près de Marguerite qui s’était mise un peu en retrait et qui ne participait pas à la séance de contact, elle se dit que la soirée avait toutes les chances de mal tourner. Elle avait comme une mauvaise impression par rapport à la situation. Elle prit un coussin et vit Marguerite l’imiter du coin de l’oeil. Les participants à la séance joignirent les mains. Marguerite n’avait pas l’air particulièrement rassurée. Elle tremblait derrière son coussin, jetant par intermittence de petits regards affolés vers le cercle ainsi formé. 

PDV Maggie :

Tout était silencieux. Astrid alluma une bougie. Elle toussa à cause de la fumée qui lui revint dessus. Les doigts de Marguerite se crispèrent sur le coussin. Astrid prononça quelques mots, puis elle posa une question à « l’esprit ». Tout le monde sursauta quand des coups se firent entendre. 

Chapitre 1

Chapitre 6

Juste un Halloween de plus chapitre 4

Dans le chapitre précédent….

La soirée a commencé, et Marguerite sent déjà que ça va mal se passer. Elle redoute le film d’horreur et Iris est déjà agaçante…Quelqu’un frappe à la porte, mais ce ne sont que les enfants qui veulent des bonbons. 

Le premier moment angoissant arriva vite. La plupart de ses invités trouvèrent la scène « excellente », mais Maggie détourna bien vite les yeux, effrayée. Elle détestait ces scènes où tout semblait calme au début, et puis tout d’un coup, quelque chose d’épouvantable apparaissait sur l’écran. C’était des scènes fréquentes, dans les films d’horreur qu’elle avait regardés jusqu’ici. ( enfin « regardés », c’était peut-être un grand mot. Elle s’était souvent caché les yeux pendant plus de la moitié du film. Elle sentit Iris sursauter à côté d’elle. Elle avait visiblement moins tendance à sursauter que Maggie, mais elle aussi était surprise par ces scènes-là. 

Maggie n’osa pas tourner la tête vers son ennemie de toujours. Elle allait probablement se moquer d’elle. Elle serra un peu plus fort son coussin, fermant fort les yeux et se retenant de se boucher les oreilles pour ne pas qu’Iris voie sa peur. C’était ridicule, mais elle avait honte. Était-elle une chochotte ? Ses amis lui avaient toujours dit de se cacher les yeux, que cela leur importait peu, qu’ils n’allaient pas se moquer. Elle l’avait donc fait. 

Mais maintenant qu’Iris était à coté d’elle, elle hésitait à le faire car elle avait peur des moqueries venant de cette dernière. Elle faisait semblant de ne pas être atteinte par les critiques d’Iris, mais en réalité, si elle réfléchissait bien, c’étaient celles qui lui faisaient le plus de mal. Bizarre, non ? 

Elle ravala donc sa peur, essayant de ne pas l’extérioriser. Mais apparemment, ce n’était pas une bonne idée. La scène effrayante suivante la fit se presser à nouveau contre Astrid. Cette dernière la prit dans ses bras, lui caressant les cheveux pour tenter de la calmer. Maggie enfouit son visage dans le creux de l’épaule d’Astrid, ne voulant plus rien voir ni entendre de ce film. A ce moment là, Iris déclara qu’elle voulait aller aux toilettes, se renseignant sur leur emplacement dans la maison. Le film se calma un peu en son absence, et Maggie se détacha peu à peu d’Astrid. 

Elle dût s’endormir, car quand elle se réveilla, le film semblait être terminé et elle avait la tête appuyée sur les genoux de quelqu’un. Qui était-ce ? Ouvrant les yeux, elle constata qu’il s’agissait des genoux d’Astrid. Par contre, ses pieds reposaient sur les genoux d’Iris. Elle se figea. Iris avait accepté qu’elle mette ses pieds là ? Peut-être que le soir d’Halloween était vraiment spécial, après tout. Un nouveau film avait commencé. Elle avait raté la fin du premier. Tant mieux. Le peu qu’elle avait vu ne lui avait pas laissé un souvenir positif. Donc ce n’était vraiment pas une grosse perte. Elle se mit à regarder le nouveau film, n’y comprenant rien car elle l’avait pris en cours de route. Elle comprit en revanche très bien qui était le monstre de cette histoire quand il surgit en gros plan sur l’écran, la faisaient sursauter violemment. Elle attrapa à nouveau son coussin. Elle sentit une main attraper sa main d’une façon rassurante. C’était Astrid. Maggie referma les yeux, trop terrifiée pour encore oser regarder. Elle serra fort la main de la personne qui lui avait pris la main. 

