(Le destin, ce puzzle) Chapitre 25 : Yo-Yo

Etre réveillée par un bruit étrange venant du salon et un « Zut ! » chuchoté n’était vraiment pas la meilleure façon de se lever du bon pied un samedi matin. Surtout à sept heures du matin. Sept heures du matin ! Qui se levait si tôt ? Daisy, apparemment, et elle ne faisait aucun effort pour ne pas déranger ses colocataires qui auraient bien aimé dormir un peu plus. Pour une fois qu’elles n’avaient pas à se lever tôt à cause des cours, leur grasse matinée était interrompue par Daisy. Paula se traîna hors du lit, un peu énervée mais encore très endormie. Qu’avait-elle encore fait ? 

Daisy était une étudiante en art et musique, mais ce qui était artistique ne semblait pas avoir d’impact sur sa vie quotidienne. Depuis qu’elles la connaissaient, Daisy avait déjà cassé beaucoup de choses dans l’appartement, et cela incluait des tableaux et/ou vases. Avait-elle quelque chose contre les objets artistiques ? C’était un peu surprenant, de la part d’une personne qui les étudiait, non ? Mais peut-être en avait-elle assez, de les étudier, ces objets. 

Paula émergea de sa chambre, trouvant une Daisy qui avait un air coupable dans le salon. Elle tenait un yoyo dans sa main et un cadre gisait sur le sol. Le verre de ce dernier était en piteux état. Heureusement qu’elles n’achetaient pas de véritables tableaux pour décorer leur appartement. En tout cas, Paula put deviner ce qui était arrivé au pauvre tableau en une demi-seconde. C’était plutôt évident. Daisy avait acheté un yoyo sans leur dire, et elle avait joué avec et fait des dégâts avec. Si elle leur avait dit, les deux autres le lui auraient aussitôt confisqué. Ce qui aurait été une bonne chose pour le tableau dont le verre avait été démoli sauvagement par ledit yoyo. 

Mais bon, ce qui était fait était fait, et Paula ne put rien faire d’autre que ramasser les morceaux pendant que Daisy se lamentait. Elle ne voulait pas que quelqu’un marche dessus et se blesse.Lorsqu’elle eut terminé de nettoyer, elle fixa Daisy du regard, sans rien dire. Elle attendait l’explication. Le pourquoi du comment. Comment avait-elle réussi à casser le tableau alors que la logique aurait voulu qu’elle se tienne au milieu de la pièce pour ne rien casser ? Daisy baissa la tête, bredouillant une histoire très semblable à celle que Paula avait imaginé. Mina n’arriva que plusieurs heures plus tard, s’arrêtant net devant l’endroit où le tableau s’était trouvé avant l’incident. Elle haussa un sourcil, mais ne dit rien. Elle avait l’habitude des frasques de Daisy. 

Chapitre 26

Premier chapitre

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In his hands

French version : Entre ses mains


That day, he was wandering around the woods aimlessly. It was a habit of his. He loved to do that. He found that nature was best discovered without having a particular plan in mind, without knowing where you were going. The best way to visit a place was to get lost in it, as someone whose name escaped him had said. It was actually much more fun to discover places a bit randomly, going from one surprise to another. 


So he walked in the wilderness and took his time. Such a walk was worth its weight in gold to him. Some others, who obviously didn’t agree with him, often reproached him for disappearing for long periods of time, sometimes from sunrise to sunset. During the day, he wandered around in the wilderness, marvelling at each new find. That’s how he was. He loved nature and would have lived there full time if he had not had to work for a living. For to spend all day walking around wouldn’t have fed him. And then apparently keeping in touch with other humans was better, someone once told him. He still couldn’t remember who that person was. For him, plants were more important than humans. According to him, they were the most tenacious living beings on the planet, since they had managed to stay on earth longer than some species (aka the dinosaurs). 


So that day, he was walking around as usual when he saw it. Something that stood out well on the green of the leaves and the grass. Something that might not have come from nature. To tell the truth, he wasn’t sure. He bent down to examine the object that had caught his attention. But what was it? He’d never seen anything like it before. At least not in nature. Come to think of it, nowhere else but here. Was it something unique in the world? He took it in his hand, a little hesitant. What if it was a new form of bomb or grenade? What if that thing exploded in his face? In any case, for the moment, none of this had happened, which reassured him a lot. He took a closer look at him. 