PDV Iris :

Elle était ennemie avec Marguerite. Maggie. Peut importait son prénom. Iris l’appelait toujours Marguerite, de toute manière. Tout le monde l’appelait Maggie, et elle ne voulait pas être comme tout le monde. Elle la détestait donc, et elle se rappelait parfaitement pourquoi : quand elles étaient en primaire, Marguerite avait renversé son yaourt sur la tête d’Iris parce que cette dernière avait dit qu’un très bon ami était stupide. Iris s’en rappelait encore. Le souvenir n’était pas des plus précis, mais le moment l’avait marquée. Elle se souvenait donc de l’origine de leur statut d’ennemies l’une envers l’autre. Bien sûr, elle se rendait bien compte que toute cette histoire était parfaitement idiote, et qu’on ne restait pas ennemis pendant plus de dix ans à cause d’une dispute aussi ridicule Mais ni l’une ni l’autre n’avaient cherché à devenir amies, et donc leur relation était restée comme ça. Elles avaient pris l’habitude d’échanger en étant sarcastiques, de se critiquer l’une l’autre. Mais au fil des années, le sarcasme était devenu une blague entre elles deux, et les critiques n’étaient pas aussi cinglantes qu’avant. Inconsciemment, elles étaient devenues plus proches. Iris le savait, elle avait beau connaitre l’origine de leur relation houleuse, elle ne voyait plus pourquoi elles se déclaraient encore ennemies. 

Chapitre 1

Chapitre 5

Juste un Halloween de plus chapitre 3

Dans le chapitre précédent….

Marguerite prépare la fête d’Halloween tout en pestant contre le fait qu’Iris, sa pire ennemie, vienne à la soirée. 

…Elle dût s’endormir, car elle se réveilla en sursaut lorsqu’une main lui toucha l’épaule. Elle faillit tomber du canapé de surprise. Ouvrant les yeux, elle découvrit une Iris à l’air goguenard penchée sur elle : 

– Salut Marguerite ! Je suis un peu en avance, désolée. Ton père m’a faite entrer. Alors, ces films, tu les as ici ? 

– Iris, ne me fais pas regretter de t’avoir invitée. D’ailleurs, ce n’était pas moi, mais bon… Les autres vont apporter les films. Ils ne devraient plus tarder. 

Elles attendirent les autres en silence. Maggie dût empêcher Iris de manger des chips avant l’heure. Soudain, les lumières s’éteignirent. 

Maggie entendit un cri, réalisant une seconde après que c’était elle qui avait crié. Iris poussa elle aussi un petit cri de surprise. Les lumières finirent par se rallumer, et Astrid apparut, riant aux éclats. Elle était contente de sa blague. Les autres arrivèrent au compte goutte. Bientôt, tout le monde fut là. Astrid, Sophie, Dominique, Iris et Maggie allèrent s’assoir sur le canapé. Comme il y avait une personne de plus que d’habitude, ils étaient un peu plus serrés que d’ordinaire, mais ils avaient quand même suffisamment leurs aises, alors personne ne s’en plaignit. Des verres de jus de fruits furent remplis et les paquets de chips ouverts. Maggie se retrouva entre Astrid et Iris. Ces dernières passèrent les dix premières minutes de la soirée à se chercher des noises, visiblement mécontentes de se voir. Maggie dût taper du poing sur la table (au sens figuré, bien sûr, sinon elle aurait dû racheter la table en verre du salon) , ce qui les fit se calmer pour le reste de la soirée. Ouf ! Sophie alla mettre le premier DVD car personne n’avait vraiment envie de bouger. Maggie prépara son coussin protecteur. Iris le remarqua. Elle lui chuchota : 

– Eh bien alors, on a déjà peur ? Qu’est-ce que ce sera après ! 