It was some kind of glass ball or maybe a crystal ball. A rather fragile material, it seemed, in any case. He turned it in his hand. This object looked very familiar to him, but what? He searched for a moment, but couldn’t find it. How amusing! This object vaguely reminded him of a snow globe. Suddenly he almost dropped it, and caught it in extremis. At that moment, the earth beneath his feet shook. Slightly enough, but enough to make him wonder if an earthquake was coming. The ball slipped out of his hands again and he barely saved her again, but not without shaking. The earth shook much more violently this time. As soon as it calmed down, he started to run, still with the ball in his hand. He wanted to go home to see if it was a real earthquake. 


When he got home, he turned on the television. The journalist announced that the earthquake was happening all over the world and that no one among the eminent scientists knew what was causing such chaos. And then it had been so sudden! No one understood. He looked at the ball again. He shook it slightly. A strange idea had formed without his mind, but it was so crazy that he didn’t dare to think about it. The earth shook again as he did so, and his china cabinet fell to the ground in an abominable clatter of dishes and broken windows. Amazed, he felt dizzy. This object was not just an object! It was in fact a living representation of the planet Earth! It didn’t look like Earth, it WAS Earth. And it was him that caused all those tremors all over the world.


The current tremor made him lose his balance, and he let go of the ball. 

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 24 : Xyste (Association sportive)

Tout avait commencé avec un dépliant. Un simple dépliant. Oui, mais pas n’importe lequel. Celui d’une association sportive. Daisy et Paula l’avaient vu sur la table du séjour, mais elles n’y avaient pas prêté attention du tout, très occupées à cause de leurs cours et des devoirs à faire. C’était en fait Mina qui l’avait posé là dans l’espoir de les convaincre de s’inscrire avec elle à ce club. Mais comme elles ne l’avaient jamais remarqué et qu’il traînait sur la table depuis des mois, elle n’avait jamais pu leur en parler. Elle savait que si elle leur en parlait directement, elle allait forcément essuyer un refus catégorique et unanime. Ces deux-là étaient allergiques aux choses nouvelles, encore plus si c’était du sport. 

Elle avait donc monté un plan infaillible (en principe) pour les faire aller à ce club sportif avec elle. Elle le leur avait demandé pour son anniversaire. Lorsque les filles lui avaient demandé ce qu’elle voulait comme cadeau, elle leur avait demandé de l’accompagner à ce xyste, à cette association sportive. Elles avaient évidemment commencé par refuser tout net. C’était dans leur nature, après tout. Mais Mina avait su les culpabiliser. Après tout, c’était quand même tout ce qu’elle leur demandait comme cadeau pour son anniversaire. Aller voir ce club qui lui tenait tant à coeur. Elles acceptèrent au bout d’un moment, réalisant qu’elles n’avaient pas à payer pour un cadeau très cher. 

Le jour j, Mina les mena donc au club. Elles eurent la surprise de constater qu’il s’agissait d’un club de pétanque ! Les deux allergiques au sport furent soulagées de constater que ce n’était pas de la course à pieds. 

Chapitre 25

Premier chapitre

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 23 : Weekend

Elle était seule pour le weekend. Ses deux colocataires étaient parties passer les deux jours chez leurs parents. Il leur arrivait de le faire au moins une fois par mois. Daisy n’avait pas pu rentrer, cette fois-ci. Elle était donc seule pour le weekend. Ses deux amies n’étaient parties que depuis une journée, et elles lui manquaient déjà. Le silence qui régnait n’était pas normal, dans cet appartement. 

Elle avait cherché à s’occuper l’esprit, mais, n’ayant pas réussi, elle avait commencé à faire ses devoirs pour des cours auxquels elle ne s’était jamais intéressée auparavant. C’était fou, le pouvoir que pouvait avoir l’ennui. Elle avait aussi nettoyé les carreaux, essayé (deux minutes) de faire le puzzle 1 000 pièces de Mina avant d’abandonner, essayé de faire un gâteau, construit des châteaux avec les fiches de révision de Paula avant de se rappeler à qui étaient ces fiches et ce qu’elle risquait en faisant ça, rangé le salon, nettoyé le sol….

Mais tromper l’ennui était compliqué. Surtout pour quelqu’un qui n’arrivait pas à faire une activité pendant plus de cinq minutes. Elle avait donc fini par s’endormir sur le canapé devant un série qu’elle avait déjà vue au moins trente fois. 