Maggie l’ignora. Le film débuta. Ce soir-là, il faisait orage. Quel temps en accord avec le thème de la soirée ! Un éclair illumina le ciel et le tonnerre s’en donna à cœur joie. Maggie ne put s’empêcher de sursauter, se collant inconsciemment à Astrid qui ne réagit pas, toute habituée qu’elle était au comportement de Maggie devant un film d’horreur. Iris, par contre, n’avait jamais vu ça, et elle eut l’air étonné, voire même énervé. Mais cette expression fut très vite remplacée par une expression amusée. Elle n’ajouta pourtant rien, se concentrant sur le film. Pour le moment, il n’y avait rien eu de réellement effrayant. Le film débutait comme les autres films, en exposant au moins un peu le contexte. Selon Maggie, c’était le seul moment un peu tranquille dans les films d’horreur, mais seulement si ledit contexte était vraiment présent. Sinon, c’était l’enfer dès le début. Celui-ci avait un petit moment calme avant le début des hostilités. Tant mieux. 

Maggie n’était pas prête à ce qu’il y ait quelque chose qui fasse peur. Elle était encore un peu fatiguée par les cours, et elle avait un peu peur de ne pas avoir assez de réactivité et d’oublier de se cacher les yeux. Pour se distraire de cette appréhension, elle essaya de comprendre l’histoire du film. À côté d’elle, Astrid mangeait des chips. Le bruit l’aida à se rappeler que le film n’était qu’un film, et qu’elle vivait dans la réalité. La première demi-heure du film passa comme ça, en silence. Mais cela ne pouvait en aucun cas être aussi facile. Alors que Maggie se détendait un peu, des coups à la porte la firent sursauter. Elle détestait tellement ce heurtoir ! Elle fit un bond d’au moins vingt centimètres au dessus du canapé, s’accrochant à Astrid, la personne la plus proche. ( et la moins hostile, car Iris était aussi à côté d’elle) Sophie proposa d’aller ouvrir la porte, demandant à Maggie où elle avait rangé les bonbons. Astrid mit le film en pause pour qu’elle ne rate pas de parties importantes. C’était probablement des personnes faisant du porte à porte. Maggie se détendit à nouveau en réalisant cela. 

Mais il n’était pas bon d’entendre le bruit du heurtoir alors qu’il faisait orage, et en cours de visionnage d’un film sur un manoir hanté. C’était bien trop effrayant. Iris lui proposa le paquet de chips qu’elle tenait dans la main. Ce devait être une façon déguisée de la rassurer. Ou peut-être pas, car Maggie eut soudain la bouche en feu car les chips étaient aux épices. Elle courut boire de l’eau à la cuisine, mais cela n’aida pas vraiment. Astrid lui conseilla de boire du lait. La brûlure se fit alors plus discrète, et Maggie retourna sur le canapé. Elle reprocha à Iris de lui avoir donné des chips épicés, mais cette dernière n’eut pas l’air de réaliser ce qu’était le problème. Maggie inspira un grand coup, se retenant de la gifler. La soirée serait longue. Entre les films d’horreur et Iris, elle n’allait pas survivre ! Sophie revint avec le paquet de bonbons. Elle le fit tourner, n’ayant pas eu le courage de le remettre dans le placard. Astrid remit le film. 

Chapitre 1

Chapitre 4

Nouvelle fiction à chapitres sur le thème d’Halloween

Photo de Joonas ku00e4u00e4riu00e4inen sur Pexels.com

« Juste un Halloween de plus » est une histoire comportant 6 chapitres qui se suivent sur le thème d’Halloween (elle ne fait pas peur) . Ils s’échelonneront sur la semaine qui précède Halloween, jusqu’au soir du 31.

Photo de Vital1na sur Pexels.com

Extrait :

« Elle n’aimait pas beaucoup les films d’horreur. Ni Halloween. Mais comme ses amis aimaient ça, elle n’avait pas vraiment le choix. Chaque année, le 31 octobre, sans jamais oublier, ils faisaient une fête d’Halloween à leur manière, c’est à dire en regardant des films d’horreurs. Marguerite, dite Maggie, participait à la soirée pour faire plaisir à ses amis. Mais elle passait en fait le plus clair de son temps à se cacher les yeux derrière un coussin tout en se bouchant les oreilles. Elle savait très bien qu’elle était sujette aux cauchemars inspirés des films d’horreur qu’elle venait de voir, elle en avait déjà fait l’expérience plusieurs fois. […] »

« Tout était silencieux. Astrid alluma une bougie. Les doigts de Marguerite se crispèrent sur le coussin. Astrid prononça quelques mots, puis elle posa une question à « l’esprit ». Tout le monde sursauta quand des coups se firent entendre.[…] »

Photo de Toni Cuenca sur Pexels.com

Une autre fiction à chapitres : En ligne, on perd le fil