Elle n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir et ses deux colocataires entrer. Elle dormait trop profondément. Mina et Paula avaient vu combien leur amie avait été déprimée de les voir partir au début du weekend, et elles avaient décidé de lui faire une surprise et de revenir plus tôt. Elles la trouvèrent donc endormie sur le canapé. La télévision s’était mise en veille. Paula s’agenouilla près de la dormeuse, la secouant doucement. Daisy se réveilla aussitôt. Elle faillit d’ailleurs percuter Mina qui était penchée au dessus d’elle. En les voyant, Daisy sourit. Elle les prit dans ses bras. Elle ne savait pas trop pourquoi, mais ces deux-là lui avaient beaucoup manqué. Pourtant, pendant les autres weekends, elle n’avait pas ressenti ça ? Oui, mais les autres weekends, elle était rentrée chez ses parents. Elle n’avait pas été seule dans l’appartement. 

Chapitre 24

Premier chapitre

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A new era?

French version : Une nouvelle ère ?

It wasn’t an end. It was the beginning of a story. But what kind of story? Would it be grand, insignificant? He didn’t know. It was far too early to tell. He’d find out later. Much later. When he’d lived through at least one chapter of it. Or maybe we could say he was starting a new chapter in his life. He’d embarked on it without even knowing what he was getting into. It was brave, though a little stupid. Yes, a clever mix of the two. The danger made it risky, the possibility of a new beginning made it positive. Who knew it was so easy to start a new chapter? If he’d known before, he would have done it much sooner. But that was the problem. In making that choice, the future was uncertain. Very uncertain. Mystery could bring excitement, but what it was hiding could also be a great disappointment. 
He played dice with his life, that’s what he did. He was putting himself in the hands of fate. He wanted to start afresh, in a new city, a new country, maybe. It would be a matter of chance. Who was he going to run into? Would it be someone good? He wouldn’t know until he met that person. Would chance do it right? Luck would probably have a lot to do with it. 
He’d really left everything behind. His home, his job, his routine. His family? He wasn’t particularly close to them, so to him, it was like he didn’t have any. He’d go off on his own, with a backpack and a slightly shabby hooded jacket for all his luggage. It was very risky to do that, and he knew it. He wasn’t sure why he was doing it, but he knew he had to do it. 
The sound of a horn violently dragged him from his thoughts. He saw that a car had stopped next to him and that the driver was trying to get his attention. The driver shouted:
– Hey, kid! What are you doing in the middle of the road? You’re causing a traffic jam and I’m going to be late for work! Go play somewhere else and go to school while you’re at it! I hear the bell ringing, hurry up! 
The child, frozen and surprised to have been taken out of his imaginary game so suddenly, ran off to his school, not wanting to be late again. He had already been punished several times for the same reason and was tired of having to copy lines. It wasn’t his fault that his imagination was overflowing! 

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 22 : Vadrouille

Un jour où elles avaient décidé de se promener, elles partirent en ville pour faire un peu de lèche-vitrines. Elles n’avaient pas assez pour s’acheter ce qu’elles voulaient, alors elles s’organisaient de petites séances comme celle-ci pour aller faire des essayages de temps à autres. Et si elles voyaient quelque chose d’abordable, elles se l’offraient. Mais pas trop souvent, il leur fallait avoir assez pour payer leur loyer. 

Un jour où elles se promenaient dans la rue, donc, elles décidèrent de flâner encore un peu après avoir visité toutes les boutiques du coin. Elles virent une boulangerie et, d’un commun accord, elles allèrentacheter des croissants. En réalité, elles n’y allèrent pas toutes les trois. Mina et Daisy entrèrent dans la boutique pendant que Paula les attendait dehors sur un banc. Elle était épuisée par leur promenade. 

Mais quand elles ressortirent, Paula avait disparu ! Mais où était-elle passé ? Daisy essaya de l’appeler sur son téléphone, seulement elle se rappela que Paula n’avait pas emporté de sac et qu’il était donc dans son sac à elle. Il ne leur servirait pas à la retrouver. Elles cherchèrent leur colocataire dans tout le quartier, sans succès. 

Ce ne fut que quand elles revinrent à la boulangerie qu’elles la virent, assise sur le banc. Avaient-elles eu la berlue ? Peut-être n’avait-elle pas bougé, après tout. Paula s’excusa d’avoir disparu. Elle était allée faire un petit tour en les attendant, et quand elle était revenue, elle ne les avait plus trouvées. N’ayant pas son portable, elle n’avait pas pu les appeler. 

Chapitre 23

Premier chapitre

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 21 : Uniforme

Un jour qu’elles regardaient une série sur un site de vidéos à la demande, elles découvrirent des choses les unes sur les autres. La série en question se déroulait dans une école privée où les élèves devaient porter un uniforme. C’était obligatoire. Daisy et Mina, n’ayant jamais étudié dans une école privée, furent très intéressées par les uniformes. Elles commencèrent d’ailleurs à en discuter, mettant la série en pause pour le moment. Paula, qui n’avait rien dit jusque là, leur révéla qu’elle avait déjà étudié dans une de ces écoles, et qu’il y avait un uniforme scolaire, comme dans la série. Sauf qu’elle précisa que l’uniforme en question était bien moins sophistiqué que celui dans la série. Les uniformes n’étaient pas aussi cool que ce que les deux autres pouvaient penser. Elle leur raconta qu’elle avait été obligée de porter des jupes été comme hiver, et que même avec des collants, cela devenait vite lassant. Une jupe demandait plus de soin en s’asseyant et en se relevant. Il fallait aussi faire attention à ce que les uniformes ne soient pas plissés ou froissés, car si c’était le cas, il y avait des heures de colle à la clef. 

Daisy et Mina, désireuses d’en savoir plus sur l’expérience de Paula dans un de ces internats, la bombardèrent de questions. Elles ne reprirent pas la série ce soir-là. Les filles apprirent ainsi que le collège dans lequel Paula avait étudié était privé et catholique, et donc que les fêtes y étaient célébrées plus que dans les autres écoles et qu’il y avait du catéchisme. Elle leur décrivit les lieux comme étant un ancien monastère, ayant un style assez ancien et du matériel âgé lui aussi. Sinon, à part toutes ces particularités, une école privée ressemblait beaucoup aux autres écoles. Mais Paula déclara que la version de la série était très idéalisée. 

En dépit du fait que Paula leur ait raconté que les écoles privées n’étaient pas comme dans la série, Mina et Daisy allèrent se coucher en rêvant d’uniformes et d’internats. 

Chapitre 22

Premier chapitre

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Cinema

French version : Cinéma

The light’s out. Everything is dark. All you can see is the screen, which, right in the centre of the wall, shines brightly. The night lights on the ceiling were on. Now everything is dark. The room has taken on a different appearance, now that it is no longer lit as it was before. Darkness has invaded the room. But maybe not. Not completely. The screen still provides light, but it wouldn’t be enough to read a book. But anyway, who would want to read a book in a movie theater? Who would be strange enough to read when the movie is about to start? All those people in the theater. They came to see the movie, not to do anything else. It’s like someone going into a library and saying, « No, I came here to watch a movie on my computer. I don’t want to read » when it’s still a place full of books. Or a person might come to the gym and say, « I came here to take a little nap »…


In that case, why move? Why bother coming to this place if it’s not for sport? It’s the same principle with books in cinemas. There would be no point in reading when you’ve paid for a ticket to see a movie. Let’s go back to the theatre. The movie has just started. People are getting a little deeper into their seats. They can find a comfortable position, they know they’re there for at least two hours. So some of them shake a little more in their armchairs before they stop and stare at the glittering screen. The screen is really shiny! You could almost light up a street at night with it! But at the same time, it’s normal that it’s so bright, since it’s so dark, in this room! It could almost be scary.


But that can also be a positive point, because you can concentrate better on the film that is projected on the screen if the room is dark. The walls are probably soundproofed or something like that. Otherwise you would hear the sounds of other films as you walk down the corridor of the cinema. But in the end, these corridors, they’re not used for much purpose. That must be why they put up the upcoming films there. You never pay attention, but one of the films on the walls might be the reason why you come back the next time. Because without realizing it, the poster of that film pleased us and got stuck in our heads. And when we see that same poster several months later, we might want to go and see it, or at least we’ll be familiar with it. In the theatre, the film has just started. We’re at the first lines. They’re fun.

Everybody’s laughing. Well, maybe not. Everyone except for the boy sitting in the back pouting. His friends couldn’t go to the movie with him. He’s all alone and he’s determined to stay in his corner, not to laugh with the others.
The film continues. One of the elderly ladies sitting in the front row seems sad, too. She couldn’t take her little dog with her because pets are not allowed. The film makes her laugh, she gets a bit of a kick out of it. She knows she will find her little companion after the session. The woman sitting in the third row on the left tries to relax. She had been working too hard lately and was almost burnt out. Her friends advised her to take care of herself and rest. So she chose this funny, all-audience film. She laughs heartily when she sees a busy worker coming on the screen.


The old bearded man sitting on the right side laughs too. He has taken his grandson to the cinema to show him what it’s like. The little boy is four years old and has never seen a movie on the big screen. The grandfather is proud and happy to show him this. As for the man sitting in the middle of the room, he is staring at the screen with concentration. He loves to go to the cinema and once he is there, he savours the moment. The film goes on and soon it’s over. The last line is given and the end of the film is shown.

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 20 : Tanner

De temps à autre, Daisy, Mina et Paula rentraient ensemble à pieds à l’appartement. Elles ne pouvaient pas toujours le faire à cause de leurs emplois du temps différents, mais elles arrivaient à le faire de temps à autres. Aujourd’hui, elles marchaient donc dans la rue, les unes à côté des autres, souriantes car le soleil était de sortie. Il avait plu toute la journée, et elles avaient la chance de pouvoir rentrer sous le soleil. C’était vraiment un coup de chance. 

A un carrefour, Mina fit soudain un signe à quelqu’un. Les deux autres tournèrent la tête, essayant de voir à qui elle faisait coucou. Elles ne purent voir personne. Mais elles ne regardaient pas au bon endroit. Mina leur expliqua qu’elles venaient de passer près de la boutique de son père. Il était tanneur. Les filles ne connaissaient pas bien la tannerie, et elles n’avaient jamais vu la boutique du père de Mina alors qu’elles étaient passées une bonne centaine de fois dans cette même rue. 

Peut-être ne regardaient-elles pas suffisamment autour d’elles, après tout…Elles rentrèrent à l’appartement, et, pendant le trajet, Mina leur parla de la boutique et de son père. Elle ne leur avait jamais beaucoup parlé de sa famille, même si elle avait tendance à être bavarde. 

Chapitre 21

Premier chapitre

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(Le destin, ce puzzle) Chapitre 19 : Sanglot

Un soir, le soir d’Halloween, elles étaient toutes les trois dans le salon en train de regarder la télévision, lorsqu’elles entendirent quelque chose. Quelque chose qu’elles n’entendaient pas d’habitude. Cela aurait pu être un voisin qui faisait des travaux, mais à cette heure-ci, c’était assez improbables. Mêmes les plus irréductibles étaient soit en train de dormir, soit en train de regarder un film, pas en plein bricolage nocturne. Cela aurait aussi pu être quelqu’un qui avait fait tomber quelque chose par accident, ou bien quelqu’un qui faisait une blague. Paula regarda ses deux colocataires, suspicieuse. Cette dernière théorie était plutôt probable. Elle les connaissait, à force. Elles étaient susceptibles d’avoir monté une blague pour lui faire peur. Ou bien d’avoir monté une blague chacune pour faire peur aux deux autres. En tout cas, ce bruit était peut-être bien une blague, une bonne vieille blague. Honnêtement, Paula préférait se dire que c’était faux plutôt que d’envisager qu’il se passe réellement quelque chose d’anormal, ou plutôt de paranormal. 

Elle tâcha d’oublier le bruit, faisant comme si elle ne l’avait pas entendu du tout. Les deux autres n’avaient pas réagi du tout, ce devait vraiment être l’une de leurs blagues. Du moins elle espérait. Si ce n’était pas le cas… Elle ne voulait pas le savoir. Le bruit recommença cinq minutes plus tard, faisant sursauter Mina. Cette dernière se tourna vers Daisy qui se défendit aussitôt, déclarant que cette année, elle n’avait fait aucune blague. Ce n’était pas elle. Mina déclara que ce n’était pas elle non plus et les deux filles se tournèrent vers Paula qui nia elle aussi. Elle ne faisait en général pas ce genre de blague. Elles entendirent un autre bruit qui les fit se presser les unes contre les autres. Un sanglot. Puis un autre. Et ce n’était pas rassurant du tout. Elles hurlèrent de concert quand un cri se fit entendre. 

Le lendemain, elles se réveillèrent sur le canapé. Elles n’entendaient plus le sanglot, mais elles s’en rappelaient. Mais peut-être avait-il un rapport avec le film d’horreur qu’elles avaient été en train de regarder ? Peut-être avaient-elles rêvé ?

Chapitre 20

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